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  Pandémie de coronavirus 2022

  9 Débats

Bien qu'au Danemark, le variant Omicron soit à l'origine d'un taux d'incidence supérieur à 5 000 en l'espace d'une semaine, le gouvernement entend lever toutes les restrictions sanitaires à compter du 1er février. Il envisage de réviser le niveau de dangerosité du Covid-19, qui ne sera plus considéré comme une menace pour la société. "Nous avons le plus gros derrière nous", a déclaré la Première ministre Mette Frederiksen en invoquant le taux de vaccination élevé dans la population. La presse européenne voit la mesure d'un œil plutôt sceptique.

Face à la hausse des contaminations au variant Omicron, avec peu de formes graves, les pays d'Europe ont des réactions différentes. L'Autriche a adopté une obligation vaccinale générale et veut inciter les candidats à la vaccination en organisant une loterie avec bons d'achat et de restauration à la clé. De leur côté, Angleterre, Tchéquie et Turquie assouplissent les mesures. La presse est divisée.

D'après un rapport de l'ONG Oxfam, le fossé entre riches et pauvres s'est considérablement creusé pendant la pandémie de coronavirus. La fortune des dix milliardaires les plus riches de la planète aurait doublé entre mars 2020 et novembre 2021, alors que 160 millions de personnes supplémentaires auraient sombré dans la pauvreté sur la même période. La presse cherche à en tirer des enseignements.

L'Espagne émet des signaux de détente : lundi, le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a déclaré que la pandémie de coronavirus devenait moins meurtrière et était en train de devenir endémique. En découle la recommandation de traiter le Covid comme une grippe et de relâcher l'hypervigilance quant à ses moindres soubresauts. Une mesure que la presse européenne ne juge pas dénuée de dangers.

Il y a environ deux ans nous parvenaient les premiers échos d'un mystérieux virus affectant la métropole chinoise de Wuhan. Aujourd'hui, le monde entier vit avec le fardeau du Covid. Peut-on entrevoir une fin à la vague actuelle ? Ou allons-nous devoir cohabiter encore longtemps avec elle ? La presse européenne effectue différentes évaluations.

Si dans beaucoup de pays, le variant Omicron fait exploser les nombres d'infections, les taux d'hospitalisation restent faibles pour le moment. Il ressort de nouvelles études menées sur des souris et des hamsters qu'une infection avec ce nouveau variant entraîne moins de formes graves. Les médias débattent du bien fondé des différentes mesures et du degré de coercition qu'il faut exercer sur les citoyennes et les citoyens.

Le chef d'un des plus grands groupes médiatiques suisses est sous le feu des critiques : il vient d'être dévoilé que lors d'une conférence en février 2021, Marc Walder, à la tête du groupe Ringier, avait donné pour consigne à ses journalistes de suivre la ligne du gouvernement dans leur couverture de la pandémie de coronavirus. La presse helvète s'insurge face à cette ingérence dans la liberté rédactionnelle.

Le président français Emmanuel Macron fait les gros titres avec des déclarations à l'emporte-pièce : "Les non-vaccinés j'ai très envie de les emmerder et donc on va continuer de le faire jusqu'au bout, ... à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, prendre un canon, boire un café, aller au théâtre, aller au ciné...", a-t-il déclaré dans une interview au Parisien. La presse européenne reproche à Macron une démarche calculatrice et un manque d'empathie.

Un tribunal de Melbourne a donné raison à Novak Djoković, qui avait déposé un recours contre l'interdiction qui lui avait été faite d'entrer en Australie. Muni d'une exemption vaccinale, le numéro un mondial de tennis comptait participer à l'Open d'Australie mais a été arrêté par les gardes-frontières en raison de son statut vaccinal. Le gouvernement australien a toutefois évoqué la possibilité d’une nouvelle annulation de son visa. L'affaire fait couler beaucoup d'encre dans la presse européenne.