Starmer souhaite se rapprocher davantage de l'UE

Si quelques étapes avaient déjà été franchies l'année dernière sur le plan politique, le projet de coopération renforcée de Keir Starmer semble se concrétiser, avec l'alignement prévu en 2026 d'un certain nombre de lois sur la réglementation de l'UE. La presse s'interroge sur les avantages et inconvénients de cette flexibilisation envisagée du Brexit.

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The Spectator (GB) /

Un asservissement du pays en perspective

The Spectator redoute que l'UE tire profit de cette configuration :

«Avec le 'Reset-Deal' de Starmer, la situation menace d'empirer considérablement par rapport à l'époque où le Royaume-Uni faisait encore partie de l'UE. En ce temps-là, les Britanniques avaient leur place à la table des négociations en matière de réglementation. Avec l'accord Reset prévu pour Starmer, ce ne sera pas le cas. La Grande-Bretagne n'aura plus voie au chapitre : elle devra se contenter d'obtempérer et d'appliquer les décisions bon gré mal gré. Ainsi, le Royaume-Uni ressemblera bientôt à un Etat 'vassal', ce que les gouvernements de Theresa May et Boris Johnson avaient à tout prix tenté d'éviter.»

The Guardian (GB) /

Freiné par la question de la libre circulation

The Guardian considère que le rapprochement annoncé par Starmer est trop timoré :

«A Downing Street, on plaide volontairement en faveur de l'Europe, notamment parce que Nigel Farage et d'autres éminents eurosceptiques ne semblent pas très à l'aise lorsqu'ils défendent leur projet vedette, qui a ostensiblement échoué. Mais Downing Street refuse d'envisager un rapprochement du marché intérieur tel qu'il serait nécessaire pour rétablir la libre circulation de la main d'œuvre. La ligne rouge, tracée par crainte de voir la contestation vis-à-vis d'une immigration en hausse gagner du terrain, court-circuite les aspirations du programme de Starmer ainsi que ses potentielles vertus économiques.»