La conviction selon laquelle l'Europe devra assurer elle-même sa propre défense s'impose de plus en plus. L'invasion russe de l'Ukraine, les menaces constantes du Kremlin à l'encontre de l'Occident, et le rejet progressif mais inexorable des Etats-Unis du statut de garant renforcent les velléités de remilitarisation européennes. Les éditorialistes évaluent les capacités de défense du continent.
Le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), qui s'est tenu lundi et mardi à Erevan, capitale de l'Arménie, a réuni plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement, qui ont notamment discuté des guerres en Iran et en Ukraine. Alors que les Etats-Unis menacent de retirer leurs troupes d'Allemagne, les participants au sommet sont convenus qu'une plus grande autonomie politico-sécuritaire était de mise.
Une vive polémique secoue la France après la publication du rapport d'une commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Ce rapport préconise une réduction drastique des dépenses et du nombre de chaînes. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a rejeté les conclusions et les exigences formulées par le rapporteur de la commission, le député d'extrême droite Charles Alloncle. La presse française est, elle aussi, divisée sur la question.
A quelques jours du défilé militaire "revu à la baisse" qui doit avoir lieu à Moscou, la situation semble se détériorer pour le président russe, Vladimir Poutine. Selon des informations des agences de renseignement, il résiderait principalement dans des bunkers, par crainte d'un attentat ou d'une tentative de putsch. Des instituts d'opinion proches du Kremlin font également état d'un recul de popularité. Les chroniqueurs évoquent une situation de plus en plus inextricable et se demandent quel en sera l'impact
Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2027. Après les scrutins de 2012, 2017 et 2022, le fondateur du parti de gauche radicale La France insoumise (LFI), se présente pour la 4e fois à la présidence de la République. La presse s'interroge sur sa capacité à affronter le Rassemblement National (RN).
Le Parlement roumain vote ce mardi une motion de censure qui pourrait sceller la fin de la coalition gouvernementale. Le groupe d'opposition d'extrême droite AUR a déposé cette motion de concert avec les sociaux-démocrates (PSD), qui faisaient partie de la majorité jusqu'à récemment. Ils jugent la politique d'austérité du Premier ministre national-libéral, Ilie Bolojan, trop sévère. Le pays présente l'un des déficits budgétaires les plus élevés de l'UE.
Donald Trump a annoncé son intention de réduire le nombre des troupes américaines stationnées en Allemagne. Dans un premier temps, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a précisé que ce retrait porterait sur 5000 soldats. Le président américain a ensuite renchéri, affirmant que les effectifs seraient réduits 'de manière bien plus importante encore'. Cette annonce est intervenue après que le chancelier Friedrich Merz a exprimé des critiques à l'égard de la stratégie de Washington dans la guerre avec l'Iran.
A la suite d'une attaque au couteau contre deux personnes de confession juive mercredi à Londres, le gouvernement britannique a décidé de débloquer 25 millions de livres sterling pour la protection de la communauté juive. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a déclaré qu'elle considérait l'antisémitisme dans le pays comme une urgence et une priorité absolue en matière de sécurité. Depuis le début de la guerre à Gaza et l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, le nombre d'incidents antisémites a massivement augmenté au Royaume-Uni.
Aux législatives du 19 avril, le parti Bulgarie progressiste (PB) de l'ancien président Roumen Radev avait remporté une nette victoire. Les observateurs voient Radev comme la nouvelle figure prorusse susceptible de reprendre le rôle de Viktor Orbán dans son blocage des décisions de l'UE. Mais les médias bulgares ont encore du mal à savoir comment il se positionnera réellement.
Les Emirats arabes unis (EAU) quitteront l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) le 1er mai 2026. Celle-ci perd ainsi le troisième producteur mondial de pétrole. Les Emirats n'étant dorénavant plus tenus par les accords du cartel, ils pourront massivement accroître leur production. Les commentateurs évoquent les possibles répercussions de cette décision sur les prix du brut et les rapports de force entre les grands pays producteurs.
Lors de sa visite à Washington, le roi britannique, Charles III, a tenu un discours très applaudi devant le Congrès. Il y a décrit les responsabilités vis-à-vis de l'OTAN, de l'Ukraine, de la sécurité mondiale et de l'environnement. Il a aussi souligné l'importance de l'alliance entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et la nécessité d'un engagement commun pour la démocratie.
Le gouvernement allemand s'est mis d'accord sur une réforme de l'assurance-maladie, qui prévoit notamment de relever le plafond de participation pour les médicaments et de limiter la prise en charge gratuite des membres de la famille. Dans le même temps, un sondage de l'institut Forsa révèle que seules 15 pour cent des personnes interrogées approuvent le travail du chancelier, Friedrich Merz ; et selon une enquête de la chaîne publique ARD, 81 pour cent des citoyens jugent que la richesse est injustement répartie dans le pays.











