Des sols dessiqués, des plantes desséchées, et par conséquent des récoltes limitées et un manque de nourriture pour les animaux : la canicule et la sécheresse record de cet été mettent à rude épreuve l'agriculture en Europe. Nombreux sont les éleveurs à réduire leur cheptel. Les médias se demandent si les aides publiques ont un sens, et comment le secteur agricole peut faire face au changement climatique.

Le Parlement turc a adopté lundi une loi qui prévoit de mettre fin au conflit sanglant qui oppose le pays depuis des décennies à l'organisation kurde interdite PKK. Cette loi n'entrera toutefois en vigueur qu'une fois que le PKK aura été dissous et entièrement désarmé. Par la suite, des membres du PKK emprisonnés pourraient même être remis en liberté. Pour l'heure, les commentateurs se montrent sceptiques.

En Roumanie, sept personnes sont soupçonnées d'avoir attaqué l'équipage d'une ambulance à coup de gourdins, de haches et de pierres. Une infox propagée précédemment sur la plate-forme Tiktok prétendait que des ravisseurs d'enfants s'étaient faits passer pour des ambulanciers. Les médias roumains oscillent entre colère et résignation.

Pour la première fois depuis 20 ans, l'Europe a connu une éclipse solaire partielle, voire totale dans certaines parties du continent. Des millions de gens se sont munis de lunettes et d'appareils photo pour vivre ensemble ce spectacle céleste, parfois autour d'un pique-nique. La presse européenne livre des commentaires inhabituellement philosophiques.

Benyamin Nétanyahou s'oppose à un retrait de l'armée israélienne de la Bande de Gaza. Il a rejeté le plan en 15 points proposé par les Etats-Unis, qui prévoit dans le même temps un départ de Tsahal et le désarmement du Hamas. La presse européenne envisage différents scénarios pour la suite.

Grâce à la majorité des deux tiers détenue par le parti Tisza, le Parlement hongrois a élu mardi András Baka président du pays. Le Fidesz de l'ex-Premier ministre Viktor Orbán, désormais dans l'opposition, qualifie cette élection d'illégitime, son prédécesseur Tamás Sulyok ayant été destitué suite à une révision constitutionnelle. La presse évoque l'avènement d'un nouveau système constitutionnel.

Un tribunal de Damas a condamné à mort par contumace l'ancien président syrien, Bachar Al-Assad. Il était accusé du meurtre intentionnel de plusieurs personnes, de torture, de détention arbitraire et de crimes contre l'humanité. Assad et son frère Maher, lui aussi condamné à mort, ont fui en Russie en décembre 2024. Leur extradition semble exclue pour le moment.

Après la crise de Ceuta, la politique migratoire continue de dominer l'agenda européen. Dans une prise de position commune, les Premières ministres italienne et danoise, Giorgia Meloni et Mette Frederiksen, mettent en garde contre les conséquences d'une immigration incontrôlée et appellent à durcir la politique actuelle. Dans le même temps, les médias européens décèlent néanmoins de nouvelles lignes de faille dans la gestion des migrants.

La Cour suprême russe a interdit au parti Iabloko de participer aux prochaines législatives de septembre, alléguant de violations contre la législation électorale. Iabloko réclame la fin immédiate de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine. Depuis 2003, il ne dispose plus de groupe au sein de la Douma. Ces derniers temps, de nombreux opposants avaient appelé à voter en faveur du parti.

Alors que les tensions perdurent dans la région du golfe Persique, Arabie saoudite, Turquie et Pakistan ont conclu un pacte de défense mutuelle, vendredi à La Mecque. Les signataires ont fait savoir qu'une attaque armée contre l'un d'entre eux serait considérée comme une attaque contre tous. Après la signature, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, se sont rendus ensemble à la mosquée pour la prière du vendredi.

L'Espagne et l'Italie ont introduit des contrôles mutuels dans le trafic aérien et maritime. En réaction à l'afflux de migrants à Ceuta, l'Italie avait suspendu la circulation sans contrôle de voyageurs en provenance d'Espagne, dans un premier temps pour un mois. Pourtant, l'enclave africaine ne faisant pas partie de l'espace Schengen, les contrôles des passeports étaient la règle. Madrid a adressé à Rome un ultimatum, la sommant de revenir sur sa décision, mais en vain. L'Espagne a donc à son tour adopté des contrôles.

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