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  Politique migratoire en Europe

  49 Débats

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se sont entendus sur une collaboration plus étroite sur la question des migrants venus du Maghreb. Des fonds supplémentaires devraient être alloués au Maroc pour l'aider à contrôler ses frontières et Madrid acceptera les migrants expulsés d'Allemagne qui étaient entrés dans l'UE via son territoire. Berlin et Madrid peuvent-elles amorcer une nouvelle politique migratoire ?

Cela fait douze ans que l'Espagne n'avait pas accueilli autant de migrants. Pour la première fois, le pays en a même accueilli davantage que l'Italie. Dans ce contexte, le nouveau leader des conservateurs espagnols (PP), Pablo Casado, reproche au Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et à sa politique jugée 'angéliste' d'attirer des millions de réfugiés africains dans le pays. Les éditorialistes le recadrent.

La Commission européenne augmente la pression sur le gouvernement d'extrême-droite hongrois en raison de sa politique en matière de droit d'asile. La Commission entend traduire Budapest devant la Cour de justice de l'Union européenne, comme dernière mesure d'une procédure en cours pour violation des traités. Elle a par ailleurs ouvert une nouvelle procédure contre la loi dite Stop Soros qui criminalise les personnes venant en aide aux réfugiés. Echos de la presse européenne.

Une équipe de sauveteurs a découvert mardi, au large des côtes de la Libye, une femme qui s'agrippait aux restes d'un canot pneumatique, à côtés de deux corps sans vie. Les organisations humanitaires accusent les garde-côtes libyens de non-assistance à personne en danger et d'abandonner les migrants en Méditerranée. Comment l'UE peut-elle envisager de coopérer avec un Etat failli comme la Libye ?

Après l'intervention du président italien Sergio Mattarella, 67 migrants recueillis par un navire des garde-côtes ont pu fouler le sol italien jeudi soir. Le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, avait dans un premier temps empêché le navire d'accoster en Sicile, puis interdit que les hommes ne débarquent. Quel est l'objectif de Salvini ?

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de reconduction de migrants à la frontière allemande, le ministre de l'Intérieur allemand Horst Seehofer (CSU) a rendu visite au chancelier autrichien Sebastian Kurz. Celui-ci rejette toutefois la proposition d'expulsion vers l'Autriche de demandeurs d'asile en vertu des accords de Dublin. La presse allemande et autrichienne réserve des commentaires sardoniques à une politique des égoïsmes nationaux qui se heurte à ses limites.

En Allemagne, le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer (CSU), et la chancelière, Angela Merkel (CDU), ont mis fin à leur bras de fer sur la question migratoire. L'Allemagne envisage l'instauration de "centres de transit" à sa frontière avec l'Autriche afin d'empêcher l'entrée sur le territoire de demandeurs d'asile déjà enregistrés dans d'autres pays de l'UE et de les renvoyer vers ces pays. Malgré l'accord obtenu, la casse est énorme, juge la presse européenne.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont décidé de renforcer l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex et de mettre en place, au sein de l'UE, des centres de rétention pour les réfugiés arrivés par bateaux. L'accord conclu prévoit qu'ils soient ensuite répartis dans les pays européens disposés à les accueillir. Les chroniqueurs de gauche attirent l'attention sur le sort des réfugiés victimes de la politique d'isolement.

Le sommet qui s'ouvre ce jeudi espère trouver des solutions pour débloquer le litige européen sur la politique migratoire. Son premier enjeu est la réforme du règlement de Dublin et la gestion des migrants arrivant par bateau. Les médias européens proposent des pistes.

En Hongrie, les militants qui aident par exemple des réfugiés non persécutés à déposer une demande d'asile se rendront désormais coupables "d'aide à l'immigration illégale" et seront passibles de peines de prison. Une révision constitutionnelle prévoyant par ailleurs l'interdiction de s'installer en Hongrie à toute "population étrangère" a été adoptée au Parlement, avec cinq voix contre seulement. Consternation dans la presse européenne, y compris en Hongrie.

Avant le sommet européen du week-end prochain, et après le mini-sommet organisé par Angela Merkel, difficile de dire si les Etats de l'UE s'entendront sur une politique migratoire commune, ni de savoir qui des pro-solidarité ou des anti-immigration s'imposeront. Les journalistes mettent en garde les responsables politiques.

Dans les dissensions au sein du gouvernement allemand sur la question migratoire, aucun compromis ne se profile. Le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer (CSU) campe sur sa position : tout demandeur d'asile ayant déjà été enregistré dans un autre pays de l'UE ne sera pas admis sur le sol allemand. La chancelière Angela Merkel (CDU), de son côté, aspire à une solution européenne. Les commentateurs évoquent les conséquences qu'aurait un triomphe de Seehofer et les raisons de la faiblesse de Merkel.

Le nouveau ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska a annoncé dans une interview vouloir faire tout son possible pour retirer les barbelés à lames des clôtures érigées aux frontières nationales à Melilla et Ceuta. Les médias espagnols débattent de l'utilisation des lames de rasoir pour sécuriser la frontière.

Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, et le ministre de l'Intérieur allemand, Horst Seehofer, ont annoncé leur volonté d'intensifier leur coopération en matière de politique migratoire. Ils ont annoncé la création d'un "axe de pays volontaires" reliant Rome, Berlin et Vienne. Un intitulé qui choque les commentateurs.

Le nouveau gouvernement espagnol a accepté que le bateau de sauvetage Aquarius et les 629 réfugiés se trouvant à son bord accoste dans le port de Valence. La traversée de la Méditerranée reste néanmoins délicate, en raison notamment du manque de vivres. Pendant plusieurs jours, Malte et l'Italie avaient toutes deux refusé l'accostage du bâtiment. Pour les commentateurs, le drame de l'Aquarius illustre l'échec cuisant de la politique migratoire européenne.

Le Danemark envisage d'héberger ses reboutés du droit d'asile dans des 'lieux peu attrayants' situés hors du territoire national. Le Premier ministre Lars Lökke Rasmussen a annoncé cette idée de camp de rétention, indiquant qu'elle a mûri en concertation avec d'autres pays, dont l'Autriche. Si certains commentateurs approuvent l'initiative, d'autres font le constat amer de l'orientation claire prise par la politique migratoire européenne.

Lors du sommet européen, les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas réussi à s'entendre sur une répartition équitable des réfugiés basée sur des quotas fixes. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, ainsi que plusieurs Etats d'Europe de l'Est préconisent une suppression des quotas. Des pays d'accueil comme l’Allemagne et les Pays-Bas ont pour leur part souligné le besoin de solidarité européenne. Les commentaires reflètent un durcissement des positions en Europe.

L'ONU a épinglé l'UE, qui coopère avec les garde-côtes libyens pour intercepter les réfugiés en Méditerranée. Zeid Ra'ad al-Hussein, haut-commissaire de l'ONU pour les droits humains, a indiqué que ces pratiques avait entraîné une hausse du nombre des candidats à l'émigration, qui subissent d'atroces conditions de vie dans les centres de détention en Libye. Si des commentateurs lui donnent raison, d'autres félicitent l'Italie pour son rôle de médiateur.

La Cour de justice de l'UE a rejeté les recours hongrois et slovaque contre les quotas d'accueil décidés en 2015 par les Etats européens. Si Bratislava a indiqué qu'elle accepterait l'arrêt, Budapest le conteste déjà. Quel impact ce verdict aura-t-il sur la politique migratoire et sur les relations avec la Hongrie ?

Des chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Afrique se sont réunis à Paris pour évoquer les moyens de réduire les flux migratoires en Méditerranée. Les demandes d'asile des candidats à l'exil pourraient à l'avenir être examinées directement dans les Etats africains. Certains éditorialistes saluent cette initiative, tout en s'interrogeant sur la viabilité du projet. D'autres font part de leur indignation, fustigeant ce qu'ils qualifient de "sommet de la honte".

Les garde-côtes libyens ont renforcé leurs contrôles en Méditerranée et interdisent l'accès de leurs eaux territoriales aux ONG. L'Italie et l'UE leur apportent un soutien technique et logistique. Si le nombre de migrants ralliant l'Italie a connu une baisse drastique, ONG et politiques de gauche critiquent fortement cette politique. Que doit faire l'Europe ?

Dans l’imbroglio relatif aux opérations de sauvetage des réfugiés en Méditerranée, la police italienne a mis sous sequestre le navire Iuventa, affrété par l’ONG Jugend rettet. Elle accuse les membres de l’organisation à bord d’avoir favorisé les activités des passeurs. L’organisation allemande, à l’instar de la plupart des ONG concernées, ont refusé de signer le "code de conduite" censé encadrer les opérations de secours. Les médias italiens font part de leur indignation.

La fermeture de la route des Balkans n'a pas résolu la question des réfugiés : cette année, plus de 90.000 migrants sont arrivés en Italie et plus de 2.000 sont morts noyés en Méditerranée. Rome voit d'un œil de plus en plus critique les navires de sauvetage en mer et le ministère italien de l'Intérieur et les ONG se disputent actuellement sur un "code de conduite" censé encadrer les interventions. Il incombe à l'UE et aux ONG d'agir, soulignent les commentateurs.

Face au nombre croissant de réfugiés en Italie, Vienne menace de renforcer les contrôles à ses frontières et de faire intervenir l'armée au col du Brenner. Le ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz a fait savoir que l'Autriche était prête à "protéger" sa frontière, s'il le fallait. Ces propos s'inscrivent-ils dans la logique électorale ou sont-ils la conséquence logique de l'échec de l'UE dans sa gestion de la crise des réfugiés ?

Paris et Berlin ont assuré à Rome qu'ils seraient solidaires à ses côtés dans la crise des réfugiés. Ils veulent s'efforcer de respecter leurs promesses en matière d'accueil de réfugiés, a déclaré le ministère de l'Intérieur français suite à un sommet tripartite qui s'est tenu dimanche. Ils ont en outre élaboré un "code de bonnes pratiques" à l'attention des organisations humanitaires. Pour la presse européenne, ces décisions ne sont que du vent.

"Les décisions prises constituent le droit applicable, y compris pour ceux qui ont voté contre". C'est en ces termes que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a défendu l'ouverture d'une procédure d'infraction contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. Ces trois Etats refusent la répartition des réfugiés entre les pays de l'UE adoptée en 2015. Des sanctions sont-elles justifiées ? Quelles doivent être les prochaines mesures de Bruxelles ?

Le gouvernement hongrois a durci un peu plus les lois régissant le droit d'asile. Le Parlement a approuvé la mise en place de "zones de transit" dans les régions frontalières du pays, dans lesquelles doivent être détenus les migrants arrivant dans le pays, tout comme les demandeurs d'asile s'y trouvant déjà. Le Premier ministre Viktor Orbán jette à nouveau le discrédit sur son pays, critiquent les uns. La Hongrie est enfin "sûre", affirment les autres.

Dans un arrêt rendu mardi, la Cour de justice de l’UE a estimé que les Etats membres ne sont pas obligés de délivrer des visas humanitaires aux réfugiés par le biais de leurs ambassades à l’étranger, afin que ceux-ci puissent se rendre dans le pays sollicité et déposer une demande d’asile. Selon le verdict, toute décision doit être prise en vertu du droit national. Plusieurs gouvernements ont fait part de leur soulagement quant à cette décision. La presse européenne, elle, se montre plus partagée.

L’UE veut renforcer sa coopération avec la Libye afin de juguler l’immigration en provenance d’Afrique du Nord. Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au sommet de Malte ont ainsi décidé de durcir les contrôles au large des côtes libyennes pour dissuader les migrants de traverser la Méditerranée - et les rassembler dans des centres d’accueil dans le pays. Passer un accord avec cet Etat instable n'est pas une stratégie judicieuse, soulignent les commentateurs, qui s’inquiètent d’une nouvelle immixtion de la Russie.

La Commission européenne veut qu'à compter de mars 2017, les réfugiés ayant pénétré sur le territoire de l'UE via la Grèce soient expulsés vers ce pays d'entrée. Cette prévision du règlement de Dublin de 2011 avait été suspendue au motif que les centres d'accueil grecs n'étaient pas conformes aux normes internationales. Athènes n'est toujours pas opérationnelle, rappellent certains commentateurs. D'autres ne croient pas que les annonces d'expulsion seront mises à exécution.

Un mois après le référendum sur la répartition des réfugiés dans l'UE, la question a quasiment disparu du débat public en Hongrie. Le 2 octobre, 98 pour cent des votants avaient rejeté la solution européenne de quotas. Le vote avait toutefois été invalidé en raison d'une participation inférieure à 50 pour cent. Est-ce un échec pour Viktor Orbán ?

Le 2 octobre, les Hongrois sont appelés à se prononcer par référendum sur le projet de répartition des réfugiés entre les différents Etats membres de l'UE. Le chef du gouvernement Viktor Orbán rejette cette initiative européenne. L'issue du scrutin ne fait aucun mystère, affirment certains commentateurs. D'autres font valoir qu'une trop faible participation pourrait mettre en difficulté le Premier ministre Victor Orbán.

Fermer les frontières, renforcer Frontex : lors d'un sommet dédié aux réfugiés à Vienne, onze Etats membres de l'UE ont conjointement adopté des mesures visant à mettre définitivement fin à la migration irrégulière le long de la route des Balkans. Si certains journalistes considèrent ces décisions comme un progrès, pour d'autres en revanche, le repli sur soi ressemble à une capitulation.

La Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie sont contre le système de quota. Dans le cadre du sommet de l'UE à Bratislava, ils ont proposé un principe de "solidarité flexible". Ce dernier doit permettre aux Etats membres, "de décider eux-mêmes des formes spécifiques de leur contribution, qui tiendraient compte de leurs expériences et capacités". La position anti-réfugiés des Etats de Visegrád est-elle en train de s'imposer ?

En Autriche, la coalition ÖVP-SPÖ s'est mise d'accord sur le texte d'une ordonnance dite d'urgence. Celui-ci prévoit que les réfugiés puissent être refoulés à la frontière si le nombre de migrants atteignait un certain plafond, fixé pour cette année à 37.500. Ce règlement fait l'objet d'un débat controversé dans le pays tout comme dans les médias.

La Grande-Bretagne entend ériger un mur de béton à Calais pour empêcher les réfugiés de traverser le tunnel sous la Manche. Sa construction s'inscrit dans le cadre d'un projet se chiffrant à 20 millions d'euros décidé par Londres et Paris à dessein de renforcer leurs contrôles aux frontières. Pour certains commentateurs, ce mur atteste l'impuissance de l'UE, tandis que d'autres défendent une barrière qu'ils jugent appropriée.

La révision du droit d'asile proposée par la Commission se concrétise. Un projet de loi prévoit une refonte des accords de Dublin. Les pays n'accueillant pas de réfugiés devront s'acquitter de pénalités financières tandis que ceux qui en accueilleront seront soutenus financièrement. Si certains commentateurs y voient un déblocage de la situation, d'autres restent très sceptiques.

Cédant à la pression du ministre de l’Intérieur Milan Chovanec, le gouvernement tchèque a prématurément abandonné jeudi un projet pilote visant à accueillir des chrétiens irakiens persécutés. Sur les 90 participants au programme, 25 avaient continué leur itinéraire vers l’Allemagne pour y déposer une demande d’asile. La presse tchèque réagit à la décision du ministre de l’Intérieur.

Plus de 12 000 migrants sont actuellement coincés à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne. Ils campent dans de simples tentes dans un terrain rendu boueux par de fortes pluies et tentent de franchir la frontière au péril de leur vie. Qui leur viendra en aide ?

Après la réunion de Vienne, les ministres de l'Intérieur des pays de l'UE se sont mis d'accord jeudi à Bruxelles pour renforcer les contrôles aux frontières extérieures. Le sommet UE-Turquie du 7 mars est censé permettre de trouver une solution au problème des réfugiés. Des attentes peu réalistes, selon les éditorialistes.

Les Etats des Balkans et l'Autriche ont décidé à Vienne de prendre des mesures communes pour réduire le nombre des réfugiés empruntant la route des Balkans. D'aucuns y voient un pas dans la bonne direction. Les Etats font cavaliers seuls et malmènent la solidarité européenne, déplorent les autres.

Avant le sommet européen sur la politique d'asile, la proposition de contingents de migrants avancée par la chancelière allemande Angela Merkel se heurte à une résistance croissante. Le refus de la France alimente les inquiétudes quant à la coopération européenne.

Donnant suite à une demande de Berlin, Athènes et Ankara, l'OTAN déploiera une mission militaire sous commandement allemand en mer Egée. Si certains commentateurs espèrent que la lutte contre les passeurs et la coopération entre la Turquie et la Grèce s'en trouveront renforcées, d'autres font valoir que la chasse aux canots pneumatiques ne résoudra en rien la crise des réfugiés.

En raison de l’afflux de centaines de milliers de réfugiés, plusieurs Etats de l’espace Schengen ont décidé de restaurer des contrôles provisoires à leurs frontières. Une fermeture durable des frontières pourrait coûter plus de 100 milliards d’euros à l’économie continentale, selon l’évaluation d’experts français. Peut-on encore sauver l’Europe sans frontières ?

La Suède a déclaré vouloir expulser presque la moitié de tous les demandeurs d'asile arrivés sur son territoire l'an dernier. Le gouvernement a annoncé qu'entre 60.000 et 80.000 néo-arrivants devraient quitter le pays. Pour les commentateurs européens, cette décision émet un signal fort.

L'Autriche est devenue le premier pays européen à plafonner le nombre de demandeurs d'asile qu'elle souhaite accueillir. Cette année, 37 500 migrants maximum pourront être acceptés. Le début d'une réaction en chaîne ?

Depuis lundi, la Suède contrôle les passeports de tous les voyageurs en provenance du Danemark. Copenhague lui a emboîté le pas en introduisant des contrôles à sa frontière avec l'Allemagne. Ces mesures sont pour les deux pays une tentative de réduire l'afflux de réfugiés. Le spectre de la fin de Schengen deviendra réalité en 2016, prédisent certains commentateurs. D'autres croient que l'Europe du Nord cherche seulement à exclure de l'espace Schengen les pays méridionaux par lesquels entrent les migrants.

La Commission européenne entend renforcer l'agence Frontex et la doter de compétences supplémentaires. Elle a proposé un projet dans ce sens mardi devant le Parlement européen. A l'avenir, des interventions aux frontières extérieures de l'UE pourraient être envisagées en dépit de l'opposition potentielle des Etats membres concernés. Il était temps de renforcer cette agence, estiment certains éditorialistes. Cette volonté d'isolement n'est que chimère, répliquent les autres.