Le patron de Volkswagen, Oliver Blume, a fait savoir que 50 000 postes allaient être supprimés, en plus des 50 000 déjà annoncés. Ces licenciements sont censés faire baisser les coûts de production de la plus grande entreprise automobile européenne, afin de maintenir un "niveau compétitif". Quatre sites allemands sont menacés de fermeture. Les commentateurs débattent des conséquences de la crise au-delà des frontières de l'Allemagne, et évoquent les mesures à adopter.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a essuyé un revers au Parlement sur un volet de son projet de réforme du droit électoral. La Chambre des députés a rejeté par 188 voix contre (contre 187 pour) un amendement initié par le parti au pouvoir, Fratelli d'Italia. La révision aurait permis aux électeurs d'établir des "préférences", c'est-à-dire de choisir des candidats individuels sur les listes des partis.

Les contrôles à la frontière séparant l'Espagne du territoire britannique d'outre-mer de Gibraltar ont été supprimés. L'accord, négocié entre Londres et Bruxelles après le Brexit et entré en vigueur mercredi, prévoit aussi le démantèlement de la clôture frontalière érigée en 1908. Cela signifie notamment la fin de longues files d'attente pour les travailleurs frontaliers. Les éditorialistes évoquent les conséquences diverses de cette entente.

Le dernier film du célèbre cinéaste Christopher Nolan (trilogie Batman, Oppenheimer) sort en salle cette semaine. Cette adaptation d'une œuvre classique de plus de 2 500 ans donne ample matière à discussion : peut-on inscrire une épopée antique dans le monde fantastique des blockbusters et des effets spéciaux ? Les journaux grecs s'emparent de la question.

Plusieurs pays européens ont décidé à Paris de former une défense antimissile commune avec l'Ukraine, avec pour objectif la dissuasion et la neutralisation des menaces. En outre, cette "coalition des volontaires" s'est dit prête à assurer la sécurité de l'Ukraine en cas de nouvelle agression de la Russie après un cessez-le-feu, et a annoncé que des entraînements de contingents multinationaux auraient lieu en Pologne.

"Opération militaire spéciale" : voilà le nom officiel utilisé par la Russie pour désigner sa guerre d'agression en Ukraine. La mention même de 'guerre' était passible de sanction en Russie. Or, ce terme est sur de plus en plus de lèvres au Kremlin. 'C’est la guerre, une véritable guerre', a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, justifiant cette affirmation par le fait que 'Berlin, Paris, La Haye, Oslo et bien sûr Washington' seraient aux côtés de Kyiv.

Volodymyr Zelensky a annoncé un nouveau remaniement ministériel, ainsi que des changements à la tête du Parquet. Le président ukrainien a justifié la mesure en invoquant une réorientation stratégique de l'Ukraine, sans donner plus de détails. Seul élément connu à ce jour : la Première ministre, Ioulia Svyrydenko, devrait être remplacée après un an en poste. Les chroniqueurs tentent de faire le point

Alors que les pourparlers étaient au point mort depuis 2017, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veulent relancer les discussions sur la réunification de Chypre, qui reste divisée entre la partie Sud chypriote-grecque (République de Chypre), et la république autoproclamée de Chypre-Nord, qui n'est reconnue que par la Turquie. La résolution du conflit est prioritaire pour l'UE, a affirmé von der Leyen. De jure, toute l'île est membre de l'UE. La perspective est-elle réaliste ?

Avant la demi-finale de Coupe du monde opposant la France à l'Espagne ce mardi à Dallas, les propos de l'ex-Premier ministre conservateur espagnol Mariano Rajoy ont provoqué un tollé : selon lui, la France serait un adversaire "de très haut niveau", mais "sans Français". Aurore Bergé, la ministre française chargée de la Lutte contre les discriminations, a fustigé des "débordements racistes insupportables".

Le Parlement hongrois a adopté lundi plusieurs révisions constitutionnelles. Ces modifications permettent notamment de destituer le chef d'Etat en cas de 'perte de confiance aggravée'. La majorité gouvernementale entend d'ailleurs s'appuyer immédiatement sur cette mesure pour écarter l'actuel président, Tamás Sulyok, réputé proche du Fidesz. Si ce dernier venait à ne pas valider cette décision, une procédure de destitution serait alors engagée, a prévenu le Premier ministre Péter Magyar. La presse, quant à elle, réagit avec scepticisme.

L'un des hommes les plus riches de Russie, l'oligarque Andreï Melnitchenko, qui opère notamment dans les engrais et l'énergie, a accordé un long entretien à The Economist. Dans le même temps, une longue tribune rédigé par le même Melnitchenko, sous le titre "Pourquoi une Russie affaiblie serait un mauvais scénario pour le monde" a aussi été publiée dans l'hebdomadaire. L'initiative divise les chroniqueurs.

L'Etat roumain reproche à l'entrepreneur Viorel Pașca d'avoir géré sans autorisation plusieurs foyers pour personnes âgées et centres de soins, privant au passage plus de 400 personnes de leurs retraites et allocations. Ces personnes avaient pourtant été confiées à Pașca par les établissements publics. Les commentateurs se demandent où est le scandale : dans les agissements de Pașca ou dans ceux de l'Etat.

Autres débats