L'UE a annoncé un nouveau paquet de sanctions contre 1 600 autres personnes liées au complexe militaro-industriel russe. Elle fait ainsi front derrière le gouvernement allemand, qui a accusé mardi la Russie d'être derrière l'incident de drone explosif à l'aéroport de Leipzig. Les commentateurs se demandent si la riposte est suffisante, et comment l'Europe pourrait davantage resserrer les rangs.

La Russie a changé de stratégie depuis fin août : de vagues d'attaque courtes mais massives sur Kyiv, elle est passée à des assauts perpétuels de petits groupes de drones. Ceci a entraîné une alerte aérienne qui a duré 15 heures dans la capitale ukrainienne. Le but de cette nouvelle tactique est visiblement d'éreinter la défense antiaérienne et de perturber durablement le quotidien de la population civile.

La situation reste tendue à Ceuta : 5 000 migrants y sont présents, vivant dans des campements de fortune et des conditions indignes. Ceci entraîne des conflits avec les habitants et la police. Des rassemblements organisés dans toute l'Espagne, à l'initiative du parti conservateur PP et de la formation d'extrême droite Vox, dénoncent un échec du gouvernement. De son côté, le Premier ministre, Pedro Sánchez, accuse la Russie et Israël d'être à l'origine de la campagne de désinformation qui a attiré les migrants dans l'enclave.

Une trentaine d'hommes cagoulés, pour certains lourdement armés, ont déambulé mardi dans les rues du village néerlandais d'Overasselt et ont pris d'assaut une habitation. Un homme a été abattu et deux policiers grièvement blessés lors d'échanges de coups de feu. L'incident a ravivé le débat sur l'explosion des violences liées au trafic de drogue. La presse réclame des conséquences, et incrimine aussi les consommateurs.

Le Danemark a décidé la semaine dernière de verser un dédommagement individuel d'environ 40 000 euros à environ 4 500 Groenlandaises. De 1960 à 1991, des femmes groenlandaises ont été contraintes de porter un stérilet – sans leur consentement et sans le savoir. Deux rapports d'experts, portant sur la question de savoir si cela pouvait être constitutif d'un génocide, ont donné sur des avis opposés. Les médias danois se demandent comment élucider ce scandale.

Des élections régionales auront lieu dimanche en Saxe-Anhalt. Selon les sondages, l'AfD pourrait obtenir la majorité absolue. Le parti promet notamment une ligne plus dure en matière d'immigration, un tournant énergétique et la promotion d'une politique culturelle patriotique. Les commentateurs s'interrogent sur les répercussions européennes d'un gouvernement AfD.

Les Islandais se sont prononcés de justesse contre une adhésion à l'UE : samedi, 52,8 pour cent des votants ont rejeté par référendum la reprise des négociations d'adhésion. Le gouvernement social-démocrate espérait qu'une appartenance à l'UE permettrait de mieux protéger le pays contre d'éventuelles revendications territoriales, comme celles que Trump a déjà formulées sur le Groenland. Pour les opposants, les questions de souveraineté et de contrôle des zones de pêche ont été cruciales.

L'agence de renseignement SPP, responsable de la protection des hauts représentants de l'Etat roumain, est dirigée depuis plus de 20 ans par Lucian Pahonțu. Or le portail d'investigation Recorder vient de révéler que pendant la révolution de 1989, celui-ci appartenait à une unité de la Securitate, police politique de sinistre réputation qui avait participé à la sanglante répression de la contestation. Le président Nicușor Dan a défendu Pahonțu, affirmant ne pas voir ce qu'il y aurait de scandaleux dans cette révélation.

La semaine dernière, la Cour européenne des droits de l'homme a de nouveau condamné la Turquie, réclamant la libération immédiate du philanthrope Osman Kavala, emprisonné depuis 2017. Ankara a fait fi des arrêts rendus précédemment dans cette affaire. L'entourage du président Erdoğan envisage même un retrait du pays de la Convention européenne des droits de l'homme.

L'ex-général serbe de Bosnie Ratko Mladić, surnommé le "boucher des Balkans", est décédé jeudi dans la cellule de sa prison à La Haye. Il avait été condamné à la prison à perpétuité en 2017 par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, notamment pour génocide et crimes de guerre. Le ministre serbe de la Justice, Nenad Vujić, a annoncé des obsèques d'Etat – décision qui suscite la controverse.

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