Bulgarie : le président, Ramen Radev, démissionne
Le président bulgare, Ramen Radev, a annoncé lundi sa démission. En décembre, le Premier ministre du pays, Rossen Jeliazkov, avait lui aussi démissionné. Radev, politique eurosceptique, a néanmoins laissé entendre qu'il souhaitait rester en politique et présenter un nouveau parti aux législatives anticipées du mois de mars. Selon certains observateurs, il briguerait le poste de Premier ministre. La presse bulgare fait le point.
Vers plus d'instabilité ?
Un succès électoral de Radev pourrait aggraver la crise politique dans le pays, prévient e-vestnik :
«On ne peut qu'espérer que Radev ne se positionnera pas de manière radicale contre l'UE et en faveur de la Russie, ce qui ne ferait qu'attiser un peu plus la crise politique et l'instabilité en Bulgarie. C'est précisément ce qu'attendent de sa part de nombreux électeurs, prêts à voter pour lui. … Quoi qu'il en soit, il devrait forger une coalition, soit avec le GERB [de l'ex-Premier ministre Boïko Borissov], soit avec le [parti d'opposition] PP-DB. Sans ces deux formations, et potentiellement d'autres partis, il lui serait difficile d'obtenir une majorité. Dans les deux cas, un tel gouvernement générerait une incertitude politique et des contradictions internes.»
Les choses pourraient bouger
Une participation de Radev aux législatives pourrait impacter le rapport de force politique, assure Capital :
«Elle pourrait menacer la position dominante de la première force politique du pays, le GERB [de l'ex-Premier ministre Boïko Borissov] et chasser certains des plus petits partis du Parlement. Ce scénario se produirait si les prévisions des sociologues se vérifiaient : à savoir une hausse de la participation électorale aux législatives sous l'effet de Radev. … Le parti nationaliste et prorusse Vazrajdane pourrait lui aussi perdre des voix, car certaines de ses positions coïncident avec celles de Radev. L'autre réserve potentielle de voix pour sa future formation, ce sont les nombreux abstentionnistes.»