Des manifestants, le 20 août, place de l'Indépendance, à Minsk. (© picture-alliance/dpa)

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Alexandre Loukachenko a rencontré dimanche des représentants de l'opposition détenus dans les geôles bélarusses. D'après les informations d'Etat relayées par les médias, il aurait tenté de leur exposer son projet de réforme constitutionnelle. Deux des participants ont été libérés le lendemain de l'entrevue, tandis qu'une manifestation était brutalement réprimée. Faut-il voir dans cette initiative l'amorce d'un dialogue ou un simple simulacre ?

Compte tenu de la situation au Bélarus et des répressions qui visent des personnalités du secteur informatique, la Lettonie et la Lituanie flairent l'occasion d'attirer des entreprises qui craignent pour leur sécurité au Bélarus. La Lettonie se targue notamment d'une bureaucratie peu rébarbative et selon une agence spécialisée du ministère de l'Economie, elle aurait déjà obtenu des confirmations de délocalisation. La presse balte semble déjà s'en réjouir.

La question de sanctionner Minsk en raison des violations des droits humains constatées dans le pays continue de diviser l'UE. Une liste de 40 personnalités susceptibles d'être frappées d'interdiction de visa et de gel de comptes bancaires a certes été établie, mais dans le vote sur l'adoption des sanctions, qui requiert l'unanimité, Chypre fait obstacle. Les observateurs s'interrogent sur les raisons de ce veto, mais aussi sur la réaction timorée de Berlin et de Bruxelles.

Au Bélarus, Alexandre Loukachenko a prêté serment dans le cadre d'une cérémonie qui n'avait pas été annoncée. Il n'y a pas eu de retransmission en direct à la télévision, le public a été informé après coup seulement. Aveu d'impuissance d'un dictateur désavoué par son peuple, ou manœuvre perspicace pour éviter de nouvelles violences ?

Après la rencontre entre Loukachenko et Poutine à Sotchi, le sort du Bélarus continue de faire l'objet de spéculations. La presse européenne s'accorde à dire qu'il est impératif pour le pays d'entretenir de bonnes relations avec la Russie. Mais Moscou ne semble disposée à coopérer ni avec Loukachenko ni avec l'opposition.

Alors que la mobilisation ne faiblit pas en Bélarus, son inamovible président, Alexandre Loukachenko, s'est rendu lundi à Sotchi pour y rencontrer Vladimir Poutine. Celui-ci l'a reçu amicalement, lui a promis un crédit de 1,5 milliard de dollars et lui a témoigné son soutien. Mais de l'avis des éditorialistes, le chef du Kremlin n'a pas pris fait et cause pour son homologue en difficulté.

Si la Russie s'était montrée hésitante au début du mouvement de protestation au Bélarus, les observateurs estiment que le Kremlin apporte désormais un soutien croissant à Loukachenko. Compte tenu de la vaste mobilisation contre le président bélarusse, est-ce une stratégie judicieuse ? C'est la question que posent les éditorialistes, qui se penchent sur la coopération future dans la région.

Après la disparition de la figure d'opposition bélarusse Maria Kolesnikova et de deux de ses compagnons de lutte mardi, des scénarios contradictoires circulent. Les autorités bélarusses déclarent qu'elle se trouverait en Ukraine, mais son entourage affirme qu'elle a été arrêtée. Quel sera l'impact de ce nouvel épisode sur l'opposition et le régime ?

Pour la première fois, lundi, Alexandre Loukachenko a ouvertement reconnu que le régime bélarusse présentait des traits autoritaires et que le pouvoir gravitait autour de la personne du président. Il a suggéré d'amorcer une réforme de la constitution devant être élaborée par des experts et des juges constitutionnels - sans mentionner la possibilité d'un dialogue avec l'opposition. Les observateurs se montrent sceptiques.

Depuis le début du soulèvement qui a suivi les élections au Bélarus, les observateurs portent leurs regards inquiets vers Moscou dans l'expectative d'une réaction. Les commentateurs s'accordent à dire que la réponse du Kremlin décidera du sort de Loukachenko, qui occupe la présidence depuis plus d'un quart de siècle.

Tous les scénarios sont envisageables au Bélarus après les présidentielles : les manifestants ne baissent pas la garde, mais le président Loukachenko ne semble pas prêt à faire de concessions à l'opposition, et encore moins à démissionner. Les médias européens se demandent à quoi pourrait ressembler l'ère post-Loukachenko.

Après des semaines de manifestations consécutives aux élections, le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, a sollicité l'aide de la Russie. Poutine a indiqué avoir créé une unité de réserve des forces de l'ordre destinée au Bélarus. Les chroniqueurs redoutent une invasion russe et appellent l'UE à œuvrer davantage en faveur de l'opposition bélarusse et contre l'influence du Kremlin.

Un sommet européen extraordinaire a lieu ce mercredi pour évoquer la situation en Biélorussie. Juste avant le début de la visioconférence, le président russe, Vladimir Poutine, a mis en garde contre toute ingérence étrangère au Bélarus. Que l'UE peut-elle faire pour apaiser les tensions ?

En Russie, la classe politique et l'opinion sont divisées quant à l'attitude à observer face aux évènements en Biélorussie, notamment parce que Loukachenko a toujours été le garant de liens étroits avec Moscou. Si de nombreux Russes se disent solidaires des manifestants, d'autres redoutent un scénario à l'ukrainienne. Les éditorialistes s'interrogent sur l'hypothèse d'une immixtion russe.

Suite à la falsification présumée des présidentielles en Biélorussie, l'UE discute de possibles sanctions contre le pays. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a estimé que le scrutin n'avait été ni libre, ni régulier. Il a également critiqué la violence des autorités et l'arrestation massive de manifestants et de journalistes. Quelle doit être l'action de Bruxelles ?

L'opposante biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, s'est exilée en Lituanie mercredi. Peu de temps auparavant, elle avait été retenue pendant sept heures alors qu'elle voulait déposer un recours contre le résultat officiel auprès de la Commission électorale, à Minsk. Les éditorialistes évaluent l'impact de ce rebondissement pour le mouvement d'opposition et appellent l’Europe à prendre clairement position.

Le président sortant Loukachenko aurait remporté les élections présidentielles biélorusses avec 80,2 pour cent des suffrages. Un résultat contesté par la candidate de l'opposition Tikhanovskaya (officiellement 9,9 pour cent), qui invoque des indices de manipulations électorales. Les forces de l'ordre ont fait usage de la violence pour réprimer le mouvement de protestation. La presse européenne analyse la situation et se demande quelle doit être la réaction de la communauté internationale.

En Biélorussie, les présidentielles auront lieu dimanche, mais la victoire habituelle d'Alexandre Loukachenko, aux manettes depuis 26 ans, est plus qu'incertaine. L'opposition s'est rassemblée autour de la candidate Svetlana Tichanovskaïa, entrée dans la course récemment, à la place de son mari incarcéré. Mais tous les observateurs ne sont pas convaincus qu'elle sera capable de remporter la victoire.

En Biélorussie, les élections présidentielles ont été fixées au 9 août. Plusieurs politiques d'opposition, dont certains disposeraient d'un fort soutien populaire, ont annoncé leur candidature. Après 26 ans de domination autocratique, le président Alexandre Loukachenko pourrait cette fois-ci être confronté à un scrutin délicat. Un changement est-il envisageable ?