Dans son discours sur l'état de l'Union, mercredi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué vouloir définir un nouveau règlement pour le droit d'asile, promouvoir une réforme de l'OMC et de l'OMS et assouplir le vote à l'unanimité. Faut-il y voir des ambitions louables ou un volontarisme qui pèche par manque de clarté ?

En France, l'annonce du ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanin, de pénaliser les certificats de virginité a déclenché un débat. En réaction, plusieurs médecins ont publié le 16 septembre dans Libération un appel au gouvernement, l'invitant à reconsidérer le projet. D'autres commentateurs en revanche saluent l'initiative.

La panoplie de sanctions envisagée contre la Russie pourrait s'agrandir : dans une résolution, le Parlement européen propose en effet d'adopter des 'sanctions Navalny' contre les personnalités russes accusées de corruption par l'opposant au Kremlin. Une proposition qui fait sourire la presse russe.

Après la publication d'une enquête menée par l'organisation de défense des animaux Otwarte Klatki au sein du plus grand élevage de visons de Pologne, le chef de file du PiS, Jarosław Kaczyński, a présenté un projet de loi visant à interdire cette activité. Ce secteur employant toutefois des milliers de personnes dans le pays, l'initiative suscite de vives querelles au sein de la coalition de droite au pouvoir. Au point d'envisager la chute du gouvernement ?

Fin septembre, les Suisses sont appelés à se prononcer sur l'adoption d'un congé de paternité de deux semaines. Actuellement, la loi accorde aux pères un seul jour de congé payé à la naissance d'un enfant. Certaines entreprises privés accordent davantage, sur une base facultative. Sur ce point, la Suisse se classe aux derniers rangs d'une étude comparative de l'OCDE. Les chroniqueurs discutent de ce projet.

La catalane Caixabank et la madrilène Bankia veulent fusionner pour former le plus grand établissement financier du pays. La Banque d'Espagne et la BCE doivent encore donner leur accord à ce projet de fusion, qui serait en réalité une reprise par Caixabank. Un nouveau groupe dans lequel l'Etat ne possèderait plus que 16 pour cent des parts, alors qu'il détenait 61,8 pour cent de Bankia jusque-là. Le projet est loin d'enthousiasmer les éditorialistes.

L'UE élabore actuellement une liste de sanctions potentielles afin d'amener la Turquie à limiter ses forages gaziers en Méditerranée à ses eaux territoriales. Athènes et Nicosie entendent conditionner leur feu vert à des mesures de rétorsion contre le Bélarus, au sommet européen du 24 septembre, à l'adoption de sanctions contre Ankara. Pourquoi hésite-t-on tant à mettre le holà à la Turquie ?

Alexeï Navalny a fait savoir qu'il entendait rentrer dans son pays une fois rétabli. L'opposant russe, pris en charge à l'hôpital universitaire de la Charité à Berlin, a été victime d'un empoisonnement au gaz innervent, d'après l'expertise des médecins. Navalny s'expose-t-il ainsi à de nouvelles agressions ? Est-ce un risque qu'il prend pour donner plus de poids à son projet politique ?

Les leaders politiques des deux partis au Congrès américain ont appelé le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, à l'occasion de sa visite à Washington à ne pas violer l'accord de sortie conclu avec l'UE. En soulignant que si une frontière physique était rétablie entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, le Congrès américain pourrait rejeter un accord commercial avec le Royaume-Uni. Une position qui ne surprend pas vraiment les éditorialistes.

Après l'incendie qui a ravagé le camp de Moria, sur l'île de Lesbos, le gouvernement grec ne cherche pas à évacuer de l'île les réfugiés devenus sans-abris - à l'exception de 400 mineurs non accompagnés, préférant ériger un camp provisoire. L'Allemagne s'est déclarée prête à accueillir plus de 1 600 réfugiés en provenance de Grèce, la France plusieurs centaines. La plupart des autres pays sont réticents. Est-il illusoire de croire encore en une solution européenne ?

Israël, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont signé mardi à Washington un accord prévoyant l'ouverture de relations diplomatiques entre les deux Etats du Golfe et l'Etat hébreu. Le président américain, Donald Trump, qui a assuré la médiation, a annoncé que la paix régnerait dorénavant au Proche-Orient. Les éditorialistes européens ne sont pas certains que cet accord soit aussi historique.

Si tous les gouverneurs affiliés au parti de Poutine ont été réélus aux élections régionales et municipales de dimanche en Russie, certains députés municipaux ont en revanche essuyé des revers. Les chroniqueurs se demandent si la stratégie d'Alexeï Navalny - voter pour le candidat d'opposition ayant le plus de chance de l'emporter - a opéré, ou si le Kremlin cherche seulement à simuler un semblant de démocratie.

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