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POLITIQUE

Magyar Narancs - Hongrie | 06.05.2013

Orbán : une condamnation hypocrite de l'antisémitisme

Lors de l'ouverture du Congrès juif mondial à Budapest, le Premier ministre ultraconservateur hongrois Viktor Orbán a pris ses distances, dimanche soir, de la montée de l'antisémitisme en Hongrie. Mais après ce passage obligé, il essayera à nouveau de rallier les électeurs d'extrême droite, estime le quotidien de centre-gauche Magyar Narancs : "Il n'aura pas échappé aux organisateurs [du Congrès juif mondial] que ce discours aura seulement servi de prétexte au Premier ministre hongrois, pour diffuser dans un contexte 'pro-démocratique' sa nouvelle constitution hongroise, dont les amendements ignobles ont fait beaucoup de remous dans le monde entier. Par cette impertinence, Orbán a une fois de plus dépassé les limites. ... Après avoir exclu l'éventualité d'une coalition avec le parti d'extrême droite Jobbik, il aura beaucoup de travail pour récupérer les voix des électeurs radicaux, qu'il a dû contrarier." (06.05.2013)

De Volkskrant - Pays-Bas | 07.05.2013

Proche-Orient : Israël attise la guerre

Au moins 42 soldats de l'armée régulière syrienne ont été tués dans les raids aériens d'Israël ce week-end, d'après des informations de l'opposition syrienne. Ces attaques visaient surtout un convoi de livraisons d'armes iraniennes au Hezbollah libanais. On risque de créer un nouveau front dans le conflit syrien, estime le quotidien de centre-gauche De Volkskrant : "Israël joue gros. Car son intervention risque de former un second front dans un conflit déjà complexe. Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré la semaine dernière après une visite en Iran que les 'amis d'Assad' n'accepteraient pas sa chute. L'Iran interviendrait donc directement. … Israël joue avec le feu, car l'Iran se trouve dans un dilemme diabolique. Téhéran ne veut pas la chute d'Assad, mais peut encore moins se permettre d'assister à l'isolement du Hezbollah, son allié. Par ailleurs, la situation en Syrie risque de devenir encore plus complexe et plus chaotique qu'elle ne l'était déjà. … Ce conflit peut déclencher au Proche-Orient une guerre que personne ne veut." (07.05.2013)

La Repubblica - Italie | 07.05.2013

Mort de l'éminence grise de l'Italie

Le politique italien Giulio Andreotti est décédé lundi à l'âge de 94 ans. Il a façonné la politique de l'Italie pendant plus de quatre décennies, et a été entre autres sept fois chef de gouvernement. Une personnalité qui reste controversée et mystérieuse, écrit le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "Giulio Andreotti est la véritable énigme de la première république [de 1946 à 1994]. Une chose est sûre, Andreotti a été un personnage inquiétant et indéchiffrable, un mélange savamment dosé entre un mandarin chinois et un cardinal du XVIIIe siècle. … Il a été impliqué dans une foule de scandales, sans que l'on n'ait jamais pu prouver quoi que ce soit contre lui. … Il y a des indices, des amitiés, des liens, des hommes de mains. Tous ces éléments tournent autour du personnage d'Andreotti et laissent penser qu'il pourrait avoir été le grand protecteur, le parrain. Un point de référence, mais rien de plus. Car cet homme si controversé et si influent ne donnait jamais d'ordres. Il se contentait de suggérer, de conseiller, d'encourager et de protéger." (07.05.2013)

Dagens Nyheter - Suède | 07.05.2013

La Suède doit adhérer à l'OTAN

Face aux critiques persistantes à l'encontre de l'armée suédoise, qui, selon son commandant en chef Sverker Göranson, serait incapable de défendre le pays plus d'une semaine, le Premier ministre Fredrik Reinfeldt a laissé entrevoir lundi la possibilité d'une hausse des dépenses militaires. Or cela ne résout pas le problème fondamental du pays, à savoir qu'il ne fait partie d'aucune alliance de défense, estime le quotidien libéral Dagens Nyheter : "La Suède a de bonnes raisons d'avoir classé l'ancienne stratégie qui privilégiait la défense nationale, et seuls les rêveurs peuvent croire que le rétablissement du service militaire obligatoire protégerait nos frontières. Professionnalisation de l'armée ne rime pas avec coupes des dépenses. ... Une adhésion à l'Otan devrait être évidente pour la Suède. Nous travaillons d'ores et déjà en étroite coopération [dans le cadre du Partenariat pour la paix de l'Otan], mais renonçons à exercer une influence, et à toute garantie de sécurité. (07.05.2013)

Delfi - Estonie | 06.05.2013

Estonie : reconnaître l'échec afghan

Le gouvernement estonien a rejeté la semaine dernière la demande d'asile d'un interprète afghan dénommé "Omar", qui avait travaillé pour les forces armées estoniennes. Accorder l'asile à Omar serait revenu à reconnaître notre échec en Afghanistan, écrit le politologue Hannes Hanso sur le portail Delfi : "Parvenir à la démocratie, la stabilité et la prospérité n'a pas été aussi simple qu'on l'espérait initialement. ... Il n'est pas recevable dans l'opinion de retirer les forces armées sans pouvoir présenter un résultat que l'on puisse qualifier de réussite, en contrepartie de l'effort commun, de milliards d'euros et des pertes en vies humaines. ... Accorder l'asile à Omar serait revenu à dire au monde entier que l'on a perdu en Afghanistan. Car même après le retrait des forces alliées, cet Etat reste et demeure dominé par l'insécurité." (06.05.2013)

Der Standard - Autriche | 06.05.2013

Orbán esquive les accusations d'antisémitisme

Pour répondre fermement à la montée de l'antisémitisme en Hongrie, la 14e assemblée générale du Congrès juif mondial se tient depuis dimanche à Budapest. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán joue la partition du chauvinisme et de la xénophobie avec bien plus d'habileté qu'on l'en aurait cru capable, estime le quotidien de centre-gauche Der Standard : "L'antisémitisme n'est qu'une pierre, et sûrement pas la pierre angulaire, de l'édifice antidémocratique, bigot et anti-européen qu'Orbán est en train d'ériger pour asseoir durablement son pouvoir. C'est une bonne chose que d'exiger d'Orbán de se démarquer plus nettement des agissements antisémites et de lui demander des comptes sur les déclarations d'individus de son propre camp. Mais le Premier ministre sait parer avec beaucoup d'adresse toutes les accusations personnelles d'antisémitisme qui lui sont adressées. Il s'en tire moins bien face aux critiques du démantèlement de l'Etat de droit et de sa politique économique catastrophique." (06.05.2013)

The Sunday Times - Royaume-Uni | 05.05.2013

Le chef de UKIP, populaire car atypique

Le parti eurosceptique UKIP est ressorti grand vainqueur des élections municipales en Angleterre jeudi. Il est arrivé en troisième place, après le parti d'opposition Labour et les conservateurs du Premier ministre David Cameron. Le journal conservateur Sunday Times explique cette réussite par le profil atypique de Nigel Farage, le leader d'UKIP : "Cameron, Miliband [chef du Labour] et Clegg [chef des Libéraux-Démocrates] sont tous du même tonneau, comme la plupart de nos politiques. De nos jours, la carrière politique est toute tracée, à l'instar de tout autre programme d'entrée dans un métier pour jeunes diplômés : prospecteurs du parti, expert-conseiller, député, ministre. La seule formation de la personnalité à l'œuvre est le façonnement de caractères étrangers aux expériences de la vraie vie. Evoluer dans les salons politiques ne donne aucun aperçu de ce qui se passe dans la tête des gens. ... C'est en ceci que Nigel Farage se démarque du lot. ... A tort ou à raison, les électeurs croient qu'il a des principes auxquels il reste fidèle." (05.05.2013)

Politiken - Danemark | 05.05.2013

Les Danois ne respectent pas leurs politiques

La chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, a été vivement prise à partie alors qu'elle participait aux manifestations du 1er mai. Sous des huées insistantes, elle a dû raccourcir un discours tenu à Aarhus. Le quotidien de centre-gauche Politiken exprime son inquiétude face au climat qui règne dans l'opinion publique : "Ce genre de scènes reflète malheureusement un problème général qui affecte le discours démocratique ; une frénésie publique dérangeante, dirigée contre des politiques dont on ne partage pas l'opinion. On ne compte plus les politiques qui reçoivent des commentaires offensants, sur Facebook notamment. ... Mais les médias ont eux aussi leur part de responsabilité dans cette évolution dramatique. ... Témoignons aux politiques le respect qu'ils méritent, que l'on partage ou non leurs opinions, et accordons-nous un débat digne de notre démocratie. Mettons le holà aux fauteurs de troubles professionnels qui veulent museler le discours public. Bouh !" (05.05.2013)

Sme - Slovaquie | 03.05.2013

Fico fait des courbettes à Zeman

Dans le litige portant sur la désignation du nouvel ambassadeur tchèque à Bratislava, le Premier ministre slovaque Robert Fico s'est rangé du côté du président Miloš Zeman. Ce dernier veut imposer l'ex-première dame Livia Klausová au poste d'ambassadrice, contre la volonté du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Selon le quotidien libéral Sme, Fico a d'autres desseins : "Ce ne sont pas les relations entre la République tchèque et la Slovaquie qui lui importent, mais bien ses rapports à Zeman. Il voit en lui un allié important, dont il partage les opinions politiques, le style et des intérêts communs. Notamment la position sur les décrets Beneš, auxquels il tient en raison de la minorité hongroise en Slovaquie. ... Fico entend un jour devenir président, lorsque les compétences présidentielles auront été étendues. Le bon exemple tchèque arrive à point nommé. C'est le seul motif qui pousse Fico à soutenir la nomination de Livia Klausová au poste d'ambassadrice. Rien d'autre." (03.05.2013)

Les Echos - France | 03.05.2013

Hollande et la crise, un échec total

Le 6 mai 2012, le président français François Hollande remportait la présidentielle française. Un an après, le journal économique libéral Les Echos doute que sa politique puisse maîtriser la crise : "Au regard des faits, l'audit de cette première année est accablant. Il y a ces chiffres qui résument la difficulté du chemin parcouru : chaque jour depuis le 6 mai 2012, la France compte 1.000 chômeurs de plus, et sa dette s'alourdit de 165 millions d'euros. Face à cela, l'exécutif n'a à proposer qu'une 'boîte à outils' bien légère, faite de contrats aidés et d'économies toujours différées. Croissance envolée, objectifs de réduction des déficits repoussés, emplois sinistrés : cette première année de présidence Hollande ressemble à un gâchis, lequel était inscrit dans la campagne d'un candidat qui avait sous-estimé la gravité de la crise, l'importance de la compétitivité-coût et l'impérieuse nécessité de baisser la dépense publique." (03.05.2013)


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