A Kiev, des personnes ayant trouvé refuge dans la cave d'une école pour se mettre à l'abri des attaques de missiles. (© picture alliance/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

  Guerre russe contre l'Ukraine

  22 Débats

L'Ukraine a célébré dimanche le 34e anniversaire de sa libération du joug soviétique. Les cérémonies ont eu lieu alors que Moscou mène une guerre pour tenter de ramener le pays sous sa coupe. Les commentateurs rappellent les grands jalons de l'émancipation d'un pays aujourd'hui obligé de se battre pour défendre sa souveraineté comme aucun autre pays européen n'est amené à le faire.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait savoir que la proposition d'une intervention pour la paix par le déploiement de troupes européennes en Ukraine était "absolument inacceptable" pour Moscou. Il a en outre jugé prématuré une rencontre au sommet entre les présidents russe et ukrainien. L'armée russe a intensifié ses attaques aériennes sur des villes ukrainiennes. Dans ces conditions, la presse européenne voit mal quelle pourrait être la marge de manœuvre d'éventuelles négociations de paix.

Si les chefs d'Etat et de gouvernement de cinq pays européens étaient présents au sommet sur l'Ukraine, lundi à Washington, aucun d'entre eux ne venait d'Europe de l'Est. Les médias de cette partie du continent se demandent pourquoi leur engagement aux côtés de l'Ukraine et leur proximité géographique des hostilités pèsent si peu dans la balance.

Alors que les efforts visant à parvenir à la paix en Ukraine ont été ravivés au niveau diplomatique par les sommets d'Anchorage et de Washington, les garanties de sécurité que l'Occident entend apporter au pays sont au cœur des discussions. Les médias européens se demandent quelles en seront les modalités, et si elles suffiront à dissuader durablement la Russie d'attaquer l'Ukraine.

Suite au sommet en Alaska, une rencontre a été organisée à la Maison-Blanche, lundi, entre le président Zelensky et de hauts-responsables politiques : cinq chefs d'Etat et de gouvernement de pays d'Europe ainsi que les dirigeants de l'UE et de l'OTAN se sont brièvement joints aux efforts de Trump pour se rapprocher d'une solution. Après avoir passé un appel à son homologue russe, Trump a fait savoir qu'une rencontre entre Poutine et Zelensky était en préparation. L'annonce trouve un écho mitigé dans la presse.

Après la rencontre entre Trump et Poutine en Alaska, c'est au tour du président ukrainien Volodymyr Zelensky d'échanger avec le président américain Donald Trump sur l'avenir de l'Ukraine. Zelensky sera accompagné de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ainsi que de plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements européens. Les commentateurs s'interrogent sur ce que l'Europe doit faire pour se faire entendre de la Maison-Blanche et du Kremlin.

A l'issue de leur rencontre vendredi en Alaska, le président américain Donald Trump et le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, se sont félicités du bon climat de travail et du caractère constructif des échanges. Aucun résultat concret n'a été annoncé. La presse européenne dresse le bilan.

L'opinion publique mondiale attend avec appréhension le sommet prévue entre le président américain, Donald Trump, avec son homologue russe, Vladimir Poutine en Alaska ce vendredi. Il s'agit de la première rencontre entre un président américain en exercice et Poutine depuis 2021. Les deux dirigeants entendent discuter des moyens de mettre fin à la guerre en Ukraine. Les éditorialistes oscillent entre espoir et inquiétude.

En amont du sommet qui doit réunir Donald Trump et Vladimir Poutine vendredi en Alaska, plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement européens ont discuté mercredi par visioconférence avec le président américain, afin de définir les modalités clés de possibles négociations de paix - notamment l'instauration d'un cessez-le-feu suivant l'actuelle ligne de front, et des garanties de sécurité pour l'Ukraine. Les médias débattent des perspectives de réussite de l'initiative.

Avant le sommet sur la guerre en Ukraine, qui doit réunir le président américain, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, en Alaska, le chancelier allemand, Friedrich Merz, a convié les chefs d'Etat et de gouvernement européens à un sommet virtuel. Ces Etats – parmi lesquels figure aussi l'Ukraine – entendent se concerter pour communiquer ensuite leurs positions à Washington. Les éditorialistes analysent les motivations des participants.

A l'issue d'une joute verbale avec l'ex-président russe Dmitri Medvedev, le président américain, Donald Trump, a annoncé vouloir déployer deux sous-marins nucléaires américains dans des régions "adéquates". Les détails de cette manœuvre restent confidentiels. Medvedev avait critiqué l'ultimatum des Etats-Unis exigeant la fin de la guerre, le qualifiant de menace et de pas en direction de la guerre – ce que Trump avait à son tour qualifié d'"insensé". La presse européenne tente de faire le point sur la situation.

Le président américain, Donald Trump, a fortement réduit le délai de l'ultimatum adressé à Moscou, qui exige la fin des hostilités contre l'Ukraine. Au lieu des 50 jours qu'il avait initialement fixés à partir de la mi-juillet, il entend désormais ne laisser au président russe, Vladimir Poutine, que 10 jours pour conclure un cessez-le-feu. Passé ce délai, Washington menace d'infliger des droits de douane pouvant atteindre 100 pour cent aux partenaires commerciaux de la Russie. Les chroniqueurs débattent des conséquences possibles de cette annonce.

Les délégations de Moscou et de Kyiv se sont rencontrées mercredi pour un troisième cycle de négociations à Istanbul, et se sont entendues sur un nouvel échange de prisonniers. Les commentaires de la presse européenne montrent combien les positions semblent enlisées et, pour l'heure, inconciliables, sur la question d'un potentiel cessez-le-feu.

Volodymyr Zelensky rend aux instances de lutte anticorruption ukrainiennes leur indépendance. Suite aux vives critiques de l'opinion ukrainienne et des alliés occidentaux, le président a fait savoir qu'il présenterait au Parlement un nouveau projet de loi invalidant la réglementation adoptée cette semaine. Quels enseignements peut-on tirer de ce revirement ?

Le président Trump hausse le ton face à la Russie. Il a prévu que l'Ukraine soit dotée d'armes américaines financées par l'OTAN, dont des missiles sol-air Patriot. Faute d'un accord qui mette fin à la guerre dans un délai de 50 jours, Washington imposera à la Russie et ses partenaires commerciaux des droits de douane pouvant atteindre un taux de 100 pour cent. La presse européenne analyse les changements que ces annonces sont susceptibles d'entraîner.

Le parquet ukrainien a ouvert une enquête contre Vitaliy Chabounine. Directeur de l'ONG Centre de lutte contre la corruption, il est l'un des militants les plus connus de la société civile du pays, et il est aussi volontaire dans l'armée. Dans le cadre de ses activités militaires, il lui est reproché d'avoir abandonné son poste et utilisé un véhicule à des fins personnelles. Les médias font part de leur inquiétude et de leur indignation quant à cette enquête.

Peu de temps après les pires attaques de missiles qu'ait subies l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe à grande échelle en 2022, la conférence annuelle sur le redressement de l'Ukraine se tient à Rome. L'UE a préconisé la création d'un fonds pour la reconstruction des secteurs critiques, complété par des investissements privés. Le président Zelensky a sollicité des aides pour la production de drones, l'approvisionnement en énergie et la défense antiaérienne, et demandé à ce que les fonds russes confisqués soient affectés à la reconstruction.

Donald Trump revient sur la décision prise la semaine passée de stopper les livraisons d'armes à l'Ukraine et demande d'examiner s'il serait possible de fournir un système supplémentaire de missiles de défense Patriot. Il a en outre vivement critiqué Vladimir Poutine, estimant qu'il débitait "beaucoup de conneries" et qu'il tuait "trop de gens". La presse européenne se penche sur le dernier revirement en date de la Maison-Blanche.

Le ministre russe des Transports, Roman Starovoït, a été limogé lundi sans que ne soient donnés de détails ou de raisons à cette décision. Il a été retrouvé mort quelques heures plus tard, une arme à feu à ses côtés. L'enquête est encore en cours, mais les autorités privilégient l'hypothèse du suicide. Certains éditorialistes établissent un lien entre ce décès et l'incursion militaire ukrainienne dans la région de Koursk, dont Starovoït avait été le gouverneur de 2019 à 2024.

Le gouvernement américain a annoncé vouloir stopper une partie des livraisons d'armes à l'Ukraine pourtant déjà promises. Selon le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, une vaste étude est actuellement en cours pour savoir quels systèmes d'armes suspendre. Il a ajouté qu'il existait d'autres moyens efficaces de soutenir militairement le pays. Les commentateurs évoquent les raisons de ce rétropédalage et ses conséquences possibles.