Difficile de dire combien de temps dureront les combats en Iran : le président américain Donald Trump a laissé entendre, lundi, qu'il comptait mettre fin à l'opération militaire "très bientôt". Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a quant à lui affirmé que la guerre n'était pas terminée. Les frappes sur l'Iran se sont intensifiées mardi, tandis que Téhéran a poursuivi ses attaques contre Israël et les Etats du Golfe. La presse européenne tente de savoir s'il existe de scénarios de sortie viables.
"Je déclare ce soir au peuple iranien, admirable et fier : l'heure de votre liberté est enfin venue". Voilà la promesse faite par le président américain, Donald Trump, lors de son allocution au début de la guerre contre l'Iran. Après l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, le régime a nommé son fils pour lui succéder. De l'avis des éditorialistes, la base de pouvoir des mollahs reste globalement intacte.
En introduction du sommet consacré à l'énergie nucléaire organisé à Boulogne-Billancourt, dans la banlieue de Paris, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié l'abandon du nucléaire "d'erreur stratégique". En 1990, environ un tiers de l'électricité européenne était produite à partir de cette technologie, contre à peine 15 pour cent aujourd'hui. Cette forme de production constitue une "source fiable et abordable d'électricité à faible émission", a déclaré Von der Leyen.
La colère grandit à Chypre pour contester la présence de bases militaires britanniques sur l'île. Lors d'une manifestation, samedi, devant le palais présidentiel à Nicosie, les participants ont demandé leur fermeture. A l'origine de la mobilisation, un drone tiré depuis le Liban qui a frappé Akrotiri, le 1er mars. Depuis 1960, le Royaume-Uni compte deux bases souveraines à Chypre, Akrotiri et Dhekelia, actuellement utilisés par l'armée américaine dans la guerre en Iran.
L'embrasement au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz entraînent dans le monde entier une hausse des prix de l'énergie. Même après les propos de Donald Trump, lundi, évoquant une fin rapide de la guerre, et les discussions des pays du G7 en vue de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, les prix sont nettement supérieurs à ceux observés fin février. La presse européenne se penche sur les causes, les répercussions, et les solutions possibles.
Mojtaba Khamenei a été nommé nouveau guide suprême de l'Iran. Son père et prédécesseur, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué le 28 février lors de frappes américano-israéliennes. Et Tsahal menace désormais d'éliminer le fils. Le président américain, Donald Trump, avait auparavant indiqué que la nomination de Mojtaba Khamenei était "inacceptable", et qu'un dirigeant désigné sans l'aval de Washington ne resterait "pas longtemps en poste".
Selon la législation en vigueur, l'importation, la fabrication, la détention et la détonation de charges nucléaires sont interdites en Finlande, même en cas de guerre. Trois ans après l'adhésion du pays à l'OTAN, le ministre de la Défense, Antti Häkkänen, a indiqué vouloir lever ces restrictions pour "tirer pleinement parti de la dissuasion et de la défense collective de l'OTAN". Helsinki n'envisage toutefois pas de stationner des armes nucléaires sur son territoire.
Le patron de la radio-télévision publique autrichienne (ORF), Roland Weissmann, a démissionné après des accusations de harcèlement sexuel de la part d'une employée. Weissmann conteste ces accusations, mais selon son avocat, il souhaite éviter de nuire au groupe. Pour les médias nationaux, c'est un nouveau coup pour l'audiovisuel public.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a confirmé dans une allocution télévisée, la semaine dernière, son opposition à la guerre en Iran. Auparavant, le président américain, Donald Trump, en présence du chancelier allemand, Friedrich Merz, avait fustigé le refus de l'Espagne d'autoriser les Etats-Unis à utiliser deux de ses bases. Trump a menacé de rompre les relations commerciales avec l'Espagne.
La votation suisse en faveur d'une réduction de la redevance audiovisuelle a clairement échoué : près de 62 pour cent des votants ont rejeté dimanche l'initiative "200 francs ça suffit !". Actuellement, chaque ménage paie 335 francs par an. Cette redevance permet de financer le groupe de radio-télévision publique SSR, qui produit des programmes dans les quatre langues nationales.
Depuis une semaine, Israël et les Etats-Unis bombardent l'Iran. Téhéran a répondu par des frappes contre Israël et les Etats du Golfe. A Washington, Sénat et Chambre des représentants se sont rangés derrière l'offensive du président, Donald Trump. Sous l'effet du conflit, le prix du pétrole a déjà nettement augmenté, perturbant l'économie mondiale. Les éditorialistes s'interrogent sur l'évolution de la guerre.











