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  Coronavirus

  204 Débats

Les gouvernements européens sont en état d'alerte face à la hausse dramatique des cas de coronavirus. Certains pays comme l'Irlande ou la Tchéquie ont décrété une fermeture de magasins, l'Espagne a adopté un couvre-feu lundi et l'Italie tente de maîtriser la situation en fermant par exemple les restaurants à partir de 18 heures. Dans la presse, des voix s'élèvent pour critiquer les restrictions.

Les chercheurs s'activent dans le monde pour tenter de trouver un vaccin contre le coronavirus. Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a indiqué vendredi qu'un vaccin serait vraisemblablement prêt "au début de l'année prochaine". Les éditorialistes craignent toutefois qu'il ne permette pas de lever aussitôt les restrictions sanitaires.

Mercredi soir, l'Irlande a durci à nouveau ses mesures de lutte contre le coronavirus. Les commerces doivent fermer et les rencontres en intérieur avec des membres d'autres ménages sont interdites. Ecoles et crèches restent toutefois ouvertes. Dans une allocution télévisée, le Premier ministre, Micheál Martin, a annoncé que ces restrictions seraient en vigueur pour une période d'au moins six semaines. Dans la presse, les échos sont divisés.

L'augmentation des cas de coronavirus a poussé de nombreux gouvernements à durcir leurs mesures sanitaires. Face à la gravité de la situation, les chroniqueurs sont nombreux à estimer que l'heure n'est plus à faire cas des états d'âme des uns et des autres face aux restrictions. Certains journalistes n'en soulignent pas moins le caractère arbitraire de certaines mesures.

Pour endiguer la hausse rapide du nombre d'infections au coronavirus en Slovaquie, le Premier ministre du pays, Igor Matovič, veut soumettre à un test antigénique rapide l'ensemble des habitants de plus de dix ans. Il a également fait savoir qu'il démissionnerait s'il rencontrait la moindre résistance à son projet. Une mesure judicieuse ?

De nombreux Etats européens durcissent actuellement les mesures visant à endiguer la forte progression des infections. Au menu des nouvelles directives, le port obligatoire du masque dans les espaces publics, la fermeture des bars et restaurants ou encore le couvre-feu nocturne. Les chroniqueurs appellent à regarder ce qui se fait dans les différents pays.

Le litige se poursuit sur le budget européen 2021-2027 et sur le fonds de relance qui lui est lié. Le Parlement européen a rejeté un compromis proposé par Berlin, tandis que le numéro deux du gouvernement polonais, Jarosław Kaczyński, menace de bloquer l'adoption du budget par son veto. Faut-il priver d'aides les pays enfreignant les critères d'Etat de droit ? Une question de fond qui soulève la controverse et des réflexions tous azimuts.

Les chiffres officiels chinois font état d'un taux d'infection extrêmement bas. Dans le cadre des festivités de la Semaine d'or, des millions de Chinois ont voyagé au sein du pays pour célébrer la fête nationale et la fête de la lune. La mobilité et la consommation repartent à la hausse. La presse européenne se penche sur le contraste saisissant entre l'actualité chinoise et la seconde vague qui tenaille actuellement l'Europe.

Les effets économiques de la pandémie se font de plus en plus ressentir : la faim sévit en Inde et au Venezuela. De par le monde, les gens ont vu leurs revenus fondre suite au confinement et à l'effondrement de la consommation. Les prévisions de la Banque mondiale sont par ailleurs pessimistes. La presse européenne se fait le porte-voix de ces problèmes et tente d'esquisser des solutions.

En raison d'une forte hausse du nombre des infections avérées au coronavirus, les Etats européens sont nombreux à avoir durci les restrictions : de la fermeture des bars et cafés au port du masque obligatoire en extérieur. Les chroniqueurs européens évoquent âprement le bien-fondé discutable du détail de telle ou telle mesure.

Le Portugal et l'Espagne suivent des stratégies différentes pour venir en aide à l'économie, sur fond de crise du coronavirus : tandis que Madrid table sur l'endettement et les fonds européens, le Portugal a décidé de renoncer aux crédits de l'UE et de n'accepter que ses subventions. Les journalistes des deux pays font part de leurs attentes, mais aussi de leurs inquiétudes.

Dès son retour à la Maison-Blanche après être sorti de l'hôpital, le président américain, Donald Trump, atteint du coronavirus et donc potentiellement contagieux, a ostensiblement ôté son masque de protection. Sur son canal Twitter, il a appelé ses followers à ne pas avoir peur du virus. Pendant ce temps, la maladie se propage parmi ses collaborateurs. La mise en scène du président suscite beaucoup de commentaires.

En finale de la supercoupe d'Europe, le FC Bayern Munich s'est imposé 2:1 face au FC Séville. Bien que Budapest affichait un taux de contamination de plus de 100 pour 100 000 habitants ces sept derniers jours, l'UEFA avait décidé de maintenir l'organisation du match dans la capitale hongroise - il s'agissait aussi d'un projet-pilote pour permettre le retour des spectateurs dans les stades. Les éditorialistes s'interrogent sur la pertinence de ce choix.

Partout en Europe, le nombre de nouvelles infections au coronavirus bat des records. Les politiques font valoir que si les citoyens ne font pas preuve de plus de discipline, un reconfinement sera inéluctable. Une option que déconseille toutefois l'un des envoyés spéciaux de l'OMS pour la gestion du coronavirus, David Nabarro, qui enjoint aux gouvernements de privilégier d'autres pistes. Echos de ce dilemme dans la presse européenne.

De lors son discours d'ouverture de l'année parlementaire, mardi, le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, a présenté le programme du gouvernement pour les douze prochains mois. En dépit d'un endettement élevé, le Premier ministre, Mark Rutte, veut procéder à des investissements et contracter de nouvelles dettes pour stimuler une économie mise à mal par la crise du coronavirus. Un projet qui divise.

Restriction des contacts sociaux, précarité des projets d'avenir, pénibilité des consignes sanitaires au travail : depuis les mois que dure la pandémie, le quotidien des citoyens reste plein de contraintes. Du côté de l'évolution des infections, la situation s'aggrave presque partout. La presse européenne réfléchit aux moyens de rester optimiste, patient et discipliné malgré tout.

En Turquie, la rentrée scolaire fin août s'était faite sous le signe de l'enseignement à distance via Internet. S'il était initialement prévu que tous les élèves retournent en classe le 21 septembre, il n'en sera rien : les autorités prévoient pour l'instant que seules les grandes sections de maternelle et les CP bénéficieront de cours en présentiel, toutes les autres classes continueront l'enseignement en ligne. L'annonce soulève un tollé.

Le groupe pharmaceutique Astra Zeneca a annoncé la suspension de ses essais cliniques sur son vaccin contre le Covid-19 suite à une réaction négative survenue chez un des sujets participants. Le groupe a fait savoir qu'une étude indépendante serait menée pour établir s'il y avait un lien entre la maladie et le sérum. Les médias européens semblent plus rassurés que déçus.

Mises en garde, quarantaines obligatoires, interdictions d'héberger, faibles taux d'occupation et annulations des réservations : la crise sanitaire frappe de plein fouet le secteur du tourisme, une tendance qui n'est pas près de s'inverser. Les observateurs en décrivent les conséquences fatales pour ceux dont le tourisme est le gagne-pain, mais aussi pour l'environnement.

Depuis mardi, la Hongrie interdit à la majorité des ressortissants étrangers l'entrée sur son territoire national, invoquant une hausse du nombre d'infections. Suite au vif mécontentement suscité par la mesure, des exceptions ont été faites pour les voyageurs en provenance des trois autres pays du groupe de Visegrád - Tchéquie, Pologne et Slovaquie. Une politique épinglée par l'UE, mais aussi par les commentateurs.

Quelque 38 000 personnes ont convergé vers Berlin samedi pour manifester contre les politiques publiques de lutte contre le coronavirus. Elles ont toléré la présence dans leurs rangs d'éléments d'extrême droite. La mobilisation a été émaillée de multiples dérapages, des manifestants ayant forcé des barrières de sécurité et un barrage policier pour monter sur les escaliers menant à l’entrée du Reichstag. Consternation et indignation des commentateurs.

La manifestation contre le coronavirus qui avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes fin août à Berlin semble avoir fait des émules en Europe. Une semaine plus tard, des gens sont descendus dans les rues par milliers à Rome et à Zagreb pour dénoncer les restrictions dans la lutte contre la pandémie. Les commentateurs tentent de comprendre la frustration et le refus des manifestants, et se demandent comment y répondre.

Phil Hogan, commissaire européen chargé du Commerce, a présenté sa démission mercredi. Un départ exigé par le gouvernement irlandais suite à celui du ministre irlandais de l'Agriculture. Les deux figures de la politique avaient enfreint les consignes sanitaires en participant à un dîner de gala aux côtés de plus de 80 convives. Que penser de l'attitude du gouvernement ?

Pour la première fois, la journée du dépassement des ressources mondiales est survenue plus tard que l'année précédente : le 22 août - trois semaines plus tard qu'en 2019 - la surconsommation humaine a englouti les ressources que la Terre met un an à générer. La crise du Covid-19 a entrainé une légère contraction de l'empreinte écologique de l'humanité cette année. Cette évolution peut-elle se pérenniser ?

Les derniers matchs de la phase finale de la Ligue des champions 2019/2020 se jouent actuellement à Lisbonne. En raison de la pandémie, tous les matchs à partir des quarts de finale se déroulent au même endroit, en l'espace de quelques jours, sans spectateurs et sans manches retours, comme pour une Coupe du monde. Les journalistes se penchent sur ce format inédit.

L'augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus inquiète les gouvernements des pays d'Europe. Chaque jour, de nouvelles régions sont classés zones à risque et les voyages y sont déconseillés. Les scientifiques craignent que la pandémie de Covid-19 échappe à nouveau à tout contrôle à l'automne. Si certains éditorialistes sont inquiets et réclament des mesures, d'autres appellent à garder son sang froid.

Face à la hausse vertigineuse du nombre de nouveaux cas de coronavirus, la Grèce redoute une "seconde vague". Le gouvernement a réagi en imposant de nouvelles restrictions. Entre autre mesures, les tavernes, bars et discothèques devront fermer leurs portes au plus tard à minuit dans les principaux lieux de villégiature du pays. Si certains médias cèdent à la peur, d'autres y résistent.

Alors que la saison estivale bat son plein, le nombre des infections au coronavirus est en hausse dans beaucoup de pays. Les voyages dans certaines régions déclarées zones à risques sont officiellement déconseillés. Certains pays tentent de garder sous contrôle la progression des infections en menant de vastes campagnes de dépistage des vacanciers de retour dans le pays. Les commentateurs critiquent certaines des mesures.

En raison de l'annulation des examens suite à la crise sanitaire, les résultats des A-Levels, équivalent britannique du baccalauréat, ont été calculés à l'aide d'un algorithme cette année. Une méthode qui, dans beaucoup de cas, a produit des notes sensiblement inférieures aux appréciations des enseignants, ce qui aurait particulièrement desservi les élèves issus de familles défavorisées et avantagé ceux issus d'écoles privées.

La Russie est le premier pays à avoir autorisé un vaccin contre le Covid-19, qui pourra donc être largement distribué. Le chef du Kremlin a attesté mardi l'efficacité de Spoutnik V, qui garantit selon lui une immunisation durable. Des déclarations qu'aucune publication scientifique n'étaye encore à ce jour. Les journalistes pointent les risques encourus pour la santé et au-delà.

En dépit de la crise du coronavirus, le festival politique et culturel Festa do Avante!, organisé par le parti communiste portugais (PCP), aura lieu cet été comme à l'accoutumée à Seixal. Il attire habituellement quelque 100.000 festivaliers. Son autorisation a donné lieu à un débat houleux dans le pays : faut-il y voir un traitement de faveur injustifié ou une sortie de l'inertie à saluer, d'autant que son organisation est réputée hors pair ?

En de nombreux lieux d'Espagne, le nombre des cas de Covid-19 est en forte hausse. Les agences de santé imputent la moitié des nouvelles infections aux réunions familiales et aux fêtes. Fernando Simón, directeur du centre d'alertes sanitaires, a lancé un appel ciblé à la jeunesse : "Vous mettez en danger non seulement vos vies, mais aussi le pays entier." Les commentateurs doutent que les sanctions soient dissuasives.

Dans presque tous les pays européens, l'école a repris. Les modalités et pour certains l'opportunité de cette reprise en temps de pandémie font l'objet de débats parfois violents. A lire les commentaires de la presse européenne, la fin des vacances d'été ne s'annonce pas idyllique.

Dans beaucoup de pays, les cinémas ont rouvert leurs portes avec le déconfinement. Mais leur exploitation n'est guère rentable, surtout pour les petits exploitants, contraints de laisser des sièges non occupés pour garantir les distances minimales. Une partie des spectateurs potentiels reste chez eux de peur d'une contamination, ou parce qu'elle s'est habituée à la facilité des offres en streaming. Pour certains éditorialistes, le secteur est l'artisan de son propre malheur.

L'automne commence dans un mois. Le froid et l'humidité étant propices à la prolifération du virus, comme l'a illustré le milieu des abattoirs, les connaissances scientifiques actuelles font redouter aux experts une montée en flèche du nombre de cas. Les commentateurs appellent l'Europe à se préparer sur le plan psychologique, mais également en adoptant des mesures concrètes.

Prendre le métro sans masque, manifester sans observer les distances de sécurité, sortir pour s'amuser sans concessions ... Après des mois de pandémie, de plus en plus de personnes semblent ne plus être prêtes à accepter les restrictions dans leur quotidien - ou capables de le faire. Les commentateurs réfléchissent aux moyens de gérer le problème et à la notion de liberté.

Plus d'un million de personnes auraient perdu leur emploi en Espagne au second trimestre 2020 - la plus forte hausse du chômage dans l'histoire du pays. A ceci s'ajoute un nombre indéterminé mais considérable d'employés en chômage partiel et d'indépendants dépourvus de missions. Les médias appellent à employer le fonds de relance européen de manière à consolider le marché du travail.

Face à la hausse du nombre de cas de Covid-19 dans de nombreux pays, des voix s'élèvent pour critiquer la gestion de la pandémie au niveau européen. Ces deux derniers mois, la politique a assoupli les mesures d'endiguement à tous les niveaux : citons l'autorisation de voyager à l'étranger, ou encore, dans certains pays, l'organisation de grandes soirées dansantes. Les commentateurs redoutent un retour de balancier.

Selon un verdict de la Cour constitutionnelle d'Autriche, une part importante des lois adoptées pendant la première phase de la pandémie, notamment l'interdiction de l'accès aux espaces publics et la limite de 400 m2 pour la réouverture des magasins, n'est pas conforme à la Constitution. La presse nationale dénonce le peu de cas que le gouvernement autrichien fait des textes.

Le président américain, qui avait minimisé pendant des mois la dangerosité du Covid-19 aux Etats-Unis, est devenu un apôtre du port du masque. Dans une conférence de presse, Donald Trump a préconisé le port d'un masque de protection dans les cas où la distanciation sociale serait impossible. Comment expliquer ce soudain revirement ?

Les tractations menées jusqu'aux petites heures du matin n'ayant pas abouti à un accord, le sommet européen exceptionnel sur le fonds d'aide en réponse à la crise du coronavirus entre aujourd'hui dans sa quatrième journée. Si les diplomates européens soulignent d'importants rapprochements, la presse européenne ne les perçoit pas encore et explique pourquoi il est si difficile de trouver une décision.

Le Covid-19 a transformé les villes européennes. On note un regain des activités de plein air et du recours au vélo - facilité par l'élargissement des pistes cyclables - pour se rendre au travail. Mais la pandémie a aussi poussé beaucoup de magasins au dépôt de bilan. Dans beaucoup de villes, l'effervescence qui faisait le charme des métropoles s'est estompée, ce qui amène certains commentateurs à évoquer des scénarios lugubres.

Le fonds de relance post-coronavirus et le budget seront au menu du premier sommet européen à Bruxelles qui s'ouvre ce vendredi. La Commission propose une enveloppe de 500 milliards d'euros sous forme de subventions et de 250 milliards supplémentaires sous forme de crédits. Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et l'Autriche y sont cependant farouchement opposés. Les commentateurs ont des avis divergents sur les possibilités et les conséquences des différents scénarios envisageables.

A l'issue de semaines de discussions, la Belgique a tranché : le port du masque sera obligatoire dans les magasins, les cinémas et d'autres espaces clos. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, complété par des représentants régionaux, jeudi soir. Dans d'autres pays, notamment en France et en Suisse, les masques ne sont obligatoires que dans les transports en commun - comme c'était le cas de la Belgique jusqu'à présent. Quel sera l'impact de la mesure ?

A Belgrade, le mouvement de protestation déclenché par l'annonce du président, Aleksandar Vučić, de reconfiner la capitale serbe, se poursuit de plus belle. Après deux nuits de contestation émaillée de violences, des milliers de personnes ont a nouveau manifesté jeudi, pacifiquement, devant le Parlement. Les éditorialistes s'interrogent sur les motivations des protestataires et déplorent l'absence de revendications claires.

C'est l'été, mais de nombreux vacanciers renoncent à des voyages au loin. En Europe du Sud, les chiffres de contamination sont en hausse un peu partout alors que les premiers touristes arrivent. Les éditorialistes décrivent la façon dont le secteur du tourisme lutte littéralement pour sa survie, mais y voient également l'espoir d'un renouveau, car le désir de s'évader reste le plus fort.

Le gouvernement italien a présenté un projet de 130 mesures avec lequel il espère convaincre les États membres de l'UE jusqu'alors sceptiques quant à sa volonté de réformer. Bureaucratie simplifiée, numérisation et investissements accrus dans les infrastructures sont destinés à relancer une économie en berne. Le Premier ministre Conte a présenté cette initiative comme la "mère de toutes les réformes". La presse se montre quant à elle plus réservée.

Le gouvernement estonien a décidé lundi après de longues négociations d'assouplir les conditions d'entrée sur le territoire pour les travailleurs saisonniers. L'agriculture souffre d'un manque de main d'œuvre à la suite des restrictions imposées pour lutter contre le Covid-19, avec des conséquences désastreuses pour la récolte des fraises en juin. D'autres pays sont confrontés à des défis similaires.

Dans beaucoup de régions d'Europe, le nombre de cas de Covid-19 repart à la hausse. Aussi les gouvernements français et belge ont-ils décidé de rendre obligatoire le port du masque. L'Autriche, qui avait levé l'obligation, vient de la rétablir. Beaucoup de commentateurs voient dans le masque de protection le moyen idoine d'éviter une "seconde vague" et de conjurer le spectre du reconfinement.

Le gouvernement américain s'est accaparé d'une grande partie de la production du médicament Remdésivir pour les trois mois à venir. Cet antiviral figure actuellement parmi les médicaments les plus efficaces contre des symptômes graves du Covid-19. Certains commentateurs écument de rage, reprochant à Washington son égoïsme. D'autres conseillent à l'Europe de s'armer pour la guerre des médicaments.

Dès le début de la pandémie, de nombreux observateurs ont constaté que la crise du coronavirus révélait, voire renforçait les inégalités sociales. Ces analyses sont maintenant suivies de critiques concernant la gestion de la pandémie par certains gouvernements. Selon les commentateurs, les villes de Stockholm et d'Ankara ont négligé une partie de leur population.

L'Allemagne assurera la présidence tournante de l'UE à partir du 1er juillet. Comme en 2007, date de la dernière présidence allemande, Angela Merkel sera aux commandes. Les principaux défis qui s'annoncent, selon les observateurs : la crise du coronavirus et la relance de l'économie. La presse européenne lui fait globalement confiance, même si des doutes se font jour.

A Zurich, un individu porteur du coronavirus aurait contaminé vingt autres personnes dans une discothèque. Les autorités ont eu du mal à retracer les centaines de personnes ayant assisté à cette soirée pour les mettre en quarantaine. La liste des clients étant incomplète et un tiers des adresses mail indiquées invalides, beaucoup de visiteurs n'ont pas pu être identifiés. La presse helvète discute des conséquences à tirer de l'affaire.

A l'issue de mois de négociations, les actionnaires de Lufthansa ont approuvé jeudi dernier un plan de sauvetage public de neuf milliards d'euros. Comme la plupart des compagnies aériennes, l'entreprise subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. L'occasion pour les commentateurs de conjecturer sur l'avenir des anciennes compagnies nationales dans leur pays respectif, mais aussi des autres.

Après plusieurs mois de confinement, l'Italie, minée par la crise du coronavirus et fortement tributaire des revenus du tourisme, a rouvert ses frontières le 3 juin. Mais pour l'heure, rares sont les touristes à se rendre dans le pays. Ce désastre peut-il impulser une transformation du secteur ?

La visioconférence de l'UE sur les modalités du fonds de relance post coronavirus s'est clôturée vendredi sans résultat tangible. Les participants se sont toutefois dit satisfaits de l'ambiance constructive. Les points de désaccord feront l'objet de négociations intenses dans les semaines à venir, cette fois-ci sans technique interposée. Les commentateurs ne se montrent pas tous aussi patients.

Le club de Naples a gagné la Coupe d'Italie de football. Il s'est imposé en finale aux tirs aux but (4:2) face à son grand rival, la Juventus de Turin. Faisant fi des gestes barrières, des milliers de fans se sont réunis dans les rues de la métropole de Campanie pour célébrer la victoire. Une ferveur qui fait débat en cette période d'épidémie.

La responsable de l'agence de santé estonienne, Merike Jürilo, a jeté l'éponge. Elle a justifié sa démission en invoquant de fortes divergences avec le gouvernement dans la gestion de la crise du coronavirus. Jürilo avait souvent critiqué l'impertinence de certaines initiatives de la coalition gouvernementale, constituée du Parti du centre, du parti nationaliste EKRE et du parti conservateur Isamaa. Les médias estoniens expliquent les tenants et les aboutissants de l'affaire.

Le gouvernement néerlandais veut adopter une loi pour ancrer dans la législation les mesures d'urgences prises pour lutter contre la pandémie. Les détracteurs de cette "loi-coronavirus" craignent que ces mesures deviennent irréversibles ensuite. Les éditorialistes sont divisés.

Le recul des taux de pollution pendant le confinement est un des corollaires positifs de la crise du coronavirus : les avions sont restés au sol, les émissions d'oxyde d'azote ont chuté, les compagnies aériennes ont dû signer un cahier des charges écologique en contrepartie d'aides de l'Etat. Les éditorialistes appellent à mettre au profit de la protection du climat les enseignements positifs et durables tirés de la crise sanitaire.

La libre circulation des personnes au sein de l'espace Schengen est en grande partie rétablie en ce début de semaine. Seules certaines restrictions prises dans le contexte de la lutte contre la pandémie perdurent ici et là. Le 14 juin a en outre marqué le 35e anniversaire de la signature des accords de Schengen. L'occasion pour les journalistes de célébrer la libre circulation des personnes en Europe et de porter un regard critique sur la fermeture des frontières.

Lors de leur visioconférence mardi, les ministre des Finances des pays de l'UE ne sont pas parvenus à régler leur litige sur les fonds de relance européens. L'Office statistique européen, Eurostat, a indiqué de son côté que l'effondrement du PIB de la zone euro avait été moins marqué que prévu au cours du premier trimestre 2020. Les éditorialistes se tournent vers l'avenir et avancent des propositions pour relancer l'économie.

Après l'assouplissement du confinement dans la plupart des pays du continent, l'Europe se remet à respirer. Dans les pays de l'hémisphère Sud en revanche, affectés globalement plus tardivement par la pandémie, la courbe continue d'augmenter - avec des différences considérables au niveau du nombre d'infection. Quels sont leurs problèmes spécifiques et que l'Europe peut-elle faire pour eux ?

Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a présenté son plan de relance pour l'Italie. Les fonds conjoncturels mis à disposition par l'UE devront servir à relancer l'économie, moderniser le pays et remédier aux problèmes structurels. Conte a convoqué à cet effet des "états généraux de l'économie", pour solliciter idées et contributions. Les éditorialistes sont sceptiques.

Pour lutter contre les effets de la pandémie, la BCE a accru le volume de ses rachats d'actifs de 600 milliards d'euros. Ce programme d'urgence, dont le montant s'élève désormais à 1 350 milliards d'euros, a également été prolongé jusqu'à juin 2021. Son but : aider les Etats et les entreprises, en leur permettant de se financer à des taux d'emprunt acceptables. Initiative salutaire ou mesure excessive ?

Le référendum sur la Constitution, qui devait au départ avoir lieu le 22 avril, a finalement été fixé au 1er juillet par Vladimir Poutine. Les modalités du vote devraient tenir compte de la pandémie : possibilité de voter 'en plein air' autant que faire se peut et par correspondance, dans la semaine précédant le scrutin. Si certains chroniqueurs saluent cette échéance, d'autres y voient un calcul propagandiste.

La Lettonie avait été le premier pays de l'UE à introduire vendredi dernier une application de traçage du coronavirus, censée aider à localiser les chaînes d'infection. Cet outil de l'Etat se base sur un nouveau programme développé conjointement par Apple et Google dans le cadre de la pandémie. Or à ce jour, seules 40 000 personnes l'ont téléchargé.

La grande coalition au pouvoir en Allemagne a adopté un programme de relance de l'économie prévoyant une enveloppe de 130 milliards d'euros. Il comporte 57 points, notamment une baisse des taux de TVA, un bonus de 300 euros par enfant, un plafonnement des charges salariales, une prime à l'achat d'un véhicule électrique ainsi que d'autres aides aux entreprises et aux communes. Les éditorialistes sont partagés.

Depuis le début de la crise du coronavirus, la politique permissive de la Suède attire l'attention. Le nombre de victimes inhabituellement élevé a récemment suscité les critiques. L'influent virologue suédois Anders Tegnell a déclaré mercredi qu'il allait devoir partiellement réviser la stratégie de son pays. Les Suédois ont-ils été trop naïfs en adhérant docilement aux recommandations officielles ?

Le nombre de nouvelles infections au coronavirus continue de diminuer en Europe dans l'ensemble. Plusieurs pays sont néanmoins amenés à freiner leur plan de déconfinement à cause d'une recrudescence de la maladie. Pour les commentateurs, ces semaines sont souvent le moment de faire un bilan intermédiaire : quelles leçons l'Europe a-t-elle tirées et reste-t-il à tirer de la pandémie ?

En raison des mesures de lutte contre la pandémie, le nombre de personnes souffrant de la faim a considérablement augmenté. Dans le même temps, de nombreux agriculteurs dans le monde n'arrivent pas à écouler leurs stocks en raison de la chute partielle de la demande et d'une chaîne de production perturbée. Les éditorialistes réfléchissent à des pistes pour remédier aux ratés de la chaîne d'approvisionnement.

Le Premier ministre roumain, Ludovic Orban, est en difficulté : une photo le montre en compagnie de membres de son cabinet en train de prendre part à une réception donnée au siège du gouvernement sans masques, fumant et consommant de l'alcool. Quand l'image a été diffusée, Orban a immédiatement reconnu ses torts et s'est acquitté d'une amende de 500 euros. De l'avis des commentateurs, le mal n'en est pas pour autant réparé.

Mardi soir, la Hongrie a amorcé la fin de l'état d'urgence. Celui-ci, prévu au départ pour une durée indéterminée, a permis à Orbán de gouverner par décrets depuis fin mars, et avait été critiqué par la Commission européenne. Si la presse pro-gouvernementale se dit satisfaite, les médias d'opposition ne voient aucune raison de baisser la garde.

Jair Bolsonaro, le président d'extrême droite brésilien, a qualifié à plusieurs reprises le Covid-19 de "petite grippe" et la pandémie de "mise en scène des médias". Aujourd'hui, avec plus de 25 000 morts et près de 500 000 cas avérés de contamination, le Brésil est la nouvelle zone rouge du coronavirus. De l'avis des éditorialistes, le populisme de Bolsonaro pourrait aggraver encore la crise sanitaire.

Salles de concert ou de spectacle, lieux d'exposition et cinémas ont subi de plein fouet la crise sanitaire et les restrictions. Le nombre de visiteurs autorisés par les consignes d'hygiène reste extrêmement limité. Les éditorialistes appellent l'Etat à aider la culture à se relever d'un confinement qui les laisse exsangues.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a pris la défense de son conseiller spécial, Dominic Cummings, qui a enfreint à plusieurs reprises les mesures de confinement contre le coronavirus - il avait notamment voyagé dans le pays avec sa famille. Si de nombreux Britanniques fustigent la double morale du gouvernement, les éditorialistes sont divisés.

L'ensemble des pays d'Europe engagent actuellement un déconfinement à géométrie variable. C'est pourquoi les experts se demandent s'il y aura une seconde vague de contagion, et si oui, quelle en sera la gravité. Les éditorialistes se demandent comment définir un nouveau quotidien avec le virus pour les mois à venir.

Alors que la Hongrie poursuit son déconfinement ce lundi, les regards se portent sur les conséquences sociales de la crise sanitaire. Selon les données officielles, 56.000 personnes auraient perdu leur emploi en mars et plus de la moitié des entreprises aurait essuyé des pertes d'au moins 30 pour cent de leur chiffre d'affaires. Les médias du pays réfléchissent aux moyens de venir en aide aux groupes sociaux déclassés.

Pays-Bas, Danemark, Suède et Autriche s'opposent au plan de relance présenté la semaine dernière par Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui serait financé par un emprunt communautaire. Ce week-end, les quatre Etats ont fait une contreproposition, qui limite les aides d'urgence à une durée de deux ans et prévoit d'accorder des crédits aux Etats affectés plutôt que des 'donations'. Une idée judicieuse ?

L'Allemagne veut investir neuf milliards d'euros pour tirer la compagnie aérienne Lufthansa de la crise du coronavirus. Outre une participation directe de l'Etat de 20 pour cent, le plan de secours prévoit des crédits et des apports tacites à la compagnie. Des parts trop faibles pour que l'Etat puisse contrôler les décisions de l'entreprise. Les éditorialistes se demandent toutefois si cette intervention n'est pas exagérée.

En Espagne, le gouvernement minoritaire espagnol dirigé par le socialiste Pedro Sánchez peine à obtenir une majorité pour prolonger l'état d'urgence. Le gouvernement a promis de revenir sur la réforme du marché du travail votée par son prédécesseur pour obtenir l'abstention des séparatistes basques (Bildu). Avant de rétropédaler quelques heures plus tard. Que penser de tant de revirements ?

En Estonie, l'approche de la cueillette des fraises a donné lieu à un débat sur les saisonniers. Invoquant des raisons d'hygiène sanitaire, le gouvernement rejette la demande des agriculteurs de laisser des travailleurs agricoles entrer dans le pays pour participer à la récolte, ainsi que le font les pays voisins. Incompréhension de la presse nationale, qui flaire des motivations idéologiques du parti d'extrême-droite membre de la coalition gouvernementale.

Plus de 100 bébés nés de mères porteuses se trouvent coincés en Ukraine, leur parents ne pouvant pas entrer dans le pays pour les récupérer en raison de la pandémie. La gestation pour autrui en Ukraine est très prisée par les couples, majoritairement d'Europe de l'Ouest, qui ne peuvent pas avoir d'enfants. Les médias critiquent le traitement des mères porteuses, au-delà de la situation exceptionnelle de la crise sanitaire.

L'Allemagne et la France souhaitent que la Commission européenne investisse 500 milliards d'euros à l'échelle européenne dans la relance pour contrer les effets de la crise sanitaire au moyen d'un endettement commun des pays de l'UE. Pour ce faire, ils ont besoin de l'approbation des 27 Etats membres, alors que les critiques se multiplient au Nord et à l'Est du continent. Quels sont les arguments en faveur et contre cette proposition et a-t-elle une chance d'aboutir ?

Le 3 novembre 2020, le candidat démocrate Joe Biden, ex-suppléant de Barack Obama, briguera la présidence face à Donald Trump, candidat à sa propre succession. La campagne est actuellement occultée par la Covid-19, qui a fait aux Etats-Unis davantage de victimes mortelles que dans tout autre pays du monde. Dans ce contexte, quelles chances les deux candidats ont-ils de convaincre l'électorat ?

Paul Hudson, PDG du géant pharmaceutique français Sanofi, a suscité un tollé en affirmant que le soutien financier des Etats-Unis aux activités de recherche de Sanofi conférait au pays un accès prioritaire au vaccin contre la Covid-19, le jour où celui-ci serait mis au point. Bien qu'il soit revenu sur ces propos depuis, la question du rapport entre santé et équité se pose, tant pour les laboratoires que pour la politique.

Bien que les compagnies aériennes souhaitent reprendre graduellement les liaisons avec l'Estonie, le ministre estonien de l'Economie a interdit les vols réguliers en provenance de pays présentant, selon les estimations du gouvernement, un risque de contamination élevé : Suède, Grande-Bretagne, Belgique, Turquie, Russie et Biélorussie. Une décision critiquée par les médias du pays.

Le Covid-19 a révélé toute l'importance de l'Etat et d'un service public viable, notamment dans la santé et de l'éducation. La plupart des pays ont jusque-là plutôt bien géré la crise, de l'avis des éditorialistes, qui s'interrogent sur l'évolution à long-terme des liens entre les citoyens et l'Etat.

Dans le sillage des différentes mesures de déconfinement, plusieurs pays européens ont décidé de concert de rouvrir leurs frontières, sans délai ou prochainement. Si la presse européenne salue cette évolution, des éditorialistes appellent de leurs vœux des critères plus clairs et, en cas de résurgence de la pandémie, une coopération précoce.

On a appris en juin que dans le plus grand abattoir d'Allemagne, Tönnies, plus de 1 500 employés, originaires principalement d'Europe de l'Est, ont été contaminés par le coronavirus. En mai, un autre abattoir avait dû être fermé suite à la découverte de 'clusters'. Les chroniqueurs évoquent les conditions douteuses dans lesquelles travaillent les immigrés d'Europe de l'Est et les mécanismes qui les génèrent.

Le coronavirus a radicalement transformé notre quotidien : économie, travail, temps libre, éducation - tous les aspects de la vie sont touchés. Pour de nombreux chroniqueurs, c'est l'occasion de réfléchir à certaines opportunités et d'imaginer "l'après".

Bruxelles a présenté sa feuille de route quant à la saison touristique en Europe cet été. Elle demande aux Etats membres d'observer le respect des règles d'hygiène et de distanciation, et d'opérer le traçage des cas contacts. Pour que cette politique soit opérante, un certain nombre de conditions préalables doivent être remplies : un niveau de contagion faible, des stocks suffisants de tests de dépistage et des systèmes de santé résilients. Ce concept peut-il sortir le secteur du tourisme de l'ornière ?

La lire turque était déjà en difficulté avant la crise du coronavirus. Depuis le début de la pandémie en Turquie, elle a perdu 20 pour cent de sa valeur, enregistrant un plus bas historique par rapport au dollar la semaine dernière. Le président Erdoğan incrimine des établissements financiers étrangers, une argumentation relayée par la presse progouvernementale mais dénoncée par l'opposition.

Mercredi soir, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, a présenté le programme d'aide du gouvernement pour lutter contre les effets de la crise du coronavirus. Baptisé "Rilancio", il prévoit d'allouer 55 milliards d'euros à l'économie, aux familles et aux chômeurs. La presse du pays se montre sceptique.

La plupart des pays d'Europe ont adopté des programmes d'aide, prenant chacun une forme variable, pour atténuer le contrecoup économique de la crise sanitaire. Mais y a-t-il des oubliés, et les programmes d'aide sont-ils opérants ? Les éditorialistes sont sceptiques.

Les pays aux systèmes économiques ultralibéraux comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont particulièrement touchés par la pandémie. Par ailleurs, bien que les effets économiques de la crise se fassent ressentir partout, les marchés financiers restent relativement stables. Pour les chroniqueurs, la preuve des dysfonctionnements du modèle économique actuel.

Systèmes de santé lacunaires, énormes bidonvilles à Lagos ou Kinshasa et manque d'infrastructures : autant de facteurs qui faisaient craindre aux experts une explosion de la pandémie de coronavirus en Afrique. Mais pour l'instant, il y a peu de personnes contaminées et peu de décès liés au Covid-19 sur le continent, et pas de trace de surmortalité qui indiquerait un manque de données statistiques. Les éditorialistes y voient un signe de résilience et de vitalité.

De par le monde, plus de 200 équipes de recherche travaillent actuellement sur un vaccin contre le Covid-19. Dans le cadre d'une conférence des donateurs, l'UE a rassemblé 7,4 milliards d'euros censés aider à fournir à la communauté mondiale un vaccin, des médicaments et des tests de dépistage. Mais les Etats-Unis et la Chine ne s'associent pas au projet et font cavalier seul. Les éditorialistes craignent que cet esprit de compétition n'anéantisse les espoirs de réussite de la recherche.

Dans un nombre croissant de pays européens, on assiste à des manifestations contre les restrictions adoptées dans le contexte de la pandémie. Le week-end dernier, des mécontents sont ainsi descendus dans les rues, notamment en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Pologne, en Espagne et en Suisse. Si les éditorialistes comprennent certaines des préoccupations des manifestants, ils font état d'une situation aussi confuse qu'explosive.

En Roumanie, les amendes infligées en cas de non-respect des mesures de confinement - qui peuvent aller jusqu'à 4 166 euros - sont anticonstitutionnelles. C'est ce qu'a décidé mercredi la Cour constitutionnelle. Le revenu mensuel moyen s'élève à 1 100 euros dans le pays, et plus de 300 000 procès verbaux, pour un montant global de 120 millions d'euros, auraient été établis depuis le début du confinement. Une décision justifiée ?

En raison de la pandémie de coronavirus, la Commission européenne prévoit une récession économique de 7,7 pour cent dans l'UE. C'est en Grèce que le contrecoup devrait être le plus marqué, avec une contraction de 9,7 pour cent, suivie par l'Italie et l'Espagne. Les éditorialistes s'attendent à une crise d'une ampleur inédite, quelle que soit la réaction politique.

La tenue d'élections en période de pandémie ayant fait l'objet de critiques de plus en plus vives en Pologne, y compris dans le camp gouvernemental, le scrutin présidentiel ne se tiendra finalement pas le 10 mai. Le parti ultraconservateur au pouvoir (PiS), dont le candidat, le président sortant Andrzej Duda, est le favori du vote, entend le repousser au mois de juin. Mais des doutes subsistant quant à la constitutionnalité de ce report, beaucoup de questions restent en suspens.

Les Etats-Unis haussent le ton dans leurs accusations contre la Chine, selon lesquelles celle-ci mentirait sur l'origine du coronavirus. Le ministre américain des Affaires étrangères, Mike Pompeo, affirme détenir des preuves de la provenance chinoise du virus, qui serait issu d'un laboratoire de Wuhan. Si l'OMS reproche à Pékin de ne pas autoriser une mission sous sa tutelle à entrer en Chine, l'organisation estime toutefois qu'il s'agit d'hypothèses sans fondements. Les Etats-Unis sont dans le viseur des éditorialistes.

La Russie est aujourd'hui le pays connaissant le plus grand nombre quotidien de nouvelles contaminations au coronavirus. En plusieurs endroits du pays, des hôpitaux sont devenus de véritables foyers de contamination. Le personnel médical déplore un approvisionnement insuffisant en équipements de protection et un grand nombre d'infections et de morts dans ses rangs. Des critiques auxquelles se rallie la presse.

Les établissements de soins aux personnes âgées ont enregistré des taux élevés de contaminations dans beaucoup de régions. C'est d'autant plus dramatique que les personnes âgées développent souvent une forme particulièrement aiguë du Covid-19. Les médias européens reprochent à la politique des dysfonctionnements dans ce domaine - et abordent d'autres anomalies de la prise en charge des séniors.

La crise du coronavirus a des répercussions considérables sur les transports. Les avions sont immobilisés, les transports en commun confrontés à l'effondrement du nombre de passagers, tandis que l'automobile et la bicyclette connaissent un regain de popularité. Les chroniqueurs se demandent quels moyens de transport ressortiront gagnants de la crise et si celle-ci entraînera également un tournant en matière de mobilité.

Dans cette crise sanitaire, la situation des médias est quelque peu paradoxale : bien qu'ils soient de plus en plus consultés par des lecteurs avides d'informations sur l'évolution de la pandémie, ils sont en grande difficulté financière car privés de leurs recettes publicitaires. Un certain nombre de gouvernements prévoient des plans de sauvetage. Mais ceux-ci ne réjouissent pas forcément les journalistes.

Restrictions, déconfinement, aides financières : en temps de crise, les gouvernements régissent la vie publique et privée jusque dans les moindres détails. Les commentateurs s'interrogent sur les vertus d'un Etat fort dans les situations de crise, mais remettent aussi en cause une trop forte docilité des citoyens et des entreprises.

Dans la plupart des pays européens, les restrictions de déplacement restent en vigueur en raison du Covid-19. Mais à l'approche de la saison estivale, les régions fortement dépendantes du tourisme travaillent à des stratégies pour relancer l'activité. Les éditorialistes appellent à éliminer les aspects problématiques du secteur.

Donald Tusk, chef du Parti populaire européen de tendance conservatrice (PPE) et ex-président du Conseil de l'UE, a appelé à boycotter l'élection présidentielle en Pologne, qu'il juge inconstitutionnelle. Depuis des semaines, le gouvernement de Varsovie fait l'objet de critiques car malgré la pandémie, il maintient la tenue le 10 mai du scrutin, qui se fera par ailleurs entièrement par correspondance.

Les États de l'UE ne se disent prêts à assouplir les contrôles aux frontières mis en place dans le contexte de la crise que si toutes les précautions requises sont prises. Suite à une visioconférence tenue avec ses homologues, le ministre croate de l'intérieur Davor Bozinovic a déclaré, en sa qualité de président du conseil de l'UE : "Nous sommes tous d'accord pour dire que notre priorité est d'empêcher de nouvelles vagues d'infection", sans évoquer de calendrier concret. La presse réserve un accueil mitigé à cette ligne.

La crise sanitaire porte un coup dur au secteur de l'aviation. Faute de voyageurs, les compagnies aériennes et les avionneurs sont en grandes difficultés. Dans beaucoup de pays d'Europe, cette crise a donné lieu à un débat : appartient-il à l'Etat de sauver l'industrie aéronautique ? Les éditorialistes donnent leur avis, abordant notamment les questions de l'emploi, des droits des passagers et de la protection du climat.

Dans la plupart des pays d'Europe, les écoles sont fermées depuis des semaines. Les enseignants tentent de transmettre les savoirs aux élèves chez eux, où ils se heurtent à des conditions d'apprentissage extrêmement disparates. Les éditorialistes planchent sur les modalités de retour à l'école qui concilient mission éducative et prévention sanitaire.

La Chine a apparemment réussi à relativiser un rapport européen qui a pointé des manquements de Pékin dans sa gestion de la crise du coronavirus. Selon ce rapport présenté par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), des sources officielles russes et chinoises diffusent délibérément des fausses informations relatives à la pandémie. Les commentateurs s'interrogent sur les motifs de cette politique de désinformation menée par Pékin et sur la manière dont l'Europe devrait y réagir.

Alors que dans de nombreux Etats européens, le calendrier et les modalités de la reprise des matchs de football font débat, les Pays-Bas, grande nation de foot, a mis fin à la saison de championnat. Certains clubs néerlandais contestent cette décision, l'un d'entre eux menace même de se pourvoir en justice. Les éditorialistes se demandent si les mesures de protection contre le Covid-19 prévalent sur la fonction que le foot remplit dans nos sociétés.

A la mi-avril, le magazine américain Forbes a diffusé une thèse qui a fait couler beaucoup d'encre et selon laquelle les pays dirigés par des femmes auraient de meilleures stratégies de gestion de la crise sanitaire et une mortalité moindre. Un clivage qui se vérifierait au vu du bilan affiché par des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne. Si cette thèse continue de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, elle ne fait pas l'unanimité.

L'assouplissement des mesures visant à endiguer le Covid-19 a ramené un peu de normalité dans le quotidien de beaucoup de pays d'Europe. Les magasins ont progressivement rouvert leurs portes, les enfants ont repris le chemin de l'école et les interdictions de sortie sont allégées. Les chroniqueurs évoquent les problèmes et les impondérables liés au facteur humain dans cette phase transitoire.

La Turquie a commémoré vendredi le centenaire de la création de son Parlement. Des cérémonies officielles ont eu lieu à Ankara dans l'enceinte du premier bâtiment du Parlement. En raison de la pandémie, les festivités pour la population ont toutefois été annulées. Selon les commentateurs, la commémoration n'était pas à la hauteur de cette date historique.

Alors que la pandémie du Covid-19 touche l'Europe entière, la marge de manœuvre financière pour gérer cette crise varie sensiblement d'un Etat à l'autre. Selon les éditorialistes, c'est maintenant que se décide qui aura son mot à dire dans l'UE de demain.

Cette année, le jeûne musulman se fera dans des conditions inhabituelles. Dans beaucoup de pays, la crise sanitaire a entraîné la fermeture des mosquées aux heures de prière, tandis que les pèlerinages et les fêtes publiques de rupture du jeûne sont majoritairement interdites. Comment préserver le sens du ramadan, dans de pareilles conditions ?

Lors de leur sommet par visioconférence jeudi, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'UE ont approuvé l'octroi de crédits allant jusqu'à 540 milliards d'euros pour lutter contre la crise du coronavirus. Ceux-ci pourront être sollicités à partir de juin par les entreprises, les Etats endettés et les fonds de chômage partiel. Les coronabonds ont par contre été rejetés. Faut-il y voir un signe de cohésion de l'Union ou le renforcement des failles intracommunautaires ?

Le Portugal célèbre samedi la Fête de la liberté, c'est-à-dire la révolution des œillets qui avait mis fin à la dictature d'António de Oliveira Salazar, le 25 avril 1974. Si la pandémie obligera les Portugais à rester chez eux, les députés souhaitent célébrer cette date dans le cadre d'une assemblée de 100 personnes au Parlement. Légitime ou déplacé ?

La semaine dernière, le FMI prédisait la pire récession mondiale depuis la crise économique des années 1930. A l'époque, le krach économique avait provoqué un chômage de masse et favorisé l'essor des régimes fascistes. Les éditorialistes se demandent s'il faut s'attendre à une perspective similaire.

Pendant la crise de la pandémie du Covid-19, les scientifiques se retrouvent sous les feux de la rampe comme rarement auparavant. Dans de nombreux pays, virologues et épidémiologistes, mais aussi les responsables politiques en charge de la santé sont devenus les visages de la crise. Mais les commentateurs européens mettent en garde contre de fausses attentes et une confiance aveugle.

Pour favoriser un retour le plus rapide possible à la vie sociale d'avant, les Etats européens débattent du recours à des applications mobiles de traçage, sur une base volontaire. A l'image de ce qui se fait déjà en Corée du Sud, celles-ci sont censées indiquer aux utilisateurs tout contact potentiel avec une personne contaminée. Les avantages de ces apps peuvent-ils compenser les problèmes de surveillance qui en découlent ?

En raison des pertes de revenus importantes que la crise du Covid-19 occasionne pour un grand nombre de personnes, des voix s'élèvent pour exiger des politiques qu'ils renoncent à une partie de leur salaire. La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, renonce par exemple à vingt pour cent de sa rémunération, tandis que les ministres autrichiens proposent de faire don d'un mois de salaire. Les médias s'interrogent sur la pertinence de ces gestes.

Jeudi, un nouveau sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE aura lieu par visioconférence pour tenter de répondre à la crise du coronavirus. L'enjeu : trouver une stratégie commune pour lever les mesures de confinement et amortir le choc économique. Alors que la désunion de ces dernières semaines semble persister, les éditorialistes appellent à anticiper et à hâter le pas.

Sur fond de pandémie, le cours du pétrole brut est tombé à une valeur négative à la bourse de New York, pour la première fois depuis la création du "baril WTI". Ce standard américain a conclu la séance de lundi à moins 37,63 dollars l'unité. La pandémie préfigure-t-elle la fin de l'ère du pétrole ?

Après quelques semaines de confinement, beaucoup de pays européens commencent se demander si les différentes mesures adoptées ne sont pas excessives. L'interdiction absolue de manifester est-elle justifiée ? Quid de la liberté de circulation ? La presse se demande dans quelle mesure la protection sanitaire peut miner la démocratie.

Des millions de chrétiens orthodoxes dans le monde ont célébré Pâques ce week-end. Des célébrations auxquelles la crise du coronavirus a imprimé sa marque. Les messes se sont déroulées dans des églises vides tandis que les fidèles sont restés chez eux. En Grèce, en Roumanie et en Russie, les médias font le bilan de fêtes de Pâques inhabituelles.

Les pays d'Europe sont de plus en plus nombreux à assouplir les règles du confinement. En Espagne par exemple, la promenade est de nouveau autorisée depuis samedi, à des plages horaires différentes selon les tranches d'âge. En Grèce, les gens n'ont plus besoin d'une autorisation par SMS pour pouvoir se dégourdir les jambes. Les éditorialistes se demandent si au lendemain de la pandémie de Covid-19, nous retomberons dans nos vieilles habitudes.

Après une pause sanitaire imposée par la pandémie, l'UE et la Grande-Bretagne tenteront à nouveau cette semaine de clarifier les relations qui seront les leurs après le Brexit. Londres ne veut pas prolonger le délai de transition de sortie de l'UE, prévue pour le 31 décembre. Dans le contexte délicat du coronavirus, les médias se demandent si le moment est opportun.

Considérée comme le coeur de l'économie italienne, la Lombardie est aujourd'hui l'une des régions les plus touchées dans le monde monde par la pandémie de coronavirus. Samedi par exemple, elle représentait à elle seule 94 pour cent des nouveaux cas de SARS-CoV-2 en Italie. La presse italienne s'interroge sur les raisons possibles de ce désastre.

Dans le contexte de la pandémie du Covid-19, un assouplissement des mesures prend la forme d'un conflit générationnel opposant d'une part la santé de ceux qui sont âgés et vulnérables, de l'autre le bien-être et la viabilité économique des jeunes. Les médias européens voient dans ce conflit un dilemme moral dont il est difficile de sortir.

Mardi, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a suspendu les cotisations de son pays au budget de l'OMS jusqu'à ce que la lumière ait été faite sur le rôle qu'il impute à l'institution dans "la mauvaise gestion et la dissimilation de l'épidémie de coronavirus". Si les éditorialistes jugent légitime un examen critique de l'organisation, ils font des analyses extrêmement différentes du geste de Trump.

A l'occasion de la célébration de la Pâques orthodoxe en Roumanie, les croyants devaient pouvoir aller chercher le prosphore, le pain bénit, devant les églises en dépit de l'épidémie. Sous le feu des critiques, le ministre de l'Intérieur, Ion Marcel Vela, a fait machine arrière. En guise d'alternative, le pain et le "feu sacré" (amené de Jérusalem) pourront être apportés directement chez les gens, à leur demande. Malgré l'importance de Pâques en Roumanie, la presse y voit une décision raisonnable.

Le gouvernement italien a annoncé qu'il n'accepterait pas les 39 milliards d'euros du programme d'aide de l'UE contre le coronavirus. Le secrétaire d'Etat à l'Economie, Antonio Misiani, a indiqué que son pays solliciterait uniquement le fonds pour le chômage partiel et les prêts de la Banque d'investissement européenne. Quelles sont les raisons de ce rejet ?

Dans sa quatrième allocution télévisée depuis le début de la crise du coronavirus, le président français, Emmanuel Macron, a reconnu lundi des erreurs dans la lutte contre la pandémie. Ces dernières semaines, la gestion de crise a été vivement critiquée dans le pays en raison de la pénurie d'équipements de protection, ainsi que des atermoiements et louvoiements des autorités. Les éditorialistes portent un regard contrasté sur ce discours.

Pour atténuer les conséquences sociales de la pandémie du coronavirus, de plus en plus de gens sont favorables à un revenu de base inconditionnel. Le gouvernement espagnol a lui même déclaré étudier l'adoption d'une allocation universelle à vie pour tous. Les rubriques opinion discutent du bien fondé, mais aussi des moyens de financement, de cette prestation.

A l'heure où, partout dans le monde, les débats délaissent l'endiguement du coronavirus et s'intéressent davantage aux modalités de sortie des restrictions imposées à l'économie et aux citoyens, les grandes revendications écologistes, notamment la protection du climat, semblent avoir disparu de l'agenda politique. La presse s'accorde pourtant à dire que ces préoccupations n'ont jamais été aussi pertinentes.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit la pire récession depuis la crise économique mondiale des années 1930, sous l'effet de la pandémie de coronavirus. Le PIB de la zone euro devrait se contracter de 7,5 pour cent, celui de l'économie mondiale de 3 pour cent. La presse européenne accuse le coup et sonde les effets du choc à venir.

La pandémie de coronavirus semble attiser le conflit intergénérationnel, de l'avis de certains observateurs. Le phénomène revêt une telle ampleur qu'il existe même le mot-dièse "BoomerRemover" (éliminateur de babyboomers', en français) sur les réseaux sociaux - les séniors constituant un groupe à risque.

Les prévisions alarmistes quant aux effets du Covid-19 sur le continent africain se multiplient, soulignant l'impréparation des systèmes de santé des Etats africains face à la pandémie. Les éditorialistes corrigent cette vision des choses et dénoncent les relents de racisme en lien avec la pandémie.

Partout en Europe, des centaines de milliers de travailleurs saisonniers, qui viennent habituellement de l'étranger, font défaut à l'agriculture. Ces deux dernières semaines, des ouvriers agricoles dotés d'autorisations spéciales ont été acheminés en Allemagne par avion. Le 9 avril, la ville de Cluj, en Roumanie, avait défrayé la chronique car quelque 2 000 voyageurs s'étaient trouvés dans la plus grande promiscuité devant l'aéroport avant d'embarquer. Des symptômes d'un secteur qui ne tourne pas rond ?

Les ministres des Finances des pays de l'UE ont adopté vendredi 10 avril le plus gros programme d'aide de l'histoire de l'Union : 540 milliards d'euros doivent être débloqués sous la forme de crédits aux Etats et aux entreprises, ainsi que d'un fonds de soutien au chômage partiel. L'option des coronabonds, rejetés par certains Etats, a été écartée pour l'instant. Les chroniqueurs se montrent globalement sceptiques.

En 2018, seuls 15 pour cent des employés dans l'UE travaillaient de chez eux. Avec la pandémie, ce chiffre devrait avoir augmenté. Les éditorialistes évoquent les défis que pose le travail à domicile.

Les mesures de distanciation sociale compliquent les rapports humains. Le sentiment d'isolement assaille encore plus ceux qui n'ont ni partenaire ni famille. Mais la pandémie n'épargne pas non plus les couples et les liens d'amitiés. Oscillant entre fatalisme, nostalgie et espoir, les commentateurs évoquent cette existence privée de sensualité.

Pâques, la fête la plus importante du christianisme, ne sera pas célébrée comme d'habitude cette année. Le confinement et les mesures de distanciation obligent les Eglises à fermer leurs portes. Elles se replient donc sur des services en ligne, tandis que le pape diffuse ses interventions en streaming depuis Rome. Les médias abordent les conséquences du confinement pour les croyants.

Si certains pays européens imposent le port de masques de protection dans les magasins, les transports ou plus généralement dans les lieux publics, d'autres hésitent encore, en raison des doutes quant à leur utilité ou bien faute de stocks disponibles. Certains Etats envisagent même aujourd'hui de revenir sur le port du masque obligatoire. Le masque reste ainsi au cœur des débats en Europe.

Pour lutter contre le Covid-19, les Etats adoptent presque tous des mesures de restriction, qui limitent les libertés des citoyens. Certains pays vont plus loin que d'autres. Les journalistes se demandent si la lutte contre le virus sert de prétexte aux dictateurs pour élargir encore leur pouvoir ou si leur impuissance face au virus les desservira.

Le gouvernement autrichien a l'intention de procéder la semaine prochaine à un assouplissement progressif des mesures de confinement. Dans un premier temps, petits commerçants et artisans pourront rouvrir boutique, sous certaines conditions ; ils seront suivis par d'autres catégories d'entreprises en mai. Si certains médias critiquent la décision, d'autres y voient le fruit d'une politique de crise responsable.

Les ministres des Finances des pays de l'UE discutent à nouveau ce mardi de l'émission d'obligations communes pour limiter l'impact économique de la crise du coronavirus. Si l'Italie et l'Espagne y sont favorables, l'Allemagne et les Pays-Bas les rejettent. Les éditorialistes craignent que cette question ne soit fatale à l'UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, 55 ans, atteint du Covid-19, a été admis en soins intensifs lundi soir. Selon un communiqué officiel, son état de santé se serait détérioré. Les médias condamnent la négligence de sa politique sanitaire face au coronavirus, qui met en péril sa propre personne, mais aussi son pays.

Dans une allocution télévisée, la reine Elisabeth II a appelé les Britanniques à la résilience pour venir à bout du coronavirus. "J'espère que dans les années à venir, nous serons tous fiers de la façon dont nous aurons répondu à ce défi", a-t-elle notamment affirmé. A l'exception des allocutions de Noël, il est très rare que la reine s'adresse directement à la nation. Les observateurs jugent la prestation réussie.

L'Autriche a fait le premier pas en assouplissant mardi les mesures de restriction adoptées contre l'épidémie. D'autres pays d'Europe élaborent eux aussi des stratégies de sortie du confinement. Les éditorialistes évoquent les défis qui attendent les sociétés et le meilleur calendrier à retenir.

La Commission européenne entend allouer une indemnité de chômage partiel, visant à aider les Etats membres à permettre aux entreprises de ne pas licencier leur personnel, même si la crise du coronavirus les oblige à réduire ou à cesser provisoirement leurs activités. A cet effet, elle entend contracter des crédits à hauteur de 100 milliards d'euros. Certains médias mettent en doute la solidarité du programme.

En Roumanie, le système de santé souffrait déjà avant la crise du coronavirus de l'exode de ses médecins à l'étranger. Aujourd'hui, on déplore une pénurie massive d'équipement de protection dans les hôpitaux du pays. D'après les médias roumains, le personnel soignant débraye dans certains établissement. Décision compréhensible ou attitude irresponsable ? La presse du pays est divisée.

Au lieu de décréter le confinement général de la population turque, comme s'y attendaient les observateurs, le président Erdoğan a sollicité mardi une "campagne de solidarité nationale" : les citoyens sont ainsi appelés à donner de l'argent à ceux qui perdent leur emploi en raison de la pandémie. Les détracteurs de l'initiative craignent que l'argent alimente essentiellement les entreprises ayant les faveurs du gouvernement. Les médias turcs sont divisés sur l'idée.

Dans beaucoup de pays d'Europe, depuis quelques semaines, les élèves suivent des cours en ligne à domicile, leurs écoles ayant fermé leurs portes dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Pourtant, les enfants n'ont pas tous un ordinateur, certains foyers n'ont pas même de connexion Internet. La presse européenne pointe unanimement l'injustice sociale qui en découle, mais appelle aussi à la plus grande prudence dans la réouverture des établissements.

L'Europe entière souffre d'une pénurie de masques respiratoires, qui sont essentiellement fabriqués en Chine. Dès début mars, l'Allemagne avait interdit les exportations de masques de protection, bientôt suivie par la République tchèque. En France, les stocks ont tous été réquisitionnés pour les mettre à la disposition du personnel soignant. Les commentateurs évoquent des pistes pour sortir de l'impasse.

La plupart des pays européens ayant instauré des mesures de confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 ont décidé de prolonger ces mesures jusqu'à Pâques, voire au-delà. Mais de l'avis des experts et de nombreux observateurs, le confinement, sous une forme plus ou moins stricte, pourrait durer bien plus longtemps. Comment relever ce défi ?

La crise du coronavirus ébranle également la politique internationale. Dans certaines zones de conflit, les belligérants se retrouvent subitement confrontés à la même menace et des alliances de longue date sont remises en cause. Ces chamboulements peuvent-ils s'inscrire dans la durée ?

La Pologne maintient la tenue des élections présidentielles le 10 mai. C'est ce qu'a décidé le Parlement, sur la base de la loi d'état d'urgence votée fin mars. Le vote par correspondance a été élargi à tous les inscrits - il ne sera donc pas limité, comme cela était prévu au départ, aux plus de 60 ans, qui votent majoritairement PiS. Les critiques n'en pleuvent pas moins dans la rubrique opinions des journaux.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé les Etats de l'UE à ne pas recourir à des mesures de crise disproportionnées. Des propos qui font suite au feu vert donné par le Parlement hongrois à la loi sur l'état d'urgence, qui permet au Premier ministre, Viktor Orbán, de légiférer par ordonnances pour une durée indéterminée. La presse européenne, qui craint notamment que ce modèle fasse école, appelle Bruxelles à réagir.

Le bilan provisoire de l'épidémie est terrible aux Etats-Unis : le Covid-19 y a fait plus de 2 400 morts et plus de 140 000 personnes sont malades. Le président, Donald Trump, qui avait récemment envisagé de lever les mesures d'endiguement de la pandémie telles que la distanciation sociale, les a prolongées jusqu'au 30 avril. Le pays est fort mal préparé à une crise d'une telle ampleur, jugent les éditorialistes.

La tentative de ralentir la propagation du virus Sars-Cov-2 place beaucoup de personnes devant des défis inédits. Les uns essaient de concilier télétravail et garde des enfants, les autres tremblent de perdre leurs moyens de subsistance. Les commentateurs réfléchissent aux conséquences que l'état d'urgence risque d'avoir sur le long terme et aux politiques qu'il incombe aux Etats d'adopter.

Si la fermeture des frontières aurait dû faire les affaires des populistes européens, ceux-ci ont néanmoins du mal à faire entendre leurs voix depuis le début de la crise du coronavirus. Les médias se demandent si une tendance est en train de se dessiner.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G20 se sont mis d'accord jeudi, lors d'une réunion en visioconférence, pour injecter au moins 4 500 milliards d'euros dans l'économie mondiale et développer la production d'équipements médicaux. Rien de concret toutefois sur la question de l'aide aux pays pauvres du Sud, ce que déplorent les éditorialistes.

Les mesures de confinement adoptées dans de nombreux pays européens ont pour but affiché de ralentir la propagation du virus. En effet, si trop de personnes tombent malades en même temps, les capacités des hôpitaux sont dépassées, même en cas de préparation optimale. Or les systèmes de santé de la plupart des Etats sont loin d'être opérationnels, comme le constatent avec amertume les commentateurs.

Le président américain, Donald Trump, mais aussi un certain nombre de politiques et de scientifiques européens réfléchissent tout haut à une sortie des restrictions visant à contenir la propagation du Covid-19 et appellent à l'adoption de stratégies en ce sens. Pâques est souvent envisagée comme date charnière pour un premier assouplissement. Les commentateurs redoutent les effets d'une levée prématurée des mesures de restriction.

Les mesures de confinement instaurées dans beaucoup de régions, conjuguées aux fermetures de commerces, sont un défi social. On assiste à l'émergence de nouvelles formes de solidarité : les gens vont faire des courses pour des personnes qui leur étaient parfaitement inconnues et s'encouragent mutuellement. Dans le même temps, on note toutefois un contrôle social et une méfiance croissante envers les 'contrevenants', réels ou supposés.

Les médias ont affirmé que les bilans de victimes mortelles du Covid-19 en Russie étaient le fait de falsifications statistiques, suscitant l'indignation des dirigeants du pays. Des données officielles publiées depuis semblent justifier ces critiques, même s'il est difficile de dire s'il s'agit d'agissements volontaires ou de négligences pendant la saisie. Qu'en est-il vraiment ?

Il y a deux mois seulement, le premier cas de coronavirus était détecté en Europe. Aujourd'hui, la pandémie domine le quotidien et impacte de plus en plus l'économie. Les Etats évoquent l'émission d'obligations européennes et d'autres mesures de soutien. En période de crise, le marché ne peut s'autoréguler, estiment certains éditorialistes ; d'autres fustigent le protectionnisme et escomptent même un effet bénéfique de la crise.

Aux Etats-Unis, le nombre des contagions monte en flèche. Le président Trump a toutefois fait savoir qu'il entendait assouplir les mesures adoptées, faisant valoir qu'une récession ferait davantage de victimes que la pandémie de Covid-19. "Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News. Que penser de son objection ?

Depuis le début de la pandémie, la Suède a renoncé aux mesures coercitives pour contenir la propagation. Frontières et écoles primaires sont restées ouvertes, aucune restriction de sortie du territoire n'a été instaurée. Face à un taux de mortalité qui reste élevé, la méthode suédoise est montrée du doigt. Une controverse dont la presse se fait le relais.

Les 27 Etats membres de l'UE ne se sont pas prononcés pour l'instant sur la possibilité d'émettre des obligations communes pour lutter contre les effets économiques de la crise du coronavirus. Tandis que l'Italie et l'Espagne réclament les "corona bonds", l'Allemagne et l'Autriche, notamment, s'y opposent. Les éditorialistes analysent les causes et les implications de ce litige.

Partout, la crise du coronavirus ébranle nos convictions. Quel sera notre quotidien dans quelques mois ? Faut-il s'attendre à un effondrement de l'ordre mondial, ou pourra-t-on circonscrire les conséquences du virus ? Les commentateurs se demandent si la pandémie transformera nos sociétés et si cette transformation est souhaitable.

Le vie publique est figée en Italie depuis deux semaines. En raison de la crise, les désaccords entre le gouvernement et l'opposition avaient été passés sous silence dans un premier temps. Mais après le décret du Premier ministre, Giuseppe Conte, qui a paralysé la quasi-totalité de l'économie du pays, le chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, se fait à nouveau entendre. Il revendique notamment un plus grand droit de regard du Parlement. A juste titre ?

Ce jeudi, les ministres des Finances de l'Eurogroupe se retrouveront à nouveau en ligne pour tenter de s'entendre sur un grand programme d'aide. Point le plus controversé, la question de savoir si le programme, en plus d'un accès facilité au crédit, d'un fonds de garantie et d'un programme de chômage partiel, doit également prévoir l'émission de coronabonds. La presse s'interroge sur la gestion de crise européenne, au-delà des questions financières.

Les pays qui tablent sur le sens civique de la population plutôt que sur des mesures coercitives pour gérer la crise sanitaire actuelle sont minoritaires en Europe. La plupart des Etat ont en effet adopté un confinement - plus ou moins strict -, et, dans de nombreux cas, ont décrété l'état d'urgence. Les commentateurs soulignent le risque de court-circuitage de l'Etat de droit.

Des gens applaudissant depuis leur balcon pour manifester leur gratitude au corps médical - un geste devenu symbolique en cette crise du Covid-19. Le personnel hospitalier n'est pas le seul groupe dont le travail apparaît sous un jour nouveau. Les restrictions du confinement amènent les chroniqueurs à reconsidérer ces métiers cruciaux pour le bon fonctionnement de la société.

Le gouvernement hongrois a présenté vendredi un projet de loi qui lui permettrait de diriger par décret pour une durée indéterminée. Le document prévoit que le cabinet puisse prolonger indéfiniment, sans l'assentiment du Parlement, l'état d'urgence décrété le 11 mars en raison de la pandémie de Covid-19, prévu pour une durée initiale de 15 jours. Quelles sont les motivations réelles d'Orbán ?

Pièces de théâtre, concerts, lectures publiques : la vie culturelle est elle aussi en pause en raison du coronavirus. De nombreux artistes trouvent néanmoins des moyens créatifs, souvent aidés d'Internet, pour se faire voir et entendre. Les chroniqueurs s'en réjouissent.

En Italie, pays le plus durement touché par la crise du coronavirus, le gouvernement a une fois de plus durci les mesures visant à endiguer la propagation de la pandémie. Le Premier ministre, Giuseppe Conte, a ordonné ce week-end la fermeture immédiate de toutes les entreprises, à l'exception de celles qui assurent des services et des productions vitales. La presse s'interroge sur la pertinence de la décision.

La lutte contre la propagation de la pandémie impose à tous des restrictions et des contraintes considérables. Bien que politiques et personnalités de la vie publique appellent à la solidarité et à la cohésion sociales, certains semblent ne pas se sentir concernés par ces appels. Les débats sur les responsabilités des uns et des autres vont bon train dans la presse.

Aucun cas de contagion par le Covid-19 n'a encore été enregistré dans les camps de rétention des îles grecques de l'est de l'Egée. Les camps sont néanmoins soumis aux mesures de confinement. De plus, il est prévu de mettre en place des centres de santé pour pouvoir réagir en cas de contamination. Les ONG demandent pour leur part l'évacuation des camps - une requête que soutiennent les éditorialistes.

Pour compenser les conséquences économiques de l'actuelle pandémie, la BCE a annoncé le rachat de dette publique et privée pour 750 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. La semaine dernière, elle avait déjà présenté un programme de 120 milliards d'euros. Le but affiché est de permettre aux Etats et aux entreprises de continuer à emprunter à des taux acceptables. Une réaction appropriée ?

Dans la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus, de nombreux pays ont décrété l'état d'urgence et un confinement généralisé. Ainsi, en Italie, en Espagne, en France, en Belgique et au Danemark, les citoyens ne peuvent quitter leur domicile que pour un motif sérieux.

Du jour au lendemain, des millions d'Européens doivent s'adapter à un nouvel impératif : rester chez eux. Même dans les pays où la liberté de mouvement n'est pas encore restreinte, nombreux sont ceux qui s'isolent pour tenter de freiner la pandémie de coronavirus. Les journalistes encouragent leurs lecteurs à tirer le meilleur parti de cette situation.

Grâce à des mesures drastiques, les dirigeants chinois affirment être parvenus à maîtriser la propagation de l'épidémie de coronavirus depuis son épicentre initial, Wuhan. Alors que l'économie reprend dans les zones chinoises concernées, la Chine propose à l'Europe conseils et approvisionnement en matériel médical. La classe politique et la presse s'interrogent sur la pertinence du modèle chinois.

Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, Bruxelles a décidé mardi de fermer les frontières de l'UE, pour une durée initiale de 30 jours. De plus, le président du Conseil, Charles Michel, a assuré à l'économie européenne que l'UE ferait le nécessaire pour aider les entreprises. Les chroniqueurs sont unanimes sur un point : la gestion de crise de l'Union a été déplorable jusque-là.

Pour lutter contre les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, la BCE a annoncé de nouveaux crédits pour les banques, afin de continuer à alimenter l'économie en liquidités. Elle a toutefois laissé son taux directeur inchangé. Bruxelles débloque une aide financière de 7,5 milliards d'euro, appelée à atteindre 25 milliards. Les éditorialistes doutent que ces mesures s'avèrent suffisantes.

Partout dans le monde, les Etats et les particuliers appliquent des mesures pour contenir la propagation du Covid-19 : réduction des déplacements, de la production et des transports. L'impact de ces activités sur l'environnement a déjà sensiblement baissé dans plusieurs régions. Les éditorialistes ne pensent pas, cependant, que ces mesures auront un impact durable sur le changement climatique.

Afin d'endiguer la propagation du coronavirus, le gouvernement italien a décrété le confinement de l'ensemble du pays. Dans un premier temps, 15 provinces du pays avaient été déclarées 'zone rouge', dimanche. Les institutions publiques sont fermées, les rencontres sportives annulées. Le bilan des victimes fait état de plus de 460 morts. Les commentateurs critiquent le manque de civisme.

La lutte contre la pandémie de Covid-19 met l'économie et les sociétés européennes à rude épreuve : les hôpitaux doivent refuser des patients, des secteurs entiers sont paralysés, établissements scolaires et universitaires, institutions culturelles et frontières ont été fermées. Une situation difficile pour l'ensemble de la population. Les commentateurs tentent de jauger l'impact du virus à tous les niveaux de la société, sur les politiques, les entreprises et les citoyens.

Le coronavirus tient en haleine une part importante de la population mondiale : d'après l'OMS, l'épidémie a gagné 87 pays et quelque 98 000 cas d'infections ont été rapportés dans le monde. Le nombre de personnes contaminées est en hausse dans tous les pays d'Europe, où plus de 150 malades sont décédées du coronavirus, principalement en Italie. La presse européenne étudie les effets de la maladie sur nos sociétés et notre perception de l'avenir.

Compte tenu de la propagation rapide du SARS-CoV-2 en Italie, le gouvernement italien a convoqué aujourd'hui un sommet de crise et convié à Rome les ministres de la Santé des pays voisins - Slovénie, France, Suisse, Autriche et Allemagne. Plus de 220 personnes ont déjà contracté le virus sur le sol italien. Dans les éditoriaux, les commentaires alarmistes côtoient les analyses plus objectives.

Le coronavirus se propage inexorablement. Plus de 320 cas ont été enregistrés en Italie. Les observateurs sont nombreux à craindre de lourdes répercussions sur l'économie dues à des pertes de production, des perturbations des chaînes logistiques et un recul de la consommation. D'autres, en revanche, flairent des opportunités au plus fort de la tempête.

Pékin a demandé mardi au quotidien danois Jyllands-Posten de présenter ses excuses à la Chine pour une caricature représentant le drapeau chinois orné de petits coronavirus à la place des cinq étoiles habituelles. Mi-janvier déjà, la Suède avait convoqué l'ambassadeur chinois à Stockholm, celui-ci s'en étant pris à plusieurs reprises à des journaux et des chaînes publiques. Face à ces remontrances, les médias danois et suédois appellent à défendre la liberté de la presse.

Le coronavirus, détecté pour la première fois en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, continue de se propager. Plus de 42 000 cas ont été enregistrés en Chine et 1 113 personnes ont perdu la vie. Certaines voix européennes saluent l’engagement exemplaire de la Chine malgré les critiques de sa gestion de la maladie, et évoquent des épiphénomènes insoupçonnés.