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Magazine / Société / Roumanie et Bulgarie / Article | 12.02.2007
La Roumanie et la Bulgarie avant l'adhésion à l'UE, de Olaf Leiße
Bilan
Le retour en Europe de la Roumanie et de la Bulgarie s'effectue, quelque 16 ans après la fin du communisme en Europe centrale et orientale, avec de grandes difficultés.[1] Pour les deux pays l'adhésion est la priorité majeure, mais la poursuite de la transformation de l'économie et la lutte contre la corruption restent des défis importants. L'Union a raison de redouter une importation durable d'instabilité. C'est pourquoi il n'y a pas eu encore de décision ultime quant à la date d'adhésion. On annonce de nouveaux Rapports réguliers pour l'automne 2006. Ce sont ces rapports qui répondront à la question du report de l'adhésion à un an. Mais la Roumanie et la Bulgarie devraient selon toute probabilité adhérer au 1er janvier 2007.[2]
La poursuite de l'élargissement confronte l'UE à de grands défis. Le processus continue d'exercer une attraction magique sur les pays du pourtour. La Croatie et la Macédoine, mais aussi la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro indépendant. De même qu'à long terme l'Ukraine, l'Albanie et surtout la Turquie souhaiteraient faire partie de la communauté. Ces multiples souhaits de candidature et l'hypertrophie territoriale qu'ils impliquent peuvent constituer un risque pour la stabilité intérieure et la cohérence de l'Union. Cette dernière ne sera sans doute pas, à l'inverse ; en mesure de satisfaire les grands espoirs en matière de prospérité, de stabilité et de modernisation. Reste à voir si la politique européenne de voisinage et le processus de Barcelone avec les riverains de la Méditerranée constitueront un ersatz acceptable d'adhésion.[3]
Les référendums avortés en France et aux Pays-Bas ont plongé l'UE dans une crise structurelle. La détermination à « établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens », selon la formule optimiste du préambule au traité de la communauté, semble s'être évanouie avec l'interruption du processus constitutionnel. Gouvernements et populations sont également désemparés quant à un éventuel approfondissement de la communauté et sur les moyens de mettre celui-ci en œuvre. Mais on se gardera d'imputer la crise aux candidats du Sud-Est de l'Europe. C'est à l'Union de mettre en balance ses promesses futures d'adhésion et sa capacité à embrasser l'avenir.
[1] Cf. Johanna Deimel, « Bulgarien », Jahrbuch der europäischen Integration, Baden-Baden, 2005, p. 435-438 ; Anneli Ute Gabanyi, « Rumänien », ibid., p. 441-444.
[2] Cf. Anneli Ute Gabanyi, « Rumäniens Beitritt zur EU – 2007 oder 2008 », Südosteuropa Mitteilungen, 2006, 1, p. 5-17.
[3] Cf. Waldemar Hummer, « Die Union und ihre Nachbarn. Nachbarschaftspolitik vor und nach dem Verfassungsvertrag », integration, 2005, 3, p. 233-245 ; Annette Jünemann, « Zehn Jahre Barcelona-Prozess : eine gemischte Bilanz », Aus Politik und Zeitgeschichte (APuZ), 2005, 45, p. 7-14.
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