Une nouvelle coalition de défense pour les Européens

Plusieurs pays européens ont décidé à Paris de former une défense antimissile commune avec l'Ukraine, avec pour objectif la dissuasion et la neutralisation des menaces. En outre, cette "coalition des volontaires" s'est dit prête à assurer la sécurité de l'Ukraine en cas de nouvelle agression de la Russie après un cessez-le-feu, et a annoncé que des entraînements de contingents multinationaux auraient lieu en Pologne.

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Corriere della Sera (IT) /

Forts et déterminés

Macron avait un message à faire passer, observe Corriere della Sera :

«La fête nationale n'a pas ressemblé à toutes les autres, car Macron a souhaité lui donner un caractère plus européen que jamais. C'est pourquoi la parade militaire a été ouverte par un petit contingent de 25 soldats ukrainiens, longuement applaudi de toutes parts. Il faisait partie d'un groupe plus large d'environ 500 soldats européens (dont des Italiens) et d'autres pays partageant les valeurs occidentales tel le Canada. Ils font tous partie de la 'coalition des volontaires'. Cette démonstration de force et de détermination est destinée à rassurer les citoyens européens, et peut-être à agacer le président russe, Vladimir Poutine.»

Der Standard (AT) /

Une armée européenne est encore illusoire

En Europe, une nouvelle alliance de défense commence à prendre forme, estime Der Standard :

«Alors que les Etats-Unis s'éloignent de l'Europe, nous assistons à une restructuration, comme en témoigne le grand défilé militaire du 14-Juillet à Paris. On a d'ailleurs pu y apercevoir une formation de la 'coalition des volontaires'. Celle-ci a été initiée par la France et le gouvernement du Royaume-Uni – pays qui ne fait plus partie de l'UE. Son objectif : assurer la sécurité militaire d'une éventuelle trêve en Ukraine. Il s'agit d'une coalition hétéroclite de 35 Etats, dont les Etats-Unis sont absents, et qui sont à peu près tous membres de l'OTAN et/ou de l'UE, comme l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et la Roumanie. La Norvège en fait partie, tout comme l'Autriche, pourtant neutre. L'existence d'une 'union militaire européenne' est donc pour l'instant illusoire. En revanche, une nouvelle alliance européenne informelle s'avère réaliste.»

Latvijas Avīze (LV) /

La France vient combler une lacune

Latvijas Avīze se penche sur la défense antiaérienne ukrainienne :

«Bien que le président américain, Donald Trump, ait annoncé le 9 juillet, juste après le sommet de l'OTAN à Ankara, vouloir octroyer à l'Ukraine une licence pour produire des missiles Patriot, les observateurs ne s'attendent pas à un processus rapide. Il faudra au moins deux à trois ans pour mener à bien cette tâche complexe sur les plans bureaucratique et technique. Prenons le cas de l'Allemagne : si elle a obtenu la licence de production des Patriot en 2022, la fabrication des premiers missiles ne démarrera qu'en 2027. ... Point positif, le président français, Emmanuel Macron, a promis à Zelensky un nombre encore non précisé de systèmes de défense antiaérienne français SAMP/T 'dans les semaines à venir'. C’est toujours mieux que rien.»

Le Soir (BE) /

Une catastrophe si Le Pen était aux manettes

Le legs d'Emmanuel Macron en matière de politique étrangère est loin d'être garanti, souligne Le Soir :

«Quelle que soit son impopularité dans l'Hexagone, personne ne peut dénier à Emmanuel Macron d'avoir tout fait, pendant presque dix ans, pour bâtir une Europe plus solide dans un monde en proie aux nouveaux empires. … Le plus dur serait que dans dix mois, à l'heure d'accueillir son successeur sur le perron de l'Elysée, le travail qu'Emmanuel Macron a mené pour l'Europe soit brutalement arrêté. Quelle tragédie s'il s'agissait alors de Marine Le Pen. Celle-là même qui cherche aujourd'hui à faire oublier qu'en 2014 elle avait bénéficié d'un prêt russe et qu'en 2017, elle était allée chercher le soutien de Poutine à Moscou.»