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Économie

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ÉCONOMIE

ABC - Espagne | 08.05.2012

L'Etat doit secourir les banques espagnoles

Le directeur de la banque espagnole en difficulté Bankia a donné lundi sa démission suite aux pressions du gouvernement. Le Premier ministre Mariano Rajoy entend communiquer vendredi les mesures prévues pour l'assainissement de certains établissements de crédit. Le quotidien conservateur ABC juge nécessaire cette intervention de l'Etat  : "L'assainissement des banques espagnoles est une base sur laquelle s'appuyer pour réamorcer le flux des crédits, dont l'interruption ces dernières années a causé d'importantes difficultés aux entreprises et aux ménages, et a renforcé le chômage. La politique doit traiter la réaction sans doute négative de la population avec responsabilité et courage, d'autant que le coût des opérations de sauvetage du secteur financier instable augmente sans cesse. Tout soutien financier doit être rentable pour l'Etat et être compris comme un investissement censé et déterminé, permettant de rouvrir le robinet du crédit en Espagne et l'aider à rétablir une fois pour toutes les secteurs qui en ont besoin." (08.05.2012)

Rzeczpospolita - Pologne | 08.05.2012

La Pologne doit réformer le secteur de l'énergie

D'après une récente étude de l'Autorité publique de régulation de l'énergie (URE), la Pologne devrait connaître des pénuries d'électricité dès 2015 car ses capacités de production sont insuffisantes. Le quotidien conservateur Rzeczpospolita appelle instamment le gouvernement à libéraliser enfin le secteur de l'énergie : "Il est regrettable qu'en dépit des nombreuses annonces d'investissements, peu de choses aient été faites pour limiter ce risque, bien que cette question soit déjà débattue depuis des années dans les cercles d'experts. … C'est la raison pour laquelle il convient de poser certaines questions aux autorités polonaises : pourquoi l'élaboration des appels d'offres [pour les investissements] prend-elle autant de temps ? Pourquoi faut-il attendre si longtemps l'assentiment du ministère de l'Environnement ? Pourquoi la privatisation des groupes énergétiques se déroule-t-elle si difficilement ? Quand assisterons-nous enfin à une véritable concurrence entre les géants de l'énergie ? Il semble vraiment que la lumière ne sera plus allumée bien longtemps." (08.05.2012)

The Times - Royaume-Uni | 07.05.2012

Poursuivre l'austérité et favoriser la croissance

Après les présidentielles françaises et les législatives grecques dimanche, le quotidien conservateur The Times appelle à mettre en place une stratégie de croissance européenne : "Seules des coupes à court terme et des mesures de croissance pourront permettre de surmonter la crise. Potentiellement contradictoires, ces objectifs sont pourtant tous deux essentiels. Les Etats membres n'ayant pas la possibilité de dévaluer leur monnaie, la seule voie praticable à court terme est celle de l'assainissement budgétaire. Cela freinera la croissance au niveau européen, au détriment de nombreuses familles non habituées à vivre des aides sociales. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'austérité est erronée en tant que telle pour certains Etats, la Grande-Bretagne par exemple. … Les gouvernements européens doivent reconnaître qu'il est certes nécessaire mais pas suffisant de remettre de l'ordre dans les finances publiques : ils doivent également créer les conditions favorisant la croissance." (07.05.2012)

Delo - Slovénie | 07.05.2012

L'austérité excède les électeurs

En raison des strictes mesures d'austérité destinées à lutter contre la crise financière, les personnes affectées désavouent les unes aprés les autres leur gouvernement, écrit le quotidien Delo : "Dans les pays dits de la périphérie européenne, de la Lettonie à l'Espagne, les coupes ont généré un fort recul du PIB et les chiffres du chômage se sont dangereusement rapprochés de ceux des années 1930 pour certains membres méridionaux de l'UE. En Espagne, le chômage s'élève déjà à 24 pour cent et même 50 pour cent pour les moins de 25 ans. En Grèce et en Irlande, la situation n'est pas meilleure. La crise à la périphérie de l'UE atteindra également tôt ou tard le cœur de l'Union et même l'Allemagne. … Les chocs sociaux et politiques annoncés se sont produits. Les mesures appliquées jusque-là pour lutter contre la crise génèrent de plus en plus de colère parmi la population affectée et la défiance vis-à-vis de la politique a déjà renversé plusieurs gouvernements." (07.05.2012)

Corriere del Ticino - Suisse | 04.05.2012

Le secret bancaire n'équivaut pas à la fraude

Selon un rapport de l'hebdomadaire Die Weltwoche, la ministre des Finances suisse Eveline Widmer-Schlumpf a l'intention de permettre également aux autorités suisses d'accéder à des informations bancaires en cas de suspicion de fraude fiscale. Au regard des concessions accordées à d'autres pays tels que l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, une attitude cohérente ne peut consister qu'à assouplir le secret bancaire en Suisse. La ministre des Finances est manifestement tombée dans le panneau des sermons des inspecteurs fiscaux étrangers, s'indigne le quotidien libéral Corriere del Ticino : "La Suisse ne peut pas se permettre que certains individus tombent dans le piège du slogan 'Secret bancaire égal fraude fiscale', que ce soit pour des raisons idéologiques ou pour garder leur poste. ... Si nous souhaitons réellement défendre nos intérêts économiques, nous avons besoin d'une ligne commune pour protéger le secret bancaire et une politique suffisamment réaliste pour voir que les frontières du monde ne correspondent pas à celles de l'UE. Nous avons besoin d'une politique qui empêche que l'excès de zèle bureaucratique n'entrave davantage les transactions financières en Suisse. ... Ne nous laissons pas induire en erreur par des sermons hypocrites." (04.05.2012)

Veidas - Lituanie | 03.05.2012

La croissance rapide des Etats baltes

Dans les Etats baltes, l'économie en 2011 a progressé d'environ 5,5 pour cent. Selon les analystes, elle enregistrera également en 2012 une croissance supérieure à la moyenne, en comparaison avec les autres Etats de l'UE. Il ne faudrait toutefois pas se tromper sur ces chiffres, avertit le portail en ligne de l'hebdomadaire Veidas : "Les Etats baltes évoluent-ils vraiment comme les pionniers de l'Europe centrale et orientale ? … Si l'on compare le PIB actuel avec le plafond de la période avant la crise, les Etats baltes sont clairement la lanterne rouge de la région. … Ils n'ont atteint que 85 à 90 pour cent du PIB d'avant la crise. Et il semblerait que les Etats baltes aient encore besoin de quelques années pour dépasser le niveau d'avant la crise. Donc prendre seulement en compte la vitesse de la croissance économique n'est pas un critère suffisant pour comparer la situation dans les pays après la crise car il est toujours facile d'afficher une hausse quand on part d'un niveau bas." (03.05.2012)

Helsingin Sanomat - Finlande | 04.05.2012

Un chef finlandais renforce l'identité de Nokia

L'ancien PDG du groupe de télécommunications finlandais Nokia, Jorma Ollila, a également démissionné du poste de président du conseil d'administration. Le quotidien libéral Helsingin Sanomat se réjouit que le nouveau président Risto Siilasmaa soit originaire de Finlande : "Nokia ayant maintenant un CEO canadien, la nationalité du président du conseil d'administration revêt, avec d'autres caractéristiques, une importance particulière. En sa qualité de président du conseil d'administration de Nokia, Siilasmaa maintient un lien avec les débuts de l'entreprise. Il est la quille permettant au bateau de rester debout. Même si Nokia est une entreprise mondiale dont la direction et le personnel viennent du monde entier, l'essence de la nation finlandaise est importante pour l'identité de Nokia. Celle-ci permet à Nokia de se démarquer : fondée sur l'essence de la nation finlandaise, Nokia a une histoire de presque 150 ans. ... Car une entreprise qui perd son histoire est rapidement livrée aux vagues." (04.05.2012)

Il Sole 24 Ore - Italie | 03.05.2012

Tous les pays de l'UE défendent leurs banques

Les ministres des Finances européens ne sont pas parvenus à s'entendre mercredi sur des critères uniformes dans le cadre de la réglementation bancaire à l'issue de négociations qui ont duré 16 heures. La concrétisation sur le plan international des nouvelles capitalisations (Bâle III) dans le droit européen a été bloquée par les objections de la Grande-Bretagne, de la Pologne et de la Suède. Cela montre une fois de plus que les intérêts nationaux prévalent sur les intérêts communautaires, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "Les négociations diplomatiques ont été particulièrement problématiques car, contrairement à ce qui se passait auparavant, les discussions n'ont pas abordé la nécessité générale d'une réglementation du secteur bancaire, mais son contenu concret. Les particularités des différents secteurs bancaires sont déterminantes dans la position adoptée par les différents pays. … L'aspect technique - l'introduction d'objectifs de fonds propres plus rigoureux pour les établissements bancaires - revêt, en relation avec les liquidités limitées, un aspect politique. Entre les lignes, les négociations ont montré que la crise avait renforcé les positions nationales. La volonté des Etats de sauver la stabilité financière de leur propre économie prédomine, au détriment de la défense du marché intérieur européen, passée au second plan." (03.05.2012)

Jornal de Negócios - Portugal | 02.05.2012

Les Portugais doivent se servir de la crise

Lors des manifestations du 1er mai au Portugal, des milliers de personnes ont protesté contre la stricte politique d'austérité du gouvernement libéral-conservateur, contre les atteintes au droit du travail et au droit social, et contre le chômage en hausse. Syndicats et organisations patronales doivent se servir du processus de transformation sociale pour refonder les bases de l'économie, écrit le journal économique Jornal de Negócios : "Les syndicats doivent reconnaître qu'il ne peut y avoir d'Etat-providence sans création de richesses et sans emplois, et que les salaires doivent enfin être en adéquation avec la productivité. Les organisations patronales et les managers doivent comprendre de leur côté que sans employés motivés et qualifiés, aucune entreprise ne pourra réussir. Les deux camps ont-ils compris les opportunités qui s'offrent à nous ?" (02.05.2012)


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