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  Conflit chypriote

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Lors de l'Assemblée générale de l'ONU, qui aura lieu à la fin du mois à New York, la Grèce et Chypre veulent relancer les négociations sur la question chypriote. Pour parvenir à la réunification de l'île, une 'fédération souple', dotée d'un gouvernement central aux compétences limitées, serait évoquée. Une idée qui divise les éditorialistes de l'île.

La république de Chypre débat actuellement de l'utilisation des biens immobiliers que les Chypriotes turcs avaient été contraints d'abandonner après la guerre de 1974. Théoriquement, ces biens auraient dû être mis uniquement à la disposition de réfugiés, c'est-à-dire les Chypriotes grecs contraints de quitter la partie Nord de l'île. Or d'après de récents rapports, nombre de ces bâtiments auraient fait l'objet de malversations financières. Les médias chypriotes font part de leur indignation.

Après l'échec des négociations de réunification, la direction chypriote turque a décidé de rouvrir plusieurs localités dans la partie occupée de l'île et de permettre le retour de leurs habitants de jadis : cette mesure concerne dans un premier temps les maronites, une minorité catholique orientale.

A l'issue de deux ans de travail, les négociations en vue d'une réunification de Chypre ont a nouveau échoué. Avant qu'il ne commence, ce cycle de négociations était considéré être la tentative la plus prometteuse de mettre fin à la division de l'île. Leur échec n'en est ressenti que plus amèrement dans la presse des pays concernés.

Les négociations menées en Suisse sur la réunification de l'île de Chypre, divisée depuis 1974, ont produit des avancées significatives, selon l'ONU. Les discussions doivent reprendre le 20 novembre. Les partisans de la ligne dure dans le camp chypriote-grec pourraient faire capoter un accord, redoutent certains commentateurs. D'autres appellent néanmoins à faire preuve de plus d'optimisme.

Il subsiste encore un espoir pour la réunification de Chypre. Le président de la République de Chypre, Nikos Anastassiadis, et le leader chypriote turc, Mustafa Akıncı, se sont mis d'accord pour reprendre les négociations en janvier. Les commentateurs appellent les deux camps à faire des compromis.

Les négociations sur la réunification de Chypre ont été reportées à la semaine prochaine. Pour la première fois, les puissances garantes, à savoir la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni ont participé jeudi aux réunions. L’Europe a besoin d'une réunification de Chypre, rappellent les commentateurs tout en demandant plus de transparence dans les négociations.

Une décision prise par le Parlement de la République de Chypre a provoqué un litige entre les leaders chypriote grec et chypriote turc, et entraîné la rupture de leurs négociations : le choix de commémorer à l’avenir, dans les écoles du pays, le référendum sur l’Enosis de 1950, par lequel les Chypriotes grecs avaient demandé à l’administration coloniale britannique leur rattachement à la Grèce. Les questions du passé font-elles obstacle à la paix ?

L’émissaire de l’ONU à Chypre, Espen Barth Eide, affirme qu’il y a de bonnes chances que les négociations de réunification de Chypre reprennent avant la fin du mois de mars. Les journaux des pays participant aux négociations ne partagent toutefois pas le même optimisme.

Dans les négociations portant sur une réunification chypriote, de nouveaux désaccords menacent d'anéantir les progrès atteints depuis 2016. Alors que la polémique autour de l’exploitation de ressources fossiles en Méditerranée fait rage depuis des semaines, le président chypriote grec Anastasiades et le ministre grec des Affaires étrangères se sont plaints du conseiller spécial onusien Espen Barth Eide. Que penser de ce litige ?

Le conseiller spécial de l'ONU sur Chypre, Espen Barth Eide, a évoqué la rupture temporaire des discussions relatives à la question chypriote. Les négociateurs des deux camps ne seraient pas parvenus à s'entendre sur les modalités nécessaires à l'organisation d'un sommet, lors duquel un accord permettant la réunification de l'île divisée depuis 1974 puisse être négocié. Les deux camps se soustraient à leurs responsabilités, déplorent les commentateurs, qui ne perdent cependant pas espoir.

Sous l’égide de l’ONU, Chypriotes grecs et Chypriotes turcs négocient à nouveau dans la station suisse de Crans-Montana. Les médias des pays concernés examinent les probabilités de réussite de ce sommet qui sera peut-être celui de la dernière chance pour la réunification de l’île.