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  Coronavirus

  39 Débats

La crise du coronavirus ébranle également la politique internationale. Dans certaines zones de conflit, les belligérants se retrouvent subitement confrontés à la même menace et des alliances de longue date sont remises en cause. Ces chamboulements peuvent-ils s'inscrire dans la durée ?

La loi 'bouclier anticrise' adoptée le week-end dernier par le PiS, parti au pouvoir en Pologne, a notamment une incidence sur les présidentielles prévues en mai dans le pays : elle autorise tous les citoyens de plus de 60 ans à voter par correspondance. Les détracteurs du PiS lui reprochent une manœuvre pour s'assurer la victoire, sachant que le parti est populaire auprès des personnes âgées. La presse condamne cette loi et appelle l'opposition à jouer son rôle.

Le Parlement hongrois a adopté lundi une loi instaurant l'état d'urgence et autorisant le Premier ministre, Viktor Orbán, à gouverner par décrets pour combattre la pandémie de Covid-19. Le camp gouvernemental disposant de la majorité nécessaire des deux tiers, l'adoption de cette loi ne surprend personne. Le caractère illimité dans le temps de ces pouvoirs spéciaux inquiète toutefois les commentateurs européens.

Le bilan provisoire de l'épidémie est terrible aux Etats-Unis : le Covid-19 y a fait plus de 2 400 morts et plus de 140 000 personnes sont malades. Le président, Donald Trump, qui avait récemment envisagé de lever les mesures d'endiguement de la pandémie telles que la distanciation sociale, les a prolongées jusqu'au 30 avril. Le pays est fort mal préparé à une crise d'une telle ampleur, jugent les éditorialistes.

Les situations critiques sont aussi l'occasion de remettre question nos convictions d'hier et de tirer des enseignements pour l'avenir, aussi bien aux niveaux collectif que personnel. La pandémie peut permettre une prise de conscience, estiment les chroniqueurs.

Si la fermeture des frontières aurait dû faire les affaires des populistes européens, ceux-ci ont néanmoins du mal à faire entendre leurs voix depuis le début de la crise du coronavirus. Les médias se demandent si une tendance est en train de se dessiner.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G20 se sont mis d'accord jeudi, lors d'une réunion en visioconférence, pour injecter au moins 4 500 milliards d'euros dans l'économie mondiale et développer la production d'équipements médicaux. Rien de concret toutefois sur la question de l'aide aux pays pauvres du Sud, ce que déplorent les éditorialistes.

Les mesures de confinement adoptées dans de nombreux pays européens ont pour but affiché de ralentir la propagation du virus. En effet, si trop de personnes tombent malades en même temps, les capacités des hôpitaux sont dépassées, même en cas de préparation optimale. Or les systèmes de santé de la plupart des Etats sont loin d'être opérationnels, comme le constatent avec amertume les commentateurs.

Le président américain, Donald Trump, mais aussi un certain nombre de politiques et de scientifiques européens réfléchissent tout haut à une sortie des restrictions visant à contenir la propagation du Covid-19 et appellent à l'adoption de stratégies en ce sens. Pâques est souvent envisagée comme date charnière pour un premier assouplissement. Les commentateurs redoutent les effets d'une levée prématurée des mesures de restriction.

Les mesures de confinement instaurées dans beaucoup de régions, conjuguées aux fermetures de commerces, sont un défi social. On assiste à l'émergence de nouvelles formes de solidarité : les gens vont faire des courses pour des personnes qui leur étaient parfaitement inconnues et s'encouragent mutuellement. Dans le même temps, on note toutefois un contrôle social et une méfiance croissante envers les 'contrevenants', réels ou supposés.

Après un long silence, Vladimir Poutine a annoncé dans une allocution télévisée mercredi des mesures visant à limiter la propagation du Covid-19 en Russie : une semaine de congés payés pour le pays entier, des aides aux plus défavorisés et à l'économie ainsi qu'un report du référendum sur la Constitution prévu pour le 22 avril. La pandémie est-elle désormais prise au sérieux ?

Il y a deux mois seulement, le premier cas de coronavirus était détecté en Europe. Aujourd'hui, la pandémie domine le quotidien et impacte de plus en plus l'économie. Les Etats évoquent l'émission d'obligations européennes et d'autres mesures de soutien. En période de crise, le marché ne peut s'autoréguler, estiment certains éditorialistes ; d'autres fustigent le protectionnisme et escomptent même un effet bénéfique de la crise.

Aux Etats-Unis, le nombre des contagions monte en flèche. Le président Trump a toutefois fait savoir qu'il entendait assouplir les mesures adoptées, faisant valoir qu'une récession ferait davantage de victimes que la pandémie de Covid-19. "Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox News. Que penser de son objection ?

Dans la lutte contre la pandémie, la Suède emprunte une voie à part : le gouvernement s'appuie sur l'expertise des autorités compétentes, et celles-ci ne préconisent pas de mesures strictes. Frontières et écoles primaires restent ouvertes, le confinement n'a pas été instauré et seules les personnes gravement malades sont testées. Mais face à la hausse rapide du nombre de contaminations, les critiques se multiplient.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 Etats de l'UE ne se sont pas prononcés pour l'instant sur la possibilité d'émettre des obligations communes pour atténuer les conséquences économiques de la crise du coronavirus. Tandis que l'Italie et l'Espagne réclament les "corona bonds", l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche, notamment, s'y opposent. Les éditorialistes analysent les causes de ce litige et cherchent une issue.

Partout, la crise du coronavirus ébranle nos convictions. Quel sera notre quotidien dans quelques mois ? Faut-il s'attendre à un effondrement de l'ordre mondial, ou pourra-t-on circonscrire les conséquences du virus ? Les commentateurs se demandent si la pandémie transformera nos sociétés et si cette transformation est souhaitable.

Le vie publique est figée en Italie depuis deux semaines. En raison de la crise, les désaccords entre le gouvernement et l'opposition avaient été passés sous silence dans un premier temps. Mais après le décret du Premier ministre, Giuseppe Conte, qui a paralysé la quasi-totalité de l'économie du pays, le chef de file de la Ligue, Matteo Salvini, se fait à nouveau entendre. Il revendique notamment un plus grand droit de regard du Parlement. A juste titre ?

L'idée européenne semble pâtir elle aussi de l'épidémie : les Etats membres ferment leurs frontières, restreignent les libertés des citoyens et privilégient des politiques nationales. Les compétences de l'UE en matière de santé sont par ailleurs limitées. S'ils redoutent un essor de l'extrême droite, les éditorialistes ne perdent toutefois pas tous espoir.

Les pays qui tablent sur le sens civique de la population plutôt que sur des mesures coercitives pour gérer la crise sanitaire actuelle sont minoritaires en Europe. La plupart des Etat ont en effet adopté un confinement - plus ou moins strict -, et, dans de nombreux cas, ont décrété l'état d'urgence. Les commentateurs soulignent le risque de court-circuitage de l'Etat de droit.

Des gens applaudissant depuis leur balcon pour manifester leur gratitude au corps médical - un geste devenu symbolique en cette crise du Covid-19. Le personnel hospitalier n'est pas le seul groupe dont le travail apparaît sous un jour nouveau. Les restrictions du confinement amènent les chroniqueurs à reconsidérer ces métiers cruciaux pour le bon fonctionnement de la société.

Le gouvernement hongrois a présenté vendredi un projet de loi qui lui permettrait de diriger par décret pour une durée indéterminée. Le document prévoit que le cabinet puisse prolonger indéfiniment, sans l'assentiment du Parlement, l'état d'urgence décrété le 11 mars en raison de la pandémie de Covid-19, prévu pour une durée initiale de 15 jours. Quelles sont les motivations réelles d'Orbán ?

Pièces de théâtre, concerts, lectures publiques : la vie culturelle est elle aussi en pause en raison du coronavirus. De nombreux artistes trouvent néanmoins des moyens créatifs, souvent aidés d'Internet, pour se faire voir et entendre. Les chroniqueurs s'en réjouissent.

En Italie, pays le plus durement touché par la crise du coronavirus, le gouvernement a une fois de plus durci les mesures visant à endiguer la propagation de la pandémie. Le Premier ministre, Giuseppe Conte, a ordonné ce week-end la fermeture immédiate de toutes les entreprises, à l'exception de celles qui assurent des services et des productions vitales. La presse s'interroge sur la pertinence de la décision.

La lutte contre la propagation de la pandémie impose à tous des restrictions et des contraintes considérables. Bien que politiques et personnalités de la vie publique appellent à la solidarité et à la cohésion sociales, certains semblent ne pas se sentir concernés par ces appels. Les débats sur les responsabilités des uns et des autres vont bon train dans la presse.

Aucun cas de contagion par le Covid-19 n'a encore été enregistré dans les camps de rétention des îles grecques de l'est de l'Egée. Les camps sont néanmoins soumis aux mesures de confinement. De plus, il est prévu de mettre en place des centres de santé pour pouvoir réagir en cas de contamination. Les ONG demandent pour leur part l'évacuation des camps - une requête que soutiennent les éditorialistes.

Pour compenser les conséquences économiques de l'actuelle pandémie, la BCE a annoncé le rachat de dette publique et privée pour 750 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. La semaine dernière, elle avait déjà présenté un programme de 120 milliards d'euros. Le but affiché est de permettre aux Etats et aux entreprises de continuer à emprunter à des taux acceptables. Une réaction appropriée ?

Dans la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus, de nombreux pays ont décrété l'état d'urgence et un confinement généralisé. Ainsi, en Italie, en Espagne, en France, en Belgique et au Danemark, les citoyens ne peuvent quitter leur domicile que pour un motif sérieux.

Du jour au lendemain, des millions d'Européens doivent s'adapter à un nouvel impératif : rester chez eux. Même dans les pays où la liberté de mouvement n'est pas encore restreinte, nombreux sont ceux qui s'isolent pour tenter de freiner la pandémie de coronavirus. Les journalistes encouragent leurs lecteurs à tirer le meilleur parti de cette situation.

Alors que le Covid-19 se propage très rapidement en Europe et aux Etats-Unis, les dirigeants chinois sont parvenus à maîtriser l'épidémie grâce à des mesures drastiques. Bien que l'économie du pays en ressorte considérablement affaiblie, la Chine propose de prodiguer ses conseils et d'approvisionner l'Europe en matériel médical. Les commentateurs s'interrogent sur l'impact politique de la pandémie à long terme.

Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, Bruxelles a décidé mardi de fermer les frontières de l'UE, pour une durée initiale de 30 jours. De plus, le président du Conseil, Charles Michel, a assuré à l'économie européenne que l'UE ferait le nécessaire pour aider les entreprises. Les chroniqueurs sont unanimes sur un point : la gestion de crise de l'Union a été déplorable jusque-là.

Pour lutter contre les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, la BCE a annoncé de nouveaux crédits pour les banques, afin de continuer à alimenter l'économie en liquidités. Elle a toutefois laissé son taux directeur inchangé. Bruxelles débloque une aide financière de 7,5 milliards d'euro, appelée à atteindre 25 milliards. Les éditorialistes doutent que ces mesures s'avèrent suffisantes.

Partout dans le monde, les Etats et les particuliers appliquent des mesures pour contenir la propagation du Covid-19 : réduction des déplacements, de la production et des transports. L'impact de ces activités sur l'environnement a déjà sensiblement baissé dans plusieurs régions. Les éditorialistes ne pensent pas, cependant, que ces mesures auront un impact durable sur le changement climatique.

Afin d'endiguer la propagation du coronavirus, le gouvernement italien a décrété le confinement de l'ensemble du pays. Dans un premier temps, 15 provinces du pays avaient été déclarées 'zone rouge', dimanche. Les institutions publiques sont fermées, les rencontres sportives annulées. Le bilan des victimes fait état de plus de 460 morts. Les commentateurs critiquent le manque de civisme.

La lutte contre la pandémie de Covid-19 met l'économie et les sociétés européennes à rude épreuve : les hôpitaux doivent refuser des patients, des secteurs entiers sont paralysés, établissements scolaires et universitaires, institutions culturelles et frontières ont été fermées. Une situation difficile pour l'ensemble de la population. Les commentateurs tentent de jauger l'impact du virus à tous les niveaux de la société, sur les politiques, les entreprises et les citoyens.

Le coronavirus tient en haleine une part importante de la population mondiale : d'après l'OMS, l'épidémie a gagné 87 pays et quelque 98 000 cas d'infections ont été rapportés dans le monde. Le nombre de personnes contaminées est en hausse dans tous les pays d'Europe, où plus de 150 malades sont décédées du coronavirus, principalement en Italie. La presse européenne étudie les effets de la maladie sur nos sociétés et notre perception de l'avenir.

Compte tenu de la propagation rapide du SARS-CoV-2 en Italie, le gouvernement italien a convoqué aujourd'hui un sommet de crise et convié à Rome les ministres de la Santé des pays voisins - Slovénie, France, Suisse, Autriche et Allemagne. Plus de 220 personnes ont déjà contracté le virus sur le sol italien. Dans les éditoriaux, les commentaires alarmistes côtoient les analyses plus objectives.

Le coronavirus se propage inexorablement. Plus de 320 cas ont été enregistrés en Italie. Les observateurs sont nombreux à craindre de lourdes répercussions sur l'économie dues à des pertes de production, des perturbations des chaînes logistiques et un recul de la consommation. D'autres, en revanche, flairent des opportunités au plus fort de la tempête.

Pékin a demandé mardi au quotidien danois Jyllands-Posten de présenter ses excuses à la Chine pour une caricature représentant le drapeau chinois orné de petits coronavirus à la place des cinq étoiles habituelles. Mi-janvier déjà, la Suède avait convoqué l'ambassadeur chinois à Stockholm, celui-ci s'en étant pris à plusieurs reprises à des journaux et des chaînes publiques. Face à ces remontrances, les médias danois et suédois appellent à défendre la liberté de la presse.

Le coronavirus, détecté pour la première fois en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, continue de se propager. Plus de 42 000 cas ont été enregistrés en Chine et 1 113 personnes ont perdu la vie. Certaines voix européennes saluent l’engagement exemplaire de la Chine malgré les critiques de sa gestion de la maladie, et évoquent des épiphénomènes insoupçonnés.