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22.11.2008

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Économie

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ÉCONOMIE

Latvijas Avīze - Lettonie | 05.11.2008

Le retour des travailleurs immigrés

En raison de la crise financière, de nombreux travailleurs immigrés en Grande-Bretagne et en Irlande sont retournés en Pologne, mais pas en Lettonie, remarque le quotidien Latvijas Avize : "Le pays d'origine attire les Polonais grâce à des salaires en hausse et à un niveau de vie plus élevé. Mais les Lettons en Irlande et en Grande-Bretagne ne font pas leurs valises car pour eux, le retour n'en vaut pas encore la peine. Le président [Valdis Zatler] appellera peut-être ses compatriotes à revenir lors d'une visite à Dublin, mais cela reste peu probable. … Même les Hongrois qui traversent actuellement une crise difficile, ont au moins accès à la formation gratuite et aux soins, alors qu'en Lettonie, il faut bien réfléchir avant d'appeler une ambulance si l'on se blesse à la tête ou si l'on a des palpitations, et que l'on n'a pas au moins 20 lats en poche." (05.11.2008)

Dilema Veche - Roumanie | 05.11.2008

Des émigrants sédentaires

Le magazine culturel roumain Dilema Veche réfléchit au fait que de moins en moins d'émigrés roumains reviennent au pays, bien que les hommes politiques favorisent cette possibilité de retour. "Il est clair que beaucoup ont pris la décision de rester pour toujours à l'étranger. Ce n'est pas un phénomène nouveau. Il s'est passé la même chose avec les Italiens, les Espagnols et les Portugais qui ont émigré vers les pays d'Europe les plus riches d'Europe dans les années 1950 et 1960. … Inviter de façon répétée les gens à revenir au pays n'a pas de sens. … La formule 'le pays a besoin de vous' est un appel aux sentiments patriotiques et non une analyse réfléchie des avantages et des inconvénients d'un possible retour. L'une des plus importantes 'nécessités de ce pays', qui assure l'équilibre des comptes est assurée depuis des années par les milliards d'euros que les Roumains de l'étranger envoient vers leur pays d'origine. … Pourquoi faudrait-il absolument que les citoyens d'un Etat retournent dans leur pays d'origine dans une Europe unie, alors qu'ils ont le droit de vivre là où les conditions sont les plus favorables pour eux ? … Le pays dans lequel les citoyens d'un Etat s'installent ne devrait plus avoir d'importance car ils sont partout 'chez eux en Europe', n'est-ce pas ?" (05.11.2008)

Dziennik - Pologne | 05.11.2008

Surprenante unité avec le référendum sur l'euro

Le quotidien Dziennik s'étonne de l'unité dont font preuve le gouvernement et l'opposition pour organiser un référendum sur l'introduction de l'euro. "Il existe enfin quelque chose qui unit la plateforme citoyenne [au gouvernement] PO et le [parti d'opposition] PiS. … Il est très vraisemblable que le PO et le PiS se mettent d'accord sur une date. Cela pourrait être le 7 juin, si les élections européennes ont lieu. Naturellement, tout cela est encore incertain. Beaucoup de choses peuvent changer d'ici là… Le PiS soutient certes le référendum, mais cette position comporte de nombreux risques pour le parti. Le parti de [l'ancien chef du gouvernement Jaroslaw] Kaczyński doit être un peu pour et un peu contre. En effet, l'électorat n'est pas homogène. … La position claire du PO sur cette question est confortable à certains égards pour le parti. Mais les derniers sondages ont montré que la Pologne a eu peur de la crise et pourrait voter contre l'introduction de l'euro." (05.11.2008)

Phileleftheros - Chypre | 03.11.2008

Pour une monnaie mondiale

Pantelis Kasapis, membre de la Commission au transport et à l'infrastructure du Parti démocratique (DIKO) à Chypre, se prononce dans le quotidien Philelefteros pour la création d'une monnaie mondiale. Ses avantages seraient plus importants que son coût, car elle permettrait de parvenir à "une plus grande efficacité économique, à plus de transparence et à la possibilité de comparer les prix … , à une réduction des variations des taux de changes, [et] à une augmentation du commerce mondial. … L'adoption d'une monnaie mondiale poserait des bases solides pour une véritable économie mondiale qui garantirait la stabilité du commerce et protégerait l'épargne. … Les obstacles principaux à un tel projet sont presque toujours de nature politique. L'inconvénient d'une monnaie mondiale, c'est qu'une nation perd sa propre politique monétaire et sa politique des taux de change. … Une solution … réaliste serait de garder les trois monnaies fortes (yen, dollar, euro) et de développer une politique monétaire unitaire." (03.11.2008)

Etelä-Saimaa - Finlande | 04.11.2008

Course aux étudiants diplômés

Jorma Hernesmaa écrit dans le quotidien Etelä-Saimaa que la concurrence autour de la main d'œuvre hautement qualifiée s'accentue dans l'UE : "Les diplômés sont attirés là où la situation est la meilleure, les salaires les plus élevés et les impôts les plus faibles. … A leur retour, les personnes bien formées sont polyglottes et disposent d'une expérience internationale. … A l'avenir, la concurrence pour la main d'œuvre entre les pays membres de l'Union européenne va augmenter. La Finlande fait partie des pays qui vieillissent rapidement. … Nous ne pouvons pas nous permettre de faire preuve de racisme et de catastrophisme. La part des étrangers en Finlande est faible. … L'obscurité, la boue et les pluies de novembre n'attirent pas les gens. … Dans l'Union européenne, la main d'œuvre peut se mouvoir librement. … Près de 40 pour cent des jeunes gens qui partent à l'étranger ont fait des études universitaires. Si les finlandais très diplômés restent longtemps à l'étranger, cela constitue également un transfert de revenus d'un pays à un autre. La formation universitaire coûte chère. La Finlande ne peut pas non plus se permettre d'assumer les coûts de formation pour d'autres pays." (04.11.2008)

Financial Times - Royaume-Uni | 03.11.2008

Sommet du G20

Le journal économique Financial Times s'intéresse au sommet du G20 qui réunira les pays les plus industrialisés et les pays émergents, à Washington, le 15 novembre prochain : "Avec de la bonne volonté et de l'imagination, les dirigeants du G20 pourront se mettre d'accord sur une solution coordonnée et coopérative pour faire face à la crise financière qui se répand jour après jour dans le monde développé. Ce serait une réponse politique déterminante pour un problème urgent. L'alternative qui voudrait que les pays agissent selon leurs propres intérêts pendant que le système s'effondre, est trop horrible pour être imaginée. … La rencontre du G20 ne va pas résoudre les détails de la régulation des Credit Default Swaps [produits dérivés de crédits pour le commerce des risques de défaillances des emprunts] ou introduire des taux de capitaux propres anticycliques pour les banques. Mais cela offre l'opportunité à certains pays riches de réparer les dommages qu'ils ont infligés à la coordination économique mondiale lors de la dernière décennie." (03.11.2008)

Le Monde - France | 01.11.2008

Précieux euro

Dans son éditorial, le quotidien Le Monde souligne le rôle positif joué par la monnaie européenne commune dans l'actuelle crise économique et financière. "La crise financière connaît un gagnant incontestable, l'euro. Sept ans après sa mise en circulation, la monnaie unique a permis aux Européens de résister ensemble dans la tourmente financière. Sans elle, le scénario était écrit : le Vieux Continent aurait retrouvé ses déchirements des années 1990. … Que l'on observe le sort réservé aux pays qui ne sont pas de la famille. Le petit Etat islandais a fait faillite. La Hongrie est sous perfusion du Fonds monétaire international et des institutions européennes. Pis, le Danemark, le vertueux modèle scandinave, … a dû appeler à son secours la Banque centrale européenne. L'évidence s'impose : rester hors de l'euro coûte cher. … La crise devrait inciter les Français à mettre un terme définitif à leur procès – favori mais infondé – contre la Banque centrale européenne et la monnaie unique. L'euro fut pendant deux décennies leur objectif politique majeur. Ils l'ont atteint. Ils ont toutes les raisons de s'en réjouir. Enfin." (01.11.2008)

168 óra - Hongrie | 31.10.2008

Pauvre Islande

Selon l'hebdomadaire progressiste de gauche 168 óra, l'Islande va connaître de profonds changements suite à l'effondrement des banques et à la chute de la couronne. "Les banques sont à l'origine de la prospérité que l'Islande a connue jusqu'à présent mais aussi de la misère à laquelle elle est aujourd'hui confrontée. … A présent il faut aider les Islandais habitués à la prospérité à sortir du pétrin. Une aide rapide et modeste a déjà été apportée par les banques nationales des pays voisins comme le Danemark et la Norvège. De façon inattendue, la Russie a elle aussi laissé entrevoir la possibilité d'un prêt pour une somme considérable [cinq milliards de dollars]. En fin de compte, la dernière planche de salut pourrait bien être le Fonds monétaire international (FMI). … Les Islandais vont de toute façon devoir se faire à l'idée que la prospérité créée par les banques appartient désormais au passé. Il leur reste la pêche, le tourisme et éventuellement le commerce. Il est tout à fait possible que l'Islande qui était l'un des pays les plus chers d'Europe occidentale devienne l'un des moins chers où cela vaut la peine d'aller faire ses courses." (31.10.2008)

Le Monde - France | 30.10.2008

Un Fonds d'urgence européen est nécessaire

Dans une tribune parue dans le quotidien Le Monde, le Premier ministre belge Yves Leterme souligne la nécessité d'un Fonds d'urgence européen : "A la fin du mois de septembre, le secteur financier belge a été secoué par de sérieux troubles. Fortis, la principale banque, Dexia, la troisième, et un assureur ont été touchés par les retombées de la crise financière internationale. ... Durant ces moments périlleux, nous avons ressenti la nécessité absolue d'une coopération européenne dans les cas où les principales banques risquaient de faire faillite ... Nous devons envisager la mise en place d'un Fonds d'urgence européen, qui serait déployé, le cas échéant, pour acquérir des actifs illiquides pour recapitaliser les banques et pour garantir les prêts interbancaires. ... L'Europe évolue pas à pas vers un régulateur européen unique. L'actuelle coopération entre les superviseurs nationaux, même si elle s'est intensifiée grâce à des réunions mensuelles ... est une première étape dans ce long processus devant mener à un système de surveillance à la fois européen et décentralisé." (30.10.2008)

De Morgen - Belgique | 30.10.2008

Les spéculations sur l'action Volkswagen ont échoué

Les grandes envolées de l'action VW qui a atteint près de 1 000 euros ont été déclenchées par des opérations spéculatives qui ont échoué. Le quotidien De Morgen n'a aucune pitié avec ces négociants. "Les pirates du marché ... ont cette fois-ci été surnommés à juste titre les sauterelles dévastatrices de la Bourse. Toujours à la recherche d'une plus-value financière, sans considération pour les bains de sang économiques et sociaux qu'ils occasionnent en agissant de la sorte. ... Des courtiers plutôt rusés y ont cette fois laissé des plumes et certains "hedge fonds" sont au bord de la faillite parce qu'ils avaient misé sur le mauvais cheval. Rares seront ceux qui verseront une larme pour eux. ... C'est la preuve que, parfois quand même, l'économie réelle dame le pion à la rapacité des vautours spéculateurs. Reste cependant à expliquer pourquoi les autorités qui ont dernièrement injecté plusieurs milliards dans le système ne se préoccupent pas de ces pratiques." (30.10.2008)


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