Après sa victoire retentissante aux législatives dimanche, le futur Premier ministre hongrois, Péter Magyar, et son parti, Tisza, ont indiqué vouloir démanteler le système Orbán. Forts d'une majorité des deux tiers, ils entendent rétablir la séparation des pouvoirs, l'Etat de droit et la liberté de la presse. De surcroît, Magyar a demandé au président du pays, Tamás Sulyok, qui avait été nommé par Orbán, de démissionner de sa propre initiative.
La Commission européenne a annoncé l'introduction d'une application de vérification de l'âge pour mieux protéger les mineurs sur Internet. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a annoncé que l'application était au point techniquement et qu'elle serait bientôt mise à disposition des citoyens. Faut-il y voir une avancée dans la lutte contre l'addiction au téléphone, le harcèlement ligne et l'exposition des plus jeunes aux contenus toxiques sur les réseaux ?
En l'espace de quelques jours, la Turquie a été le théâtre de plusieurs tueries dans des écoles. Mercredi, à Kahramanmaraş, un adolescent de 14 ans a abattu huit élèves et un enseignant au sein d'un établissement scolaire. L'assaillant a lui aussi perdu la vie. Mardi, un ancien élève avait déjà blessé 16 personnes par balles dans un lycée de Şanlıurfa, dont dix élèves. Les commentateurs s'interrogent sur les causes de ces explosions de violence.
En signe de protestation contre le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, plus de 100 auteurs et autrices entendent quitter la maison d'édition. Nora devrait être remplacé par Jean-Christophe Thiery, considéré comme un fidèle du milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré, propriétaire de Grasset. Les écrivains redoutent une prise d'influence politique. La presse fait part elle aussi de ses inquiétudes.
Une conférence internationale organisée à Berlin a permis d'enregistrer des promesses de dons à hauteur de 1,5 milliards pour le Soudan, dévasté depuis trois ans par une guerre civile brutale. Dans ce pays d'Afrique du Nord-Est, 34 millions de personnes dépendraient de l'aide humanitaire, soit deux tiers de la population, selon l'ONU. Alors que la famine sévit, les médias débattent des causes, des conséquences, et des issues possibles à la crise.
Suite à l'échec des négociations de paix avec l'Iran, l'armée américaine a débuté le blocus du détroit d'Ormuz. Elle a indiqué avoir contraint six navires de commerce en provenance d'Iran à faire demi-tour au cours des premières 24 heures. Avec cette opération, le président américain, Donald Trump, entend empêcher que les taxes payées pour traverser le détroit ne reviennent au régime iranien. Quelles peuvent être les conséquences de ce blocus ?
Pour la première fois depuis des décennies, un échange direct a eu lieu à Washington entre des représentants d'Israël et du Liban. L'ambassadeur de l'Etat hébreu à Washington, Yechiel Leiter, a qualifié de très positifs les entretiens avec son homologue libanaise, Nada Hamadeh Moawad. Les deux parties se seraient mises d'accord sur la nécessité que le Hezbollah abandonne son pouvoir. Les commentateurs se disent quant à eux sceptiques sur l'impact de la rencontre.
Depuis le 7 octobre 2023, une vague d'antisémitisme déferle sur tout le continent européen. La députée du parti Renaissance, Caroline Yadan, entend contrer ce phénomène en France en faisant une proposition de loi qui est débattue ce jeudi devant l'Assemblée nationale. Ses opposants mettent en garde contre les dangers pour la liberté d'expression et la criminalisation de la critique envers la politique d'Israël, à laquelle elle pourrait aboutir.
L'organisation de défense des droit humains Memorial a été qualifiée d'"extrémiste" par la Cour suprême russe. Ses activités sont dès lors strictement interdites en Russie. Memorial avait été créée en 1989 afin de documenter les répressions de l'ère soviétique. En 2021, elle avait été dissoute par la même juridiction, mais avait poursuivi ses travaux depuis l'étranger – et en Russie, de manière limitée. La décision a été critiquée par le comité Nobel, qui avait décerné le Nobel de la paix à l'organisation en 2022.
Sous Viktor Orbán, le positionnement de la Hongrie était résolument prorusse et hostile à l'Ukraine, et ce en dépit de l'appartenance du pays à l'UE. Le vainqueur du scrutin, Péter Magyar, a affirmé que "l'Ukraine [était] la victime dans cette guerre" ; et que dans l'hypothèse où Poutine l'appellerait, il lui dirait de "mettre enfin un terme au massacre". Les médias se demandent ce que ce revirement hongrois impliquera pour les deux belligérants.
Après s'en être pris verbalement au pape Léon XIV, Donald Trump a aussi attaqué Giorgia Meloni. La Première ministre italienne avait auparavant jugé "inacceptable" les critiques acerbes du président américain à l'endroit du souverain pontife. "C'est elle qui est inacceptable, car elle se fiche que l'Iran se dote de l'arme nucléaire et soit en mesure d'atomiser l'Italie en moins de deux minutes", a rétorqué le locataire de la Maison-Blanche.
C'est la première fois de l'histoire qu'un président des Etats-Unis s'en prend verbalement à un pape. Sur les réseaux sociaux, Donald Trump a affirmé que le pape Léon XIV était "très mauvais en matière de politique étrangère" et qu'il nuisait à l'Eglise. Le souverain pontife avait, à plusieurs reprises, critiqué indirectement la politique de Trump, notamment en abordant la politique migratoire et la guerre en Iran. Face aux attaques de Trump, le pape a répondu qu'il ne faisait que véhiculer le message de l'Evangile.











