Roumanie : toujours pas de Premier ministre

La Roumanie est en proie à une crise gouvernementale depuis le mois de mai. La dernière tentative en vue de débloquer la situation a elle aussi échoué : le Premier ministre putatif, Siegfried Mureșan, n'a obtenu que 182 voix sur les 233 nécessaires. Le PSD (social-démocrate) a refusé de le soutenir, tandis que le parti d'extrême droite AUR s'est abstenu. La presse discute des rapports de force et de l'incidence économique de la crise.

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Hotnews (RO) /

Une prise du pouvoir progressive

Pour Clarice Dinu, rédactrice en chef du site Hotnews, le PSD et l'AUR sont déjà sur la voie du pouvoir :

«Même si le gouvernement de Siegfried Mureșan était confirmé, ce ne sont pas le PNL, l'USR et l'UDMR qui détiendraient le pouvoir gouvernemental, mais le PSD et l'AUR, qui ont la majorité au Parlement. … La coopération du PSD et de l'AUR n'est plus un mystère pour personne. Cela fait longtemps qu'ils ont commencé à chiper des postes de direction au Parlement à l'USR et au PNL, à placer leurs hommes à la direction de la radio-télévision publique. Ils suivent ce faisant le vieux manuel de la prise du pouvoir : ils se préparent à prendre les rênes du gouvernement.»

Ziarul Financiar (RO) /

Trouver rapidement des solutions

Ziarul Financiar met en garde contre les conséquences économiques de la crise politique :

«Depuis le début de la crise gouvernementale, la Bourse de Bucarest a chuté de 16 pour cent, et pas seulement en raison du contexte international, des guerres et d'autres facteurs, mais aussi de la situation politique intérieure troublée. Les récentes statistiques montrent que l'économie est entrée en récession cette année et qu'elle se contractera de 0,6 à 0,7 pour cent. … Le PSD et le président Nicușor Dan ont provoqué cette crise gouvernementale. Ils ont la responsabilité de la résoudre. Non pas demain, mais dès aujourd'hui.»