L'ensemble des pays d'Europe engagent actuellement un déconfinement à géométrie variable. C'est pourquoi les experts se demandent s'il y aura une seconde vague de contagion, et si oui, quelle en sera la gravité. Les éditorialistes s'attendent à de nouvelles restrictions et discutent des effets de celles-ci.

Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche s'opposent au plan de relance présenté la semaine dernière par Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui serait financé par un emprunt communautaire. Ce week-end, les quatre Etats ont fait une contreproposition, qui limite les aides d'urgence à une durée de deux ans et prévoit d'accorder des crédits aux Etats affectés plutôt que des 'donations'. Une idée judicieuse ?

Dans le long imbroglio judiciaire autour du scandale Volkswagen - des fraudes menées par le groupe automobile pour dissimuler les valeurs des émissions polluantes des véhicules - la Cour fédérale de justice allemande a estimé lundi que le constructeur avait floué les consommateurs de manière délibérée et illicite. 60 000 plaignants peuvent désormais solliciter un dédommagement. Les commentateurs se réjouissent de ce jugement, qui aura selon eux une grande portée.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a pris la défense de son conseiller spécial, Dominic Cummings, qui a enfreint à plusieurs reprises les mesures de confinement contre le coronavirus - il avait notamment voyagé dans le pays avec sa famille. Si de nombreux Britanniques fustigent la double morale du gouvernement, les éditorialistes sont divisés.

L'assouplissement des mesures visant à endiguer le Covid-19 a ramené un peu de normalité dans le quotidien de beaucoup de pays d'Europe. Les magasins ont progressivement rouvert leurs portes, les enfants ont repris le chemin de l'école et les interdictions de sortie sont allégées. Les chroniqueurs évoquent les problèmes et les impondérables liés au facteur humain dans cette phase transitoire.

Le régime chinois veut adopter jeudi une nouvelle loi sur la sécurité dans la région administrative spéciale de Hong Kong, qui vise notamment à interdire "la trahison, la sécession, la sédition et la subversion" contre l'Etat chinois. Un projet qui a aussitôt ravivé la contestation à Hong Kong, ainsi que les critiques de la communauté internationale. Les chroniqueurs fustigent la posture des Etats-Unis et appellent l'Europe à réagir.

Alors que la Hongrie poursuit son déconfinement ce lundi, les regards se portent sur les conséquences sociales de la crise sanitaire. Selon les données officielles, 56.000 personnes auraient perdu leur emploi en mars et plus de la moitié des entreprises aurait essuyé des pertes d'au moins 30 pour cent de leur chiffre d'affaires. Les médias du pays réfléchissent aux moyens de venir en aide aux groupes sociaux déclassés.

De nouvelles opportunités et une ligne disruptive face aux élites corrompues : telles avaient été les promesses de campagne du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Venu à pied à sa cérémonie d'investiture, le novice en politique se voulait désinvolte, à l'écoute du peuple et il se prêtait au jeu des selfies. Décision controversée, il avait ensuite dissolu le Parlement, où la majorité lui manquait encore. Les commentateurs dressent le bilan de sa première année aux affaires.

L'Allemagne veut investir neuf milliards d'euros pour tirer la compagnie aérienne Lufthansa de la crise du coronavirus. Outre une participation directe de l'Etat de 20 pour cent, le plan de secours prévoit des crédits et des apports tacites à la compagnie. Des parts trop faibles pour que l'Etat puisse contrôler les décisions de l'entreprise. Les éditorialistes se demandent toutefois si cette intervention n'est pas exagérée.

L'Allemagne et la France souhaitent que la Commission européenne investisse 500 milliards d'euros à l'échelle européenne dans la relance pour contrer les effets de la crise sanitaire au moyen d'un endettement commun des pays de l'UE. Pour ce faire, ils ont besoin de l'approbation des 27 Etats membres, alors que les critiques se multiplient au Nord et à l'Est du continent. Quels sont les arguments en faveur et contre cette proposition et a-t-elle une chance d'aboutir ?

Sur demande de la Cour de justice européenne, la Hongrie a fermé ses zones de transit et a relogé les demandeurs d'asile qui s'y trouvaient. La semaine dernière, la CJCE avait déclaré que les camps clôturés déployés le long de la frontière avec la Serbie pour retenir les demandeurs d'asile enfreignaient le droit européen. Les journalistes n'y voient cependant pas le signe d'un changement de cap de la politique migratoire hongroise.

En Espagne, le gouvernement minoritaire espagnol dirigé par le socialiste Pedro Sánchez peine à obtenir une majorité pour prolonger l'état d'urgence. Le gouvernement a promis de revenir sur la réforme du marché du travail votée par son prédécesseur pour obtenir l'abstention des séparatistes basques (Bildu). Avant de rétropédaler quelques heures plus tard. Que penser de tant de revirements ?

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