Plusieurs pays européens sont frappés cette semaine par les jours de juin les plus chauds depuis des décennies, voire depuis le début des relevés dans certaines régions. Dans de nombreuses zones, le niveau d'alerte canicule maximal est en vigueur. Le président du GIEC, Jim Skea, a déclaré : "Nous allons inévitablement vivre davantage de records de canicule que ceux de ces derniers jours." La presse cherche des responsables et des solutions.

La Commission européenne a accueilli pour la première fois des représentants des talibans à Bruxelles. Les discussions ont porté sur l'expulsion d'Afghans séjournant en Europe ainsi que sur un renforcement du nombre de diplomates islamistes au sein de l'UE. Des activistes des droits humains ont protesté contre la venue. La presse européenne est divisée.

Depuis l'instauration d'un blocus énergétique par les Etats-Unis au début de l'année, la situation économique déjà difficile de Cuba s'est encore fortement dégradée. Le gouvernement de La Havane a réagi en présentant un plan de 176 mesures visant à ouvrir l'économie du pays. Le capitalisme d'Etat en place en Chine et au Vietnam devrait servir de modèle. La presse européenne s'intéresse à ce nouveau cap.

Avant de s'envoler pour le mondial de foot aux Etats-Unis, les membres de la sélection norvégienne se sont faits prendre en photo déguisés en vikings. Les fans se sont hâtés de reprendre la symbolique, et depuis les gradins, imitent la rame cadencée d'un bateau viking, aux cris de "Ror" (Ramez !). Tandis que le spectacle divise la presse scandinave, l'initiative norvégienne crée des envies en Turquie.

Dix ans après le référendum sur le Brexit, une majorité de Britanniques estiment que le Royaume-Uni a eu tort de sortir de l'UE. Des cadres du Labour, comme le maire de Londres, Sadiq Khan, ou l'ex ministre de la Santé, Wes Streeting, revendiquent une ré-adhésion du pays à l'Union. Dans le même temps, le parti Reform UK, mené par le grand partisan du Brexit Nigel Farage, est en tête des sondages depuis des mois. La presse s'interroge sur l'avenir du pays.

L'armée ukrainienne a mené ces derniers jours de nouvelles attaques sur des raffineries et des dépôts de pétrole en territoire russe. La Russie, en proie à des goulets d'étranglement, a instauré des restrictions sur la vente de carburant dans plusieurs régions. Selon des observateurs, Moscou chercherait aujourd'hui à importer de l'essence du Kazakhstan.

Les tensions s'exacerbent entre le gouvernement d'extrême droite, dirigé par Andrej Babiš, et le président tchèque, Petr Pavel, issu du camp d'opposition proeuropéen. Le gouvernement voulait interdire au chef de l'Etat et commandant en chef des armées de se rendre au sommet de l'OTAN, à Ankara. En réponse, Pavel a saisi la Cour constitutionnelle, qui lui a donné raison. Une occasion pour les journalistes de s'interroger sur la séparation des pouvoirs.

Depuis février 2022, la Russie mène une guerre d'agression à grande échelle contre l'Ukraine, et les diverses tentatives de négociation menées jusqu'à présent n'ont pas permis de mettre fin aux combats. L'Ukraine intensifie ses frappes contre des cibles sur le territoire russe, tandis que l'économie russe montre des signes de faiblesse. Les commentateurs se demandent si l'Europe ne devrait pas saisir cette occasion pour initier des négociations.

En Roumanie, la formation d'un nouveau gouvernement a échoué. Le Parlement a rejeté la candidature d'Adrian Veștea, qui avait été proposé au poste de Premier ministre par le président, Nicușor Dan. Le gouvernement libéral du Premier ministre, Ilie Bolojan, avait été renversé fin mai par une motion de censure lancée par le PSD, jusqu'alors membre de la coalition, et le parti d'extrême droite AUR.

Le Royaume-Uni s'apprête à connaître un sixième changement de Premier ministre en à peine une décennie. Lorsqu'il a pris la tête du gouvernement il y a deux ans, Keir Starmer incarnait l'espoir : il devait redonner ses lettres de noblesse à la rigueur et à la stabilité politique britannique et amorcer de nombreuses réformes. Pour les commentateurs, son départ n'est pas uniquement lié à sa personne.

Après les frappes ukrainiennes sur les lignes d'approvisionnement dans la péninsule de Crimée, occupée par la Russie, les répercussions sont de plus en plus tangibles. La vente de carburant a été suspendue, tandis que les trafics automobile passant par le pont de Crimée et maritime dans le détroit de Kertch ont cessé temporairement. Le nombre de touristes s'est effondré. Quels en seront les effets ?

Keir Starmer a annoncé ce lundi démissionner de son poste de chef du gouvernement et de la présidence du Labour. Il restera en place jusqu'à ce que son parti ait décidé de son successeur. Sous pression depuis des mois, la victoire de son rival travailliste, Andy Burnham, dans une législative partielle, a eu raison de son mandat. Elu député, Burnham pourra désormais briguer le poste de Premier ministre. Burnham est-il susceptible d'apporter la stabilité au parti et au pays ?

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