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  Accord sur le nucléaire iranien

  13 Débats

Un nouvel incident survenu dans le golfe Persique a envenimé un peu plus les tensions entre l'Iran et l'Occident. D'après Downing Street, trois navires iraniens auraient tenté de bloquer un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz ; des accusations réfutées par Téhéran. Si certains éditorialistes mettent en garde contre une escalade du conflit, d'autres se demandent si l'UE serait bien avisée de soutenir Trump.

L'Iran a indiqué qu'il ne se conformerait plus au plafond d'uranium enrichi défini dans l'accord de Vienne sur son programme nucléaire. Cette mesure constitue la deuxième infraction au traité conclu en 2015. Téhéran avait déjà annoncé récemment vouloir dépasser la limite de 300 kg maximum de réserves d'uranium. La presse européenne s'interroge sur les raisons et les conséquences de cette escalade.

Le gouvernement iranien menace de ne plus respecter des points centraux de l'accord conclu sur son programme nucléaire. Un porte-parole iranien a indiqué que le pays dépasserait les limites convenues quant aux réserves d'uranium à partir de la fin juin. Téhéran fait ainsi pression pour que soit préservé l'accord sur le nucléaire. Depuis qu'ils ont annoncé leur retrait unilatéral de ce traité en mai 2018, les Etats-Unis ont infligé de nouvelles sanctions à l'Iran. Comment désamorcer le conflit ?

La communauté internationale redoute une escalade militaire dans le Golfe persique : les Etats-Unis envoient des navires de guerre dans la région tandis que Téhéran a débuté ses préparatifs pour enrichir de l'uranium. Le président américain, Donald Trump, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, se livrent à une véritable joute verbale sur Twitter. Les éditorialistes évoquent les lignes de conflit et cherchent des issues à cette crise.

Ce lundi, les sanctions économiques américaines les plus dures jamais imposées à l'Iran - aux dires de Washington - entrent en application. Elles visent les secteurs du pétrole, des finances et des transports. Suite à l'accord sur le nucléaire signé en 2015, les Etats-Unis avaient levé leurs sanctions contre Téhéran. La Maison-Blanche fait-elle fausse route ?

L'UE entend instituer un dispositif qui tiendrait lieu de bourse d'échange entre Téhéran et les entreprises européennes. Celles-ci pourraient ainsi continuer de commercer avec l'Iran et échapper aux sanctions américaines. Certains éditorialistes se félicitent de ce que l'UE tente de maintenir l'accord sur le nucléaire iranien. D'autres doutent que ce soit le moyen idoine de faire rentrer le régime iranien dans le rang.

Après des semaines de spéculations, Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Les sanctions américaines, qui avaient été levées en vertu de l'accord, doivent donc être restaurées. Israël et l'Arabie saoudite ont salué la décision. Si certains jugent l'initiative justifiée, la plupart des éditorialistes sont inquiets.

Un jour seulement après l'investiture officielle de Donald Trump, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues en signe d'opposition à sa présidence et de soutien des droits des femmes, de la tolérance et d'une cohabitation pacifique. La vague de protestation a atteint des dimensions rarement vues aux Etats-Unis, un demi-million de personnes se sont par exemple mobilisées à Washington. Que cette résistance peut-elle mettre en branle ?

Réformateurs et forces modérés ont fortement progressé aux législatives iraniennes. Un résultat qui conforte la position du président Hassan Rohani, favorable à une ouverture du pays à l'Occident. Saura-t-il mener l'Iran vers une plus grande démocratie ?

Pour ménager l'hôte iranien, certaines statues du Musée du Capitole, représentant des nus, avaient été masquées à l'occasion de la conférence de presse du Premier ministre Matteo Renzi et du président Hassan Rohani. Rome s'est-elle ridiculisée par trop de prévoyance ?

Dans un discours tenu devant le Congrès américain, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a mis en garde contre les conséquences d'un accord sur le nucléaire iranien. Celui-ci n'empêchera pas Téhéran de construire des bombes atomiques, a-t-il affirmé. Les craintes d'Israël sont tout à fait justifiées, estiment certains commentateurs. D'autres accusent Nétanyahou de compromettre l'alliance importante entre les Etats-Unis et Israël.

Les cinq puissances disposant du droit de veto à l'ONU plus l'Allemagne ont signé mardi à Vienne un accord avec l'Iran dans le dossier du nucléaire, à l'issue de 13 années de négociations. Pour certains commentateurs, il s'agit d'une avancée historique qui permettra de pacifier le Proche-Orient et de relancer l'économie de la région. D'autres estiment que cet accord n'empêchera pas l'Iran de fabriquer tôt ou tard sa propre bombe atomique.