Des soldats autrichiens dans le cadre d'une mission de l'EUFOR, en Bosnie-Herzégovine. (© picture alliance/AP Photo/Kemal Softica)

  Politique européenne de défense

  8 Débats

Une commission d'experts instituée par la ministre autrichienne de la Défense, Klaudia Tanner, préconise, dans son rapport final, un allongement de la durée du service militaire. L'Autriche est le pays européen qui a le service militaire le plus court d'Europe : six mois. Parmi trois modèles élaborés, la commission propose un service militaire de base de huit mois, plus deux mois d'exercices ultérieurs. Le choix revient désormais aux responsables politiques.

Dans la nuit de mardi à mercredi, 19 drones russes au moins ont fait intrusion dans l'espace aérien de la Pologne, pays membre de l'UE et de l'OTAN, pour certains sur plusieurs centaines de kilomètres. Ils ont partiellement été interceptés. Varsovie et d'autres membres de l'OTAN ont condamné l'événement comme une provocation délibérée contre l'alliance militaire occidentale dans son ensemble. Le président américain Donald Trump a réagi avec retenue, évoquant la possibilité d'une erreur. La presse européenne commente les réactions.

Un drone qui aurait pénétré l'espace aérien lituanien depuis le Bélarus, selon plusieurs témoins, a été recherché pendant une grande partie de la semaine dernière. L'appareil de type russe "Gerbera" et non armé, a finalement été localisé à proximité d'un terrain de manœuvre militaire, loin à l'intérieur des terres. Durant les recherches, l'armée et les autorités avaient mis en doute la thèse d'un drone, évoquant plutôt la possible présence d'un essaim d'oiseaux ou d'un nuage. Les médias du pays y voient une négligence scandaleuse.

Lors de leur sommet à La Haye, les Etats de l'OTAN ont décidé de relever à 5 pour cent de leur PIB respectif leurs dépenses militaires à moyen terme. Un engagement qui résulte d'une exigence du président américain, Donald Trump, qui a en contrepartie réaffirmé la clause d'assistance définie par l'article 5 du traité de l'OTAN. La guerre en Ukraine a en revanche été peu abordée. Les avis divergent fortement quant à la valeur réelle de cette unité retrouvée.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'OTAN se réunissent ce mardi à La Haye, aux Pays-Bas. La principale décision qui devrait y être prise : l'engagement des membres de l'alliance à allouer 5 pour cent de leur PIB à la défense - 3,5 pour les armes et les soldats, 1,5 pour les infrastructures cruciales pour le secteur militaire. La presse européenne s'interroge sur les signaux que pourrait émettre ce sommet.

En raison de la menace latente qu'ils associent à la Russie, les ministres de la Défense des pays de l'OTAN ont arrêté jeudi de nouveaux objectifs en matière de capacités militaires. Si les détails restent inconnus, il n'est un secret pour personne qu'un important réarmement est à l'ordre du jour. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré qu'un accord avec les Etats de l'OTAN était à porté de main : les dépenses de défense seront portée à cinq pour cent du PIB, ainsi que le réclame Washington, contre deux pour cent actuellement.

L'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) constate pour l'année 2024 une hausse de 9,4 pour cent des dépenses militaires. En Europe - Russie incluse - elles ont même augmenté de 17 pour cent par rapport à 2023, sous l'effet de la guerre en Ukraine, atteignant une somme totale de 693 milliards de dollars. Ce chiffre englobe les soldes des militaires, le coût des interventions et l'achat d'armes, mais aussi les investissements dans la recherche et le développement.

En matière d'armement, l'Espagne change son fusil d'épaule : courant 2025, le Premier ministre Pedro Sánchez entend relever de dix milliards d'euros le budget militaire du pays, portant ainsi à deux pour cent du PIB les dépenses allouées à la défense – conformément à la règle de l'OTAN. Il compte imposer le projet de réarmement sans le soutien de son partenaire de coalition de gauche et sans soumettre le projet au vote du Parlement. Le court-circuitage de l'Assemblée suscite les critiques des commentateurs.