De gauche à droite : le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, l'ex-chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Emmanuel Macron, et le président russe, Vladimir Poutine, lors d'un sommet sur le conflit en Ukraine, fin 2019. (© picture-alliance/Russian Look/Kremlin Pool)

  Crise ukrainienne

  9 Débats

Après s'être entretenue avec son homologue ukrainien à Kiev, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, est à Moscou ce mardi pour rencontrer le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. La presse analyse la position que défendra l'écologiste de 41 ans face au doyen de la diplomatie, et ce que cela implique pour la crise ukrainienne.

En dépit des intenses efforts diplomatiques déployés ces derniers temps, la tension ne fléchit pas dans la crise qui secoue la zone frontalière entre la Russie et l'Ukraine. La nouvelle ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, lance une nouvelle initiative en se rendant à Kiev et à Moscou. La presse européenne avance des suggestions et déplore le peu de poids de l'UE dans la diplomatie mondiale.

Menacé par l'ouverture d'un procès pour haute trahison, l'ex-chef d'Etat ukrainien Petro Porochenko a quitté l'Ukraine. L'homme d'affaires est accusé d'avoir financé "les activités terroristes" des provinces séparatistes d'Ukraine orientale en leur achetant du charbon pour plusieurs millions d'euros. Les éditorialistes critiquent aussi bien la procédure intentée contre Porochenko que sa fuite à l'étranger.

En cette fin d'année, Moscou multiplie les sorties et durcit le ton sur le dossier ukrainien. Alors que les troupes russes restent stationnées le long de la frontière ukrainienne, le président Poutine reproche aux Etats-Unis une attitude "agressive" et menace d'y répondre par les "mesures militaires et techniques adéquates" si les Etats-Unis persistaient. Les commentateurs tâchent d'analyser les rapports de force.

Alors que Moscou déploie ses troupes, l'OTAN et les Etats-Unis ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'éventualité d'une offensive russe en Ukraine cet hiver. La Russie a réagi en accusant Kiev de préparer une offensive dans le Donbass, ce que l'Ukraine dément. La presse dresse des parallèles historiques et examine les options de l'Occident.

Le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine s'entretiendront ce mardi sur la crise ukrainienne par visioconférence. Les Etats-Unis demandent le retrait des troupes russes déployées à la frontière ukrainienne. Le Kremlin exige quant à lui de l'UE qu'elle rejette formellement une adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. La presse européenne jauge la gravité de la situation.

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 et de l'UE, réunis dimanche et lundi, ont affiché leur unité dans la crise ukrainienne. La nouvelle ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, a annoncé de 'dures conséquences diplomatiques et économiques' si des soldats russes devaient franchir la frontière ukrainienne. Les commentateurs débattent de la meilleure attitude à adopter pour l'Ouest.

Réunis pour leur dernier sommet de l'année, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont affiché un front commun et déterminé face à la Russie. Une invasion de l'Ukraine entraînerait des 'mesures restrictives concertées', lit-on dans un communiqué qui ne précise toutefois pas la nature exacte des sanctions. La presse juge globalement positive la ligne de l'UE.

La Russie a soumis aux Etats-Unis et à l'OTAN deux ébauches de traités qui détaillent sa vision d'une architecture sécuritaire pour l'Europe de l'Est. Celle-ci proscrirait l'adhésion d'ex-républiques soviétiques à l'OTAN et imposerait à l'alliance atlantique de retirer ses armes de la région. Washington et Kiev ont déjà rejeté ces requêtes. La presse se demande dans quelle mesure elles peuvent être prises au sérieux.