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20.07.2008

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Économie

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ÉCONOMIE

Sme - Slovaquie | 09.07.2008

Un nouveau chiffre national

Le ministres des Finances de la zone euro ont fixé le cours auquel les Slovaques échangeront leurs couronnes l'année prochaine : un euro correspondra à 30,126 couronnes. Le quotidien libéral Sme revient sur cette valeur : "L'anniversaire de nos mères et les codes PIN de nos téléphones portables ont une sérieuse concurrence. Le nouveau nombre que tout le monde va retenir est 30,126. Il va s'inscrire dans la mémoire collective. … L'année de fondation de l'Etat slovaque ou la hauteur du mont Gerlach [la plus haute montagne du pays avec 2.655 mètres] sont la preuve que des chiffres non ronds peuvent aussi devenir des symboles de la fierté nationale. … Il y a peu de chiffres dont une personne se souvient jusqu'à sa mort. Et encore moins de chiffres dont une génération entière se rappelle. Depuis hier, nous en connaissons un." (09.07.2008)

Les Echos - France | 08.07.2008

Le "Small Business Act" à l'européenne manque d'ambition

Le journal économique Les Echos analyse le nouveau "Small Business Act" de la Commission européenne, une directive pour le développement des petites et moyennes entreprises (PME) en Europe : "La définition européenne des PME recouvre une réalité très vaste, très diverse, qui va de la société employant des centaines de personnes à la très petite entreprise de quelques salariés. ... La Commission européenne en envisageant une telle démarche semble malheureusement faire preuve d'une ambition réduite. Elle s'oriente vers une simplification des règles et procédures estimant que la politique en faveur des PME doit rester une compétence essentiellement nationale. ... La simplification des procédures est un objectif utile, mais elle peut se révéler inappropriée si elle ne tient pas suffisamment compte de la diversité extrême des PME. ... Le 'Small Business Act' ne pourra être un acte juridique efficace que s'il prend en compte l'ensemble des formes juridiques et des spécificités des entreprises de l'économie sociale." (08.07.2008)

Wprost Online - Pologne | 07.07.2008

L'Allemagne refuse d'ouvrir ses portes

L'Allemagne est l'un des derniers Etats membres de l'UE a refuser l'accès au marché de l'emploi aux nombreux citoyens provenant des pays de l'Europe de l'Est qui ont adhéré à l'UE en 2004. Le portail en ligne du magazine d'informations conservateur Wprost critique les projets du gouvernement allemand visant à repousser à 2011 la liberté de circulation des travailleurs d'Europe de l'Est et, pour l'instant, à réduire les obstacles uniquement pour le personnel qualifié. "Encore une fois, les Allemands se contentent de soigner les symptômes et non le mal. ... Le gouvernement allemand est persuadé ... que l'ouverture du marché de l'emploi à tous les Etats membres de l'UE entraînera une invasion du marché de l'emploi allemand par une main d'œuvre bon marché. Mais aujourd'hui, des agriculteurs allemands se plaignent déjà du manque de personnel. ... Car bien que les Polonais ont la possibilité de travailler en tant que saisonniers en Allemagne, ils ne veulent pas s'y rendre. Nous savons déjà comment fonctionne un Etat géré par une économie planifiée. Rien d'étonnant dans ce cas que le nombre d'Allemands qui quittent l'eldorado national ne cesse d'augmenter. L'année dernière, ils ont été 170.000 à partir." (07.07.2008)

De Telegraaf - Pays-Bas | 08.07.2008

Une écotaxe défavorabe

La Commission européenne envisage d'augmenter le prix de l'eurovignette pour les poids lourds. Vu la colère dans ce secteur suite à la flambée des prix du pétrole, la Commission risque de "mettre de l'huile sur le feu" avec une telle décision, commente le tabloïd De Telegraaf : "Bruxelles considère que cela incitera les transporteurs à acheter des véhicules plus propres. Quatre centimes ne semble pas être une somme trop élevée mais les marges dans le secteur du transport sont déjà mises à rude épreuve et la nouvelle écotaxe risque d'aggraver la situation. En outre, l'idée peut sembler bonne mais l'expérience nous a appris que la facture des mesures européennes s'avère toujours plus lourde que prévue. Ce qui peut expliquer la méfiance grandissante des transporteurs à l'égard de Bruxelles. L'idée de la Commission européenne que ces mesures permettront de faire payer des centaines de millions aux pollueurs et non plus au contribuable est tout bonnement naïve. Quoique l'on dise, c'est au final l'utilisateur qui paiera les frais supplémentaires." (08.07.2008)

Kapital - Bulgarie | 07.07.2008

Le retour des Bulgares

De plus en plus d'émigrants bulgares qui avaient quitté le pays dans les difficiles années consécutives à la fin du communisme, reviennent désormais au pays. L'hebdomadaire Kapital s'en réjouit : "Ceux qui ont obtenu leur diplôme à l'étranger ou qui s'y sont spécialisés, viennent avec un sentiment d'amour-propre différent : ils savent qu'ils sont aussi bons que leurs anciens camarades dans le monde. Un grand nombre d'entre eux ont de fortes attentes, aussi bien en ce qui concerne les revenus que les postes qu'ils devraient occuper. Mais ce qui est encore plus important, c'est leur enthousiasme à l'idée de réaliser de grands changements dans les méthodes de travail en Bulgarie." (07.07.2008)

De Volkskrant - Pays-Bas | 07.07.2008

Nécessité d'une taxe européenne sur les vols

L'aéroport d'Amsterdam se plaint d'un recul du nombre de passagers, ceux-ci se rabattant vers la Belgique ou l'Allemagne en raison des taxes écologiques néerlandaises. Le quotidien De Volkskrant écrit : "Le principal reproche que l'on puisse faire aux taxes sur les vols, c'est qu'il s'agit d'une mesure nationale appliquée dans un secteur foncièrement international. Le transport aérien interne est négligeable et les distances avec les aéroports des pays voisins trop petites. … Il est regrettable qu'une taxe introduite dans le cadre d'un système fiscal écologique bénéficie finalement peu à l'environnement. La pression s'est seulement déplacée sur les pays voisins. Il faut que quelqu'un fasse le premier pas, certes, mais il n'en demeure pas moins qu'une politique européenne commune fait cruellement défaut. Quelle que soit les réticences à l'ingérence de Bruxelles, nous avons là un domaine sur lequel l'Union européenne peut faire ses preuves." (07.07.2008)

To Vima - Grèce | 04.07.2008

Une nouvelle politique économique européenne est nécessaire

Le quotidien To Vima critique l'augmentation du taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) et plaide pour une politique économique européenne plus courageuse : "De nombreux experts économiques se sont ouvertement prononcés contre une politique d'augmentation des taux. ... Ils évoquent le dogmatisme du président de la BCE et le risque que l'Europe soit plongée - même plus rapidement que les Etats-Unis - dans une récession économique. ... Les premiers signes d'un risque de récession sont venus des pays riches de la zone euro. ... Le prospère Danemark est officiellement entré dans une phase de récession. … L'Espagne et l'Irlande, qui représentaient naguère le 'miracle économique' de l'Europe, seront les suivants. ... Le moment est peut-être venu en Europe d'écouter les voix des politiques et des experts économiques qui considèrent qu'il est grand temps de se libérer du corset que constitue le traité de Maastricht ... et de débloquer des moyens publics permettant de mener à une croissance européenne rapide." (04.07.2008)

La Repubblica - Italie | 04.07.2008

La lutte contre les manipulateurs du marché

Le quotidien La Repubblica commente la proposition du ministre de l'économie italien Giulio Tremonti visant à appliquer l'article 81 du traité de Rome aux pays hors de l'UE. L'article prévoit une protection contre la manipulation des marchés et contre les actions d'entreprises qui compromettent le marché européen et lui portent préjudice. "Du pétrole à la Bourse, des produits alimentaires aux matières premières, la spéculation mondiale enterre l'équilibre de l'économie mondiale. Selon l'avis des idéologues des nouveaux droits, le moment est venu d'attaquer l'ennemi. Lundi, Tremonti présentera son plan ECOFIN à Bruxelles qui vise en première ligne la lutte contre la spéculation du marché intra-européen exercée par des forces extra-européennes. ... Le plan Tremonti ne manque pas d'atouts et est emblématique d'une conception du monde relevant du protectionnisme. ... Admettons que l'article 81 soit étendu et que l'on découvre la combine des spéculateurs, la question suivante demeure : Qui décide des critères et de la forme d'éventuelles sanctions contre les manipulateurs du marché ?" (04.07.2008)

Les Echos - France | 03.07.2008

Il faut sauver le soldat EADS

L'ancien chef d'EADS Gustave Humbert s'explique depuis plusieurs jours devant les juges d'instruction français pour présomption de délit d'initié. Et le groupe aéronautique et spatial européen doit économiser sur tous les plans. Les Echos espère qu'EADS se rétablira bientôt : "Il y a le feu dans la maison EADS. Depuis les retards en cascade de l'A380 [avion de ligne à grande capacité], il ne se passe pas un mois sans mauvaise nouvelle en provenance de Toulouse ou de Hambourg... Chacun y va de ses prévisions les plus sombres sur l'avenir de l'avionneur européen et de la coopération franco-allemande. Tout cela contribue à détériorer un peu plus le climat ambiant. ... Le défi d'EADS et d'Airbus est de réussir le premier vol de l'A400M [avion-cargo] et de résoudre une fois pour toutes les problèmes d'industrialisation de l'A380. C'est par la réussite de ces deux programmes majeurs pour l'industrie aéronautique européenne que la confiance reviendra dans les ateliers de Toulouse et dans ceux de Hambourg. Le maintien des compétences aéronautiques en Europe est en jeu." (03.07.2008)

The Guardian - Royaume-Uni | 03.07.2008

Intouchables revenus des patrons

De nombreux politiques européens veulent prendre des mesures contre les revenus démesurés des patrons. Selon le quotidien The Guardian, les dirigeants de l'économie britannique n'ont toutefois rien à craindre. "Les PDG aux revenus élevés, préoccupés par le changement en Europe, peuvent placer leurs espoirs dans le Parti Labour: ici ils sont intouchables. ... Même si l'Europe revient apparemment à son héritage collectiviste, les aspects progressistes de l'Europe s'accommodent mal de tous les modèles possibles qui ont été repris du manuel néolibéral. Par contre, quand il s'agit du débat sur les revenus des patrons, l'argument est assez clair. Ce qui se profile en Europe n'est pas une pulsion visant à manger les riches, mais un pas modeste contre les privilèges honteux dont jouissent les quelques personnes qui sont responsables de nos problèmes économiques actuels. Si la Grande-Bretagne recule une fois de plus, on pensera à cette phrase adressée avec une régularité accrue au Gouvernement Brown: Si c'est pas maintenant, quand alors?" (03.07.2008)


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