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  La guerre en Syrie

  33 Débats

Les Etats-Unis ont qualifié de "succès" les frappes menées conjointement avec la France et la Grande-Bretagne en Syrie. Ils affirment avoir fortement restreint les capacités du régime syrien en matière de fabrication d'armes chimiques. Les journalistes s'interrogent néanmoins sur la suite des évènements, notamment sur le rôle joué par l'Iran.

Tandis que la Grande-Bretagne et la France se sont jointes aux frappes aériennes américaines en Syrie, l'Allemagne et l'UE ont fait preuve de davantage de retenue. Les commentateurs évaluent les différentes stratégies de politique extérieure.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France se concertent pour décider d'une réaction commune, dans les prochains jours, à l'attaque chimique qu'aurait perpétrée le régime d'Assad à Douma, et qui aurait coûté la vie à 42 personnes, selon les Casques blancs syriens. La Russie affirme pour sa part que l'attaque aurait été mise en scène par les rebelles. Les éditorialistes s'interrogent sur la crédibilité des menaces et sur l'avenir d'Assad.

Réunis à Ankara, les présidents russe, turc et iranien se sont déclarés favorables à un retour rapide de la paix en Syrie. Ils ont néanmoins saisi l'occasion pour faire valoir leurs différents intérêts. Les commentateurs déplorent que l'Europe ne cherche pas à avoir davantage son mot à dire, et estiment que la Russie et l'Iran ont remporté une double-victoire.

Le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des forces américaines de Syrie et l'annulation des fonds promis pour la reconstruction du pays. Un retrait sera néfaste à l'équilibre dans la région, estiment certains commentateurs. Pour d'autres, cette démarche équivaut à une capitulation.

Le cessez-le-feu instauré à l'initiative de la Russie dans la Ghouta orientale sera en vigueur à partir d'aujourd'hui et les jours prochains, de 09h à 14h. La trêve a pour but de laisser passer l'aide humanitaire et d'ouvrir des corridors permettant aux civils de quitter la zone. A Afrin, dans le nord de la Syrie, les combats se poursuivent. De l'avis des médias, un cessez-le-feu durable, comme celui réclamé samedi par la résolution de l'ONU, paraît improbable.

Deux mois environ après le lancement de l'opération militaire 'Rameau d'olivier', les soldats turcs et leurs renforts parmi les rebelles syriens ont pris la région d'Afrin, dans le nord syrien. Les milices kurdes YPG se sont retirées de la zone et des dizaines de milliers de civils sont sur les routes. La Turquie a annoncé vouloir reconstruire la région. Eclairage sur les projets de la Turquie et sur les intérêts en jeu.

Tandis qu'une confrontation directe entre la Turquie et le régime d'Assad pourrait avoir lieu dans la province kurde d'Afrin, dans le nord de la Syrie, plus de 400 000 personnes sont prises au piège dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, bombardée depuis des jours par le régime. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit discuter de la situation. La population est totalement démunie face aux belligérants, soulignent les journalistes.

Plusieurs mercenaires russes ont perdu la vie la semaine dernière lors de frappes aériennes américaines dans la province de Deir ez-Zor. Leur nombre exact n'a pas été officiellement communiqué. Ils combattaient au sein d'unités fidèles à Assad. C'est la première fois qu'un affrontement direct entre Américains et Russes fait des victimes en Syrie. L'occasion pour les médias russes de s'interroger sur le recours aux mercenaires dans les conflits où est impliqué le Kremlin.

Le président turc Tayyip Erdoğan a annoncé samedi que l'opération "Rameau d'olivier" s'étendrait également au sud de la région d'Afrin, dans la province d'Idlib, contrôlée par les rebelles syriens. Depuis plus d'une semaine, l'armée turque combat les milices kurdes à Afrin. Les commentateurs évoquent les raisons de cette offensive et s'interrogent sur ses chances de succès.

La Turquie est en train d'amasser ses troupes à la frontière syrienne. Elle entend lancer une opération contre les troupes kurdes dans l'enclave d'Afrin, où les Etats-Unis soutiennent la mise en place d'une 'Force kurde de sécurité aux frontières'. Les commentateurs sont divisés quant à l'éventualité d'une confrontation directe entre Washington et Ankara, alliées au sein de l'OTAN.

Une septième série de négociations sur le conflit syrien a été entamée ce lundi à Genève. Le cessez-le-feu convenu entre les Etats-Unis et la Russie ce week-end dans le sud du pays a été respecté, ce qui pourrait avoir des répercussions positives sur le déroulement des pourparlers. De nombreux commentateurs font cependant part de leur scepticisme.

Lors de leur rencontre à Moscou mercredi, le ministre américain des Affaires étrangères Rex Tillerson et son homologue russe Sergueï Lavrov ont reconnu la nécessité d'un rapprochement entre les deux Etats. Aucun accord n'a pu être trouvé en revanche sur la question syrienne. Au cours de la nuit, Moscou a mis son veto à une résolution de l'ONU. Peut-il y avoir un accord entre les deux puissances sur la Syrie ?

Le Conseil de sécurité de l'ONU veut présenter une nouvelle résolution qui permette une enquête internationale sur l'attaque chimique présumée attribuée aux troupes gouvernementales en Syrie. En raison du blocage de la Russie, une résolution similaire n'avait pas pu aboutir la semaine dernière. Quelle attitude adopter vis-à-vis de Moscou ? La question divise les éditorialistes.

Les parties au conflit syrien participent à de nouvelles négociations depuis jeudi à Genève pour tenter de mettre fin à la guerre. L’émissaire spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, a mené des discussions séparées avec les délégations du régime d’Assad et de l’opposition. L’avenir du dirigeant Bachar Al-Assad reste le principal point de discorde. Les commentateurs se montrent peu optimistes et appellent Moscou à faire usage de son pouvoir diplomatique.

Le régime syrien aurait fait exécuter jusqu’à 13 000 personnes dans la prison de Saidnaya, près de Damas, entre 2011 et 2015. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport publié par l’organisation de défense des droits humains Amnesty International. Au vu des preuves accablantes qui s'accumulent, Assad et ses acolytes doivent impérativement être sanctionnés, réclament les commentateurs.

Les négociations de paix sur la Syrie, qui ont duré deux jours, se sont achevées à Astana sans que de réelles avancées n'aient pu être enregistrées. Il ressort de la déclaration finale de la conférence que la Russie, la Turquie et l’Iran tenteront de consolider le fragile cessez-le-feu actuel. Les pourparlers doivent se poursuivre début février à Genève. Les éditorialistes reviennent sur les conditions nécessaires à la résolution du conflit syrien.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé à l'unanimité d'envoyer des observateurs à Alep. Ils seront chargés de surveiller l'évacuation des civils, qui a repris lundi. Les grandes puissances n'ont toutefois pas pu sauver la face, critiquent les journalistes, qui éclairent les tenants et les aboutissants de l'opération d'évacuation.

L'armée syrienne, avec l'appui des avions de combat russes, continue à reprendre du terrain aux rebelles dans la partie orientale d'Alep ; des dizaines de milliers de personnes fuient les combats. La victoire des troupes gouvernementales dans la ville du nord de la Syrie pourrait marquer un tournant dans la guerre civile. La prise d'Alep apportera un nouveau souffle aux groupes terroristes, affirment les commentateurs, estimant qu'Obama est en partie responsable de la situation actuelle.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé de ne pas prendre de nouvelles sanctions contre Moscou dans un premier temps. Ils n'en ont pas moins vivement condamné, lundi à Luxembourg, les frappes aériennes russes sur Alep. La semaine passée, Poutine avait annulé une visite à Paris après que François Hollande a qualifié de crimes de guerre les agissements de Moscou en Syrie. La presse se demande également quelle serait la meilleure stratégie à privilégier face à la Russie.

Bombardements incessants, hôpitaux pilonnés, pénurie d'eau et de vivres : la situation désastreuse à Alep s'aggrave de jour en jour. Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'ONU en Syrie, a fait savoir que la partie est de la ville, contrôlée par les rebelles, pourrait être totalement détruite d'ici la fin de l'année. Les commentateurs pointent l'implacabilité de la politique de Poutine et se demandent pourquoi personne ne s'oppose à Moscou.

Les Etats-Unis ont imputé à la Russie la responsabilité de l'attaque d'un convoi humanitaire en Syrie, accusations que Moscou s'est empressé de récuser. Les frappes ont fait une vingtaine de victimes lundi. Le moment choisi pour l'attaque n'est pas le fruit du hasard, soulignent les éditorialistes, pour qui l'impudence d'Assad est le corollaire de la faiblesse de l'administration Obama.

La trêve en vigueur depuis près d'une semaine en Syrie menace d'échouer. Selon les observateurs, les combats reprennent à Alep. Lors de frappes aérienne américaines visant les troupes du gouvernement menées par erreur, comme le pays l'a lui-même annoncé, des douzaines de soldats ont perdu la vie, tandis que des centaines de milliers de civils restent sans secours. Les éditorialistes craignent que Moscou et Washington ne soient pas en mesure de contenir les parties prenantes à la guerre.

Les troupes turques poursuivent leur opération en Syrie, dans la zone frontalière de la Turquie. Si le président Tayyip Erdoğan a indiqué vouloir chasser le groupe terroriste Daech de la ville d'Al-Bab, il cherche également à contrecarrer les plans des milices kurdes, analysent les commentateurs.

Depuis le début de la guerre civile il y a cinq ans, dans les prisons du régime syrien, des milliers de détenus subissent de cruels supplices et sont torturés à mort. C'est ce que révèle un récent rapport d'Amnesty International. Si certains commentateurs se félicitent de l'appel fort ainsi lancé à la conscience du monde, ils ne croient pas pour autant qu'il fera véritablement bouger les lignes.

Le groupe terroriste Daech ne cesse de perdre du terrain en Syrie et en Irak. Or la fin de cette expansion territoriale au Proche-Orient n'amoindrit pas pour autant le risque terroriste, préviennent les commentateurs.

Toujours pas d'accord en vu dans les négociations de Genève sur la Syrie. Les représentants de l'opposition ont rejeté ce week-end une proposition de l'ONU, à savoir la mise en place d'un gouvernement transitoire prévoyant le maintien d'Assad au pouvoir. Peut-on s'attendre à une issue positive de ces pourparlers ?

En dépit des efforts de dialogue à Munich, l'espoir d'un cessez-le-feu en Syrie s'est évanoui. Des hôpitaux et des écoles ont été bombardés à Alep et Idlib, la Russie et les Etats-Unis s'accusant mutuellement d'être à l'origine des frappes. Les éditorialistes s'inquiètent pour la paix mondiale.

Fuyant les combats qui s’intensifient dans la région d’Alep, des dizaines de milliers de personnes se pressent à la frontière syro-turque. Ankara leur fournit des tentes et de la nourriture, mais refuse de les laisser passer. Qui est responsable de la situation à la frontière ?

D'ici une semaine, les combats devraient cesser en Syrie entre les rebelles et l'armée régulière. A Munich, les ministres des Affaires étrangères des pays formant le 'groupe de contact' pour la Syrie se sont mis d'accord sur une trêve humanitaire et la reprise des négociations de paix de Genève. Une lueur d'espoir pour le pays dévasté ?

Le Haut comité des négociations (HCN), principale coalition de l'opposition syrienne, entend boycotter les négociations de paix à Genève tant que ses revendications humanitaires n'auront pas été satisfaites. L'échec annoncé de la conférence ?

Un premier convoi humanitaire a atteint lundi la ville syrienne de Madaya, assiégée depuis plus de six mois par les troupes gouvernementales, et dans laquelle jusqu'à 40 000 personnes sont privées de nourriture. Une aide insuffisante ?

Un nouveau cycle de discussions internationales portant sur la résolution du conflit syrien vient de débuter à Vienne. L'Iran, l'un des principaux soutiens du régime d'Assad aux côtés de la Russie, sera présent à la table des négociations ce vendredi - une première. On ne peut s'attendre à un accord rapide vu les intérêts contradictoires des protagonistes, préviennent certains commentateurs. D'autres soutiennent que seul le déploiement de troupes au sol permettrait de mettre fin à la guerre.