La COP17 va-t-elle être bénéfique à la biodiversité ?
La 17e Conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP17) s'est tenue du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, capitale de l'Arménie. Les quelque 200 Etats participants se sont mis d'accord sur un plan d'action visant la mise en œuvre du protocole de Montréal sur la nature conclu il y a quatre ans. Il prévoit notamment d'allouer des fonds à la protection environnementale et de réduire de 450 milliards d'euros les subventions néfastes pour la nature.
Etablir des réserves écologiques ne suffit pas
Süddeutsche Zeitung est déçu des résultats du sommet :
«On s'est accordé à dire que la protection de l'environnement coûtait des sous, mais les fonds débloqués par les pays respectifs sont ridiculement faibles. … Pour ce qui est des zones protégées, les choses progressent à peu près selon l'objectif fixé : 30 pour cent de la surface terrestre pourrait être placé sous protection d'ici 2030. S'agit-il de zones de grande biodiversité dignes d'être protégées ou de déserts arides ? Seront-elles véritablement protégées ou seulement sur le papier ? Voilà les questions qui se posent. D'autre part, et c'est ce qui importe le plus : que fait-on avec le reste de la planète ? Car l'établissement de terres protégées ne pourra pas suffire à empêcher l'effondrement.»
La Suisse a sa part de responsabilité
La Confédération helvétique ferait bien de se regarder dans le miroir, avertit Le Temps :
«Les sondages le montrent, les Suisses ont tendance à considérer que la destruction de la nature est une problématique qui se joue loin d'eux, notamment dans les vastes forêts tropicales. C'est oublier un peu vite qu'un tiers des espèces de Suisse sont menacées. Nos espaces naturels ne sont pas toujours gérés correctement et sont insuffisamment connectés. Des activités préjudiciables à la nature, comme l'agriculture intensive, continuent de bénéficier d'importantes subventions. Agir sur ces différents volets est essentiel si on veut rendre la nature proche de nous plus belle, plus riche, et mieux apte à résister aux chocs à venir en raison du changement climatique.»