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  Conflit israélo-palestinien

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Les gouvernements espagnol, irlandais et norvégien ont indiqué qu'ils reconnaitraient la Palestine comme un Etat dans les prochains jours. Israël a condamné l'annonce comme un soutien au terrorisme du Hamas et rappelé ses ambassadeurs de Dublin et Oslo. On s'attend à ce qu'il en fasse de même à Madrid. Les commentaires de la presse européenne révèlent d'importantes divergences sur la question.

Les mandats d'arrêt internationaux demandés par le bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l'encontre du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, de son ministre de la Défense, Yoav Gallant, et de trois dirigeants du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont suscité de vives réactions de par le monde. Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont fait valoir que l'on ne pouvait établir d'équivalence entre les dirigeants d'une démocratie et des terroristes. Les commentaires des éditorialistes.

Il semblerait qu'un déblocage s'amorce dans les négociations entre Israël et l'organisation terroriste du Hamas. Selon les dires du ministère britannique des Affaires étrangères, Israël aurait présenté une offre de cessez-le-feu de 40 jours en contrepartie de la libération d'otages israéliens. Les commentateurs se demandent si l'offensive qui menace de s'abattre sur Rafah peut encore être écartée.

Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a rencontré le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, samedi à Istanbul, pour aborder avec lui les questions de l'aide humanitaire et d'un éventuel cessez-le-feu. Erdoğan commet-il une grave erreur en fréquentant ouvertement le personnage, ou sa démarche est-elle au contraire perspicace ?

Après l'attaque de drones et de missiles menée par l'Iran en Israël, la situation reste tendue au Proche-Orient. Le président américain, Joe Biden, avait appelé Tel Aviv à éviter toute surenchère. Des explosions ont été rapportées vendredi sur la base aérienne d'Ispahan, au sud de Téhéran - une potentielle riposte de Tsahal, qui n'a rien revendiqué. La presse tente de faire le point.

Sur fond de guerre au Proche-Orient, l'Espagne, l'Irlande et la Slovénie avaient dès le mois de mars déclaré vouloir reconnaître un Etat palestinien. Ils viennent de concrétiser leur requête : le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, entend passer à l'acte d'ici fin juin et recherche actuellement des soutiens. Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheál Martin, veut soumettre une proposition de reconnaissance à son gouvernement. Les commentateurs sont partagés.

L'Iran a attaqué directement Israël dimanche, pour la première fois de son histoire. Selon les forces armées israéliennes, Téhéran a lancé plus de 300 drones et missiles, dont 99 pour cent ont pu être interceptés, avec l'aide d'alliés. L'Iran avait accusé Israël d'être l'instigateur de la mort de sept gardiens de la révolution à Damas le 1er avril et annoncé des représailles. La presse européenne fait des interprétations très différentes de la portée de cette attaque.

La police berlinoise a mis fin à une rencontre intitulée "Congrès sur la Palestine", environ deux heures après son début. Motif invoqué par les autorités : un des orateurs intervenant par visioconférence est sous le coup d'une interdiction d'activité politique en Allemagne, pour avoir tenu des propos haineux contre Israël et les juifs. Selon les médias, certains participants n'avaient pas pu entrer sur le territoire national pour se rendre au Congrès.

Il y a six mois, l'organisation islamiste radicale Hamas attaquait Israël. Ses milices ont tué plus de 1 200 personnes et fait plus de 250 otages. La tentative d'Israël de démanteler l'organisation terroriste, en menant une offensive à Gaza, a échoué jusque-là : 130 israéliens restent captifs, le Hamas reste actif. Les critiques relatives au nombre élevé de victimes civiles et à la détresse dans le territoire se font de plus en plus vives. Tsahal vient d'annoncer son retrait partiel du sud de la bande de Gaza.

Après les critiques massives de la communauté internationale suite à la mort de sept collaborateurs de l'ONG World Central Kitchen dans la bande de Gaza, le gouvernement israélien a d'abord reconnu ses erreurs, avant d'annoncer l'ouverture de points de passage pour l'acheminement d'aide supplémentaire. Dans le pays aussi, le Premier ministre Nétanyahou fait également face à une pression croissante.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, avec 14 voix pour et une abstention - celle des Etats-Unis -, une résolution réclamant un "cessez-le-feu immédiat" dans la bande de Gaza. La résolution exige à la fois la cessation des combats pendant le ramadan, ainsi que la libération des otages détenus par l'organisation islamiste radicale Hamas. Si Israël a fait part de son indignation, le Hamas a remercié le Conseil de sécurité et sollicité un échange des otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.

Sous le coup de la guerre menée par Israël contre l'organisation islamiste radicale Hamas à Gaza, la situation s'est fortement détériorée pour la population civile, qui est désormais menacée de famine, selon Washington. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, accuse Israël de bloquer l'aide trop longtemps aux points de contrôle. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, assure pour sa part que l'Etat hébreu fait son possible pour la faciliter.

En septembre 2023, le baromètre étaient encore au beau fixe dans les relations entre le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Elles se sont rapidement détériorées après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, la guerre qui s'en est suivie et le positionnement clair de la Turquie du côté de l'organisation terroriste. A en croire certains médias turcs, ce positionnement n'est pas aussi net qu'il n'y paraît.

Les Etats-Unis ont commencé à approvisionner la population civile de la bande de Gaza en larguant de l'aide humanitaire par voie aérienne. 38 000 repas auraient ainsi atterri samedi sur le territoire enclavé. Washington aurait, semble-t-il, l'intention de lancer une opération de grande envergure dans les semaines à venir.

Plus de 100 Palestiniens ont perdu la vie lors de l'arrivée d'un convoi d'aide alimentaire, jeudi, dans le nord de la bande de Gaza, selon le ministère de la santé du territoire administré par le Hamas. Les circonstances exactes des faits restent floues : si Israël a confirmé le drame, il a nié que des chars aient tiré sur la foule. Pour les chroniqueurs, cette tragédie est évocatrice de la situation actuelle à Gaza.

Israël a intensifié son intervention militaire dans le sud de la bande de Gaza. La communauté internationale redoute une grande offensive terrestre à Rafah, où plus d'un million de réfugiés intérieurs sont piégés à la frontière avec l'Egypte. Les Etats-Unis veulent présenter une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir "un cessez-le-feu provisoire". Les chroniqueurs appellent les responsables politiques à faire preuve de bon sens.

L'offensive annoncée par Israël à Rafah suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Pour tenter de l'empêcher, l'Afrique du Sud a déposé un nouveau recours auprès de la Cour internationale de justice (CIJ). Dans le même temps, des négociations portant sur un cessez-le-feu et l'échange des otages détenus par le Hamas ont lieu au Caire. Les éditorialistes sont divisés sur la question de savoir si cela permettra d'épargner les plus de 1,3 million de déplacés intérieurs réfugiés à Rafah.

L'armée américaine a déclaré avoir mené plus de 85 raids aériens en Irak et en Syrie contre les gardiens de la révolution iraniens et les milices qu'ils soutiennent. Selon des sources irakiennes, au moins 16 personnes auraient trouvé la mort lors de ces attaques. Il s'agissait de la réaction de Washington à la mort de trois soldats américains dans une attaque de drone en Jordanie. La presse européenne commente cette situation, jugée extrêmement dangereuse.

Les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et d'autres pays ont suspendu les aides qu'ils versaient à l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), et l'UE envisage aussi de le faire. Israël avait divulgué des informations selon lesquelles douze employés de l'agence auraient été impliqués dans l'attaque perpétrée par le Hamas, le 7 octobre. Selon des documents confidentiels cités par le Wall Street Journal, un employé de l'UNRWA sur dix aurait des liens avec des organisations terroristes.

Avant son conseil des ministres des Affaires étrangères, l'UE a répété qu'elle prônait une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien. Auparavant, le président américain, Joe Biden, avait rappelé au Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, que les Etats-Unis continuaient de privilégier une solution à deux Etats. Les éditorialistes s'interrogent sur la viabilité de cet objectif.

Devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, Israël s'est défendu des accusations qui lui sont faites, selon lesquelles il commettrait un génocide contre le peuple palestinien dans la guerre menée contre le Hamas dans la bande de Gaza. La ligne de défense d'Israël a consisté à dire que les opérations militaires à Gaza s'inscrivaient dans une logique de défense face aux attaques terroristes du Hamas, qui prendrait les civils comme boucliers humains. La plainte avait été déposée par l'Afrique du sud.

La milice libanaise Hezbollah a accusé Israël d'être responsable de l'attaque de drone ayant coûté la vie au dirigeant du Hamas, Saleh Al-Arouri, dans une banlieue de Beyrouth. L'attaque ne restera pas sans réponse, a déclaré le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. L'attaque n'a pas été revendiquée par Israël. Les commentateurs se demandent si cet événement risque désormais de provoquer un embrasement de la région.

Sur fond de guerre à Gaza, les rebelles houthistes yéménites multiplient les attaques contre des pétroliers et des cargos qu'ils jugent liés à Israël. Plusieurs compagnies ont annoncé leur intention d'éviter cette route maritime majeure. Washington sollicite la création d'une alliance internationale pour lutter contre la milice, soutenue par l'Iran. La presse se penche sur une situation complexe.

En dépit de la dernière résolution de l'ONU, Israël poursuit son offensive contre le Hamas à Gaza, ainsi qu'elle l'avait annoncé. Tsahal a commis vendredi une erreur fatale : trois otages kidnappés par le Hamas ont été abattus par erreur par des soldats israéliens. Les commentateurs se demandent si c'est le signe qu'Israël doit revoir sa stratégie.

L'Assemblée générale des Nations unies s'est déclarée favorable à une trêve humanitaire immédiate dans la bande de Gaza, afin d'apporter une aide d'urgence aux déplacés intérieurs, menacés par la faim et par le froid. Israël, de son côté, continue d'affirmer que le Hamas se sert des civils comme de boucliers humains, et il entend poursuivre les combats jusqu'à la victoire sur l'organisation radicale islamiste. Les éditorialistes déplorent l'absence de plan pour le jour d'après.

Israël a repris l'offensive vendredi contre l'organisation islamiste radicale du Hamas dans la bande de Gaza : les attaques aériennes se sont poursuivies au cours du week-end et des troupes de Tsahal seraient entrées dans le sud du territoire. Washington a appelé l'Etat hébreu à épargner le plus possible la population civile. La presse évoque différents aspects de la situation.

Le cessez-le-feu conclu entre Israël et l'organisation islamiste radicale Hamas a été prolongé jusqu'à jeudi. D'après des sources égyptiennes, 10 otages détenus dans la bande de Gaza seront échangés chaque jour contre 30 prisonniers palestiniens, et l'aide humanitaire doit être acheminée dans le territoire palestinien. En tout, 81 des 240 otages présumés ont été libérés. Les éditorialistes portent un regard mitigé sur cet accord.

L'accord entre Israël et le Hamas sur un cessez-le-feu afin de procéder à un échange d'otages et de prisonniers est officiellement en vigueur depuis vendredi matin. Selon le Qatar, qui a assuré la médiation, il devra durer quatre jours au minimum et dix jours au maximum. Dans un premier temps, 50 des 240 otages présumés doivent être libérés par le Hamas, en contrepartie de quoi Israël libérera 150 prisonniers palestiniens.

Le nombre considérable de victimes civiles à Gaza, où Tsahal intervient contre l'organisation islamiste radicale Hamas, est de plus en plus critiquée dans le monde. Selon le ministre de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, il y aurait déjà plus de 13 000 morts. Israël souligne sa volonté d'éviter les victimes civiles, tout en affirmant que le système de tunnels, où seraient dissimulés les otages, mais aussi des armes, des vivres et du matériel, passerait sous des infrastructures civiles. La presse est divisée.

La militante climatique suédoise Greta Thunberg et le mouvement mondial pour le climat Fridays for Future font l'objet de critiques croissantes en raison de positions propalestiniennes. Dimanche, lors d'une manifestation pour le climat organisée à Amsterdam, l'une des intervenantes a donné le micro à une militante, qui a appelé à une Palestine libre "du fleuve à la mer". Les chroniqueurs jugent que le mouvement prend un cap regrettable.

Avant les attaques meurtrières du Hamas sur Israël, le 7 octobre, le pays était massivement mobilisé contre le gouvernement de coalition de Benyamin Nétanyahou, formé avec des partis d'extrême droite et religieux. Dans le contexte actuel de menace généralisée, cette mobilisation s'est tue. Nétanyahou est toujours critiqué, notamment pour avoir accusé les services secrets de ne pas avoir vu venir les attentats. Pour les commentateurs, le Premier ministre israélien est tout simplement incompétent.

Dans sa lutte contre le Hamas, Israël continue d'attaquer des positions présumées de l'organisation islamiste radicale à Gaza. Selon Tsahal, des armes, du matériel militaire et un centre de commandement du Hamas ont été découverts lors de l'assaut mené sur l'hôpital Al-Shifa. Dans le monde, les appels se multiplient pour demander à Israël de prioriser la protection de civils. Les éditorialistes font également part d'autres préoccupations.

Le gouvernement israélien refuse de décréter un cessez-le-feu à Gaza tant que l'organisation islamiste radicale Hamas détiendra des otages. Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s'est dit prêt à respecter de "petites pauses tactiques" pour faciliter la libération des otages et l'acheminement de l'aide. Celle-ci est jugée totalement insuffisante par les organisations humanitaire dans la situation actuelle. La presse européenne se penche sur la situation.

Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a qualifié Israël de "criminel de guerre" et le Hamas de "groupe de libérateurs". Ces propos interviennent alors même qu'il s'était présenté - récemment encore - comme un médiateur potentiel entre Israël et le Hamas. Les commentateurs se demandent quelles peuvent - et doivent - être les conséquences de cette posture.

Une pluie de critiques s'est abattue sur le secrétaire général de l'ONU suite à son discours prononcé à propos du conflit au Proche-Orient. Si dans sa prise de parole, Antonio Guterres a qualifié l'attaque du Hamas d''abominable', il a également dénoncé "l'occupation oppressante" des territoires palestiniens. 'Cette attaque ne vient pas de nulle part', a-t-il déclaré. Dans la presse, les réactions sont très partagées.

Après l'attaque de l'organisation islamiste radicale Hamas contre Israël, l'UE cherche à adopter une position commune. Lors d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg, l'appel à un cessez-le-feu humanitaire à Gaza, notamment, a fait débat. Si des pays comme l'Espagne et l'Irlande y sont favorables, l'Allemagne et l'Autriche se montrent réticentes. Cette difficile quête de consensus se reflète également dans les colonnes de la presse.

Après l'attaque menée par l'organisation islamiste radicale Hamas contre Israël et la riposte de Tsahal dans la bande de Gaza, l'atmosphère est électrique dans les sociétés européennes. Dans les cortèges propalestiniens, sont régulièrement constatées des manifestations de sympathie à l'égard du Hamas et des propos antisémites. A Berlin, une synagogue a été attaquée. La presse européenne est préoccupée.

Lors de ses attaques terroristes contre Israël, l'organisation islamiste radicale Hamas avait fait plus de 200 otages. Deux semaines après leur enlèvement, deux ressortissantes américaines - une mère et sa fille - et deux séniores israéliennes ont été relâchées. L'Egypte et le Qatar auraient assuré une médiation dans les négociations. La presse européenne se penche notamment sur le rôle inhabituel joué par le Qatar.

Le régime autoritaire iranien soutient depuis des années des groupes armés comme l'organisation islamiste radical Hamas, mais aussi le Hezbollah libanais, en leur fournissant de l'argent et des armes. Depuis l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, Téhéran a menacé à plusieurs reprises de s'impliquer militairement si Israël ou les Etats-Unis "franchissaient les lignes rouges". Les commentateurs mettent en lumière le rôle de l'Iran au Proche-Orient et évaluent le risque d'une intervention.

Après les attaques terroristes effroyables menées par le Hamas, la presse européenne s'accorde largement à dire qu'une paix entre Israéliens et Palestiniens ne sera pas possible tant que ce groupe armé fondamentaliste contrôlera la bande de Gaza. Mais combattre le Hamas est une mission délicate, car elle ferait de nombreuses victimes civiles à Gaza. Les commentateurs s'interrogent sur l'avenir à long terme de la région.

Un tir de roquette a frappé l'hôpital Al-Ahli dans la ville de Gaza, suscitant une vague d'indignation. Plusieurs centaines de personnes auraient péri dans l'explosion. Le Hamas en a rejeté la responsabilité sur Israël, ce qu'a démenti l'armée israélienne, arguant que ses projectiles ne provoquaient pas ce type de destruction. De plus, toujours selon Tsahal, une conversation interceptée et des enregistrements de radar laisseraient penser qu'il pourrait s'agir d'une erreur de tir de la part du Jihad islamique. La presse revient sur le tollé médiatique de cette frappe.

Le président américain Joe Biden a atterri ce mercredi en Israël. Depuis l'attaque terroriste du Hamas, les Etats-Unis ont souligné leur solidarité avec Israël à plusieurs reprises, appelant cependant à protéger la population civile de Gaza. Si la presse place beaucoup d'espoirs dans ce déplacement, une rencontre prévue avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a été reportée après qu'une frappe de roquette particulièrement mortelle a touché un hôpital de Gaza.

Après l'attaque brutale du Hamas, le gouvernement israélien entend riposter avec fermeté contre l'organisation terroriste islamiste. Israël pilonne la bande de Gaza, soumise à un blocus strict, et étudie une offensive terrestre. L'approvisionnement en électricité et l'eau a également été coupé, ce qu'a condamné l'ONU. Les Etats-Unis ont appelé au respect des 'règles de la guerre'. La question de l'adéquation de la réponse interroge également les médias européens.

Dans plusieurs pays d'Europe, des rassemblements pro-Palestiniens ont essaimé depuis les attaques du Hamas sur Israël et la guerre qu'elles ont déclenchée. Si les manifestants se disent solidaires avec les Gazaouis, des dérapages ont toutefois eu lieu par endroits - apologie du terrorisme du Hamas, incidents antisémites et actes de violence. Les commentateurs évoquent la raison d'être de la liberté d'expression et ses limites.

Suite à l'attaque meurtrière du Hamas sur Israël samedi dernier, l'Etat hébreux se trouve en état de guerre. Des pourparlers ont actuellement lieu sur la libération des otages israéliens enlevés par les combattants du Hamas et faits prisonniers à Gaza. Côté israélien, le bilan provisoire fait état de 1 200 morts, et au moins 1 000 Palestiniens armés auraient été abattus, selon des sources israéliennes. Les commentateurs se demandent dans quel sens la guerre va évoluer.

Samedi matin, le groupe islamiste palestinien du Hamas a commencé à lancer des tirs de missiles en direction d'Israël. Parallèlement, des Palestiniens armés ont infiltré le territoire israélien et déclenché des attaques dans plusieurs zones à proximité de la frontière, tué des centaines d'Israéliens et kidnappé plus de cent otages. Israël a répondu en bombardant des cibles stratégiques à Gaza, et rapporte que le Hamas continue ses tirs de missile. La presse européenne se demande quelle est la bonne réaction à adopter et à qui une escalade des violences pourrait profiter.

Israël a annoncé la fin de la grande intervention militaire de deux jours menés en Cisjordanie. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a toutefois indiqué que l'opération pourrait être renouvelée. Après plusieurs frappes aériennes, Tsahal avait déployé des troupes terrestres à Jénine, considérée comme un bastion de combattants islamistes. Selon l'Autorité palestinienne, au moins 13 personnes ont été tuées. Les chroniqueurs sont inquiets.

Des colons israéliens ont réduit en cendres des dizaines de maisons et de voitures dans la ville palestinienne de Huwara où des centaines de personnes ont été blessées. Quelque temps plus tôt, deux Israéliens avaient été abattus dans cette localité par des terroristes palestiniens présumés. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, de l'ultra-droite religieuse, ainsi que d'autres représentants de la coalition au pouvoir ont salué cette réponse des colons. La presse s'inquiète de l'absence de mesure du gouvernement au pouvoir.

Neuf Palestiniens tués dans un raid des forces de police à Jénine, sept Israéliens abattus par un tireur devant une synagogue, plusieurs blessés de chaque côté : voici le lourd bilan du dernier soubresaut du conflit israélo-palestinien. Le nouveau gouvernement d'Israël a adopté de nouvelles lois antiterroristes et veut faciliter l'obtention des permis de port d'armes pour les civils israéliens. Les chroniqueurs font part de leurs inquiétudes.

Le nouveau ministre israélien de la Sécurité intérieure, le politique d'extrême droite Itamar Ben Gvir, a été vivement critiqué pour s'être rendu sur l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem. Ce site, appelé mont du Temple par les juifs, est considéré comme un lieu saint aussi bien par les juifs que par les musulmans, et constitue un sujet épineux du conflit israélo-palestinien. Les visites sont fortement réglementées et aucun ministre israélien ne s'y était rendu depuis cinq ans.

Sous médiation égyptienne, le gouvernement israélien et des représentants du Djihad islamique ont convenu d'un cessez-le-feu que les deux camps ont respecté, du moins dans les premières heures de la journée de lundi. Les commentaires de la presse européenne se font l'écho de la forte instabilité régnant dans la bande de Gaza et ses environs.

La ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, s'est rendue cette semaine en Israël. Il s'agissait de la première visite officielle d'un chef de la diplomatie suédoise dans le pays depuis plus de dix ans. En 2014, la Suède avait été le premier pays européen à reconnaître la Palestine - suite à quoi Israël avait rappelé son ambassadeur à Stockholm. La presse salue ce réchauffement des relations.

La marque de glaces américaines Ben and Jerry's a indiqué son intention de ne plus être représentée dans les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. "Vendre des crèmes glacées dans les Territoires palestiniens occupés n'est pas compatible avec les valeurs de l'entreprise", lit-on sur son site Internet. Une simple affaire de marketing, jugent les chroniqueurs.

Le ministre américain des Affaires étrangères, Antony Blinken, s'est rendu mardi à Jérusalem et Ramallah pour discuter avec des représentants israéliens et palestiniens. L'administration Biden entend s'engager pour la reconstruction à Gaza et allouer des fonds en contournant le Hamas. Si la trêve négociée entre Israël et le Hamas tient toujours, les éditorialistes ne sont pas convaincus que la solution soit pérenne.

Le conflit au Proche-Orient a redoublé d'intensité ces derniers jours, et les actions et réactions semblent s'inscrire dans une dramaturgie bien connue. Le mouvement radical Hamas tire des roquettes sur les villes israéliennes, tandis que Tsahal riposte en procédant à des frappes sur Gaza, invoquant le droit d'Israël à se défendre. La presse européenne cherche des issues à cette impasse.

Sur fond de violente résurgence du conflit israélo-palestinien, l'Europe est le théâtre ces derniers jours de prises de position hostiles à Israël et de débordements antisémites. Les éditorialistes se montrent très inquiets et se demandent comment faire pour lutter contre ce fléau.

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mardi sa quatrième réunion extraordinaire sur le conflit israélo-palestinien, sans pour autant arriver à s'entendre sur une déclaration commune, différents protagonistes s'activent sur la scène internationale. Les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu, la Chine a invité les deux parties à des négociations, et le président turc, Tayyip Erdoğan, s'en est pris à Israël et à l'Occident. L'analyse de la presse européenne.

L'armée israélienne a intensifié ses attaques sur la bande de Gaza. Des troupes aériennes et terrestres ont été déployées, mais pour l'instant aucun soldat n'est entré dans cette zone. Jeudi déjà, de nouveaux tirs de roquettes avaient été lancés par le Hamas sur des villes israéliennes. Les médias européens s'interrogent sur les intérêts poursuivis par les protagonistes de cette escalade de violence.

Le gouvernement israélien délibère actuellement des projets d'annexion controversés de territoires occupés en Cisjordanie. En début d'année, le président américain avait donné son feu vert par le truchement de son plan de paix. Peu de temps après, le Premier ministre Netanyahou avait annoncé son intention d'engager l'annexion dès l'été - l'accord de coalition de son gouvernement évoquant la date du 1er juillet.

L'escalade de la violence à la frontière de la bande de Gaza, où l'intervention de l'armée israélienne contre des manifestants palestiniens et des positions du Hamas a coûté la vie à au moins 60 Palestiniens, continue à préoccuper les journalistes européens. Ils évoquent notamment la posture victimaire des Palestiniens et dénoncent l'instrumentalisation par le Hamas d'un mouvement initialement issu de la société civile palestinienne.

En mai 1948, la proclamation de l'indépendance par David Ben Gourion marquait la fondation de l'Etat hébreu. Un jubilé assombri par le conflit avec les Palestiniens et des dissensions internes. Est-ce là l'Etat dont rêvaient ses fondateurs il y a sept décennies ?

Pour les Palestiniens, le 15 mai 1948 marque la "Nakba", le "désastre", en arabe. Le 15 mai est donc la date commémorative de l'expulsion et de l'exode de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres, suite à la guerre des Etats arabes contre l'Etat hébreu qui venait d'être créé. L'occasion pour les éditorialistes de porter un regard rétrospectif.

Lors d'une manifestation palestinienne dans la zone frontalière entre la bande de Gaza et Israël, des soldats de Tsahal ont tiré sur la foule et tué au moins 17 personnes. Avant l'anniversaire de la fondation de l'Etat hébreu et l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, les éditorialistes redoutent un regain de violences et appellent au calme.