J.D. Vance, un politique en déroute ?

Le vice-président des Etats-Unis, J.D. Vance, a tenté de prêter main forte au Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, en participant à sa campagne, mais force est de constater que son entreprise a raté. La presse pense même qu'en essayant d'influencer les électeurs, il a précipité la chute d'Orbán ; elle fait part d'autres exemples d'actions malavisées.

Ouvrir/fermer tous les articles
Jyllands-Posten (DK) /

Effet dissuasif garanti

Avec J.D. Vance, tout tourne au vinaigre, observe Jyllands-Posten :

«Il semble que le vice-président américain ait donné à Orbán le coup de grâce. Apparemment, sa tournée grotesque de soutien a eu pour effet d'augmenter le courroux des Hongrois à l'encontre des décideurs politiques qui entendaient leur imposer une consigne de vote. … Peu à peu se dessine la marque de fabrique de Vance. Sa visite de la base militaire de Pittufik l'année dernière a conforté les Groenlandais dans leur sentiment d'appartenance – et le vice-président a parfait ce fiasco en se rendant à Islamabad, au Pakistan, dans le but de mettre en place des 'pourparlers de paix' avec l'Iran. Après seulement 21 heures de négociations forcées, il a dû rebrousser chemin sans qu'une once d'accord n'ait été trouvée avec le régime des mollahs.»

Correio da Manhã (PT) /

Orbán a parié sur le mauvais cheval

L'intervention de Vance dans la campagne hongroise a eu l'effet inverse, juge Correio da Manhã :

«Comment ces individus ont-ils pu croire que la présence de J.D. Vance aux meetings de campagne pouvait tourner à leur avantage ? ... Trump a lui-même été présent par téléphone. A partir du moment où Orbán s'est mis à jouer la carte de son allié américain, la cote son adversaire a commencé à monter en flèche. … Et si en fin de compte, le grand rôle qui revenait Donald Trump dans l'histoire contemporaine était de vaincre l'extrême droite européenne, de relancer les idéaux démocratiques et de ranimer le projet européen avant que celui-ci ne s'autodétruise ?»