L'Ukraine a fêté hier lundi les 35 ans de son indépendance, alors que la guerre russe contre le pays est déjà dans sa cinquième année. Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement des pays qui la soutiennent ont fait le déplacement à Kyiv pour participer à l'évènement. L'UE s'est engagée à verser une aide de plusieurs milliards d'euros. Les commentateurs se penchent sur ce pays qui n'abandonne pas l'espoir de retrouver un jour la paix et la liberté.
Le gouvernement hongrois du Premier ministre Péter Magyar est en place depuis 100 jours – une période qui s'est avérée mouvementée. Magyar, dont le parti (Tisza) dispose d'une majorité des deux tiers au Parlement, a pris ses fonctions en mai. Il s'est engagé à rétablir l'Etat de droit et la démocratie et à révéler au grand jour la corruption présumée du gouvernement précédent de Viktor Orbán.
A Ceuta, la situation reste catastrophique plus de trois semaines après le début de la crise : une grande partie des migrants est certes retournée au Maroc, mais les personnes restées sur place viennent à peine d'être placées dans des structures d'accueil, tandis qu'une partie des mineurs non accompagnés a été transférée vers la péninsule. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a convoqué le Conseil national de sécurité (CSN) pour coordonner la réponse à la crise.
Le développement des robots humanoïdes progresse ; la Chine, notamment, table sur des techniques évolutives et innovantes. La deuxième édition des World Robot Games vient d'avoir lieu à Pékin. Un robot baptisé "Superman" y a couru le 100 mètres plus vite qu'Usain Bolt, le détenteur du record du monde de la distance. Les chroniqueurs discutent du rôle pionnier de la Chine, de son avance sur le marché mondial, et de la position de l'Europe.
Le 6 septembre, les électeurs de Saxe-Anhalt seront appelés aux urnes pour renouveler le parlement régional. Depuis des mois, les sondages donnent 40 pour cent d'intentions de vote à l'AfD et prévoient des pertes significatives pour la CDU. Les commentateurs évoquent les conséquences pour le land, le gouvernement allemand et l'Europe.
La guerre commerciale entre les Etats-Unis et le Canada a repris de plus belle. Après l'échec des négociations, des droits de douane américains de 50 pour cent ont été décrétés samedi sur tout un ensemble de marchandises canadiennes. Sont notamment concernés les meubles, le vin et les crosses de hockey sur glace. En réaction, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a annoncé l'instauration de taxes, le 8 septembre, principalement sur l'acier et les produits laitiers américains.
En Europe, l'évolution de la courbe démographique et les changements sociétaux soulèvent des débats. La part des séniors sur la population totale croît tandis que celle des actifs baisse, ce qui pose un défi aux systèmes de retraite. Alors que la natalité chute, la possibilité de compenser par l'immigration le déséquilibre dans la pyramide des âges reste controversée.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a violemment attaqué Kyiv et sa région, frappées par des missiles et des drones. 16 personnes ont été tuées. Le président Zelensky a exhorté ses partenaires occidentaux à apporter un soutien rapide à son pays en matière de défense aérienne. Quant à l'Ukraine, elle fait pleuvoir d'innombrables drones sur la Russie : le maire de Moscou fait état de pas moins de 620 drones lancés sur la capitale russe et sa région dans la nuit de lundi à mardi.
Un avion de chasse F-16 roumain a neutralisé un drone naval chargé d'explosifs en mer Noire. Selon le ministère de la Défense, l'engin se trouvait à proximité d'une plate-forme d'extraction située dans le gisement de gaz roumain Neptun Deep, où se trouvent des centaines de travailleurs offshore. Le président roumain, Nicușor Dan, a accusé la Russie d'être responsable de l'incident.
Alors que l'accord-cadre de soixante jours entre les Etats-Unis et l'Iran a pris fin, aucun accord de paix ne se profile. Trump a menacé Téhéran de guerre économique, indiquant vouloir punir tous les Etats commerçant avec l'Iran. Le président américain a vertement interpelé les dirigeants d'Oman. "On pulvérisera le pays à coup de bombe s'il se met en travers des Etats-Unis", a-t-il déclaré. De son côté, Téhéran a menacé d'attaquer les alliés des Etats-Unis.
L'appel lancé par l'ex-ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, fait des vagues en Ukraine. Dans un message vidéo, il avait réclamé de ménager une "voie légitime, sûre et réaliste" pour organiser des élections en temps de guerre – une revendication largement taboue jusque-là. Les chroniqueurs s'interrogent sur les motivations d'un responsable politique qui a les faveurs de la population.
Le 19 août 1991, un "comité d'Etat sur l'état d'urgence" (CEEU) composé de défenseurs du soviétisme, s'empare du pouvoir par un putsch. Ce dernier, dirigé contre le président réformateur Mikhaïl Gorbatchev, échoue devant la résistance de la population et des dirigeants de la République russe menée par Boris Eltsine. Cet évènement précipite la chute de l'URSS au cours des mois qui suivent.











