szmtag

20.07.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une

11-15 de 20 | Page « retour . 1 . 2 . 3 . 4 . suivante »

À LA UNE | 04.07.2008

Betancourt en liberté : un fiasco pour Sarkozy ?

L'ex-candidate colombienne à la présidence, Ingrid Betancourt, est libre. Cette femme politique, qui a également la nationalité française, a été prisonnière de la guérilla des FARC pendant six ans. Le président Nicolas Sarkozy s'était fortement engagé en faveur d'une solution diplomatique mais la libération a été le fruit d'une action militaire. Un échec en matière de politique extérieure pour Sarkozy?

Extraits des publications suivantes:
La Repubblica - Italie, Die Presse - Autriche, De Volkskrant - Pays-Bas, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

La Repubblica - Italie

Le quotidien La Repubblica voit la libération de Betancourt comme un triomphe politique de la Colombie face à la tactique française de négociations. "[Le président colombien] Alváro Uribe a mesuré sa diplomatie, il a tenu informé ses alliés américains qui soutiennent l'armée colombienne depuis 5 ans et n'a rien dit à la France, qui a trop insisté sur la nécessité des négociations et la médiation d'Hugo Chavez - l'ennemi d'Uribe. ... Cette manœuvre n'est pas seulement un succès militaire et la preuve que les FARC peuvent être infiltrées, c'est aussi un triomphe politique. Sarkozy l'a reconnu. Il a renoncé au voyage à Bogotá et se contentera d'accueillir Ingrid Betancourt aujourd'hui à Paris. La joie est un peu gâchée par le regret de n'avoir joué qu'un rôle secondaire dans l'action." (04.07.2008)

Die Presse - Autriche

Le quotidien Die Presse qualifie la libération d'Ingrid Betancourt de signe clair de l'inefficacité des négociations : "C'est l'un de ces lieux communs que beaucoup, qui se considèrent comme des gens biens, acceptent sans sourciller comme les horoscopes sur les sachets de sucre : il n'y a pas de solutions militaires aux conflits. ... Maintenant les FARC ont perdu la pierre précieuse de leur cynique collection d'otages dans une action spectaculaire : l'ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt. ... La guerre ne devrait jamais être une fin en soi mais toujours avoir un objectif. C'est ce que le vieux Clausewitz avait déjà compris en considérant que la politique devait se poursuivre avec d'autres moyens. Celui qui exclut d'emblée les options militaires se sentira sans doute mieux, mais il rend son adversaire si fort qu'il ne voudra plus du tout négocier." (04.07.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas

Suite à la libération de la candidate colombienne à la présidence Ingrid Betancourt, le quotidien interrégional De Volkskrant plaide en faveur de l'intervention de la diplomatie dans les relations futures avec les FARC : "L'opération spectaculaire semble donner raison à un refus catégorique de négociations avec les terroristes. Ce serait une conclusion un peu hâtive. Les exemples d'opérations de libération qui ont lamentablement échoué sont suffisamment nombreux pour permettre de conclure que dans de tels cas, il est préférable d'étudier toutes les options envisageables. ... Même si les FARC sont aujourd'hui très affaiblis, il est très difficile de vaincre militairement un mouvement de guérilla. Il ne faut pas négliger les moyens politiques pour écourter ce combat vain et également obtenir la libération des autres otages." (04.07.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Pour le quotidien Süddeutsche Zeitung, la libération de Betancourt est une victoire du président colombien Uribe sur les médiateurs européens. "Presque personne en Colombie ne pourrait mettre en doute le fait que Uribe va battre à l'avenir tous les records de popularité dans les sondages. ... L'ex candidate à la présidence d'une alliance écologiste et le président conservateur néolibéral ne partagent quasiment aucune idée sur le plan politique - à l'exception de cette certitude : cela ne vaut pas le coup de prendre des otages. ... Les médiateurs européens comme Nicolas Sarkozy qui avait même proposé d'accueillir les rebelles libérés n'ont jamais compris cela. Ils étaient voués à l'échec car ils ne connaissent pas les lois de la jungle." (04.07.2008)

À LA UNE | 03.07.2008

La BCE va décider des taux d'intérêts

La Banque centrale européenne (BCE) va décider aujourd'hui d'une augmentation des taux d'intérêt de la zone euro. Les experts de toute l'Europe s'attendent à une hausse de 0,25 pour cent. Celle-ci est pourtant controversée : elle pourrait affaiblir la conjoncture et peser sur les consommateurs.

Extraits des publications suivantes:
Il Giornale - Italie, Financial Times - Royaume-Uni, Helsingin Sanomat - Finlande, Correio da Manhã - Portugal

Il Giornale - Italie

Le quotidien Il Giornale considère la hausse des taux d'intérêts de la BCE comme une décision d'envergure : "La longue attente se termine. Aujourd'hui, vers 13h45, ce qui va se produire ne sera pas une surprise : la BCE va ... augmenter le taux directeur. ... C'était à prévoir que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ne céderait pas à la pression de quelques gouvernements qui ont manqué d'une certaine diplomatie. Trichet a toujours fait référence à l'autonomie de l'institution et à la légitimité de la décision impopulaire. Il a d'ailleurs à plusieurs reprises souligné le fait qu'il fallait réagir avec fermeté. Un choix des mots qui permet de conclure que cette mesure aura des répercussions." (03.07.2008)

Financial Times - Royaume-Uni

Dans le journal économique Financial Times, Ciaran O'Hagan, expert en taux fixes à la banque de placement Société Générale, demande un signal fort à la Banque centrale européenne : "Une hausse de 0,25 pour cent des taux directeurs ... n'est autre qu'un acte symbolique. Elle n'apaisera pas les craintes d'une inflation encore plus grande pendant l'été et n'aura que peu d'impact sur le moral économique. ... Une forte réduction de la consommation occidentale affaiblirait l'influence déstabilisante de la flambée des prix du brut sur les pays développés et serait positive pour l'environnement. De telles considérations ne sont pas du ressort des institutions monétaires. Leur devoir consiste bien plus à développer, auprès des gouvernements d'occident, des stratégies qui soutiennent à la fois la stabilité macroéconomique et géopolitique. Le BCE ne peut cependant pas se reposer et espérer que tout ira pour le mieux. Heureusement, les investisseurs croient en la capacité convaincante de la BCE à combattre l'inflation. ... La BCE a maintenant la possibilité de conforter cette crédibilité et d'augmenter beaucoup plus fortement les taux directeurs comme le marché l'attend. Il convient de ne pas laisser passer cette opportunité." (02.07.2008)

Helsingin Sanomat - Finlande

Dans son éditorial, le quotidien finlandais Helsingin Sanomat revendique l'indépendance politique de la BCE : "Les responsables politiques estiment qu'une hausse des taux d'intérêts pourrait menacer la croissance économique et serait donc absurde. ... Les syndicats soulignent que ce n'est pas de cette manière que l'on viendra à bout de l'inflation. ... Les principaux décideurs européens essaient d'influencer les responsables de la Banque centrale pour que la Banque s'en tienne aux cours qu'elle a établis jusqu'à présent. La BCE s'est délibérément isolée de l'influence politique afin de garantir sa crédibilité en tant que décideur indépendant en matière de politique monétaire. ... Si elle cèdait aujourd'hui à la pression, elle perdrait sa souveraineté." (03.07.2008)

Correio da Manhã - Portugal

Le quotidien Correio da Manhã déplore la charge que représente pour le consommateur l'augmentation prévue des taux d'intérêts de la BCE : "Les prix des biens et des services augmentent chaque mois. Certains économistes considèrent l'inflation comme un impôt caché qui réduit le pouvoir d'achat des familles à néant. Mais le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, est sur le point de perdre la bataille. L'inflation dans la zone euro s'élève à quatre pour cent. ... Trichet a indiqué que le risque d'une explosion de l'inflation existait. C'est pour cette raison qu'il va annoncer aujourd'hui la hausse des taux directeurs. Une décision qui aura pour conséquence directe l'augmentation des taux d'emprunts pour des millions de familles, qui doivent déjà se battre tous les mois contre la hausse des prix des produits alimentaires et du carburant. A partir d'aujourd'hui, les familles européennes auront encore moins d'argent. Ce sera encore plus difficile, Trichet!" (03.07.2008)

À LA UNE | 02.07.2008

Le coup de grâce pour le traité de Lisbonne ?

Le président de la Pologne, Lech Kaczyński, refuse de signer le traité de Lisbonne bien que le Parlement polonais l'ait déjà adopté. De même, dans d'autres pays comme la République tchèque, l'Autriche ou l'Allemagne, la ratification du traité est désormais menacée. Le traité de Lisbonne est-il définitivement enterré ?

Extraits des publications suivantes:
Polityka Blog - Pologne, Népszabadság - Hongrie, Právo - République tchèque, Corriere della Sera - Italie, Libération - France

Polityka Blog - Pologne

Après la déclaration du président polonais Lech Kaczyński selon laquelle il ne signera pas le traité européen, le journaliste Adam Szostkiewic s'inquiète sur le blog du magazine d'information libéral de gauche Polityka de la réputation de la Pologne dans l'UE : "Kaczyński a réduit à néant le sens de sa rencontre avec d'autres politiques européens sur la question du traité de Lisbonne, et en premier lieu avec [le président français] Sarkozy. Paris ne l'oubliera pas. Berlin et Bruxelles ne l'oublieront pas non plus. Naturellement, il semble improbable de ranimer le traité de Lisbonne. Mais cela ne signifie pas pour autant que cela n'a aucune importance que Kaczyński ne signe pas la ratification du traité. Ce serait mieux qu'il le signe. … Le populisme du [parti de droite conservateur du président et d'opposition] PiS n'est pas nouveau. Dans la question européenne le PiS se rallie à la droite nationaliste antieuropéenne et à la gauche idéologique antieuropéenne. Ces forces s'efforcent de faire échouer l'Union." (02.07.2008)

Népszabadság - Hongrie

Le quotidien interrégional Népszabadság estime que les eurosceptiques ont le vent en poupe dans toute l'Europe : "Nicolas Sarkozy, qui est depuis hier à la tête de l'UE, a dû encaisser deux mauvaises nouvelles dès le début de son mandat. Ni le président allemand, ni le président polonais n'ont ratifié le 'traité de Lisbonne' - du moins pour l'instant. … La résistance de Horst Köhler semble être plutôt d'ordre formel. … Il faudra également convaincre le président polonais, Lech Kaczynski, mais celui-ci exige beaucoup en contrepartie. … Dans la plupart des pays membres de l'UE, la ratification du 'traité de Lisbonne' s'est plus ou moins déroulée sans accrocs. Mais il serait naïf de croire que les eurosceptiques ont pour autant perdu du terrain - exception faite naturellement des Irlandais. Il est tout à fait possible que Lech Kaczynski ou que le président tchèque Václav Klaus mettent un coup de frein à l'intégration européenne." (02.07.2008)

Právo - République tchèque

Le président tchèque Václav Klaus a expressément salué l'annonce faite par son homologue polonais Lech Kaczyński concernant son intention de ne pas signer le traité de Lisbonne. Le politologue Jiří Pehe se montre très critique à l'égard "des cris de joie venant du Château de Prague" : "La République tchèque, de par son attitude envers le traité de Lisbonne, se met dans une situation qui menace sérieusement sa présidence de l'UE au cours du premier semestre 2009. La diplomatie de Prague surestime malheureusement une nouvelles fois sa force, ce qui commence à irriter le reste de l'UE. Et même au-delà. La République tchèque se fait l'ennemi de ceux qui attendent impatiemment de pouvoir adhérer à l'UE. Les Français et les Allemands ont clairement indiqué que sans une réforme des institutions, aucun élargissement supplémentaire de l'Union n'aurait lieu. Klaus avait promis son aide aux candidats. En réalité, notre pays devient un obstacle pour ces pays." (02.07.2008)

Corriere della Sera - Italie

Le quotidien Corriere della Sera commente la crise de l'UE liée au traité de Lisbonne et recommande de procéder à un nouvel engagement. "Kaczyński n'est pas l'unique rabat-joie. En République tchèque, on attend la décision de la Cour suprême. … Même si l'avis devait s'avérer positif, le président tchèque, Václav Klaus, aura comme en Pologne le dernier mot. … Même si les obstacles devaient être surmontés à Varsovie et à Prague, il faut préparer le terrain pour un second référendum en Irlande. Il semble que l'Europe aboutisse de nouveau dans l'impasse dans laquelle elle s'était retrouvée suite au rejet de la Constitution par les Français et les Hollandais en 2005. Il ne manque plus que l'on évoque un temps nécessaire de réflexion, ce qui reviendrait à un aveu de paralysie. …. L'Union européenne a besoin d'un engagement clair, peu orthodoxe, qui puisse être accompagné d'une clairvoyance d'hommes d'Etat. Sarkozy peut-il lancer le mouvement ?" (02.07.2008)

Libération - France

La Libération s'interroge sur les conséquences du refus du président polonais sur la présidence française de l'UE: "La mauvaise passe continue. Au moins en apparence. Quelques heures à peine après le début, hier, de la présidence française de l'Union européenne, le président conservateur polonais Lech Kaczyński annonçait … qu'il ne signerait pas le traité européen de Lisbonne. … C'est un nouveau coup dur pour Paris qui espérait éviter une aggravation de la crise et un effet de contagion parmi les huit pays qui n'ont pas encore formellement ratifié ce texte." (02.07.2008)

À LA UNE | 01.07.2008

La France aux commandes

La France prend aujourd'hui la présidence de l'EU après la Slovénie. L'Europe attend beaucoup du président français Nicolas Sarkozy : Après le rejet du traité de réforme, il devra sortir l'UE de la crise au cours des six prochains mois.

Extraits des publications suivantes:
Le Figaro - France, Mladá fronta DNES - République tchèque, La Vanguardia - Espagne, Etelä-Saimaa - Finlande, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le Figaro - France

Le Figaro voit de mauvais présages pour la présidence française de l'UE : "Pendant le prochain semestre, Paris assume la lourde mission de piloter l'escadre européenne alors que s'annonce un ciel chargé de plomb. … Le choc s'est déjà produit avec la flambée des prix pétroliers et alimentaires ainsi que le rejet du traité de Lisbonne par l'Irlande. Dans ces conditions, il est permis de s'interroger sur la tonalité que prendra l'exercice et sur les objectifs qu'il pourra effectivement atteindre. … Autant d'hypothèques qui déterminent les critères de réussite de cette présidence française plus sérieuse que flamboyante : la capacité à maintenir la cohésion des Vingt-Sept, à préserver leur élan et à préparer le passage de flambeau à la présidence tchèque." (30.06.2008)

Mladá fronta DNES - République tchèque

La France commence son mandat de la présidence de l'UE avec de grandes ambitions écrit le correspondant à Prague du quotidien français Le Monde dans une tribune : "Les politiques européens de premier plan doivent, d'emblée, se rencontrer dix fois. Cela ne s'est jamais produit jusqu'à présent. Sarkozy veut montrer que la France est de retour en Europe, un nouveau moteur pour redynamiser l'intégration européenne. … Ce ne sera pas une tâche facile après le non irlandais au traité de Lisbonne, surtout en cette période où les Européens sont dans l'ensemble d'humeur maussade. Les Européens demandent des mesures concrètes dans les domaines qui font le plus mal. C'est pour cela que Sarkozy veut entre autres en raison de la flambée des prix des produits alimentaires et des sources d'énergie redonner la priorité aux questions portant sur le climat et l'énergie ainsi que sur celle de la politique agricole." (01.07.2008)

La Vanguardia - Espagne

Le quotidien La Vanguardia s'intéresse aux grands défis que devra relever la présidence française de l'UE : "Pour sortir de la crise du non irlandais, la ligne de la présidence française devra être essentiellement axée … sur la poursuite du processus de ratifications, coûte que coûte. En outre, elle devra persuader la République tchèque de vaincre ses doutes et parallèlement éviter que Dublin se sente isolée, dans l'attente de ses propres décisions dont on espère qu'elles s'inscriront dans l'optique d'un nouveau référendum qui aura lieu dès que possible. … En résumé, c'est un semestre important qui s'annonce pour l'Union européenne, qui perd de son importance non seulement aux yeux du monde mais également aux yeux de ses propres concitoyens, ce qui est beaucoup plus grave et qui exige encore plus d'efforts." (01.07.2008)

Etelä-Saimaa - Finlande

Le quotidien Etelä-Saimaa commente de manière critique la présidence française de l'UE : "La France va assumer la présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour le président Nicolas Sarkozy, cela représente une manne de publicité mais nécessite aussi des qualités de dirigeant, car l'Irlande a rejeté par référendum le traité de Lisbonne. … C'est une période délicate pour la diplomatie. Beaucoup estiment que Sarkozy est la personne la moins à même de mener ce travail à bien. … L'un des plus gros défis futurs consiste dans l'organisation de la collaboration entre l'UE et la Russie. Un véritable partenariat peut-il naître ? … Les valeurs communes sont parfois vraiment éloignées." (01.07.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung voit dans le président français Nicolas Sarkozy une personnalité de meneur adéquate : "Face à la pause imposée par le résultat du référendum irlandais dans le domaine du traité de Lisbonne, l'UE peut avoir besoin d'un président de la trempe de Nicolas Sarkozy. Certes le rôle de brave médiateur ne correspond pas au chef d'Etat le plus entreprenant, le plus infatigable et le plus imprévisible de toute l'Europe. Mais Sarkozy considère le traité de Lisbonne comme une œuvre qui n'aurait pas vu le jour sans lui. C'est pourquoi il va employer toutes ses forces pour sauver le traité. … L'activisme européen de Sarkozy est accru par le fait qu'il a cruellement besoin d'une réussite à présenter à son public national. Car sa chute dans les sondages d'opinion n'est pas encore terminée. Etant donné que les Français vont devoir s'attendre à des coupes douloureuses dues aux réformes enclenchées, il a besoin de succès sur la scène européenne et l'UE va justement pouvoir tirer profit de cet élan de Sarkozy." (01.07.2008)

À LA UNE | 30.06.2008

Farce électorale au Zimbabwe

Les élections au Zimbabwe ont vu le président Robert Mugabe confirmé dans ses fonctions. L'unique candidat d'opposition, Morgan Tsvangirai, avait retiré sa candidature avant les élections suite aux attaques répétées de troupes proches du gouvernement. Comment l'Europe et le reste du monde doivent-ils réagir à la répression ?

Extraits des publications suivantes:
Trouw - Pays-Bas, Il Sole 24 Ore - Italie, The Independent - Royaume-Uni, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Trouw - Pays-Bas

Après la réélection de Robert Mugabe, le quotidien Trouw demande des sanctions plus fermes contre le Zimbabwe : "Quelques pays africains se sont associés [à la condamnation de Mugabe] et on ne peut qu'espérer que la Communauté de développement d'Afrique australe suive aussi cet exemple. … Le fait que Mugabe était prêt à tout pour pouvoir revendiquer une 'victoire légitime' ce week-end, montre que même ce dirigeant sans scrupules est sensible à l'isolation politique. Notre journal a déjà écrit que seul un coup d'Etat pourrait mettre fin au régime de Mugabe. Il sera probablement plus facile de négocier avec ses successeurs, même si ceux-ci ont également du sang sur les mains. En attendant, le seul moyen possible de pousser Mugabe au retrait est la mise en place de sanctions encore plus sévères. Dès lors que le Conseil de sécurité de l'ONU ... et l'Union africaine ... acceptent de s'y associer." (30.06.2008)

Il Sole 24 Ore - Italie

Le quotidien Il Sole 24 Ore voit les Nations unies comme un obstacle à la mise en place de sanctions contre le Zimbabwe : "Les Américains sont une fois de plus à l'origine de l'initiative. Au lendemain des élections dans lesquelles Robert Mugabe était l'unique candidat, les Etats-Unis élaborent déjà un programme de sanctions. … Les Etats-Unis devraient avoir de grosses difficultés à obtenir la bénédiction de l'ONU pour ces mesures. Celles-ci ne seront peut-être acceptées et exécutées que par les Etats-Unis et l'Europe. Vendredi dernier, l'ONU s'était déjà montrée divisée quant à une condamnation des élections. L'Afrique du Sud s'était en effet prononcée contre le texte initial et avait ainsi contraint les membres de l'ONU à battre en retraite." (30.06.2008)

The Independent - Royaume-Uni

Après sa réélection à la tête du Zimbabwe, Robert Mugabe envisage de participer à la prochaine rencontre au sommet de l'Union africaine en Egypte. Le quotidien The Independent estime que les pays africains sont maintenant face à leur devoir : "Le moment est venu pour l'Afrique, pour le pire ou pour le meilleur. Si les participants au sommet autorisent que la farce sanglante de l'élection de Mugabe passe inaperçue, les espoirs de développement démocratique du continent seront radicalement déçues. Et si le sommet refuse à Mugabe une légitimité que celui-ci souhaite ardemment, son régime sera ridiculisé et acculé. Il est urgent de trouver une solution à la crise au Zimbabwe. … Il ne s'agit pas d'un 'pays normal', mutilé par un système politique répressif. C'est un pays dans lequel l'économie s'écroule à une vitesse si effrayante qu'une grande partie de la population n'a que deux options : fuir ou mourir de faim." (30.06.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung se prononce contre une intervention au Zimbabwe : "Le jour où Mugabe ne sera plus président et que le Zimbabwe sera complètement dévasté, à ce moment-là on se tournera à nouveau vers l'Occident. Les soi-disant exploiteurs de l'Europe et de l'Amérique du Nord sont quand même bien assez bons lorsqu'il s'agit de ramasser les morceaux. Si l'on pouvait être certain que d'autres pays pouvaient tirer des enseignements positifs du triste sort du Zimbabwe, la situation serait moins déprimante. Ce n'est toutefois pas la peine d'y compter. Il y a plus de chances qu'un trop grand nombre de pays parmi les pays africains en trop grand nombre suivent encore de mauvais amis. L'Europe et l'Amérique ne peuvent pas les en empêcher. Ils ne devraient d'ailleurs pas non plus essayer de le faire. Certes, ils ont déjà eux-mêmes contribué à nuire à leur réputation dans ce que l'on appelle le tiers monde. Mais l'idée que tous les maux de la Terre ne viennent pas du colonialisme doit grandir toute seule dans le sud du monde." (30.06.2008)


11-15 de 20 | Page « retour . 1 . 2 . 3 . 4 . suivante »

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31