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  1989

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Ils étaient quelques centaines au début, des milliers puis des dizaines de milliers ensuite : en 1989, les citoyens de RDA descendaient en masse dans les rues. Une tendance qui devait culminer le 9 octobre à Leipzig, avec au moins 70.000 manifestants. Étonnamment, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues. La presse européenne rend hommage à cette révolution pacifique qui devait amener, un mois plus tard, la chute du mur de Berlin - et porte sur le monde actuel un regard critique.

Le soir du 23 août 1989, environ deux millions d'Estoniens, de Lettons et de Lituaniens formaient une chaîne humaine de 600 km de long reliant les villes de Vilnius, Riga et Tallinn. 50 ans après la signature du pacte germano-soviétique, les trois peuples baltes s'unissaient dans un élan de liberté et d'indépendance, organisant la plus grande mobilisation pacifiste que le monde ait jamais vue : la voie balte.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, commémorent ce lundi à Sopron, à la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, le 'pique-nique paneuropéen' : le 19 août 1989, quelque 600 ressortissants de RDA avait emprunté cet itinéraire pour quitter le bloc soviétique. Que ces deux dirigeants antagonistes soient amenés à commémorer ensemble les premières déchirures du rideau de fer fait couler beaucoup d'encre.

Le 4 juin 1989, les premières élections partiellement libres étaient organisées en Pologne - une première dans le bloc de l'Est communiste. En Pologne, cet évènement historique revêt autant d'importance que la chute du mur de Berlin. Les éditorialistes portent un regard rétrospectif sur ce scrutin historique et sur les trois dernières décennies traversées par la Pologne.

Suite à la mort de Hu Yaobang, premier secrétaire du Parti communiste chinois, réputé relativement libéral, mi-avril 1989, des centaines de milliers de personnes s'étaient mobilisés place Tiananmen pour réclamer un dégel politique. Cette manifestation pacifique avait finalement été écrasée par l'armée au mois de juin suivant, faisant des centaines de morts. L'évènement reste tabou en Chine.

Imre Nagy, ex-chef de gouvernement et héros hongrois depuis son exécution en 1956, a été réhabilité il y a 30 ans. Lors de la cérémonie officielle de sa réhabilitation, le 16 juin 1989, le jeune Viktor Orbán, qui devait devenir Premier ministre du pays, avait demandé le départ des troupes soviétiques de Hongrie. Les éditorialistes font le bilan.