Des manifestations ont eu lieu tout le week-end aux Etats-Unis pour protester contre l'action violente de la police de l'immigration (ICE) et la politique migratoire impitoyable de Donald Trump. Lors d'une razzia à Minneapolis, mercredi, un agent a abattu une femme au volant de son véhicule – celle-ci s'était engagée en tant qu'observatrice. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé l'envoi de 2 000 agents fédéraux supplémentaires dans la ville.
Les relations entre les grandes puissances et leurs petits pays voisins semblent être de moins en moins régies par des normes juridiques et de plus en plus par des politiques d'intérêts. Après que les Etats-Unis ont, dans l'espace d'une semaine, capturé Nicolás Maduro au Venezuela, saisi deux pétroliers accusés d'appartenir à une "flotte fantôme", et menacé à nouveau le Groenland, les médias européens s'inquiètent du renoncement aux règles du jeu internationales.
Maria Karystianou, pédiatre et mère d'une victime de la catastrophe ferroviaire de Tempi, a annoncé dans un entretien télévisé la fondation d'un parti. Elle affirme vouloir catalyser le mécontentement de nombreux citoyens quant au système politique. Avec 33 pour cent d'intentions de vote, Karystianou devance dans les sondages le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis (26 pour cent), et les représentants politiques.
La France, le Royaume-Uni et l'Ukraine ont signé mardi, à Paris, une déclaration d'intention pour le déploiement d'une force internationale en Ukraine. Lors de la rencontre de la coalition des volontaires, l'envoyé spécial des Etats-Unis, Steve Witkoff, a lui aussi exprimé son soutien à la sécurité de l'Ukraine. Les réactions de la presse oscillent entre espoir et scepticisme.
Si quelques étapes avaient déjà été franchies l'année dernière sur le plan politique, le projet de coopération renforcée de Keir Starmer semble se concrétiser, avec l'alignement prévu en 2026 d'un certain nombre de lois sur la réglementation de l'UE. La presse s'interroge sur les avantages et inconvénients de cette flexibilisation envisagée du Brexit.
Pressenti pour prendre la tête du ministère tchèque de l'Environnement, Filip Turek, du Parti motoriste (extrême droite), n'entrera pas au gouvernement, en raison de propos racistes, sexistes et homophobes. Le président, Petr Pavel, a rejeté cette nomination, lundi, à Prague, lors d'un repas du Nouvel An avec le Premier ministre, Andrej Babiš.
Après que le président américain, Donald Trump, a de nouveau revendiqué la souveraineté sur le Groenland, plusieurs dirigeants européens sont montés au créneau. "Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland" ont fait valoir l'Allemagne, la France, l'Italie, la Pologne, l'Espagne, le Royaume-Uni et le Danemark dans un communiqué commun. Les commentateurs s'interrogent sur la marge de manœuvre de l'Europe.
Le Parlement slovaque a adopté en décembre une loi qui criminalise toute contestation des décrets Beneš. Après-guerre, ces décrets avaient entraîné l'expulsion et l'expropriation des minorités germanophones et magyarophones de Tchécoslovaquie. En Hongrie, l'opposition a protesté contre cette interdiction, tandis que le Premier ministre, Viktor Orbán, est resté en retrait.
Après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les Etats-Unis, la vice-présidente, Delcy Rodríguez, a prêté serment devant le Parlement à Caracas en tant que présidente intérimaire. Lors de la cérémonie, elle a condamné le "kidnapping" de Maduro et de sa femme, Cilia Flores. Mais peu après, Rodríguez s'est aussi dite prête à coopérer avec Washington.
Nicolás Maduro, qui a été capturé par les Etats-Unis, a affirmé devant un tribunal de New York qu'il était toujours le chef d'Etat légitime de son pays et qu'il avait été "kidnappé". Le dirigeant vénézuélien a rejeté les accusations d'abus de pouvoir et de trafic de drogue formulées à son encontre. Les éditorialistes européens se penchent principalement sur la légitimité de l'opération américaine.











