Dans le litige qui oppose Kyiv à Budapest, les nerfs sont à vif. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a vivement condamné le blocage par la Hongrie d'un prêt européen de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. Au sujet du veto du Premier ministre hongrois, il a ironisé, proposant de transmettre les coordonnées "d'une certaine personne" aux forces armées ukrainiennes – "pour qu'ils l'appellent et lui parlent dans leur propre langue".

La décision du Comité paralympique international (CPI) d'autoriser les athlètes russes et bélarusses à participer aux Jeux paralympiques d'hiver en Italie sous la bannière de leur pays respectif est la cible des critiques. De son côté, l'équipe ukrainienne s'est vue interdire de porter une tenue affichant la carte de l'Ukraine, incluant les territoires occupés. Plusieurs fédérations nationales se sont ralliées au boycott de la cérémonie d'ouverture annoncée par l'Ukraine.

Attaqué, l'Iran riposte par des tirs de missiles et de drones sur Israël, sur des bases américaines de la région, et sur les infrastructures des pays du Golfe. La plupart des projectiles sont interceptés. La Turquie a déclaré avoir neutralisé un missile qui visait présumément Chypre. Les relations des pays du Golfe avec Téhéran d'un côté, et Washington et Tel Aviv de l'autre, deviennent particulièrement compliquées.

Le commissaire européen à l'Industrie et au marché unique, Stéphane Séjourné, a présenté à Bruxelles un projet visant à soutenir la demande pour certains produits. Celui-ci prévoit que dans le cadre d'appels d'offres publics sur certains secteurs clés, les pays membres ne puissent attribuer des marchés que lorsque des produits comme l'acier, le ciment, les véhicules électriques ou les technologies propres sont "Made in Europe".

La Grèce a fait l'acquisition d'une série de photos qui montrent de manière détaillée l'exécution de 200 communistes, le 1er mai 1944, par un commando nazi à Kaissariani, dans la banlieue d'Athènes. Ces 263 clichés, inconnus jusque-là, avaient été mis aux enchères par un collectionneur belge d'objets militaires sur eBay. Après une intervention des autorités grecques, ils avaient été retirés de la vente. La presse du pays commente.

Les pays européens ont des positions diverses vis-à-vis de la guerre d'agression menée par les Etats-Unis et Israël en Iran. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a souligné mardi dans sa discussion avec le président américain, Donald Trump, à Washington, qu'il jugeait lui aussi que le régime iranien devait être éliminé. Londres avait au départ interdit aux Etats-Unis d'utiliser ses bases militaires pour intervenir en Iran, avant de leur accorder un accès restreint. Pour sa part, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a pris clairement position contre la guerre, la qualifiant de violation du droit international.

Le conflit au Proche-Orient entraîne une hausse des prix du pétrole et du gaz. Des menaces émises par l'Iran conduisent à un embouteillage de pétroliers des deux côtés du détroit d'Ormuz. Après l'arrêt des livraisons par le Qatar, pays producteur important, le prix du gaz naturel liquéfié a grimpé à la Bourse d'Amsterdam, passant temporairement de moins de 32 euros le mégawattheure vendredi à plus de 62 euros mardi. La presse européenne fait le point sur les conséquences à court, moyen et long terme.

La France entend accroître son arsenal nucléaire et le mettre à contribution pour la sécurité de l'Europe. C'est ce qu'a indiqué le président français, Emmanuel Macron, à l'occasion de son discours sur l'évolution de la doctrine nucléaire française, dans lequel il a aussi évoqué le possible déploiement d'armes atomiques françaises dans d'autres pays européens. Par la suite, l'Elysée et la chancellerie allemande ont indiqué de concert la mise en place d'un groupe de pilotage franco-allemand sur le nucléaire.

L'embrasement au Proche-Orient a des répercussions sur la Russie : d'une part, Téhéran est un allié de Moscou, et lui avait fourni des drones, notamment au début de la guerre en Ukraine. De l'autre, les goulets d'étranglement sur le marché mondial du pétrole et du gaz pourraient donner à la Russie l'occasion de relancer ses exportations énergétiques, minées par les sanctions. Les médias font le point.

Samedi matin, les Etats-Unis et Israël ont initié une série de frappes contre l'Iran, provoquant la mort du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Le président américain Trump a justifié les frappes militaires par la menace immédiate constituée par l'Iran à l'encontre des Etats-Unis et de ses alliés dans la région. Téhéran a riposté en envoyant des missiles et des drones sur Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines. La presse européenne se montre inquiète face à un possible embrasement.

Les frappes aériennes contre l'Iran ont tué d'autres responsables du régime aux côtés de Ali Khamenei. Dans une vidéo, le président américain Donald Trump s'est adressé au peuple iranien en esquissant l'avenir du pays ainsi : 'Des bombes vont s'abattre partout. Quand nous en aurons fini, renversez votre gouvernement. Il sera à vous.'  La presse européenne, elle, dresse un tableau plus complexe.

L'initiative citoyenne "My voice, my choice", en faveur de l'accès à un avortement sûr au sein de l'UE et signée par plus d'1,1 million de personnes, a été présentée à la Commission européenne. Celle-ci a répondu favorablement à la demande, refusant toutefois la création d'un fonds dédié à la prise en charge des dépenses de soins et des frais de déplacement. A la place, elle a autorisé les Etats membres à utiliser à cette fin des fonds européens issus d'autres programmes. S'agit-il d'une réussite ?

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