France : LFI et le RN progressent aux municipales
Au premier tour des élections municipales en France, dimanche, le parti de gauche radicale LFI et le parti d'extrême droite RN ont progressé dans plusieurs villes. Avant le second tour du 22 mars prochain, se pose dans de nombreuses communes la question d'alliances électorales, notamment entre les partis de gauche modérés et la formation controversée LFI.
Les partis tributaires d'alliances
L'Opinion tire des enseignements du scrutin en vu de la présidentielle de 2027 :
«[U]n, la fragmentation des forces politiques, qui fait tant de dégâts au Parlement, infuse désormais dans les grandes villes et menace donc de s'installer durablement dans le pays. Deux, le RN franchit une marche supplémentaire dans son accession au pouvoir, par ses scores, bien sûr, mais aussi par sa capacité à faire réélire sur leur bilan ses édiles sortants. Trois, la gauche sait toujours s'unir et, on le verra cette semaine, trouvera toujours un combat antifasciste à mener pour célébrer des alliances avec LFI. Quatre, enfin, sans union entre la macronie, le centre et la droite de LR, il sera impossible au camp actuellement au pouvoir de garder son rang et d'échapper à l'étau des extrêmes.»
On ne mise plus sur des pseudo-candidats
La France manque de bons dirigeants politiques, déplore Les Echos :
«Scrutin après scrutin, nos compatriotes se désintéressent d'une classe politique qui les déçoit. Leur impuissance à tenir leurs promesses, leur incapacité à gérer le budget de la nation ou d'une collectivité locale n'en finissent pas de les déconsidérer aux yeux des Français. C'est donc sans doute le dernier rappel avant qu'ils ne renversent la table, au risque de ne plus maîtriser leur destin. A treize mois de l'élection présidentielle, ce n'est pas de dizaines de pseudo-candidats à la présidentielle dont nous avons besoin, mais de femmes et d'hommes compétents, courageux et légitimes pour redresser notre pays. On les cherche toujours.»