Slovénie : que vaut le nouveau contrat de coalition ?
En Slovénie, un gouvernement de centre-droit remplace la coalition de centre-gauche menée par le Premier ministre Robert Golob. Le nouveau chef de gouvernement est le national-conservateur Janez Janša, qui a déjà occupé cette fonction à trois reprises. Les médias du pays tentent de décrypter le contrat de coalition du nouveau gouvernement minoritaire, qui sera toléré au Parlement par le parti populiste d'extrême droite Resni.ca.
Une feuille de route pour renverser la vapeur
Dans Dnevnik, le professeur d'économie Jože P. Damijan se dit agréablement surpris par le contrat de coalition :
«Dans les volets cruciaux pour le développement – finances, économie, travail et sport, infrastructure et énergie, administration publique, éducation, santé, démographie, environnement et urbanisme, agriculture – les solutions et les mesures proposées dans 80 à 90 pour cent du texte correspondent à ce que j'aurais pu moi-même écrire. … Si le nouveau gouvernement met en œuvre au moins 80 pour cent de ce qui figure dans le document, la Slovénie inversera enfin la tendance à la baisse de la productivité d'ici 2030, et entrera dans une phase de croissance accélérée de la productivité, de salaires supérieurs et d'une natalité stable. Dans le cas contraire, si le cabinet cède aux injonctions idéologiques et se disperse, le développement restera au point mort.»
Un salmigondis vague et stérile
Mladina, pour sa part, n'est pas avare en critiques :
«La nouvelle coalition propose un mélange de militantisme politique de droite et de volontarisme d'économie de marché, emballé dans un pragmatisme économique prétendument tourné vers le peuple. Le bénéfice politico-économique en est dès lors limité. … Cet amalgame chaotique de solutions importantes et de propositions mineures néglige la priorité stratégique et la cohérence nécessaire en matière de politique de développement. Voilà pourquoi même les contenus tout à fait judicieux se perdent dans le dédale confus de ce programme.»