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  MeToo

  10 Débats

Suite aux accusations de harcèlement formulées contre Placido Domingo, plusieurs opéras ont annulé des représentations du chanteur espagnol. Neuf femmes l'accusent dans une enquête menée par une agence de presse d'avoir abusé de son pouvoir et de sa célébrité pour les inciter à avoir des relations sexuelles. La star de 78 ans a nié les accusations par écrit. Tous les commentateurs ne sont pas convaincus que cette démarche lui sera bénéfique.

Suite à la polémique autour du candidat à la Cour Suprême Brett Kavanaugh, le président Trump a ordonné au FBI d'ouvrir une enquête sur l'intéressé. La police fédérale est ainsi chargée de poursuivre les investigations sur le magistrat visé par des accusations de harcèlement sexuel avant le vote final du Sénat. Les commentateurs évoquent l'influence du mouvement MeToo sur l'affaire Kavanaugh.

Des articles relatant les bizutages pratiqués à l'entrée dans certains lycées danois ont mis le pays en émoi. Des lycéennes de 15 et 16 ans y sont sélectionnées pour être serveuses lors d'un dîner réservé aux bacheliers. Elles doivent se conformer à un code vestimentaire, qui prévoit notamment le port de sous-vêtements rouges, et sont souvent la cible de harcèlement sexuel. Tollé dans la presse danoise.

En finale de l'US Open, Serena Williams a été rappelée à l'ordre par trois fois par l'arbitre Carlos Ramos. Williams l'a insulté et traité de voleur. A la fin du match, la joueuse a accusé Ramos d'avoir agi avec sexisme, faisant valoir que des fautes comparables n'entraînaient pas d'avertissements pour les hommes. Une critique justifiée ?

Le ministre britannique de la Défense Michael Fallon a annoncé sa démission suite au débat amorcé sur le harcèlement sexuel. D'autres membres du gouvernement et députés des Tories sont également suspectés d'avoir commis des agressions de cette nature. Quelles seront les conséquences pour le cabinet de la Première ministre Theresa May ?

Alors que dans d'autres pays, la campagne MeToo consacrée à la violence sexualisée perd du terrain, elle bat son plein en Suède. Ce pays a d'abord assisté aux protestations des artistes et journalistes avant que des citoyennes et citoyens d'horizons divers ne les rejoignent. A juste titre, estiment des médias suédois, car dans un pays où même le Premier ministre se dit féministe, l'ignorance est encore trop souvent la règle.

A l'issue de la 90e cérémonie des Oscars à Los Angeles, les commentateurs ne se sont pas étendus sur les récipiendaires de cette année, comme le film fantastique "La Forme de l'Eau", qui a remporté quatre prix. Ce sont surtout les réactions de Hollywood aux scandales d'abus sexuels et à la politique de Donald Trump qui focalisent l'attention.

Le magazine américain Time a désigné "Personnalités de l'année 2017" les femmes à l'origine de la campagne MeToo, menée sur les réseaux sociaux. Sous le mot-dièse MeToo, les femmes avaient attiré l'attention sur l'ampleur insoupçonnée des violences et du harcèlement sexuels. Le magazine a estimé qu'elles avaient amorcé une profonde évolution culturelle. Les commentateurs se demandent néanmoins si ce mouvement changera vraiment les choses à terme.

'La drague insistante ou maladroite n'est pas un délit' : telle est la position défendue par une centaine de femmes françaises, notamment l'actrice Catherine Deneuve. Dans une tribune au Monde, elles affirment leur rejet des abus du mouvement MeToo, à l'origine selon elles d'une campagne de délation et d'une haine des hommes contraire à l'émancipation sexuelle. Le débat sulfureux autour de la campagne MeToo reprend ainsi de plus belle.

Sous le hashtag MeToo, des milliers de femmes ont partagé leurs témoignages sur les réseaux sociaux et indiqué avoir été victimes de violence sexuelles. Une avalanche déclenchée par les lourdes accusations à l'encontre du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, qui aurait harcelé et violé des actrices pendant des années. Les commentateurs appellent tous les acteurs sociaux à participer à la lutte contre les agressions sexuelles.