L'année 2017 marque fin octobre le centenaire de la Révolution russe. Après la déposition du tsar et une guerre civile qui a fait de nombreuses victimes, les bolcheviks sont arrivés au pouvoir et ont fondé en 1922 l'Union soviétique. Cette dernière, marquée par le stalinisme, le système du parti unique et la violence d'Etat, a exercé son pouvoir pendant près de 70 ans sur ses satellites en Europe centrale et orientale. Les commentateurs interprètent la Révolution d'octobre d'un point de vue actuel.

Pour empêcher que le gouvernement de Catalogne ne procède à une sécession illégale, le gouvernement central de Madrid entend suspendre le statut d'autonomie de cette région aux velléités indépendantistes. La situation n'a jamais été aussi explosive, craignent les commentateurs qui mettent en doute l'habileté politique des principaux protagonistes.

Pour exprimer la révolte que lui inspire la politique du gouvernement national-conservateur, un homme s'est immolé par le feu jeudi dans le centre de Varsovie. Il a survécu de justesse à ses blessures. Certains commentateurs voient dans ce personnage un nouveau symbole de la lutte contre le parti au pouvoir, le PiS. D'autres imputent aux médias la responsabilité de cette tentative de suicide.

Le discounteur Lidl provoque une nouvelle levée de boucliers pour avoir fait disparaître des symboles chrétiens : sur une publicité annonçant l'ouverture d'une filiale à Kaunas représente un panorama de la ville sur lequel les croix des églises ont été supprimées. Bien que le groupe se soit publiquement excusé et qu'il ait retiré la publicité incriminée, les médias lituaniens ne décolèrent pas.

Le président turc Recep Erdoğan a prescrit une cure de jouvence à son parti AKP en demandant à plusieurs maires de démissionner. Plusieurs édiles, notamment Kadir Topbaş à Istanbul, se sont exécutés. La pression monte sur Melih Gökçek, le premier magistrat d'Ankara, à la tête de cette ville depuis de longues années. Des commentateurs critiques craignent que le président ne cherche à étendre encore plus son pouvoir.

Les Tchèques élisent vendredi et samedi un nouveau Parlement. ANO, le parti du milliardaire et baron des médias Andrej Babiš, est en tête dans les sondages. Les commentateurs s'interrogent sur l'ascension de ce personnage controversé et soulignent les particularités de ces élections.

Après l'assassinat à la voiture piégée, lundi, de Daphne Caruana Galizia, une blogueuse maltaise renommée, plusieurs eurodéputés ont pris à parti la Commission européenne. Ils lui reprochent de ne rien avoir fait pour lutter contre la corruption et la criminalité à Malte. Les journalistes européens appellent eux aussi à réagir à cet assassinat.

Plusieurs plaignants ayant déposé mercredi auprès de la Cour constitutionnelle allemande des recours d'urgence contre le programme de rachat de titres suivi par la BCE ont été déboutés. Leur but était d'obtenir que la Banque nationale allemande n'y participe plus. Si certains commentateurs critiquent la lâcheté de la Cour, d'autres expliquent en quoi l'arrêt de cette politique monétaire expansionniste serait malvenue.

Dans son discours prononcé à l'ouverture du congrès du PCC, le président chinois Xi Jinping a préconisé une plus grande ouverture du marché et la protection des intérêts des investisseurs étrangers. Il a par ailleurs appelé les 89 millions de membres du parti à s'engager pour plus de prospérité. L'Europe doit-elle avoir peur de l'Empire du milieu ?

Sous le hashtag MeToo, des milliers de femmes ont partagé leurs témoignages sur les réseaux sociaux et indiqué avoir été victimes de violence sexuelles. Une avalanche déclenchée par les lourdes accusations à l'encontre du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, qui aurait harcelé et violé des actrices pendant des années. Si les commentateurs estiment que cette campagne défend une cause juste, ils soulignent toutefois que la société n'est visiblement pas prête à mener un débat de fond sur la question.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde, ont indiqué avoir repris l'intégralité de la ville de Rakka, qui était considérée comme le bastion de Daech en Syrie. Les éditorialistes se réjouissent de la chute de ce centre de la propagande djihadiste. Ils craignent cependant que de nouvelles organisations terroristes n'émergent bientôt dans le pays, dévasté par la guerre civile.

Avec un score de 31,4 pour cent des voix, l'ÖVP (droite conservatrice) de Sebastian Kurz a nettement remporté les législatives autrichiennes. Le parti d'extrême droite FPÖ est arrivé en deuxième position, avec 27,4 pour cent. Les deux partis ont chacun amélioré leur score d'environ sept points. Les éditorialistes se demandent pourquoi un si bon score du FPÖ ne suscite plus de tollé.

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