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Magazine / Politique / Populisme / Article | 22.10.2007
Le populisme dans les partis politiques en Allemagne et aux Pays-bas, de Paul Lucardie
Conclusions
Comment expliquer les différents sorts des populistes allemands et hollandais? Tout d'abord, le système électoral hollandais facilite l'entrée des partis au parlement : il est plus facile de mobiliser 66 000 électeurs que 2 400 000. En second lieu, la culture politique et le système des partis aux Pays Bas étaient - du moins jusqu'il y a peu, plus orientés sur le consensus et moins polarisés qu'en Allemagne. Il n'a certes pas été facile de rompre ce consensus, surtout en ce qui concerne les sujets tabouisés comme la société multiculturelle ou le nationalisme, mais si on y parvenait, le résultat était l'ouverture d'un grand potentiel électoral. Fortuyn a réussi parce qu'il avait du charisme nécessaire. Ce qui n'est manifestement pas le cas des populistes allemands Schill, Brunner, Schlierer, Frey et Voigt, du moins jusqu'au même degré. En outre, ils ont presque tous dû se concurrencer entre eux tandis que Fortuyn était sans rival en 2002. En 2006, la situation n'était pas facile pour Wilders, mais il sut mettre sa notoriété et son « martyre » à profit pendant la campagne électorale. Il put, en outre, compter sur l'appui inconditionnel de son parti – à l'époque encore respectable – tandis que ses concurrents, c. à d. la liste de Pim Fortuyn (LPF) et ses formations dissidentes étaient ternies par les désaccords du passé. Il en est probablement de même pour beaucoup de partis populistes d'extrême droite en Allemagne. Selon toute probabilité, ils continueront en marge de l'échiquier politique, tandis que leurs confrères hollandais viennent d'y réussir leur entrée.
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