A partir de ce jeudi, le président américain, Donald Trump, rencontrera le président chinois, Xi Jinping, pour évoquer des questions politiques et économiques centrales, comme la guerre en Iran, Taïwan, le commerce mondial et l'IA. Les éditorialistes se demandent si cette visite de deux jours en Chine est susceptible d'amorcer une détente et de favoriser la résolution des conflits.

Le président russe, Vladimir Poutine, a proposé son ami, l'ex-chancelier Gerhard Schröder, comme médiateur dans la guerre entre Russie et Ukraine. Il pourrait très bien imaginer la médiation de l'ex-chef de file du SPD pour ouvrir les négociations avec l'Europe, a-t-il affirmé à l'issue du défilé militaire de samedi, à Moscou. Les éditorialistes s'interrogent : est-ce une bonne idée ?

En dépit des fortes pertes essuyées par le Labour aux municipales, et des appels à la démission venant de son propre parti, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, entend rester en poste. Dans un discours de crise prononcé lundi, il a déclaré assumer ses responsabilités, mais aussi vouloir mettre en œuvre le programme pour lequel le Labour a été élu. La pression s'accentue néanmoins : quatre secrétaires d'Etat ont depuis démissionné.

La participation officielle de la Russie et d'Israël à la Biennale de Venise suscite une levée de boucliers : le jury du "Lion d'or" a démissionné, et l'UE a supprimé deux millions d'euros de subventions. Les collectifs militants féministes Pussy Riot et Femen ont organisé une action conjointe devant le pavillon russe. Ces actions suscitent des discussions contrastées.

La coalition gouvernementale appelle le Parlement tchèque à se positionner contre la rencontre des Allemands des Sudètes organisée pour la première fois sur le sol tchèque, à Brno, à la Pentecôte. Un projet de résolution en ce sens prévoit de demander aux organisateurs d'annuler la réunion des personnes expulsées de Tchécoslovaquie au lendemain de la guerre. Pour le moment, l'opposition bloque le vote.

Le gouvernement du Premier ministre finlandais, Petteri Oreo, prévoit le versement d'une aide forfaitaire de 100 euros par mois jusqu'aux 18 ans de l'enfant, quel que soit le nombre d'enfants vivant au foyer. Jusque-là, les allocations familiales, versées jusqu'aux 17 ans de l'enfant, variaient entre 95 et 192 euros, en fonction du nombre d'enfants.

Lors d'une trêve de trois jours, la Russie a tenu le 9 mai son traditionnel défilé militaire pour commémorer la victoire sur l'Allemagne nazie. Dans un discours, le président Vladimir Poutine a déclaré que l'armée russe combattait en Ukraine contre des forces "agressives", soutenues par l'OTAN. Il a affirmé aussi lors d'une conférence de presse que "l'affaire" touchait à sa fin.

Aux élections municipales britanniques la semaine dernière, le parti d'extrême droite Reform UK, mené par le partisan du Brexit Nigel Farage, a fortement progressé. Le Labour du Premier ministre, Keir Starmer, a pour sa part enregistré de fortes pertes. Au vu de cette déroute, de plus en plus de voix au sein du parti demandent la démission de Starmer. Celui-ci affirme néanmoins qu'il comptait se battre pour rester en poste.

L'ère Orbán est révolue : samedi, le Parlement hongrois a officiellement élu Péter Magyar Premier ministre, avec 140 voix pour et 54 voix contre. Son parti, Tisza, dispose d'une majorité de deux tiers à l'Assemblée nationale après sa victoire en avril. Le conservateur europhile Magyar a évoqué un renouveau pour la Hongrie, estimant que le peuple lui avait donné un mandat pour changer de système.

Une incertitude plane sur la grande parade militaire que la Russie organise chaque année le 9 mai à Moscou pour célébrer la victoire sur l'Allemagne nazie. Comme les drones ukrainiens parviennent de plus en plus souvent à atteindre des cibles dans diverses régions du pays agresseur, la parade se déroulera sans matériel militaire lourd cette année. Les commentateurs y voient un signe de vulnérabilité et en tirent des conclusions très différentes

Un entrepreneur proche du Fidesz, Gyula Balásy, a proposé lundi de céder gratuitement ses entreprises des secteurs des médias, de la communication et de l'évènementiel, à l'Etat hongrois. Sous Viktor Orbán, celles-ci avaient obtenu de nombreux contrats publics, notamment pour des campagnes gouvernementales. Tandis que Balásy affirme vouloir garantir les postes de ses quelque 500 collaborateurs, la police enquête sur des allégations de détournement et de blanchiment.

En Roumanie, le gouvernement du Premier ministre libéral, Ilie Bolojan, a été renversé par une motion de censure. Juste après, la devise du pays, le lei, a décroché vis-à-vis de l'euro et les taux des emprunts roumains sur les marchés a augmenté. Les agences de notation pourraient abaisser à nouveau la note souveraine du pays, et les fonds européens, conditionnés à l'adoption de réformes, pourraient être suspendus. La presse fait part de son inquiétude.

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