Rodéos mortels pour des 'likes' : que faire contre le fléau ?

Le Royaume-Uni et l'Irlande déplorent ces derniers temps de graves accidents impliquant de jeunes chauffards, qui s'adonnent au "joyriding" : une pratique qui consiste à voler des véhicules, à les conduire de façon très risquée et à publier des vidéos de ces virées périlleuses sur les réseaux. Alors qu'on déplore la mort de douze personnes dans de graves accidents provoqués par ces chauffards, la presse britannique se demande comment faire cesser le phénomène.

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The Times (GB) /

Les routes ne doivent pas devenir des zones de non-droit

The Times appelle à sévir à deux niveaux :

«Les 'joyriders' sont moins susceptibles de conduire dangereusement lorsqu'une présence policière sur les routes vient leur rappeler les conséquences possibles de leurs actes. Mais il faut aussi lutter contre la tendance, observée sur les réseaux sociaux, à glorifier une conduite imprudente et dangereuse. … Toutes les plateformes devront fournir de plus gros efforts pour sévir contre les contenus qui font l'apologie des chauffards en quête de sensations fortes, qui piétinent les lois. En plus de l'augmentation du nombre de policiers sur les routes, cette mesure s'avère nécessaire si l'on veut éviter que les routes deviennent des zones de non-droit, où prolifèrent les comportements mortels.»

The Spectator (GB) /

Les algorithmes ne sont pas le problème

Accuser les réseaux sociaux d'être responsables des actes de ces jeunes chauffards, c'est occulter le véritable problème, fait valoir The Spectator :

«Si les plateformes ont réellement un impact sur le nombre de tués sur les routes, alors c'est plutôt de contribuer à leur déclin. Les relations sexuelles et la consommation de drogues refluent elles aussi. Trop occupés à scroller, les jeunes n'ont pas le loisir de s'encanailler. Si Burnham et son gouvernement veulent faire quelque chose contre les 'joyriders', il y a plus important à faire que de viser les algorithmes. L'amende maximale pour la conduite sans permis s'élève à 1 000 livres [1 200 euros], soit nettement moins que le coût moyen pour obtenir le permis de conduire, ce qui signifie que de nombreux adolescents préfèrent contourner le parcours officiel pour obtenir le sésame.»