Un soignant avec des doses prêtes à être injectées, à Paris, le 22 janvier. (© picture-alliance/dpa)

  Pandémie de coronavirus 2021

  58 Débats

En France, l'Assemblée nationale a validé l'adoption du passe sanitaire. L'obligation relative aux vaccins et aux tests sera moins restrictive que ce que le gouvernement envisageait au départ. Macron a qualifié ceux qui refusaient de se faire vacciner d'irresponsables et d'égoïstes. Nombreux sont ceux toutefois à accuser le président d'exploiter la pandémie pour cimenter son pouvoir.

Depuis le début de la crise sanitaire, l’Europe se demande si la pandémie, entre autres changements, pourrait transformer durablement le travail et la vie et si le télétravail pourrait devenir la règle. Du moins pour les emplois qui s'y prêtent, ce qui concernerait entre 20 et 40 pour cent des actifs, selon les pays. Au bout de plus d'un an, les commentateurs plébiscitent le télétravail.

160 000 personnes ont défilé en France ce week-end contre les nouvelles restrictions sanitaires. En Italie et en Grèce, la mobilisation a également été importante. Athènes et Paris avaient adopté l'obligation vaccinale pour les professions de la santé. En Italie, le passe sanitaire ou un test négatif devrait être obligatoire pour se rendre au cinéma et au restaurant ; en France, c'est la condition pour pouvoir entrer dans les centres commerciaux ou emprunter les transports publics. Mais à en croire la presse, ce ne sont pas tant les mesures qui suscitent le mécontentement.

Lundi, l'Angleterre a levé presque toutes les restrictions sanitaires liées à la pandémie de coronavirus, un jour tant attendu que beaucoup de médias ont baptisé "Freedom Day". Le Premier ministre Boris Johnson appelle les citoyens à se montrer responsables. Les experts sont toutefois nombreux à déconseiller cet assouplissement, au vu de la flambée récente des infections, affectant principalement les jeunes. Que penser de la décision du gouvernement : irresponsable ou visionnaire ?

Il y a trois semaines, les Pays-Bas avaient levé quasiment toutes les restrictions liées au Covid. Après plus d'un an de fermeture, les boîtes de nuit avaient ainsi pu rouvrir leurs portes. Or les autorités sanitaires ayant fait état de 10 000 nouvelles infections samedi dernier, le Premier ministre Mark Rutte s'est vu dans l'obligation de revenir sur la décision. Lui et son ministre de la santé, Hugo de Jonge, se sont excusés lundi pour ces revirements.

Vive les vacances ! Alors que la plupart des élèves du continent sont désormais en congés, les chroniqueurs tentent de faire le bilan d'une année de classe qui s'est déroulée dans des conditions particulièrement difficiles et d'en tirer les leçons pour l'année à venir.

La quasi totalité des restrictions sanitaires adoptées jusque-là pour lutter contre l'épidémie de coronavirus au Royaume-Uni devraient être levées le 19 juillet. Les taux de contamination ont fortement augmenté ces dernières semaines, et le taux d'incidence sur sept jours est de 259. Mais le nombre d'admissions à l'hôpital et de décès est restée relativement faible. Le ministre de la Santé, Sajid Javid, a déclaré qu'il fallait "apprendre à vivre avec le virus". Un choix justifié ?

Avec 670 décès par jour, la Russie atteint des chiffres record en terme de mortalité liée au coronavirus, et ce en partie à cause du variant Delta. Mais hormis les restrictions du trafic frontalier, le pays n'a ordonné aucune mesure de confinement stricte depuis un an. De plus, la campagne de vaccination marque le pas - seuls douze pour cent des Russes bénéficient d'une protection complète. Comment expliquer pareille situation et où tout cela va-t-il mener ?

Ce premier juillet, le certificat Covid numérique de l'UE entre en vigueur. Il a vocation à faciliter les déplacements pour les personnes vaccinées. Plusieurs Etats ont encore quelques difficultés à délivrer ou à contrôler le passe de vaccination. Si les commentateurs identifient encore des obstacles vers un retour à une liberté de circulation illimitée, ils saluent le certificat comme un vecteur d'intégration.

Le variant Delta du coronavirus fait grimper le nombre de cas dans plusieurs pays. En Europe, le Royaume-Uni, la Russie et le Portugal sont particulièrement touchés. Dans les Etats affichant un faible taux d'incidence, la part du variant dans les cas recensés progresse et davantage de vaccinés seraient contaminés. Les éditorialistes s'interrogent sur la marche à suivre et se demandent si la classe politique et la population prennent la menace suffisamment au sérieux.

La baisse continuelle des taux d'incidence dans la plupart des pays européens entraîne la suppression de plus en plus de restrictions sanitaires. Les chroniqueurs sont nombreux à déplorer la veulerie de la classe politique, dont l'ambition se limite à un retour aux normes pré-Covid. Ils pointent le gâchis d'une occasion manquée et les risques de cette cécité.

Contrairement à la majorité des pays européens, pendant des mois, la Russie n'a pas imposé de restrictions sanitaires. Moins de dix pour cent de la population sont vaccinés, et le nombre d'infections repart clairement à la hausse. Se pose donc actuellement la question d'une vaccination obligatoire : les employeurs moscovites devront vacciner au moins 60 pour cent de leurs effectifs. Mais on s'interroge aussi et surtout sur les raisons de la grave rechute.

Le nombre des infections au Covid est actuellement en baisse continue dans presque tous les pays européens. Après la réouverture des magasins, des restaurants et l'amorce d'une ouverture de la culture, le moment est-il venu de lever graduellement l'obligation du port du masque ? La question ne fait pas consensus parmi les éditorialistes.

Dans un courrier, la Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a sommé son homologue finlandaise, Sanna Marin, de résoudre le problème lié aux travailleurs frontaliers. Actuellement, Helsinki n'autorise l'entrée sur son territoire sans obligation de quarantaine qu'aux personnes venant de Malte et d'Islande. Depuis le durcissement des règles en début d'année, des milliers de frontaliers estoniens sont donc contraints de faire un choix : quitter leur famille pour s'installer dans le pays voisin, ou rester en Estonie et perdre leur emploi finlandais.

Depuis la mi-mai, le Portugal était la seule destination touristique européenne autorisée pour les Britanniques - notamment pour la finale de la Ligue des champions. Les autorités sanitaires britanniques viennent cependant de placer le Portugal sur une 'liste jaune' et à partir de mardi, les voyageurs revenant du pays devront se mettre en quarantaine. La décision est motivée par une multiplication par deux du taux d'incidence, porté à 66, et l'apparition du nouveau variant Delta+K417N. Lisbonne reproche à Londres de pratiquer une forme de fondamentalisme sanitaire.

Les pays européens sont nombreux à plancher sur les moyens de combler les lacunes accumulées pendant l'école à la maison. En Grande-Bretagne, Kevan Collins, chargé de la relance de l'éducation, a démissionné après qu'une enveloppe de 1,4 milliard de livres a été débloquée, alors qu'il chiffrait les besoins à 15 milliards. Le montant approprié de l'aide fait débat dans la presse nationale. Dans le même temps aux Pays-Bas, un important train de mesures budgétaires fait l'objet de critiques.

A l'occasion de la finale de la Ligue des champions de football à Porto, les supporters de Manchester City et de Chelsea venus encourager leur équipe respective ont bénéficié de libertés qui restent globalement interdites à la population portugaise en raison des restrictions liées au coronavirus. Les médias nationaux dénoncent un véritable raté en matière de communication.

Une gestion de crise catastrophique en début de pandémie : voilà ce que reproche au gouvernement britannique Dominic Cummings, ancien premier conseiller du Premier ministre Boris Johnson. Il accuse ce dernier de ne pas avoir pris le virus au sérieux, de ne pas avoir eu de feuille de route et d'avoir cautionné la mort de dizaines de milliers de vies humaines faute d'action plus rapide. Les commentateurs font un bilan implacable de l'audition de Cummings devant le Parlement.

Le Wall Street Journal étaye la théorie selon laquelle le Sars-Cov-2 proviendrait d'un laboratoire chinois. L'article s'appuie sur un rapport du renseignement américain, non publié, qui indique que des employés du Wuhan Institute of Virology auraient été hospitalisés dès novembre 2019 avec des symptômes caractéristiques. Désireux de faire la lumière sur l'affaire, le président américain Joe Biden charge ses services secrets de nouvelles enquêtes et réclame un rapport d'ici trois mois.

Conformément à son calendrier de déconfinement en quatre étapes, qui a débuté le 3 mai, la France a levé d'autres restrictions. Depuis mercredi, les terrasses des cafés et restaurants, les magasins dits non essentiels et les lieux culturels peuvent rouvrir ; le taux d'incidence sur 7 jours est actuellement de 149 (au 20 mai). Les commentateurs font part de leur soulagement.

Malgré un nombre d'infections au coronavirus encore relativement élevé (taux d'incidence sur 7 jours au 14 mai : 156), le confinement strict a été globalement levé en Grèce après six mois de restrictions. Le pays a par ailleurs officiellement ouvert ses portes aux touristes samedi. Les médias grecs évoquent le climat actuel dans le pays.

Avec la progression de la campagne de vaccination grandit aussi l'espoir d'une levée définitive des restrictions et d'un retour à un quotidien normal. Mais la pandémie a ouvert de nouvelles plaies qui seront douloureuses, même si les taux d'incidence baissent en Europe, juge la presse.

En Grèce, le parti au pouvoir Nea Dimokratia a décidé d'accorder l'immunité à une série de personnes impliquées dans la lutte contre la pandémie au plus haut niveau. Cette mesure prévoit que des scientifiques, politiques et fonctionnaires travaillant au sein de comités créés pour réagir à la crise sanitaire ne puissent pas être poursuivis en justice pour des déclarations ou des décisions prises dans le cadre de cette activité. La mesure fait des mécontents.

Le Parlement européen a approuvé jeudi l'introduction du certificat vert numérique, qui vise avant tout à faciliter les voyages cet été. Les détails de sa mise en œuvre seront négociés au sein du Conseil de l'Europe par les Etats membres chargés d'adapter le certificat à leurs systèmes de santé et de vaccination respectifs. La question suscite de vives discussions au sein des rédactions, les chroniqueurs se demandant si cette mesure ne risque pas d'entraîner une discrimination injuste des personnes non-vaccinées.

Le Portugal célèbre le 25 avril la Journée de la liberté, la commémoration annuelle de la révolution des œillets de 1974. A l'époque, un putsch militaire appuyé par la majorité de la population avait mis fin la dictature de Salazar. Contrairement à 2020, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées cette année sur l'Avenida da Liberdade, à Lisbonne. Une commémoration qui divise les éditorialistes.

L'Inde est devenue le nouvel épicentre de la pandémie. Les cliniques sont débordées, la pénurie de lits, de médicaments et d'oxygène est criante et les patients y décèdent par milliers, mais également chez eux et dans les rues. Plus de 40 pays ont déjà proposé leur aide sous la forme de matériel médical. C'est dans ce contexte que des élections ont eu lieu dans plusieurs Etats et régions. Les observateurs adressent de lourds reproches au gouvernement et soulignent l'urgence de l'aide.

La Grèce sera officiellement ouverte au tourisme à partir du 15 mai. C'est ce qu'a annoncé mercredi soir, dans une allocution télévisée, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Les restrictions sanitaires doivent ainsi être progressivement levées dans les prochaines semaines - cafés, bars et restaurants pourront rouvrir le 3 mai. Les commentateurs critiquent la décision.

Le ramadan, période du jeûne musulman, a débuté mardi dans le monde entier. Les fidèles adultes et en bonne santé sont appelés à ne rien manger et à ne rien boire entre le lever et le coucher du soleil. En raison de la pandémie, la rupture quotidienne du jeûne, habituellement célébrée en commun, sera proscrite dans la plupart des pays cette année aussi. Une période propice à l'introspection et à la réflexion, jugent les chroniqueurs.

Trois patients atteints du Covid-19 et placés sous ventilateurs sont décédés lundi dans une unité de soins intensifs aménagée dans un véhicule stationné dans la cour d'un hôpital de Bucarest. Une panne a probablement provoqué un arrêt de l'alimentation en oxygène. Ces dispositifs avaient été achetés en avril de l'an dernier pour délester des hôpitaux surchargés. Pour les chroniqueurs, ce drame n'est que la partie émergée de l'iceberg.

La forte baisse du nombre d'infections au Covid-19, en partie rendue possible par une campagne de vaccination efficace, a mis fin lundi à trois mois de confinement en Angleterre : commerces, salles de sport, salons de coiffure, zoos et terrasses des cafés, bars et restaurants ont pu rouvrir. Des libertés dont les Anglais ont abondamment profité. Les autres nations du royaume déconfinent pour leur part plus prudemment. Le choix de Londres sera-t-il payant ?

La situation exceptionnelle dans laquelle nous place la pandémie cause des dégâts indirects : la restriction des contacts sociaux affecte les gens, surtout au niveau psychique. Ces souffrances vont jusqu'à entraîner une surmortalité chez des sujets non atteints du Covid-19. Les commentateurs appellent la classe politique à mieux comprendre le phénomène pour mieux y réagir.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s'accélère désormais dans certains pays de l'UE, même si le taux de vaccination reste faible par rapport aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Si le plan de relance Next Generation EU a été adopté rapidement l'année dernière, aucun euro n'a encore été alloué. De quoi douter de l'Union ? Les éditorialistes sont divisés.

Suite aux pressions insistantes du président Miloš Zeman, le ministre de la Santé, Jan Blatný, en poste depuis cinq mois seulement, a été remercié et remplacé par Petr Arenberger. Blatný était farouchement opposé à des essais cliniques visant à évaluer Spoutnik V en vue de son adoption en Tchéquie, voulue par Zeman. Les éditorialistes méprisent les machinations de Zeman et de la Russie.

Pour la troisième fois, la France se reconfine. De son côté, l'Allemagne songe elle aussi à durcir les mesures pour endiguer le virus. Le Portugal en revanche, après deux mois d'un confinement strict, espère pouvoir amorcer une réouverture. Les chroniqueurs européens décrivent la pandémie qui met à dure épreuve la patience des Européens.

Le va-et-vient des mesures de lutte contre le coronavirus se poursuit dans chaque pays d'Europe. Certains Etats, comme la France, les durcissent en raison de la hausse des contagions ; d'autres jouent la montre voire assouplissent les restrictions, à l'instar de la Grèce. Dans son ensemble, la presse européenne ne discerne plus qu'une issue possible.

Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, ne peut pas ratifier pour l'instant le plan d'aide de l'UE. Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle allemande, suite à une demande expresse déposée par un groupe mené par l'ex-chef de file de l'AfD, Bernd Lucke. Celui-ci estime contraire à la loi que l'Allemagne contracte des dettes au niveau européen. Les journalistes européens s'inquiètent d'un recours qui pourrait avoir selon eux un impact funeste.

La crise sanitaire a exacerbé la pauvreté, le chômage et les inégalités sociales partout en Europe et au-delà de ses frontières. Les premières victimes en sont les jeunes, les secteurs de la culture, de la restauration et du tourisme, mais aussi les groupes sociaux-professionnels qui souffraient déjà de désavantages structurels avant la pandémie. Les commentateurs brossent un triste tableau et appellent de leurs vœux des mesures d'urgence efficaces.

Alors que les gouvernements européens hésitent à imposer aux citoyens encore plus de restrictions et de mesures de protection, l'explosion des infections ne leur laisse guère de choix. Il est donc d'autant plus important de formuler des mesures intelligibles et logiques. A en croire les commentateurs, on est loin du compte.

En France, le taux d'incidence sur sept jours est de 252,5 pour 100 000 habitants (au 17 mars 2021). Et pourtant, les dirigeants ne prévoient pas de nouveau confinement strict : les écoles et les commerces restent ouverts. Contrôle plus stricts du port du masque, couvre-feux et dépistage sont les options privilégiées d'ici à ce qu'une majorité de la population soit vaccinée. Une approche validée par les chroniqueurs.

A la mi-mars 2020, dans de nombreux pays d'Europe, la plupart des magasins et écoles fermaient leurs portes et les premières frontières étaient cadenassées. Des fermetures suivies par des restrictions de libertés civiles, partiellement et provisoirement suspendues depuis. Un an plus tard, les commentateurs dressent un bilan désabusé de la situation, tout en craignant que certaines mesures restent en place après la fin de la pandémie.

D'un montant équivalent à plus de 1 600 milliards d'euros, c'est un des plans de relance le plus ambitieux de tous les temps : après l'aval de la Chambre des représentants, le président américain a pu signer mercredi son "American Rescue Plan" de lutte contre la crise sanitaire. Financé par la dette, ce vaste programme a vocation à venir en aide aux pauvres, aux familles, aux communes et aux écoles. Majoritairement enthousiaste, la presse européenne espère qu'il fera des émules de ce côté-ci de l'Atlantique.

Des études scientifiques le prouvent : la pandémie qui sévit depuis un an a un effet délétère sur la santé mentale. La hausse des cas, en dépit des restrictions et le poids de la responsabilité individuelle pèsent douloureusement sur chacun. Les individus souffrant déjà de dépression constatent une dégradation critique de leur état de santé. Comment la société peut-elle réagir ?

Dans le contexte sanitaire actuel, la courbe des naissances plonge dans nombre de pays européens, mais aussi aux Etats-Unis et en Chine. L'Espagne a par exemple enregistré en janvier une baisse des naissances de 22,6 pour cent par rapport à la même période l'année dernière, la France de 13 pour cent. Les commentateurs réfléchissent aux réponses à apporter et pointent une évolution inverse dans les pays pauvres.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) table sur une croissance mondiale de 5,6 pour cent cette année. Aux avant-postes, la Chine avec 7,8 pour cent et les Etats-Unis, avec 6,5 pour cent. Mais une hausse de 3,9 pour cent est également attendue pour la zone euro. Cela ne suffit pas toutefois à dissiper les inquiétudes des éditorialistes.

Au Danemark, 23 pour cent des personnes atteintes du coronavirus sont issues de l'immigration, alors qu'elles ne constituent que 8,9 pour cent de la population. Dans les quartiers concernés, des employés municipaux font du porte-à-porte, expliquent les gestes sanitaires et proposent des tests. La presse salue l'initiative, tout en appelant les immigrés à se montrer plus vigilants.

Sur les 2,5 millions de personnes décédées du Coronavirus à travers le monde, 2,2 millions étaient issus de pays souffrant d'un taux élevé d'obésité. C'est ce qui est ressorti d'une étude relayée cette semaine par la Fédération mondiale contre l'obésité. Des études plus anciennes avaient déjà montré que les personnes ayant contracté le coronavirus et souffrant de surcharge pondérale rencontraient davantage de complications. Une raison de plus de redoubler les efforts contre le fléau de l'obésité ? Dans l'affirmative, quelle serait alors la stratégie à adopter ? Les avis sont partagés.

L'Italie a décidé mardi un durcissement d'une partie des restrictions sanitaires. Parmi ces mesures, une fermeture de toutes les écoles dans les zones rouges, où la situation est particulièrement critique. Le même jour, l'Unicef a publié un rapport faisant état d'une crise de l'éducation alarmante : de par le monde, 168 millions d'enfants seraient actuellement privés d'école. Que penser des fermetures dans ce contexte ?

Le ministre des Finances britannique Rishi Sunak a présenté sa feuille de route pour tirer son pays de la crise du coronavirus et réduire la dette publique. Il préconise de poursuivre le versement de mesures d'aide à hauteur de 65 milliards de livres (soit plus de 75 milliards d'euros). A compter du mois d'avril 2023, il entend relever à 25 pour cent le taux d'imposition des bénéfices des entreprises, actuellement de 19 pour cent. Une annonce qui attire la vive attention des commentateurs, d'autant plus qu'elle marque une césure dans la politique des Tories.

Après des semaines voire des mois de restrictions contraignantes de la vie publique dans de nombreux pays d'Europe, les appels à un assouplissement des mesures de protection se multiplient. Dans le même temps, l'apparition de nouveaux variants amoindrit l'efficacité des mesures. La presse européenne relaie le dilemme qui prend en étau les décideurs.

Afin de contenir la propagation des nouveaux variants du virus, l'Allemagne restreint depuis le week-end les entrées sur son territoire en provenance du Tyrol autrichien et de Tchéquie. Seules les personnes se rendant en Allemagne pour travailler ou rendre visite à des proches sont autorisées à passer la frontière, sur présentation d'un test négatif suivi d'une quarantaine. Si certains éditorialistes s'irritent du ton que prend le débat, d'autres préconisent des mesures à géométrie variable, en fonction de la situation de chaque région.

Des entreprises au bord de la faillite, des individus au bord de la crise de nerf : les strictes mesures sanitaires en vigueur depuis des mois ont un impact alarmant. D'où la multiplication des demandes d'assouplissements, surtout là où le nombre de cas est en baisse. Face à ces aspirations, la classe politique hésite et prend souvent ses décisions à huis clos. Une raison parmi d'autres pour les commentateurs de monter au créneau.

Le ministre tchèque de la Santé, Jan Blatný, a rejeté l'offre de l'Allemagne, qui proposait d'accueillir en Bavière et en Saxe des patients tchèques atteints du Covid afin de désengorger les hôpitaux de la région frontalière. Selon lui, cela aurait donné l'impression que le pays n'est pas en mesure de s'occuper de ses propres citoyens. Une posture tout à fait incompréhensible, de l'avis des chroniqueurs.

Dans de nombreux pays européens, commerces et écoles sont à nouveau fermés depuis des semaines pour limiter le nombre de cas de coronavirus, et les gens sont à bout. Dans le même temps, la lenteur de la campagne de vaccination et l'émergence de nouveaux variants douchent l'espoir d'une amélioration rapide. La presse européenne cherche des solutions.

En déplacement officiel sur l'île d'Ikaria, le Premier ministre grec Mitsotakis et ses collaborateurs ont été filmés à 30 autour d'une même table samedi dernier. Ce n'est pas la première fois qu'il enfreint les règles sanitaires édictées par son propre gouvernement. Un scandale révélateur, ou beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

Le nombre de personnes vaccinées contre le coronavirus augmente lentement. Faut-il accorder à ces personnes le droit à un retour à la vie normale en leur accordant un passeport vaccinal, comme le Danemark envisage de le faire, y compris avant que l'ensemble de la population n'ait eu la possibilité de se faire vacciner ? La presse européenne prône la solidarité, estimant qu'en l'occurrence, elle doit primer sur la liberté individuelle.

Les variants britannique et sud-africain du virus placent les responsables politiques face à de nouveaux défis. L'UE voudrait éviter le scénario de la fermeture des frontières de la première vague. Plusieurs pays adoptent toutefois en ordre dispersé des contrôles aux frontières plus stricts et de nouvelles quarantaines et interdisent les vols. Les commentateurs étudient les mesures envisagées.

A peine sommes-nous levés que notre smartphone ou la radio nous annonce le dernier décompte du nombre de victimes du coronavirus. La mort est plus présente dans nos consciences, y compris chez ceux qui n'ont pas perdu de parents ou d'amis.Comment la société le vit-elle ? Et cette auto-censure de la mort n'est-elle pas un réflexe légitime ?

Dans de nombreux pays d'Europe, les écoles et les universités sont restées fermées ou partiellement fermées depuis les vacances de Noël. La date de leur réouverture et le nombre d'heures d'enseignement autorisé en présentiel est généralement décidé en fonction de l'évolution du nombre des infections. Les commentateurs pointent du doigt le traitement réservé aux enfants et aux jeunes, qu'ils jugent mis sur la touche.