Ceuta : une source de polarisation politique

La situation reste tendue à Ceuta : 5 000 migrants y sont présents, vivant dans des campements de fortune et des conditions indignes. Ceci entraîne des conflits avec les habitants et la police. Des rassemblements organisés dans toute l'Espagne, à l'initiative du parti conservateur PP et de la formation d'extrême droite Vox, dénoncent un échec du gouvernement. De son côté, le Premier ministre, Pedro Sánchez, accuse la Russie et Israël d'être à l'origine de la campagne de désinformation qui a attiré les migrants dans l'enclave.

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ctxt.es (ES) /

Un scénario permanent de confrontation

Le portail Ctxt.es dénonce un mélange funeste de désinformation et de mise en échec des pouvoirs publics :

«Plus une situation se détériore, plus les discours promettant des solutions simplistes et extrêmes gagnent du terrain. Plus une crise perdure, plus il est difficile de revenir à une solution politique. Ceuta court ainsi le risque de se transformer en scénario permanent de confrontation entre deux camps : l'extrême droite identitaire aiguillonnée et financée par le trumpisme international ; et un gouvernement totalement dépassé par les événements, qui tente de préserver la légalité, tandis que l'opposition l'exhorte à la bafouer.»

eldiario.es (ES) /

Résoudre la crise sans saper la démocratie

Dans eldiario.es, la politologue Anna López cherche une issue à la situation à Ceuta :

«Il faut briser le cercle vicieux : aborder la frustration, combattre la propagande, poursuivre judiciairement les réseaux qui organisent la violence et agir avec vigueur. Et protéger les formes de protestation légitime : ceux qui les transforment en rassemblement haineux ne représentent pas les habitants de Ceuta. Ces deux éléments sont et doivent être conciliables. C'est la seule façon de résoudre la crise dans la ville autonome sans saper aussi notre démocratie.»