Selon des études de la Chambre de commerce bulgare et de l'institut statistique national, 80 pour cent des employeurs bulgares ont tout au plus le brevet, alors que quelque 70 pour cent des diplômés de l'université ne trouvent pas de poste adapté à leur qualification. Le quotidien Duma s'inquiète de l'avenir de la Bulgarie : "D'un côté, les employeurs se sentent menacés par des employés qui se présentent avec assurance, qui sont plus diplômés qu'eux et qui connaissent leurs droits en tant que salariés. D'autre part, les exigences envers les candidats qualifiés sont complètement démesurées. On attend d'eux qu'ils parlent au mieux deux à trois langues, présentent une expérience professionnelle de trois à cinq ans et aient moins de 25 ans. Et pour couronner le tout, ils ne devraient pas avoir de prétentions salariales trop élevées. Les salariés hautement qualifiés n'ont plus que deux solutions : accepter un travail en-dessous de leur niveau ou bien émigrer. ... Si le gouvernement continue à ne pas intervenir, nous serons bientôt une vraie république bananière." (04.05.2012)
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