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  Joe Biden, président des Etats-Unis

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Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a effectué mercredi la première étape de son voyage en Europe sur la base aérienne américaine de Mildenhall, dans l'est de l'Angleterre. Suivront notamment le sommet du G7 en Cornouailles, le sommet de l'OTAN lundi prochain à Bruxelles ainsi que des rencontres bilatérales avec Johnson, Erdoğan et Poutine. La presse tente de détailler l'agenda de Biden à l'occasion de sa première tournée européenne.

Joe Biden a passé le cap des 100 jours à la tête des Etats-Unis. Si la grande priorité de son début de mandat avait été la maîtrise de la crise du Covid et ses conséquences, Biden se signale à présent par de vastes investissements publics et des hausses d'impôts, par la protection du climat et son positionnement sur la scène internationale. La presse européenne sonde la crédibilité de ses initiatives et leur orientation.

"Nous commémorons tous ceux qui ont péri dans le génocide perpétré contre les Arméniens à l'époque ottomane", a déclaré Joe Biden à l'occasion du 106e anniversaire du début des massacres. Il devient ainsi le premier président américain à reconnaître officiellement ce génocide. Ankara, estimant que les propos de Biden "blessent" les relations entre les deux pays, a convoqué l'ambassadeur américain. Les éditorialistes estiment majoritairement que cela en valait la peine.

Selon les médias, Joe Biden pourrait devenir le premier président américain à reconnaître le génocide arménien à l'occasion des commémorations du 24 avril. Cette date a marqué le début des massacres commis par les soldats ottomans en 1915, au cours desquels entre 1,2 et 1,5 millions d'Arméniens ont perdu la vie.

Pour leur première rencontre, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et le responsable de la diplomatie chinoise Yang Jiechi ont étalé leurs divergences devant les caméras. Blinken reproche à Pékin de compromettre la stabilité dans le monde, Yang reproche à Washington de se mêler de ses affaires internes. Pour la presse européenne, la nouvelle administration américaine annonce clairement la couleur. Les commentateurs se demandent quelle sera la réaction de l'Europe.

Dans un discours de politique étrangère prononcé au ministère des Affaires Etrangères, le président Joe Biden a brossé les grandes lignes de sa politique internationale. A la différence de son prédécesseur, il a plaidé pour un renforcement de la coopération des Etats-Unis avec ses alliés, mais aussi envoyé un avertissement à Moscou. Les commentateurs approuvent ses annonces, même s'ils les jugent trop évasives.