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  Conflit israélo-palestinien

  13 Débats

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, s'est rendue cette semaine en Israël. Il s'agissait de la première visite officielle d'un chef de la diplomatie suédoise dans le pays depuis plus de dix ans. En 2014, la Suède avait été le premier pays européen à reconnaître la Palestine - suite à quoi Israël avait rappelé son ambassadeur à Stockholm. La presse salue ce réchauffement des relations.

La marque de glaces américaines Ben and Jerry's a indiqué son intention de ne plus être représentée dans les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. "Vendre des crèmes glacées dans les Territoires palestiniens occupés n'est pas compatible avec les valeurs de l'entreprise", lit-on sur son site Internet. Une simple affaire de marketing, jugent les chroniqueurs.

Le ministre américain des Affaires étrangères, Antony Blinken, s'est rendu mardi à Jérusalem et Ramallah pour discuter avec des représentants israéliens et palestiniens. L'administration Biden entend s'engager pour la reconstruction à Gaza et allouer des fonds en contournant le Hamas. Si la trêve négociée entre Israël et le Hamas tient toujours, les éditorialistes ne sont pas convaincus que la solution soit pérenne.

Le conflit au Proche-Orient a redoublé d'intensité ces derniers jours, et les actions et réactions semblent s'inscrire dans une dramaturgie bien connue. Le mouvement radical Hamas tire des roquettes sur les villes israéliennes, tandis que Tsahal riposte en procédant à des frappes sur Gaza, invoquant le droit d'Israël à se défendre. La presse européenne cherche des issues à cette impasse.

Sur fond de violente résurgence du conflit israélo-palestinien, l'Europe est le théâtre ces derniers jours de prises de position hostiles à Israël et de débordements antisémites. Les éditorialistes se montrent très inquiets et se demandent comment faire pour lutter contre ce fléau.

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mardi sa quatrième réunion extraordinaire sur le conflit israélo-palestinien, sans pour autant arriver à s'entendre sur une déclaration commune, différents protagonistes s'activent sur la scène internationale. Les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu, la Chine a invité les deux parties à des négociations, et le président turc, Tayyip Erdoğan, s'en est pris à Israël et à l'Occident. L'analyse de la presse européenne.

L'armée israélienne a intensifié ses attaques sur la bande de Gaza. Des troupes aériennes et terrestres ont été déployées, mais pour l'instant aucun soldat n'est entré dans cette zone. Jeudi déjà, de nouveaux tirs de roquettes avaient été lancés par le Hamas sur des villes israéliennes. Les médias européens s'interrogent sur les intérêts poursuivis par les protagonistes de cette escalade de violence.

Le gouvernement israélien délibère actuellement des projets d'annexion controversés de territoires occupés en Cisjordanie. En début d'année, le président américain avait donné son feu vert par le truchement de son plan de paix. Peu de temps après, le Premier ministre Netanyahou avait annoncé son intention d'engager l'annexion dès l'été - l'accord de coalition de son gouvernement évoquant la date du 1er juillet.

L'escalade de la violence à la frontière de la bande de Gaza, où l'intervention de l'armée israélienne contre des manifestants palestiniens et des positions du Hamas a coûté la vie à au moins 60 Palestiniens, continue à préoccuper les journalistes européens. Ils évoquent notamment la posture victimaire des Palestiniens et dénoncent l'instrumentalisation par le Hamas d'un mouvement initialement issu de la société civile palestinienne.

En mai 1948, la proclamation de l'indépendance par David Ben Gourion marquait la fondation de l'Etat hébreu. Un jubilé assombri par le conflit avec les Palestiniens et des dissensions internes. Est-ce là l'Etat dont rêvaient ses fondateurs il y a sept décennies ?

Pour les Palestiniens, le 15 mai 1948 marque la "Nakba", le "désastre", en arabe. Le 15 mai est donc la date commémorative de l'expulsion et de l'exode de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres, suite à la guerre des Etats arabes contre l'Etat hébreu qui venait d'être créé. L'occasion pour les éditorialistes de porter un regard rétrospectif.

Lors d'une manifestation palestinienne dans la zone frontalière entre la bande de Gaza et Israël, des soldats de Tsahal ont tiré sur la foule et tué au moins 17 personnes. Avant l'anniversaire de la fondation de l'Etat hébreu et l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, les éditorialistes redoutent un regain de violences et appellent au calme.