Les négociations autour du budget européen pour les années 2028 à 2034 entrent dans une phase décisive. La Commission avait fait une proposition détaillée s'élevant à environ 2 000 milliards d'euros, que l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et l'Autriche, en tant que pays contributeurs nets, ont vivement critiquée. L'Irlande, qui assure la présidence tournante de l'UE, vient de proposer un compromis avec une réduction de près de 260 milliards d'euros par rapport à la somme initiale.

Alors que le président américain, Donald Trump, a conclu un accord sur le diesel avec le dirigeant russe, Vladimir Poutine, Bruxelles débat âprement pour s'accorder sur un nouveau paquet de sanctions contre Moscou. Dans l'UE, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent contre l'aide à l'Ukraine. Les commentateurs discutent de la réponse que doit apporter l'Europe pour gérer au mieux cette situation.

L'ambassadrice des Etats-Unis à Athènes, Kimberly Guilfoyle, impliquée dans des scandales, a démissionné à la demande de Donald Trump. En Europe, ce sont surtout certaines allégations qui avaient généré un tollé : à Athènes, elle aurait affirmé à un ministre grec que Washington pouvait faire tomber des gouvernements de la région si ceux-ci refusaient d'acheter du gaz naturel liquéfié américain. Juste après ces propos, le gouvernement roumain du Premier ministre Ilie Bolojan avait été renversé.

Depuis une semaine, les milices houthistes frappent des aéroports et des sites industriels en Arabie saoudite, et agitent la menace d'une escalade militaire. Riyad soutient le gouvernement reconnu internationalement au Yémen, qui combat les houthistes alliés à l'Iran. La retenue prédomine pour l'heure du côté de Washington et des pays du "pacte de La Mecque", quant à leur soutien à l'Arabie saoudite.

Dans un entretien, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a accusé la Russie d'ingérences lors du référendum sur le Brexit en 2016. Il n'a toutefois pas détaillé les modalités et l'impact de cette prise d'influence. "Il est important … d'aider les électeurs en Allemagne et en France à comprendre qu'une partie de cette dynamique politique est attisée par nos ennemis, à savoir la Russie", a-t-il prévenu.

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a annoncé vouloir procéder à une exécution par l'armée pour la première fois depuis 60 ans. La mise à mort de Nidal Malik Hasan, condamné pour avoir tué 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood en 2009, doit aussi être diffusée en direct. Des associations de défense des droits de l'homme, mais aussi des personnalités politiques issues des rangs démocrates et républicains, ont fait part de leur indignation. Les commentateurs sont eux aussi scandalisés.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi un accord sur le diesel avec Vladimir Poutine et un assouplissement provisoire des sanctions américaines contre la Russie. En octobre, 300 000 tonnes de diesel devraient être livrées, et plusieurs millions d'autres pourraient suivre. L'accord est censé réduire les prix élevés à la pompe aux Etats-Unis. La presse européenne discute des possibles répercussions de ce nouveau "deal" et de la solidité réelle de l'alliance avec les Etats-Unis.

Le prix Nobel de la paix a été remis cette année à la Sud-Africaine Navanethem "Navi" Pillay, juriste et avocate des droits humains. Elle a été juge de la Cour pénale internationale (CPI) de 2003 à 2008 à La Haye, et haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme jusqu'à 2014. Quelques heures après l'annonce du prix par le comité Nobel à Oslo vendredi, les Etats-Unis ont durci leurs sanctions contre la CPI.

L'eurodéputé Raphaël Glucksmann a été désigné candidat à la présidentielle de la gauche sociale-démocrate modérée en France. Lors d'une primaire commune entre son parti Place publique et le Parti socialiste (PS), il s'est imposé avec plus de 66 pour cent, très largement devant le chef de file du PS Olivier Faure, et l'ancienne ministre Ségolène Royal. Quelles sont les implications pour la gauche ?

Le quotidien renommé Népszabadság, qui avait cessé de paraître il y a dix ans, fait son retour en Hongrie. Il prend désormais la forme d'un hebdomadaire, en version imprimée et en ligne. En 2016, le propriétaire de l'époque, l'Autrichien Heinrich Pecina, avait soudainement arrêté la diffusion du titre le plus vendu du pays et cédé sa maison d'édition à un homme d'affaires proche de Viktor Orbán. Le journal a été relancé par quatre propriétaires hongrois.

En réaction à la vague de manifestations lycéennes, le ministre français de l'éducation, Edouard Geffray, a annoncé jeudi le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants. Le mouvement de contestation contre les mauvaises conditions d'apprentissage, né dans un lycée de Créteil, a rapidement gagné l'ensemble du pays. Dans plusieurs villes, des altercations ont eu lieu avec la police. La presse tente de comprendre l'ampleur du mouvement.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, est parvenue à faire adopter sa réforme du droit électoral, appelée "Stabilicum", lors d'un vote au Parlement. La réforme a été définitivement adoptée à la Chambre des députés, avec 227 voix pour et 164 voix contre. Le Sénat avait déjà avalisé le projet mi-septembre.

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