Elections en Hongrie

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Samedi à Budapest, des dizaines de milliers de Hongrois ont manifesté contre le Premier ministre Viktor Orbán, tout juste réélu, et son gouvernement de droite nationaliste. Ils ont notamment revendiqué un changement de système électoral et la protection de la liberté de la presse. La presse hongroise est partagée entre applaudissements et critiques.

La large victoire du parti ultraconservateur de Viktor Orbán en Hongrie continue d'interpeller la presse. Les intellectuels hongrois sont-ils en faute ? La social-démocratie européenne a-t-elle négligé certains points ? Qu'adviendra-t-il de l'économie magyare ?

Les Hongrois élisent un nouveau Parlement dimanche. Grand favori du scrutin, le Fidesz, parti ultraconservateur au pouvoir, crédité de 50 pour cent des intentions de vote. L'opposition mise sur des alliances transpartisanes pour lui barrer la route. Le Premier ministre Viktor Orbán doit-il s'inquiéter ?

Avant les législatives de dimanche en Hongrie, l'opposition cherche le moyen de triompher du Fidesz au pouvoir. Deux partis de gauche se sont mis d'accord pour présenter des listes communes. La philosophe Ágnes Heller a même suggéré la création d'une alliance regroupant tous les partis d'opposition. Les éditorialistes hongrois sont toutefois critiques des stratégies électorales de la gauche et de la droite.

A Hódmezővásárhely, petite ville du sud-est de la Hongrie, tous les partis d'opposition se sont alliés pour mettre en échec le maire sortant lors d'élections municipales partielles. Cette alliance a rassemblé des formations de gauche (MSZP), d'extrême droite (Jobbik) et écologiste (LMP). Six semaines avant les législatives du 8 avril, les observateurs s'interrogent sur les enseignements de ce scrutin surprenant.

Avant les législatives en Hongrie, il paraît peu probable que le parti au pouvoir, le Fidesz, perde sa majorité. Dans les sondages, il réunit près de 50 pour cent des intentions de vote. De son côté, le parti social-démocrate MSZP dépasse difficilement la barre des 10 pour cent et ne parvient toujours pas former une alliance électorale avec les autres partis d'opposition. Les commentateurs ont perdu toute confiance dans la politique.