Lors du sommet des Balkans qui s'est tenu à Sofia, l'UE a demandé aux candidats (potentiels) à une adhésion à l'UE - Serbie, Monténégro, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo et Macédoine - de fournir des efforts supplémentaires. En contrepartie, elle s'est engagée à des mesures infrastructurelles et à augmenter la dotation de son aide financière. Les commentateurs s'interrogent sur les véritables chances des six candidats et mettent en lumière le rôle clé de la Russie.

En Italie, le parti de la droite souverainiste Lega et le mouvement contestataire M5S ont signé un contrat de coalition. Parmi les points forts de l'accord figurent une renégociation des traités européens, une annulation partielle de la dette du pays, des baisses d'impôts, un revenu universel et le retrait de la réforme des retraites. Certains commentateurs craignent que l'Italie ne se dirige vers la confrontation avec l'UE et un désastre financier.

L'UE a porté plainte contre l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Hongrie et la Roumanie pour dépassement des valeurs limites d'émission de particules fines ou de dioxyde d'azote. Si certains journalistes se félicitent de ce rappel à l'ordre, d'autres ne pensent pas qu'un recours en justice soit un moyen idoine d'améliorer la qualité de l'air.

L'escalade de la violence à la frontière de la bande de Gaza, où l'intervention de l'armée israélienne contre des manifestants palestiniens et des positions du Hamas a coûté la vie à au moins 60 Palestiniens, continue à préoccuper les journalistes européens. Ils évoquent notamment la posture victimaire des Palestiniens et dénoncent l'instrumentalisation par le Hamas d'un mouvement initialement issu de la société civile palestinienne.

Une rencontre entre les footballeurs d'origine turque Mesut Özil et İlkay Gündoğan, internationaux allemands, avec le président turc Tayyip Erdogan, n'en finit pas de défrayer la chronique en Allemagne. Des photos les montrant en train d'offrir leurs maillots à Erdoğan ont été interprétées comme un soutien électoral à l'AKP. Pour les commentateurs, cet épisode est révélateur des problèmes d'intégration en Allemagne.

Un pont de 19 kilomètres relie désormais la péninsule de Crimée au territoire russe. La péninsule annexée en 2014 est donc accessible en voiture depuis la Russie. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont critiqué ce grand chantier, car ils continuent de considérer la Crimée comme faisant partie de l'Ukraine. Pour la Russie, ce pont est un coup habile à plusieurs égards, estiment certains commentateurs.

La Corée du Nord a menacé d'annuler la rencontre prévue entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump. La raison avancée : l'exigence des Etats-Unis d'un désarmement nucléaire "unilatéral" de la Corée du Nord. Si les éditorialistes ne pensent pas que Kim Jong-un renoncera à l'opportunité historique de rencontrer un président américain, ils n'espèrent néanmoins pas grand-chose de la journée du 12 juin.

Dénonciation par Trump de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, désaccords au sein de l'UE quant au transfert à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël, litige sur les droits de douane et les dépenses militaires des Etats européens membres de l'OTAN : les relations transatlantiques sont mises à rude épreuve ces derniers temps. Les commentateurs rappellent l'importance des enjeux pour l'Europe.

En mai 1948, la proclamation de l'indépendance par David Ben Gourion marquait la fondation de l'Etat hébreu. Un jubilé assombri par le conflit avec les Palestiniens et des dissensions internes. Est-ce là l'Etat dont rêvaient ses fondateurs il y a sept décennies ?

Pour les Palestiniens, le 15 mai 1948 marque la "Nakba", le "désastre", en arabe. Le 15 mai est donc la date commémorative de l'expulsion et de l'exode de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres, suite à la guerre des Etats arabes contre l'Etat hébreu qui venait d'être créé. L'occasion pour les éditorialistes de porter un regard rétrospectif.

L'Open Society Foundation du milliardaire américain d'origine hongroise George Soros a annoncé qu'elle déménageait à Berlin. Une décision que l'organisation justifie par la pression considérable que le gouvernement Orbán exercerait sur elle. De mauvais augure pour les europhiles et démocrates d'Europe et de Hongrie, de l'avis des commentateurs.

Dans dix jours, les Irlandais se prononceront, dans le cadre d'un référendum, sur l'annulation d'une révision de la Constitution interdisant l'avortement dans la quasi-totalité des situations. Le gouvernement soutient une libéralisation du droit à l'IVG et entend mettre en place, dans un second temps, une légalisation systématique de l'IVG jusqu'à la douzième semaine de grossesse. Echange houleux d'arguments dans les médias irlandais.

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