Suite à l'annonce par l'Ukraine de la réparation de l'oléoduc Droujba, la Hongrie a levé son blocage au prêt de 90 milliards d'euros destiné à Kjiv. Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orbán, s'est rallié à la décision de l'UE. En parallèle, Bruxelles a donné son feu vert à un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. Les commentateurs font la lumière sur les enjeux liés à cette décision.
Juste avant l'expiration de son ultimatum, le président américain, Donald Trump, a prolongé indéfiniment le cessez-le-feu avec l'Iran. Il a affirmé qu'à la demande du Pakistan, il n'y aurait pas d'attaques, en attendant que le régime iranien "fortement divisé" fasse une "proposition homogène" et que les négociations s'achèvent. L'Iran n'a pas donné suite au rendez-vous de négociations annoncé par les Etats-Unis.
Le gouvernement estonien a décidé de ne pas transposer dans sa législation la directive européenne sur la transparence salariale, justifiant ce choix par une volonté de limiter la bureaucratie. Les Etats membres ont jusqu'au mois de juin au plus tard pour mettre en œuvre la directive, adoptée en 2023 et censée réduire les disparités salariales hommes/femmes. Elle impose aux entreprises de faire preuve de transparence et de prendre des mesures pour combler les écarts de salaire.
Mardi, plusieurs cadres de la direction d'Eksmo, l'une des plus grandes maisons d'édition russe, ont été arrêtés à Moscou. Ils sont accusés d'avoir commis des "actes extrémistes" visant à "diffuser des ouvrages LGBT auprès de mineurs". Depuis mai 2025, une procédure est déjà en cours contre trois employés du groupe éditorial, accusés de publier des livres pour la jeunesse diffusant des contenus homosexuels.
La Hongrie a introduit en 2021 une loi interdisant toute information à destination des mineurs portant sur l'homosexualité, la transidentité et les changements de sexe. La Cour de justice de l'UE a tranché : cette loi, emblématique de l'ère Orbán, est discriminatoire. Elle viole les droits fondamentaux européens, et elle est contraire aux valeurs de l'UE.
Avec près de 45 pour cent des voix, l'alliance de centre-gauche Bulgarie progressiste de l'ex-président Roumen Radev a remporté une victoire écrasante aux législatives anticipées. Radev a déclaré que la Bulgarie poursuivrait son cap européen, mais qu'une Europe forte avait besoin d'esprit critique et de pragmatisme. Les commentateurs s'interrogent sur l'impact de ce scrutin sur la cohésion européenne.
Une révision des programmes scolaires fait polémique au Portugal. L'unique récipiendaire portugais du Nobel de littérature, José Saramago, ne sera plus une lecture obligatoire à l'école. Saramago, communiste affiché jusqu'à sa mort en 2010, avait quitté le pays dans les années 1990 en raison d'une querelle avec les conservateurs du pays. Un contexte qui éclaire le débat virulent provoqué par l'initiative du nouveau gouvernement conservateur.
De nouvelles révélations dans le scandale Mandelson mettent le Premier ministre britannique, Keir Starmer, sous pression. Selon celles-ci, Peter Mandelson a été nommé ambassadeur du Royaume-Uni à Washington alors que le service compétent avait émis un avis défavorable quant à son habilitation de sécurité. Starmer a présenté des excuses au Parlement pour cette "erreur de jugement", affirmant qu'il ne détenait pas toutes les informations au moment de la décision.
La coalition quadripartite aux manettes en Roumanie a du plomb dans l'aile : lundi, les sociaux-démocrates du PSD, plus grand parti au gouvernement, ont retiré leur soutien au Premier ministre libéral, Ilie Bolojan, et l'ont appelé à démissionner en raison des réformes engagées et des mesures d'austérité. Le PSD a conditionné son maintien dans la coalition au départ de Bolojan. Celui-ci, qui entend rester en poste, reproche au PSD de se soustraire à ses responsabilités.
Les troupes russes ne progressent pratiquement plus dans l'est de l'Ukraine. Une situation que les experts militaires expliquent avant tout par la supériorité des drones ukrainiens, non seulement au-dessus de la ligne de front, mais aussi dans l'espace aérien de l'arrière-pays limitrophe de l'agresseur. Par ailleurs, les attaques ukrainiennes contre les installations industrielles et énergétiques sur le territoire russe se multiplient. Les commentateurs y voient un tournant militaire.
Lors d'une rencontre à Barcelone, des responsables politiques de gauche issus de plusieurs continents ont affirmé leur volonté commune de protéger la démocratie. Des chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que des ministres de nombreux pays ont suivi l'invitation du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva à la première réunion de la "Global Progressive Mobilisation" (GPM).
Lorsqu'il avait débuté son second mandat, Donald Trump s'était rapidement vu reprocher son irascibilité et son manque de diplomatie. Les critiques à son égard se sont intensifiées dernièrement avec ses déclarations outrancières et ses images choc générées par IA. Les médias y voient les prémices d'un déclin du trumpisme, en raison de ses actions de politique étrangère - guerre en Iran, OTAN, Hongrie - mais aussi de son bras de fer avec le pape Léon XIV.











