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Économie

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ÉCONOMIE

Die Welt - Allemagne | 08.05.2013

Allemagne : comment retenir les immigrés qualifiés ?

Plus d'un million de personnes ont immigré en Allemagne l'année dernière. D'après les données remises mardi par l'Office statistique allemand, c'est un record inégalé depuis 1995. Pour le quotidien conservateur Die Welt, cela ne doit pas inciter le pays à se reposer sur ses lauriers : "L'Allemagne ne doit pas estimer qu'elle vient de trouver la formule miracle contre le déclin démographique. La 'communauté internationale des start-up' se compose de citoyens du monde qui peuvent très bien aller voir ailleurs si on leur complique la vie avec des obstacles bureaucratiques, des réglementations excessives, une fiscalité injustement élevée et des accès de xénophobie. … Cela vaut également pour les ingénieurs et les autres immigrés qualifiés dont a besoin le moteur économique qu'est l'Allemagne méridionale. C'est seulement en leur donnant le sentiment qu'ils sont les bienvenus et qu'on a besoin d'eux qu'on parviendra à maintenir cet afflux de cerveaux si important pour notre économie et notre avenir." (08.05.2013)

Radikal - Turquie | 08.05.2013

Turquie : les nouveaux riches privilégient l'anonymat

En Turquie, la liste des 100 personnes ayant payé le plus d'impôts en 2012 a été publiée la semaine dernière. 35 personnes ont désiré garder l'anonymat, contre 17 seulement en 2006. Le quotidien de centre-gauche Radikal s'interroge sur cette volonté de confidentialité : "Pour des raisons culturelles, certains craignent peut-être de passer pour des vantards. C'est certainement le cas pour une partie d'entre eux. Par modestie, certains ont honte qu'on parle de leurs revenus. Admettons que cela vaut également pour une partie d'entre eux. Une autre raison rationnelle est la volonté de protéger les conjoints, proches ou amis de l'attention que susciterait une publication. Ceux-ci peuvent être tout à fait importuns. … Mais comme rien n'a changé dans la situation sociale [depuis 2006], il ne reste qu'une seule possibilité : les personnes désireuses de payer de cinq à dix millions de lires [de deux à quatre millions d'euros] en préservant leur anonymat sont majoritairement des nouveaux riches." (08.05.2013)

Delo - Slovénie | 08.05.2013

La Slovénie doit combattre la corruption

Quelque 39 pour cent des patrons européens pensent que la corruption est monnaie courante dans leur pays respectif, révèle une étude menée par le cabinet de conseil Ernst & Young. C'est la Slovénie qui obtient les résultats les plus mauvais, où ils sont 96 pour cent à estimer que la corruption existe. Le quotidien de centre-gauche Delo revendique des mesures radicales : "Il est temps de taper du poing sur la table. A une époque où notre pays bat les records internationaux de corruption et de pots-de-vin, le moment est venu de prendre un tournant décisif. … Si 96 pour cent des managers et des experts financiers interrogés sont d'avis que la Slovénie est un pays de corruption, d'argent sale et de bakchichs, plus aucun prétexte n'est recevable. … La cause de la déliquescence morale des milieux économiques ne provient-elle pas de la déliquescence morale de l'élite politique qui domine le pays?" (08.05.2013)

Delo - Slovénie | 07.05.2013

Slovénie : la 'taxe de crise' freinera la croissance

Le gouvernement slovène prévoit l'introduction à partir du mois de juillet d'une "taxe de crise" sur l'ensemble des revenus, a-t-il annoncé lundi. La TVA doit également être augmentée pour combler les lacunes budgétaires. Des annonces qui n'emballent pas le quotidien de centre-gauche Delo : "La hausse de la fiscalité freine la croissance dont a tant besoin la Slovénie actuellement. C'est pourquoi il est naturel que nous la rejetions, par principe. Le plus préoccupant est l'introduction d'une taxe de crise sur les revenus, car cela entraîne une érosion de la classe moyenne et repousse un peu plus les investisseurs. … Ceux qui attendaient naïvement du gouvernement davantage que de simples mesures de survie seront déçus. Les propositions pour le programme de stabilisation freineront la croissance économique, elles ne la relanceront pas." (07.05.2013)

Les Echos - France | 07.05.2013

La France a besoin d'une stratégie d'investissement

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a annoncé dimanche la vente par le gouvernement de parts d'entreprises publiques pour financer l'investissement. Si l'initiative est justifiée, elle nécessite cependant une véritable stratégie, estime le journal économique libéral Les Echos : "Concernant l'Etat, cette facilité ne doit pas le dispenser d'agir avec détermination pour diminuer ses dépenses courantes, en coupant toutes celles qui n'ont pas d'effet prouvé sur la croissance. ... L'autre condition est de surveiller dans quoi l'Etat veut investir. Le débat ouvert concernant la Banque publique d'investissement entre son directeur général et sa vice-présidente, Ségolène Royal, montre que les tentations sont très fortes au sein des pouvoirs socialistes de vouloir financer des éléphants blancs ou des firmes à intérêt local. La meilleure façon d'éviter ces écueils serait de définir, enfin, ce que les socialistes nomment leur 'politique industrielle'." (07.05.2013)

To Ethnos - Grèce | 05.05.2013

UE : la dette augmente encore

Les dettes publiques des Etats de l'UE ont encore augmenté l'année dernière. D'après les chiffres récents de l'institut statistique Eurostat, les dettes accumulées représentaient 85,3 pour cent du PIB européen fin 2012. Difficile à comprendre, estime le quotidien de centre-gauche To Ethnos : "Rappelons que selon les critères de Maastricht, la limite maximale autorisée pour la dette publique est de 60 pour cent du PIB. Toute la zone euro a dépassé ce palier. … Seuls cinq pays d'Europe respectent les critères de Maastricht et seraient autorisés à intégrer la zone euro aujourd'hui : Luxembourg, Estonie, Slovénie, Slovaquie et la Finlande ! … Les Européens souffrent. Leurs revenus et leurs retraites stagnent ou diminuent. La réduction des déficits fait chuter leur niveau de vie. Comment se fait-il donc que la dette publique continue d'augmenter ?" (05.05.2013)

Eesti Ekspress - Estonie | 07.05.2013

L'austérité n'apporte rien à l'Estonie

D'après les dernières données remises par la Commission européenne, les 17 Etats de la zone euro connaîtront cette année une récession de 0,4 pour cent. L'économiste Paul Krugman avait peut-être raison en prédisant une reprise modérée de l'économie estonienne, écrit l'hebdomadaire libéral Eesti Ekspress : "Barroso et le commissaire européen Olli Rehn se rangent déjà du côté de Krugman. Même [le ministre estonien des Finances] Jürgen Ligi a dû expliquer pourquoi il avait désapprouvé la décision finlandaise d'exiger des garanties à la Grèce pour le remboursement des crédits. … La semaine dernière, Rehn a été contraint de reconnaître que trois années d'austérité imposée par l'Allemagne n'avaient rien apporté. D'après les dernières prévisions de la Commission européenne, la zone devrait connaître une récession de 0,4 pour cent cette année. Il faut donc que les individus et les petites entreprises puissent obtenir davantage d'argent." (07.05.2013)

Radikal - Turquie | 06.05.2013

La Turquie dénigre sa propre monnaie

En Turquie, le consortium Limak a remporté vendredi l'appel d'offre pour la construction à Istanbul du plus grand aéroport de la planète, soit un marché d'environ 22 milliards d'euros. Si le gouvernement ne cesse de parler de la force de la lire turque, les grands projets sont toujours financés dans d'autres devises, critique le quotidien de centre-gauche Radikal : "Lorsque les appels d'offres sont directement liés aux importations, cela reste compréhensible dans une certaine mesure. Mais le fait que ces appels d'offres, dont les dépenses et les recettes ultérieures sont effectuées en lires, soit contractuellement établi dans d'autres devises, montre la vacuité de ce discours. Le politique d'un pays déclare qu'il accepte un appel d'offres public non pas dans sa propre monnaie, mais dans celle d'un autre pays. … C'est une comédie pour les uns, de l'humour noir pour les autres." (06.05.2013)

Simerini - Chypre | 04.05.2013

Chypre : une campagne anti-euro très néfaste

Le Parlement chypriote a approuvé mardi les conditions assorties au programme d'aide, ouvrant la voie au premier versement. Pourtant, dans l'île comme à l'étranger, on évoque toujours une éventuelle sortie de Chypre de la zone euro. Un débat néfaste mais aussi intéressé, estime le quotidien conservateur Simerini : "Personne ne nous dit quelles seraient les conséquences d'une telle sortie. Et surtout d'où viendraient les milliards nécessaire à notre économie pour se rétablir. Il faut en outre tenir compte des éléments suivants : tout le débat contre l'euro, pour la sortie de Chypre de la zone euro et le retour à la livre chypriote, est mené par des individus qui ont étudié soit aux Etats-Unis soit en Grande-Bretagne. Ce n'est pas un hasard. Car dès le début, les Etats-Unis ont déclaré une guerre impitoyable à l'euro, la nouvelle monnaie dans laquelle ils voient une menace de la suprématie du dollar. De son côté, la Grande-Bretagne n'a jamais vraiment cru à l'idée et à l'intégration européenne." (04.05.2013)

Capital - Roumanie | 06.05.2013

Les banquiers modernes évitent les clients

Lors d'une conférence qui s'est tenue la semaine dernière, le président de la Banque centrale roumaine, Mugur Isărescu, rappelait "le bon vieux temps" où le banquier recevait le client en personne. Or le contact oculaire allait dans les deux sens, ce que les banques d'aujourd'hui redouteraient, critique l'hebdomadaire économique libéral Capital : "Au 'bon vieux temps' des banques, le client n'était pas le seul à s'inquiéter d'être 'confondu' par sa banque. Tout particulièrement le banquier savait que le client portait sur lui un regard inquisiteur et que son affaire était condamnée s'il perdait la confiance des clients. Mais les banquiers d'aujourd'hui préfèrent se dérober au regard des clients. Sous-capitalisés et en proie à des problèmes de solvabilité, ils sont incapables de tenir leurs obligations contractuelles. S'ils le pouvaient, ils éviteraient volontiers le moindre contact avec les gens dont ils gèrent l'argent. Dans l'idéal, les clients ne devraient pas non plus avoir de contact direct entre eux, pour ne pas voir d'autres clients retirer leur argent au guichet." (06.05.2013)


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