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  Mobilisation antiraciste

  7 Débats

Le procès pour meurtre intenté contre l'ex-policier Derek Chauvin a débuté à Minneapolis. Selon le Parquet, l'accusé a maintenu son genou durant neuf minutes et 29 secondes sur le cou du citoyen afro-américain George Floyd lors d'une intervention, entraînant la mort de ce dernier. Si le tribunal suit le réquisitoire de l'accusation, Chauvin pourrait encourir jusqu'à 40 années de prison. Les éditorialistes évoquent surtout l'énorme pression publique qui pèse sur ce procès.

Un incident raciste s'est produit lors du match entre Paris Saint-Germain et Istanbul Başakşehir, mardi : le quatrième arbitre, roumain, a qualifié Pierre Webó, l'un des entraîneurs du club stanbouliote, de "negru" (noir en roumain) en s'adressant à l'arbitre principal qui voulait lui infliger un carton rouge. Les deux équipes ont alors décidé de quitter le terrain en signe de protestation, et la rencontre a été reportée au lendemain. Que révèle cet incident ?

A l'issue de plusieurs semaines de manifestations dénonçant le racisme et les violences policières, le nombre de participants reflue dans de nombreuses villes des Etats-Unis et d'Europe. Le mouvement aura-t-il engagé un processus durable ou finit-il comme un pétard mouillé ? Quels messages en retenir sur le long terme ?

Le meurtre de George Floyd a envoyé une onde de choc dans le monde, poussé des centaines de milliers de manifestants dans les rues et déclenché un débat sur le racisme. Les éditorialistes tentent d'en montrer les nombreux visages et dénoncent la veulerie de certains témoignages de solidarité.

Suite au meurtre de l'Afro-Américain George Floyd par un policier blanc, la mobilisation ne décroît pas. Majoritairement pacifique, elle a en partie été émaillée de dégradations et de pillages. En guise de réponse, le président, Donald Trump, a dépêché 1.600 soldats aux abords de Washington. Les médias européens analysent les raisons structurelles du racisme, objet de la colère des manifestants.

En Suisse, le débat sur le terme de "tête de nègre", le nom traditionnel du baiser en chocolat, défraie à nouveau la chronique. Un producteur refusant de renoncer à l'ancienne appellation controversée, la plus grande chaîne de supermarchés du pays, Migros, vient de décider de retirer de ses rayons les baisers à la mousse de ce confiseur. Les commentateurs estiment que le producteur et ses défenseurs devraient y réfléchir à deux fois.

Le service de vidéo à la demande HBO Max a provisoirement retiré de son catalogue le classique Autant en emporte le vent. Ce long-métrage de 1939 faisant l'apologie de l'esclavage dans les plantations du Sud américain et fourmillant de préjugés racistes, il serait irresponsable de continuer de le proposer sans avertissement, a indiqué HBO. Le groupe a annoncé son intention de le remettre en ligne ultérieurement, pourvu de commentaires. Indispensable ou exagéré ?