Suède : la formation d'un gouvernement au point mort
Après les législatives suédoises, la sociale-démocrate Magdalena Andersson a déclaré l'échec des discussions exploratoires avec le Parti de gauche. Si le camp de centre-gauche dispose d'une courte majorité au Parlement, la formation d'un gouvernement a échoué, après que le Parti de gauche a annoncé soutenir la réélection du président du Parlement sortant, le conservateur Andreas Norlén. La presse du pays fait le point.
Le Parti de gauche fait pression
Dagens Nyheter livre l'analyse suivante :
«La tendance, globalement, consiste à surestimer l'importance du président du Parlement. La formation d'un gouvernement dépend majoritairement de la répartition des mandats et de la capacité des partis à gérer correctement cet aspect. … [La cheffe de file du Parti de gauche] Nooshi Dadgostar veut manifestement montrer qu'elle est sérieuse dans sa volonté de décrocher des postes ministériels. Elle n'est pas prête à faire des compromis tant que sa revendication n'aura pas été satisfaite. Et elle est prête à faire pression sur les sociaux-démocrates pour atteindre ses objectifs. … Il existe de facto deux voies pour parvenir un nouveau gouvernement : soit une union entre les sociaux-démocrates et les conservateur (Modérés), soit un accord entre les quatre partis d'opposition.»
Andersson ne peut gouverner le pays
Svenska Dagbladet juge que l'échec d'Andersson était prévisible :
«Pour ce qui est de la compétence gouvernementale, de l'élaboration d'un agenda, des questions de contenus, du choix de ministres compétents et de l'implication d'autres partis, les sociaux-démocrates ont été doublés par les Modérés. … Lors de la campagne, la direction des sociaux-démocrates a tenté d'occulter tous ces constats, mais la réalité vient de les rattraper. Andersson est à la tête d'un parti avec une compétence gouvernementale lacunaire, un programme vide de contenus et peu d'alliés. Elle devrait ainsi s'abstenir de briguer les rênes du pays.»