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  Elections européennes 2019

  15 Débats

Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, entend rassembler l'extrême droite européenne au sein d'un seul groupe au Parlement européen au lendemain des européennes. Il a présenté lundi à Milan l'Alliance des peuples et des nations, flanqué des présidents de l'AfD, du parti Les Finlandais et du Parti populaire danois. Les commentateurs ont quelques doutes sur les perspectives de réussite de l'entreprise.

La campagne électorale des européennes de fin mai a été lancée partout en Europe. Selon les prévisions, les europhobes pourraient gagner des sièges, aux dépens des partis traditionnels. La participation de la Grande-Bretagne reste un point d'interrogation. Les éditorialistes dispensent leurs conseils aux partis et aux électeurs.

Tout semble indiquer qu'il y aura bel et bien un divorce entre le Parti populaire européen (PPE) et le Fidesz de Viktor Orbán. Le Premier ministre hongrois refuse de s'excuser pour ses propos europhobes et sa campagne d'affichage hostile à Bruxelles, comme le président du groupe Manfred Weber l'avait pourtant exhorté à le faire. Les publicistes hongrois débattent de la question.

Dans son appel à une "renaissance européenne", Emmanuel Macron préconise une intensification de la coopération entre les Etats membres en matière de sécurité, de commerce et de social. Sa tribune a été diffusée dans de grands quotidiens des 28 pays membres. Réactions - positives et négatives - des éditorialistes européens.

Dans le funeste sillon du Brexit et face à une montée en puissance des partis nationalistes, les observateurs sont nombreux à voir dans les européennes de fin mai un scrutin décisif pour l'avenir de l'Europe. Les chroniqueurs évoquent l'impact que pourrait avoir ce scrutin sur les minorités ethniques et soulignent la campagne ratée d'au moins un nationaliste.

30 écrivains de toute l'Europe ont signé un texte qui appelle à faire front contre le populisme qui menace le Vieux-Continent. Ils craignent que le scrutin des européennes ne devienne un scénario catastrophe en l'absence de mobilisation démocratique. Nous relayons un extrait de ce manifeste et des commentaires qu'il a déjà suscités.

Près de cinq mois avant les européennes, les observateurs s'attendent à des pertes considérables pour les familles politiques traditionnelles. Si les libéraux et les Verts devraient progresser, conservateurs et sociaux-démocrates sont menacés par l'essor de l'extrême droite. Quelle sera la politique européenne de demain ? Les chroniqueurs sont divisés.

Deux grands partis de l'extrême droite européenne, La Lega en Italie et le Rassemblement national en France, ont donné le coup d'envoi de la campagne pour les européennes qu'ils entendent mener ensemble. A Rome, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont déclaré vouloir instaurer une "Europe des nations" au lendemain des élections de mai. Certains éditorialistes sonnent d'ores et déjà le glas de l'UE. D'autres estiment en revanche que les vaines promesses des populistes de droite n'ont aucune chance d'aboutir.

Les commentateurs écrivent depuis longtemps déjà que l'Europe jouera son avenir aux prochaines élections de mai. D'autant plus que les populistes de droite veulent forger des alliances et que le militant d'extrême droite Steve Bannon entend jouer les trouble-fêtes avec son "Mouvement". Les chroniqueurs se penchent sur les causes du populisme et ses chances de succès.

L'ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, entend passer les prochains mois en Europe afin d'aider les partis de droite et d'extrême droite dans leur campagne pour les européennes. C'est l'annonce qu'il a faite lors de son intervention au congrès du parti nationaliste Fratelli d'Italia, à Rome. Le président tchèque Miloš Zeman l'a reçu dimanche. Pour les chroniqueurs, qui aspirent par ailleurs à refonder le projet européen, l'union des extrêmes droites européennes est une chimère.

Après la pause estivale, la vie politique reprend dans l'UE sous le signe des européennes de mai 2019. Les tractations autour de l'attribution des postes clés de l'UE a commencé, tandis que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, poursuit la procédure de suppression du changement d'heure dans l'Union. Deux camps distincts se mettent en ordre de marche, selon les éditorialistes.

Le CSU Manfred Weber a annoncé qu'il serait candidat à la succession de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission. On saura le 8 novembre si le PPE décide officiellement de faire de son chef de file sa tête de liste aux élections européennes. Les médias passent en revue les avantages et les inconvénients d'une présidence Weber.

L'ensemble de l'Europe pose les jalons des élections européennes 2019 et désigne ses candidats. La peur de voir les votes en faveur des partis illibéraux croître de manière exponentielle gagne du terrain, avant même que le partisan américain de l'extrême droite Steve Bannon a annoncé son soutien aux populistes de droite européens. Les journalistes débattent des mesures qui pourraient être prises pour contrer ce phénomène.

Faire de l'immigration la problématique des élections européennes et se débarrasser des représentants de "l'élite soixante-huitarde" : telles sont les requêtes formulées par Viktor Orbán lors de Tusványos, le festival annuel de la minorité hongroise de Roumanie. Faut-il prendre le Premier ministre hongrois au sérieux ? Rien n'est moins sûr, selon les chroniqueurs.

Steve Bannon, militant d'extrême droite et ex-conseiller stratégique du président Donald Trump, entend soutenir les populistes de droite en Europe, par le biais de sa fondation, The Movement. Selon les médias, il entend ainsi mener une 'révolte populiste de droite' avant les européennes de 2019. Son projet est-il dangereux pour l'Europe ?