(© picture-alliance/dpa)

  Hong Kong

  9 Débats

Le gouvernement britannique a proposé mercredi à trois millions de Hongkongais d'immigrer au Royaume-Uni et d'y obtenir la nationalité britannique. Le Premier ministre Boris Johnson a mis à exécution sa menace à la Chine, au cas où celle-ci adopterait la nouvelle loi de sécurité. Les commentateurs doutent que cette offre de Londres serve les intérêts britanniques.

Lors de manifestations à Hong Kong contre la loi dite de sécurité, la police a arrêté, selon ses propres déclarations, plus de 180 personnes mercredi. La Chine avait promulgué la loi controversée la veille. Elle donne de larges possibilités aux autorités centrales de sévir contre l'opposition à Hong Kong. En Europe, les médias analysent l'impact de la politique répressive chinoise tout en réclamant des conséquences.

Le régime chinois veut adopter jeudi une nouvelle loi sur la sécurité dans la région administrative spéciale de Hong Kong, qui vise notamment à interdire "la trahison, la sécession, la sédition et la subversion" contre l'Etat chinois. Un projet qui a aussitôt ravivé la contestation à Hong Kong, ainsi que les critiques de la communauté internationale. Les chroniqueurs fustigent la posture des Etats-Unis et appellent l'Europe à réagir.

Aux élections municipales de dimanche, les Hongkongais ont témoigné leur soutien au mouvement de contestation. Quelque 90 pour cent des sièges aux conseils de district sont revenus aux candidats de l'opposition pro-démocratique. Le taux de participation est passé de 47 à 71 pour cent des inscrits. Les commentateurs évoquent les conséquences potentielles de ce triomphe électoral.

A Hongkong, la révolte a atteint un niveau de violence inédit : des manifestants retranchés dans une université assiégée par la police se sont défendus en jetant des cocktails Molotov. Mardi matin, quelque centaines d'entre eux ont réussi à quitter le bâtiment, tandis que beaucoup d'autres ont été arrêtés. Les éditorialistes s'interrogent sur la stratégie de Pékin à long terme.

Après des mois de manifestations, le gouvernement de Hong Kong a fini par retirer complètement le projet de loi controversé sur l'extradition qu'il avait déjà suspendu. Les éditorialistes y voient plus une manœuvre qu'un véritable revirement, et ne croient pas que la mesure résolve le conflit.

En dépit des menaces de Pékin et d'une pluie diluvienne, des centaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans les rues de Hong Kong ce week-end. Les organisateurs de la marche ont avancé le chiffre de 1,7 million de participants. Auparavant, selon la presse, le gouvernement central chinois avait positionné des troupes à la frontière de l'ex-colonie britannique. La presse européenne suit fébrilement l'évolution de la situation.

A Hongkong ce week-end, des centaines de milliers de personnes sont à nouveau descendues dans les rues. Bien que la cheffe du gouvernement Carrie Lam ait suspendu samedi le projet de loi d'extradition et présenté ses excuses aux citoyens, les manifestants demandent sa démission et le retrait définitif du projet de loi qui permettrait d'extrader vers la Chine continentale des malfaiteurs présumés.

Trois ans après la "révolution des parapluies", un mouvement revendiquant davantage de démocratie, trois figures de la contestation ont été condamnées à des peines de prison de plusieurs mois à Hongkong. Le régime chinois reproche aux étudiants d'avoir appelé à un mouvement de protestation illégal. Des milliers de personnes ont manifesté suite à l'annonce de ce verdict - qui est aussi fortement critiqué par les éditorialistes.