Réfugiés : une collision meurtrière en mer Egée

Au moins 15 migrants ont perdu la vie et 23 autres, ainsi que deux garde-côtés, ont été blessés, mardi, au large de l'île de Chios, dans une collision meurtrière entre une embarcation de migrants et un patrouilleur des garde-côtes grecs. Comme lors d'un drame similaire survenu en décembre dernier, la caméra à bord du navire des garde-côtes avait été désactivée.

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Efimerida ton Syntakton (GR) /

La conséquence d'une politique funeste

L'Etat dissimule les causes du drame, juge Efimerida ton Syntakton :

«Le gouvernement, avec l'aide de ses soutiens, a lancé une offensive de communication pour convaincre le monde que la responsabilité de la collision revenait à celui qui pilotait le navire de réfugiés. Dans une réitération du scénario de Rhodes, lorsqu'un patrouilleur, en décembre 2024, avait littéralement déchiqueté huit réfugiés à l'issue d'une course-poursuite, les garde-côtes et le gouvernement régurgitent aujourd'hui les mêmes arguments, pour faire oublier que ce sont eux qui imposent cette politique meurtrière aux frontières maritimes du pays.»

Capital (GR) /

Fermer enfin les frontières

Capital réclame une politique migratoire plus restrictive :

«Si l'on continue d'appliquer des demi-mesures, on continuera de voir des embarcations de fortune et de compter des cadavres. … Il y a une autre voie ! Il nous suffit de démontrer que les frontières ne sont pas un concept abstrait, qu'elles sont un préalable à l'existence de l'Etat. Et que l'humanisme ne consiste pas à soutenir des routes illégales, mais plutôt à les fermer ; et ce pour cesser de vendre de l'espoir aux malheureux de ce monde, des tickets sans retour et des sépultures marines.»