Les ministres des Finances européens ne sont pas parvenus à s'entendre mercredi sur des critères uniformes dans le cadre de la réglementation bancaire à l'issue de négociations qui ont duré 16 heures. La concrétisation sur le plan international des nouvelles capitalisations (Bâle III) dans le droit européen a été bloquée par les objections de la Grande-Bretagne, de la Pologne et de la Suède. Cela montre une fois de plus que les intérêts nationaux prévalent sur les intérêts communautaires, déplore le journal économique Il Sole 24 Ore : "Les négociations diplomatiques ont été particulièrement problématiques car, contrairement à ce qui se passait auparavant, les discussions n'ont pas abordé la nécessité générale d'une réglementation du secteur bancaire, mais son contenu concret. Les particularités des différents secteurs bancaires sont déterminantes dans la position adoptée par les différents pays. … L'aspect technique - l'introduction d'objectifs de fonds propres plus rigoureux pour les établissements bancaires - revêt, en relation avec les liquidités limitées, un aspect politique. Entre les lignes, les négociations ont montré que la crise avait renforcé les positions nationales. La volonté des Etats de sauver la stabilité financière de leur propre économie prédomine, au détriment de la défense du marché intérieur européen, passée au second plan." (03.05.2012)
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