Climat et environnement

  51 Débats

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté mercredi un train de mesures permettant à l'Europe d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. A cette fin, l'Union est prête à débourser cent milliards d'euros d'ici 2030. Elle entend en outre imposer une taxe carbone sur les importations des productions non conformes aux normes de l'UE pour la protection du climat. La presse européenne discute du bien fondé d'investissements si importants.

La Commission européenne et les Etats membres de l'UE sont désormais tenus de rendre compte de l'impact climatique et environnemental de l'ensemble des décisions qu'ils prennent. C'est ce qui découle de "l'état d'urgence climatique" décrété jeudi à une large majorité par le Parlement européen. Des villes et des Etats avaient déjà pris, de manière unilatérale, cette initiative. Les journalistes ne sont pas emballés.

Avant la conférence mondiale sur le climat de Madrid, un nouveau rapport de l'ONU tire le signal d'alarme : les objectifs de l'accord de Paris sur le climat ne pourront être atteints que si, dans les dix prochaines années, on réduit annuellement les émissions de gaz à effet de serre de sept pour cent. Aucun des différents programmes climatiques nationaux n'est en mesure d'atteindre cet objectif pour l'heure, et les émissions de gaz à effet de serre ont même augmenté à l'échelle mondiale. Les éditorialistes appellent à la mobilisation.

Le mouvement Extinction Rebellion a annoncé deux semaines d'actions dans le monde entier. Par des actes de désobéissance civile, les militants écologistes cherchent à faire pression sur les gouvernements pour que ceux-ci s'impliquent davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique. Une forme de contestation qui fait débat.

Lors de l'ouverture de la conférence de l'ONU sur le climat à New York, Greta Thunberg s'en est prise aux chefs d'Etat et de gouvernement mondiaux, leur reprochant d'avoir abandonné la jeune génération. "L'unique chose dont vous pouvez parler, c'est de l'argent et du conte de fée d'une croissance économique éternelle", a déploré la jeune militante. Les éditorialistes se penchent sur la symbolique que véhicule Greta Thunberg.

Dans un article sur le changement climatique publié dans l'hebdomadaire américain The New Yorker, l'auteur américain Jonathan Franzen crée la controverse. Jugeant le changement climatique irréversible, il appelle en effet l'humanité à l'accepter et à s'attacher à en limiter les effets.

Selon le mouvement Fridays for Future, plus de quatre millions de personnes dans plus de 160 pays ont suivi l'appel à la grève pour le climat, vendredi dernier. Elles ont exhorté la classe politique à respecter les objectifs des Accords de Paris. Greta Thunberg s'est jointe aux manifestants à New York, où le sommet de l'ONU sur le climat s'ouvre ce lundi. Les manifestants peuvent-ils inverser la vapeur ?

Face aux incendies les plus dévastateurs que l'Amazonie ait connus depuis des années, le gouvernement brésilien a interdit le défrichage par le feu en période de sécheresse. Auparavant, les Etats du G7 avaient proposé au Brésil une aide financière pour mieux maîtriser les feux de forêts. Bolsonaro a fait savoir qu'il conditionnait cette aide à des excuses de la part de Macron, qui l'avait qualifié de 'menteur', estimant qu'il n'avait pas honoré ses engagements en matière de protection de l'environnement.

Gabriela Firea, maire de Bucarest, entend prendre des mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique dans la capitale. Elle envisage notamment de percevoir une redevance sur tous les véhicules circulant dans la ville - exception faite toutefois des habitants de la grande ville et de sa petite couronne. L'annonce suscite un écho mitigé dans la presse roumaine.

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg traverse l'Atlantique à la voile, au départ de Plymouth, dans le sud de l'Angleterre. Après une traversée de deux semaines environ, elle entend atteindre New York où elle participera au sommet des Nations unies sur le climat, en septembre. La médiatisation du périple de la jeune fille de 16 ans est de plus en plus critiquée par les éditorialistes, qui croient dévoiler une armada de promoteurs et de profiteurs peu recommandables.

Selon des images satellite, la déforestation en Amazonie a touché cet été une surface quatre fois supérieure à celle des années précédentes. La forêt amazonienne produit un cinquième de l'oxygène dans le monde et est ainsi considérée comme le "poumon de la planète". 60 pour cent de sa superficie se trouve au Brésil, où le président Jair Bolsonaro encourage le déboisement. La presse européenne lance des appels pressants à agir.

Dans un rapport spécial, le groupe d'experts international sur l'évolution du climat (GIEC) voit la sécurité alimentaire compromise par les effets du réchauffement climatique. Il souligne la nécessité d'adopter des modes d'exploitation agricole et forestière radicalement différents. Face à ce rapport alarmant, les éditorialistes s'interrogent sur les moyens dont dispose l'Europe pour surmonter les obstacles dans la lutte contre le changement climatique.

En Allemagne, les experts agricoles du SPD et des Verts ainsi que la Société de protection des animaux ont préconisé une hausse de la TVA sur la viande, qui bénéficie actuellement d'un taux de 7 pour cent, contre 19 pour cent pour d'autres denrées alimentaires. Les chefs de file des partis et la ministre de l'Agriculture ont rejeté la proposition. Le débat fait toutefois son chemin dans la presse européenne.

La France a prévu d'introduire l'année prochaine une écotaxe sur les billets d'avion, allant de 1,50 euros à 18 euros selon la distance. Il semblerait que la Commission européenne étudie elle aussi différents moyens d'imposer plus lourdement le secteur aérien, notamment par le biais d'une taxe sur le kérosène. Des initiatives qui ne font pas l'unanimité parmi les observateurs.

Jeudi 25 juillet, Paris et beaucoup d'autres villes d'Europe ont pulvérisé leurs records de températures maximales depuis les relevés météorologiques. Dans ce contexte, les éditorialistes réfléchissent aux changements qui s'imposent dans la perception des militants de la cause climatique et des mesures dérangeantes de protection du climat.

Les chefs d'Etats et de gouvernements n'ont pas réussi à s'entendre sur l'objectif de neutralité climatique d'ici 2050 à cause du veto opposé par la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie et l'Estonie. La 'volonté d'un grand nombre d'Etats d'atteindre cet objectif' a été ravalée à une simple note en bas de page. Colère des éditorialistes, qui ne croient pas que ce soit le fin mot de l'affaire.

La Finlande veut mettre les bouchées doubles en matière de protection du climat dans l'optique d'amener à zéro ses émissions de CO2 d'ici 2035. Helsinki n'énonce toutefois pas de mesures concrètes. La Grande-Bretagne envisage pour sa part un projet de loi qui n'en reste pas aux déclarations de principes : un catalogue de mesures visant à décarboniser complètement le pays d'ici 2050, du développement des énergies renouvelables à la reforestation en passant par un changement des habitudes alimentaires. Que faut-il ajouter à la liste ?

Un million d'espèces végétales et animales sont menacées d'extinction. En publiant lundi ce chiffre, le groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité (IPBES) a voulu souligner l'urgence qui ressort de son premier rapport mondial. Robert Watson, président de l'IPBES, a rappelé que l'homme mettait en danger son propre écosystème, indispensable à sa survie. Si les commentateurs évoquent les mesures pour enrayer la tendance, ils ne savent toutefois pas comment les implémenter.

Une équipe de chercheurs australiens a évalué et fait la synthèse de 73 études portant sur la perte de biodiversité au niveau planétaire et en arrive à une conclusion catastrophique : presque la moitié de toutes les espèces d'insectes est en recul, à un rythme tel que dans cent ans, les insectes pourraient avoir complètement disparu. L'agriculture intensive et l'urbanisation sont les principaux responsables pointés par les scientifiques. Comment réagir ?

Ce vendredi, le mouvement de protection du climat Fridays for Future est à l'aube d'une mobilisation record : dans plus de 1 000 villes dans presque 100 pays, les jeunes battent le pavé pour pousser le monde politique à agir contre le changement climatique. Si la presse européenne n'est pas avare d'éloges et d'encouragements, elle soulève aussi des questions critiques.

Le gouvernement autrichien avait décidé fin 2018 une interdiction des sacs en plastique. Il compte à présent engager avec le commerce les négociations sur la mise en œuvre de cette mesure. La ministre de l'environnement, Elisabeth Köstinger (ÖVP, conservateur), entend faire une croix définitive sur les déchets plastiques. Et d'affirmer qu'à elle seule, cette mesure devrait permettre d'éviter de 5 000 à 7 000 tonnes de déchets. Les commentateurs doutent toutefois de l'efficacité de l'interdiction.

L'UE a adopté une loi interdisant les plastiques à usage unique au plus tard en 2021. Les négociateurs de la Commission, du Parlement et du Conseil ont défini les modalités qui aboutiront à la disparition progressive des cotons-tiges, des assiettes et couverts jetables ou encore des pailles. Les éditorialistes saluent une avancée positive.

L'UE a décidé une nouvelle fois de réduire nettement d'ici 2030 les émissions de CO2 pour les véhicules neufs. A cette date, elles devront être réduites de 37,5 pour cent par rapport à 2021. Des plafonds critiqués par l'industrie automobile. Les hauts cris poussés par les constructeurs s'inscrivent dans la logique de leur travail de lobby, font valoir les commentateurs, réclamant une revalorisation des primes pour inciter à l'achat de véhicules plus respectueux du climat.

Lors du sommet de l'ONU sur le climat à Katowice, la communauté internationale a adopté plusieurs dispositifs afin de définir pour les différents pays les modalités de la réduction des émissions et des contrôles mutuels. Le but est la mise en œuvre des objectifs décidés il y a trois ans dans le cadre de l'accord de Paris. Le monde prend-il enfin au sérieux la protection climatique ?

A la conférence mondiale sur le climat qui se tient cette année à Katowice, 197 pays négocient les moyens d'arrêter le changement climatique, dans un contre-la-montre de plus en plus serré. Selon les estimations du Global Carbon Project, les émissions de CO2 dans le monde ont augmenté de 2,7 pour cent en 2018 par rapport à 2017 - soit la hausse la plus grande depuis sept ans. Qu'est-ce qui fait obstacle à la lutte contre le changement climatique ?

La nouvelle stratégie climatique de la Commission européenne vise à neutraliser l'empreinte carbone de l'UE d'ici 2050, notamment en se détournant du pétrole, du charbon et du gaz. A la veille du sommet sur le climat à Katowice, certains médias appellent l'UE et ses Etats membres à redoubler d'efforts pour préserver le climat, tandis que d'autres misent sur une prise de conscience en matière écologique.

Une pétition réclamant la suppression d'une taxe spéciale visant les véhicules diesel a réuni plus de 50 000 signatures en moins de 24 heures - soit le seuil nécessaire pour que le Parlement examine l'initiative citoyenne. L'action s'inscrit dans un contexte de hausse du prix du diesel, qui a rattrapé celui de l'essence dans de nombreuses stations-service. Les éditorialistes finlandais évoquent les avantages du diesel.

Pour freiner le changement climatique et limiter les émissions de substances polluantes, le gouvernement espagnol entend interdire, à compter de 2040, la vente de véhicules équipés de moteurs diesel, essence ou gaz. Leur circulation sera interdite en Espagne à compter de 2050. Un objectif trop ambitieux ?

Le Parlement européen a très largement approuvé mercredi l'interdiction d'une dizaine de produits plastique à usage unique. Pour la première fois, la présence de microparticules de plastique avait été décelée dans les selles humaines. Les chercheurs pensent qu'il n'existe plus sur la planète de zones non infestées par le plastique. Les éditorialistes relativisent toutefois la portée de ce texte.

Les ministres européens de l'Environnement ont trouvé un compromis sur les plafonds d'émissions de CO2 qui seront applicables aux véhicules neufs. D'ici 2030, ils devront baisser de 35 pour cent par rapport à 2021. Sourd à la réduction de 40 pour cent réclamée par le Parlement européen, le gouvernement allemand n'a pas voulu dépasser la barre des 30 pour cent. Certains commentateurs dénoncent un compromis trop édulcoré, d'autres s'interrogent sur la faisabilité de sa mise en œuvre.

Le groupe d'experts international sur l'évolution du climat (GIEC) est formel : le réchauffement climatique est plus rapide et ses conséquences plus graves que prévu. Il fait toutefois valoir qu'il est techniquement et économiquement faisable de remplir l'objectif d'un réchauffement ne dépassant pas 1,5 degré par rapport à l'époque préindustrielle. Les éditorialistes débattent de l'agenda à suivre.

Le Parlement européen veut durcir les normes d'émissions de CO2 résultant du trafic routier. A partir de 2030, les véhicules légers neufs devront rejeter dans l'atmosphère en moyenne 40 pour cent de CO2 de moins qu'en 2021. Prochaines étapes : les négociations avec la Commission et avec les Etats-membres. La décision du Parlement présente-t-elle un danger pour l'industrie automobile ?

Le ministre français de l'Environnement, Nicolas Hulot, a annoncé sa démission, mardi matin, lors de la matinale de France Inter. Une décision qu'il a motivée par l'isolement qu'il affirme éprouver au sein du gouvernement en matière de lutte pour la protection climatique. Une décision compréhensible, aux yeux des observateurs.

En Estonie, les apiculteurs tirent la sonnette d'alarme : de nombreuses colonies d'abeilles ont été décimées la semaine dernière. Selon l'enquête officielle menée dans le premier cas de mortalité, celle-ci serait due aux produits phytosanitaires épandus sur un champ de colza. Consternée, la presse estonienne met en cause la vie moderne, qui coupe l'homme de la nature.

Avec le One Planet Summit, le président français cherche à mobiliser pour le climat. Si l'on veut atteindre les objectifs climatiques décidés il y a deux ans à Paris lors de la COP21, il faut redoubler d'efforts, a déclaré Macron en présence de chefs d'Etats et d'investisseurs privés et institutionnels. La presse européenne est partagée entre scepticisme et enthousiasme.

En raison des "diesel gates" et des menaces d'interdiction dans plusieurs villes, les appels se multiplient en Europe pour que soit défini un plan de lutte contre la pollution atmosphérique et de promotion des véhicules propres. Les commentateurs évoquent plusieurs pistes.

Le cyclone tropical Irma a fait des ravages dans les Antilles et en Floride. Au moins 61 personnes ont perdu la vie. Les éditorialistes déplorent que certaines personnes persistent à nier la réalité du changement climatique, et critiquent les grandes promesses faites aux victimes de l'ouragan par certains politiques.

Les Etats de l'UE ne parviennent pas à s'entendre sur un prolongement de l'usage du glyphosate, herbicide soupçonné d’être cancérigène. Le temps presse, car l'autorisation du produit expire le 15 décembre. Les commentateurs appellent à prendre au sérieux la protection des consommateurs et à nommer sans tabous les avantages et les inconvénients d'une interdiction.

La Commission européenne a proposé un compromis pour amener les constructeurs automobiles à revoir à la baisse les émissions de dioxyde de carbone : renoncer à un quota obligatoire de voitures électriques et exiger en contrepartie une réduction de 30 pour cent des émissions polluantes d'ici 2030. Selon les médias, le lobby automobile et le gouvernement allemand ont exercé une forte pression sur les commissaires européens ces derniers jours, pour atténuer le durcissement de la réglementation. Levée de boucliers dans la presse.

La conférence de l'ONU sur le climat, qui a réuni près de 200 Etats, se termine ce vendredi à Bonn. Les désaccords ont notamment porté sur la forme que doit prendre l'aide aux pays plus pauvres par les pays industrialisés. Les commentateurs fustigent le manque de solidarité des pays riches et émettent des avis divergents sur la sortie du charbon préconisée par certains pays.

L'autorisation du glyphosate, herbicide controversé, vient d'être prolongée pour une durée supplémentaire de cinq ans dans l'UE. 18 pays sur 28 ont voté pour la prolongation de la licence, l'Allemagne ayant joué un rôle charnière dans l'issue de ce vote sur lequel elle s'était abstenue jusqu'à présent. Si certains commentateurs expriment leur colère à l'endroit du processus qui a abouti à la décision, d'autres en relativisent la portée.

La formation de nappes de déchets plastique dans les océans et la décision de la Chine de stopper les importations de déchets, en vigueur depuis le début de l'année, poussent la Commission européenne à envisager de nouvelles mesures, comme la possible adoption d'une taxe pour réduire l'omniprésence du plastique. Une proposition qui ne fait toutefois pas l'unanimité.

De plus en plus de pays européens appellent à une interdiction des microparticules de plastique dans les produits cosmétiques. Pour les médias finlandais, une interdiction générale présenterait des avantages pour l'environnement et la santé, mais elle serait aussi un créneau économique intéressant.

Trois pesticides néonicotinoïdes ne pourront plus être utilisés dans l'agriculture en plein champ, et ce dans toute l'Europe. Les Etats membres de l'UE se sont prononcés à une majorité pour l'interdiction de ces substances chimiques nocives, notamment responsable de la disparition des abeilles. Cette décision sera-telle suffisants pour assurer la survie des abeilles ?

La Commission européenne déclare la guerre aux déchets plastiques. Elle propose de bannir les produits jetables pour lesquels il existe des alternatives en d'autres matériaux : couverts, assiettes et pailles en plastique, ou encore coton-tiges. Le projet prévoit un retraitement des déchets par les producteurs d'objets plastiques ainsi qu'une intensification du recyclage. Pour la presse, l'initiative va dans le bon sens, mais reste insuffisante.

Quelques jours après le retrait américain de l'accord de Paris sur le climat, la première conférence de l'ONU sur les océans a débuté à New York. La presse européenne se penche sur les opportunités qu'offre cette conférence, mais revient aussi sur les lacunes de l'accord de Paris.

En Suède, la coalition socialiste-verte au pouvoir entend adopter une taxe sur les billets d'avion qui sera appliquée graduellement. Des vacances en Thaïlande seraient ainsi surtaxées de 40 euros, un vol vers Londres de huit euros environ. Cette mesure visant à inciter les consommateurs à privilégier des moyens de transport moins nocifs pour le climat ne fait pas l'unanimité dans la presse suédoise.

Les uns après les autres, les pays européens veulent se débarrasser des moteurs diesel et essence : Paris, Madrid, Athènes et Helsinki veulent s'en affranchir d'ici 2025, tandis que Londres étudie une interdiction de leur production à compter de 2040. En Allemagne, le scandale des ententes illicites entre constructeurs automobiles a relancé le débat. Invoquant différents arguments, les commentateurs rejettent toutefois l'idée d'une interdiction.

Le gouvernement français entend ancrer dans la loi la responsabilité des entreprises envers la société et l'environnement. Il s'agit d'une idée formulée par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle, dans le but de réformer la nature de l'entreprise. La législation est-elle cependant le moyen idoine pour atteindre cet objectif ?

Bruxelles a avalisé le projet de rachat de Monsanto par Bayer. La fusion entre le groupe agrochimique Bayer et son concurrent américain Monsanto a été autorisée, à un certain nombre de conditions. La transaction doit encore obtenir la bénédiction des gardiens de la compétitivité américains. Levée de bouclier chez les militants écologistes et dans la presse.