A Kiev, des personnes ayant trouvé refuge dans la cave d'une école pour se mettre à l'abri des attaques de missiles. (© picture alliance/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

  Guerre russe contre l'Ukraine

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Après les détonations ayant retenti sur la base aérienne de Saki en Crimée, des images satellites ont montré la destruction de plusieurs avions de combat russe. Tandis que le Kremlin n'a d'abord officiellement accordé que très peu d'importance à l'incident, dans son adresse quotidienne, le président Zelensky a promis de reconquérir la péninsule occupée par les Russes depuis 2014. Les commentateurs jaugent les répercussions de l'évènement sur la suite de la guerre.

Plus de 50 prisonniers de guerre ukrainiens membres du régiment Azov ont été tués et 70 autres blessés dans une explosion survenue vendredi dans un territoire séparatiste pro-russe à proximité de Donetsk. L'Ukraine et la Russie s'accusent mutuellement d'être à l'origine du tir de missile qui a frappé le camp de prisonniers. Un examen indépendant des faits est pour l'instant impossible. Les éditorialistes incriminent Moscou.

Depuis que la Finlande a levé les restrictions sanitaires pour les voyageurs extracommunautaires, les touristes russes peuvent à nouveau se rendre dans le pays. Et comme la valeur du rouble s'est appréciée par rapport à l'euro, nombreux sont les Russes à faire des achats en Finlande. En raison de la guerre en Ukraine, plusieurs partis finlandais appellent à cesser de délivrer des visas de tourisme aux Russes - ce dont débat la presse du pays.

Des représentants de la Russie et de l'Ukraine, sous la médiation du secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et du président turc, Tayyip Erdoğan, se sont entendus vendredi à Istanbul sur un accord visant à permettre l'exportation des céréales bloquées dans les ports ukrainiens. Mais dès le lendemain, des missiles russes frappaient le port d'Odessa. Si Moscou affirme avoir bombardé des cibles militaires, Kyiv assure qu'il s'agissait d'infrastructures portuaires civiles. Les chroniqueurs font part de leur amertume.

L'appareil de répression et de propagande s'est généralisé en Russie, réduisant au silence toute opposition - en particulier à la guerre en Ukraine - et rendant la population docile, voire indifférente. Les lois sur la surveillance des médias et les 'agents étrangers' viennent à nouveau d'être durcies. Qu'est-ce que cela implique pour les dissidents ?

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a limogé le chef des renseignements, Ivan Bakanov, ainsi que la procureure générale, Iryna Venediktova. A l'origine de cette décision, des suspicions de trahison au sein du système judiciaire et des services de sécurité du pays. La presse cherche à en savoir plus.

Le pape François a fait savoir qu'il priait pour que s'amorcent de nouvelles négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine. Beaucoup partagent ce souhait. Alors que le front est en train de se figer et que s'intensifie la menace d'une pénurie énergétique et d'une crise alimentaire mondiales, l'Occident presse à nouveau l'Ukraine pour qu'elle discute sans tarder d'une sortie de crise avec la Russie.

Mercredi, des représentants de l'Ukraine, de la Russie et de la Turquie se sont réunis pour entamer de nouvelles négociations sur un corridor qui permettrait d'acheminer quelque 20 millions de tonnes de céréales ukrainiennes sur le marché mondial en passant par la Turquie. Selon des sources turques, un accord a été trouvé, mais rien n'a encore été signé ou publié.

A l'issue d'âpres négociations, la Commission européenne et la Lituanie n'ont pas réussi à s'entendre sur une nouvelle directive relative au contrôle de marchandises frappées par des sanctions transitant entre la Russie et l'enclave russe de Kaliningrad. Le second niveau de sanction sur le transport de marchandises est donc entré en vigueur dimanche. La Lituanie a restreint le transit depuis la fin juin. Les commentateurs conseillent de garder son sang froid.

En réaction à la guerre russe contre l'Ukraine, la Lettonie va réintroduire le service militaire obligatoire pour les hommes à partir de 2023. Depuis 2007, soit trois ans après l'adhésion du pays à l'OTAN, l'armée lettone est devenue une armée de métier. Parallèlement, il existe une garde nationale constituée de volontaires. La presse nationale réserve un accueil positif à cette nouveauté, même si certains veulent aller plus loin encore.

Depuis des semaines, la communauté internationale redoute une entrée en guerre de Minsk contre l'Ukraine. Après l'annonce par Poutine de la livraison au pays voisin de missiles Iskander pouvant être équipés de têtes nucléaires, Loukachenko a réitéré lundi son soutien à la présence russe en Ukraine. La Grande-Bretagne a déjà annoncé de nouvelles sanctions. A quelles évolutions faut-il s'attendre ?

Pendant deux jours, des délégués ukrainiens ont échangé avec leurs partenaires internationaux dans le cadre d'une conférence initialement placée sous le signe de la lutte anticorruption et de la reconstruction du pays le jour où aura cessé la guerre d'agression russe. Kyiv évalue à quelque 720 milliards d'euros les fonds requis. Dans la déclaration finale de Lugano, plus de 40 pays et organisations internationales ont promis leur aide à l'Ukraine.

En Ukraine, la Russie poursuit ses conquêtes dans l'est du pays : Après avoir pris lundi, en plus de Lyssytchansk, la quasi-totalité de la région de Louhansk, les troupes russes avancent désormais vers les dernières villes encore sous contrôle ukrainien de la région de Donetsk. Pour la presse européenne, l'issue de la guerre n'est toutefois pas encore décidée.

Andrij Melnyk, ambassadeur de l'Ukraine à Berlin, a soulevé un tollé : dans une interview, il a nié l'implication dans des massacres de juifs et de Polonais de Stepan Bandera, leader nationaliste et partisan pendant la Seconde Guerre mondiale. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a nettement pris ses distances et précisé qu'il s'agissait de l'avis personnel de Melnyk. C'est à Varsovie que l'indignation est la plus vive.

Au moins 18 personnes ont perdu la vie lundi dans le bombardement par l'armée russe d'un centre commercial très fréquenté de la ville de Krementchouk, dans le centre de l'Ukraine. Les participants du sommet du G7 ont dénoncé un crime de guerre et menacé le président Vladimir Poutine de conséquences. Les médias ukrainiens s'interrogent sur le tour que prendra la guerre.

La Lituanie a restreint le transit de marchandises vers l'enclave de Kaliningrad, en raison des sanctions adoptées par l'UE. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé un "blocus hostile" et le ministère russe des Affaires étrangères a menacé de conséquences. La presse s'interroge sur les représailles potentielles.

Depuis le début de l'invasion russe, plus de 7,5 millions de personnes ont fui l'Ukraine. Dans l'UE, ils ont droit à une protection provisoire d'un an et à un permis de séjour. Ils ont également le droit de travailler et de se loger, de bénéficier de soins médicaux et pour les enfants d'aller à l'école. La presse évoque les autres défis à relever pour réussir la gageure de leur intégration.

Lors de leur visite à Kyiv, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, le Premier ministre italien Mario Draghi et le président roumain Klaus Iohannis ont témoigné à l'Ukraine leur pleine solidarité. Ils se sont engagés à la soutenir aussi longtemps que ce sera nécessaire. Le président Zelensky a évoqué une journée historique pour son pays. Les éditorialistes restent toutefois sur leur faim.

Les autorités judiciaires de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk (RPD) ont condamné à mort deux ressortissants britanniques et un ressortissant marocain qui avaient combattu pour l'Ukraine. Le gouvernement britannique et de nombreux pays européens ont vivement condamné ce verdict qui viole le droit international de la guerre. Inquiétude et stupéfaction des éditorialistes.

Pas d'excuses, pratiquement pas d'autocritique : pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, l'ex-chancelière allemande s'est abondamment exprimée sur son ancienne politique extérieure. Dans un entretien donné mardi soir, Angela Merkel a affirmé avoir fait tout son possible, pendant son mandat, pour empêcher une escalade avec Moscou. Comment ces propos sont-il perçus ?

Alors que les Etats de l'UE s'efforcent de serrer les rangs face à la Russie, la Serbie, candidate à l'adhésion européenne, ne s'est pas ralliée aux sanctions et continue d'entretenir de bonnes relations avec Moscou. Les chroniqueurs appellent Bruxelles à recadrer Belgrade.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie malmène un peu plus des principes clés du droit international : respect des frontières et des souverainetés, proscription des guerres d'agression. La presse se penche sur la transformation et la recomposition de l'ordre mondial.

Depuis le début de la guerre, la marine russe bloque les ports ukrainiens de la mer Noire, et donc l'exportation des céréales ukrainiennes. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a récusé toute responsabilité de la Russie dans les problèmes alimentaires qui se profilent et rejeté la faute sur l'Ukraine. Moscou se dit prête à garantir un corridor d'exportation si des opérations de déminage sont effectuées. Des déclarations qui exaspèrent la presse européenne.

"Il ne faut pas humilier la Russie, pour que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques" - voilà ce qu'a affirmé le président Emmanuel Macron, dans un entretien accordé à plusieurs journaux régionaux français. Il a par ailleurs estimé que la France était en mesure d'assurer une médiation.

Depuis le 24 février 2022, la Russie mène sa guerre d'agression contre l'Ukraine. Si l'Ukraine a pu éviter jusqu'à présent une invasion complète du pays, elle a perdu le contrôle de près d'un cinquième de son territoire, en comptant les zones conquises en 2014, et ce malgré les livraisons d'armes et le soutien de l'Occident. Les éditorialistes brossent un portrait sombre de l'avenir si la guerre continue.

C'est avec une virulence inhabituelle que le chancelier Scholz a répondu à l'opposition, qui lui reprochait une trop grande frilosité dans son soutien à l'Ukraine. "L'aide que nous apportons est conséquente", a-t-il affirmé mercredi dans le cadre d'un débat sur le budget. En plus des armes déjà livrées, Berlin s'engage à fournir à Kyiv le système de défense anti-aérien Iris-T, des chars Gepard et des obusiers. Affaire à suivre, écrivent les commentateurs.

Tayyip Erdoğan a une nouvelle fois proposé sa médiation dans la guerre en Ukraine et la tenue de négociations à Istanbul. Après le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président français, Emmanuel Macron, le président turc s'est à son tour entretenu par téléphone avec son homologue russe. La Turquie s'est par ailleurs dite prête à participer à une mission d'observation de l'ONU en Ukraine. Une initiative dont les éditorialistes ne font pas grand cas.

A l'issue de négociations qui ont duré plus d'un mois, l'UE a adopté un embargo sur le pétrole russe. Il s'agit d'un compromis : un embargo limité aux importations par voie maritime. Certains pays enclavés - Hongrie, Tchéquie et Slovaquie - pourront continuer à s'approvisionner via l'oléoduc Droujba. C'est surtout la Hongrie qui freinait l'embargo. La presse se demande ce que vaut ce compromis.

Alors que l'armée russe pilonne la partie Est de l'Ukraine, l'Europe s'interroge sur les moyens de mettre fin à la guerre. Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont parlé samedi au président Poutine pour l'amener à cesser les combats. Auparavant, des propositions de l'ancien ministre des Affaires étrangères Henry Kissinger avaient fait couler beaucoup d'encre. La presse est divisée.

La guerre en Ukraine vient bouleverser les rapports de force au sein de l'Europe. La Finlande et la Suède veulent intégrer l'OTAN tandis que l'Ukraine souhaite adhérer à l'UE. Le président Vladimir Poutine a déclaré hier par visioconférence au Forum économique eurasien de Bichkek qu'on ne pouvait pas isoler complètement la Russie. Les médias européens s'interrogent sur le camp choisi par leur pays respectif.

Un collaborateur de la représentation permanente russe de l'ONU à Genève a donné sa démission. "Jamais je n'ai eu autant honte de mon pays", Boris Bondarev a-t-il déclaré dans une lettre de démission adressée à ses collègues du ministère russe des Affaires étrangères." Les commentateurs de la presse européenne lui témoignent de la reconnaissance, sans pour autant verser dans l'euphorie.

A l'issue du premier procès pour crime de guerre tenu en Ukraine, un soldat russe de 21 ans a été condamné à la détention à perpétuité. Il avait avoué avoir abattu un civil âgé de 62 ans, sur ordre de ses supérieurs, dans la région de Soumy lors des premiers jours de la guerre. Son avocat veut faire appel. La presse européenne commente différents aspects du procès.

Au Forum économique mondial de Davos, l'ancien ministre américain des Affaires étrangères Henry Kissinger a présenté les possibilités qu'il entrevoyait pour sortir de la guerre en Ukraine. Il a pointé le danger inhérent à une défaite humiliante de la Russie, estimant au contraire que des concessions territoriales faites à la Russie reviendraient à investir dans une paix durable sur le Continent. Vives réactions des éditorialistes européens.

Bien que rien n'indique une fin prochaine de l'offensive russe en Ukraine, on réfléchit d'ores et déjà aux moyens de reconstruire le pays. En Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans l'UE, une possibilité est notamment à l'étude : saisir les capitaux russes gelés suite aux sanctions. La presse européenne participe au débat et soumet d'autres pistes.

Le problème de la faim dans le monde prend une ampleur dramatique. La guerre en Ukraine aggrave la situation, la Russie cessant ses exportations de céréales et empêchant celles de l'Ukraine par les ports du pays en mer Noire et mer d'Azov. Poutine propose d'autoriser le transit du blé ukrainien en contrepartie d'un assouplissement des sanctions visant la Russie. L'Occident peut-il accepter un tel marché ?

Si la bataille de Marioupol est considérée comme une victoire pour l'armée russe, il semblerait néanmoins que le Kremlin n'atteigne pas ses objectifs en Ukraine : les troupes essuient de lourdes pertes et sont repoussées de certaine régions. Selon les renseignements occidentaux, Poutine interférerait de plus en plus dans la menée des opérations militaires. La presse européenne tente de jauger la pression politique dans le pays.

Cela va bientôt faire trois mois que la Russie a lancé une offensive militaire contre l'Ukraine. Si le pays a pu éviter la défaite jusque-là, grâce notamment à l'aide occidentale, il n'est pas parvenu à triompher des troupes de Poutine. Les éditorialistes se montrent critiques de la réponse de l'Europe à la guerre.

Selon des sources russes, les derniers soldats ukrainiens qui défendaient la ville portuaire stratégique de Marioupol ont quitté l'usine Azovstal. Une reddition négociée avec le commandement militaire ukrainien, qui espère un échange de prisonniers. Les médias russes en exil s'interrogent sur le sort qui pourrait leur être réservé.

La Suède et la Finlande ont officialisé leur demande d'adhésion à l'OTAN. La ratification pourrait désormais prendre jusqu'à un an. Moscou a fait savoir qu'elle pensait que le projet était une 'erreur', brandissant la menace de conséquences. Par ailleurs, la Turquie a elle aussi exprimé des réticences. La presse tâche de sonder la portée de la décision.

En raison de la guerre en Ukraine, la Finlande a opté pour une révision drastique de sa politique étrangère : la Première ministre, Sanna Marin, et le président, Sauli Niinistö, se sont prononcés jeudi en faveur d'une adhésion sans délai à l'OTAN, dans le but affiché de renforcer la sécurité de la Finlande. Que présage cette évolution pour l'avenir du continent européen ?

Tandis que le ministre de la Défense américain Lloyd Austin et son homologue russe Sergueï Choïgou se sont entretenus directement par téléphone vendredi, une première depuis le début de la guerre, l'UE renouvelle ses efforts diplomatiques : les leaders politiques se rendent à Kiev ; le chancelier Scholz et le président Macron demandent l'instauration rapide d'un cessez-le-feu comme préalable à des négociations de paix. Scepticisme du côté des éditorialistes.

Lors de son allocution pour le "Jour de la Victoire" sur la place Rouge à Moscou, Poutine a qualifié l'attaque de l'Ukraine de mesure préventive, au service de la paix. Il a affirmé que l'Occident avait armé l'Ukraine jusqu'aux dents et s'apprêtait à envahir les territoires historiquement russes. Aucune mention dans son discours d'une déclaration de guerre officielle ou d'allusion à une mobilisation générale. La presse européenne analyse le contenu et l'impact de son discours.

L'UE s'est construite pendant des décennies sur le commerce et le marché intérieur, négligeant la question d'une défense commune. Mais la guerre actuelle et les livraisons d'armes à l'Ukraine remettent la question à l'ordre du jour. Une évolution sur laquelle s'interrogent les médias européens.

Dans son discours prononcé en ce "Jour de la Victoire", Poutine n'a ni déclaré la guerre à l'Ukraine, ni décrété une mobilisation générale. Les commentaires publiés juste avant sa prise de parole témoignent des attentes et des craintes associées à cette date et de sa signification pour la suite de la guerre.

Face à la guerre russe contre l'Ukraine, de plus en plus d'Etats se posent des questions fondamentales quant à leur position dans la politique mondiale : des pays neutres comme la Suisse et l'Autriche s'interrogent sur leur rôle. D'autres ne perdent pas de vue les conséquences d'un soutien militaire à Kiev. Les commentateurs européens déplorent le manque d'honnêteté dans ce débat.

Il ressort de sondages indépendants que 82 pour cent des Russes soutiennent la politique de Poutine. Mais peut-on se fier à ces statistiques compte tenu de la propagande, de la censure et des peines encourues par ceux qui manifestent ou font publiquement part de leur désaccord ? Les éditorialistes européens en doutent, d'autant plus que la guerre contre l'Ukraine dure depuis plus de cent jours maintenant.

La Commission européenne entend durcir encore les mesures prises contre la Russie : mercredi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a présenté un sixième train de mesures prévoyant notamment un embargo sur le pétrole russe. Des délais de transition pourront être aménagés pour en faciliter l'acceptation par les Etats membres mis en difficulté. Les éditorialistes européens s'interrogent sur les conséquences d'une telle mesure.

De nombreux pays européens commémorent traditionnellement le 8 mai la libération du nazisme et la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Russie, pour sa part, célèbre le 9 mai le "Jour de la Victoire" de l'Union soviétique sur l'Allemagne hitlérienne par un grand défilé sur la place Rouge. Cette année, les festivités coïncident toutefois avec la tragédie de la guerre contre l'Ukraine. Poutine dévoie éhontément l'événement historique à des fins de propagande.

Il y a une semaine, les alliés de l'Ukraine - Allemagne incluse - renforçaient leur soutien militaire au pays. Les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre sont de leur côté au point mort. Un état de fait critiqué par des intellectuels allemands dans une lettre ouverte adressée au chancelier Olaf Scholz. La presse discute de la militarisation et des sensibilités allemandes.

La guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase. Les Etats occidentaux sont de plus en plus nombreux à équiper l'armée ukrainienne en armes lourdes. La Russie brandit la menace d'une suspension des livraisons de gaz, mais aussi, à demi-mots, celle des armes nucléaires. La presse s'interroge sur la situation de Poutine et sur la dangerosité d'un dictateur aux abois.

Les explosions qui se sont produites dans la province séparatiste de Transnistrie, dans l'est de la Moldavie, font redouter une extension de la guerre en Ukraine. La première a touché un bâtiment gouvernemental à Tiraspol, les suivantes ont détruit deux antennes radio. Située à 40 km de la ville portuaire d'Odessa, la Transnistrie est contrôlée depuis 1992 par des séparatistes pro-russes. La presse s'inquiète.

Les représentants de plus de 40 pays se sont réunis mardi sur la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, afin de témoigner leur soutien à l'Ukraine. Après de longues hésitations, Berlin a consenti à livrer des chars à Kiev. Londres entend pour sa part livrer des avions de combat. Les armes peuvent-elles mettre fin à la guerre, ou bien jetteront-elles de l'huile sur le feu ? La presse s'interroge.

Vladimir Poutine s'affiche régulièrement en public en pratiquant assidu lors des fêtes religieuses orthodoxes. Ce qui ne l'a pas empêché de refuser une trêve pascale à l'Ukraine pour fêter la Pâque orthodoxe. Pourtant, le chef honoraire de l'orthodoxie mondiale, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople, avait à plusieurs reprises appelé la Russie à cesser son invasion sans délai. Pâques en temps de guerre : commentaires de la presse européenne.

Alors que la situation s'aggrave dans l'est de l'Ukraine, le chancelier allemand Olaf Scholz a promis au pays d'augmenter son appui financier, mais pas à lui livrer les armes lourdes demandées par Kiev. Il n'est pas le seul en Allemagne à craindre qu'en livrant des armes, l'Allemagne ne jette de l'huile sur le feu. Les commentateurs réprouvent majoritairement la frilosité de Berlin.

Moscou a déclaré jeudi matin que la ville de Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, était "entièrement sous contrôle" - une affirmation aussitôt démentie par Kiev. Des combattants ukrainiens seraient toujours retranchés dans l'aciérie Azovstal. Rares sont les civils qui ont pu quitter la ville portuaire, assiégée par l'armée russe depuis des semaines. Des images aériennes indiquent la présence de nouveaux charniers autour de la ville. La presse évoque la portée symbolique de cette bataille.

Les tennismen et tenniswomen russes et bélarusses ne pourront pas participer au tournoi de Wimbledon. C'est ce qu'ont décidé les organisateurs du Grand Chelem londonien, afin de condamner l'invasion de l'Ukraine. Le Russe Daniil Medvedev, numéro deux mondial, et la Bélarusse Victoria Azarenka, double vainqueure de l'Open d'Australie, seraient par exemple concernés. Les médias ne sont pas tous convaincus du bien fondé de la décision.

Jeudi, les parlements des trois Etats baltes - Estonie, Lettonie et Lituanie - ont qualifié de génocide les agissements de la Russie en Ukraine - une semaine après les accusations de génocide formulées par le président américain, Joe Biden, contre la Russie. Les éditorialistes appellent à avancer sur cette voie.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a effectué mercredi une visite surprise à Kiev. Lors d'un entretien avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, il a assuré que l'UE ferait tout pour que "l'Ukraine gagne la guerre". Faut-il y voir de vaines promesses ou un tournant ? La presse est divisée.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mardi que la grande offensive dans le Donbass marquait une "nouvelle phase" de la guerre. Avec l'intensification des attaques des forces armées russes, la situation se dégrade dans la ville portuaire de Marioupol, théâtre d'âpres combats. Les commentateurs se demandent si cette 'nouvelle phase' pourrait être synonyme de recours aux armes nucléaires.

Les combats font rage dans le Donbass. L'armée russe affirme avoir pilonné 1 053 sites militaires ukrainiens mercredi. Kiev affirme de son côté avoir arrêté les troupes russes à Sloviansk. Les évacuations ont commencé à Kramatorsk. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a averti les civils de risques de bombardement des zones résidentielles. Les éditorialistes suivent la situation avec inquiétude.

Une rencontre des ministres européens des Affaires étrangères lundi n'a pas abouti à un embargo sur le pétrole russe. Mais selon le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, l'option n'est pas écartée. En attendant, d'aucuns trouvent des stratagèmes pour contourner les sanctions, comme le pointe la presse.

Les chefs d'Etat polonais, estonien, letton et lituanien se sont rendus à Kiev mercredi pour s'entretenir avec le président Zelensky et témoigner leur solidarité. La veille au soir, les autorités ukrainiennes avaient fait savoir qu'elles ne souhaitaient pas recevoir le président allemand, Frank-Walter Steinmeier. Un choix que les éditorialistes comprennent.

De nombreux partis de gauche en Europe sont sur la corde raide aujourd'hui. Quelle est leur position vis-à-vis de la Russie, qui mène une guerre d'agression en Ukraine, mais qu'ils considèrent souvent comme l'héritière de l'URSS, "victorieuse du nazisme" ? Vis-à-vis des Etats-Unis, de l'OTAN, des livraisons d'armes et du réarmement ? Ces tiraillements se reflètent aussi dans la presse.

Le président russe affirme que l'attaque en Ukraine se déroule "comme prévu". Selon lui, le retrait des forces russes de la région de Kiev avait pour seul but de paralyser l'adversaire et d'avoir les coudées franches pour mener la grande offensive dans l'est du pays. Pour certains observateurs, Moscou entend conquérir la région avant le 9 mai. La presse européenne fait part de ses inquiétudes.

La guerre en Ukraine a de lourdes répercussions sur l'économie mondiale. Selon des prévisions de l'OMC, les défauts de livraison de céréales et d'autres denrées alimentaires font augmenter les prix des aliments de base. Les éditorialistes européens évoquent les recettes qui ne servent absolument à rien pour combattre le phénomène.

Les exactions commises par l'armée russe à Boutcha ont provoqué une vague d'indignation dans le monde et une nouvelle levée de boucliers contre Moscou. Par ailleurs, une vidéo vérifiée par The New York Times montre un soldat russe fait prisonnier être exécuté par des troupes ukrainiennes. La presse se demande comment appréhender la question.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a effectué ce week-end une visite surprise à Kiev, la capitale ukrainienne. Si le Royaume-Uni n'hésite pas à livrer des armes au pays depuis le début du conflit, il lui est aussi reproché de ne pas assez sanctionner les oligarques russes. Les chroniqueurs voient dans la visite une opération de communication douteuse.

Au tour du chancelier autrichien, Karl Nehammer, d'assurer une médiation dans la guerre en Ukraine. Premier chef de gouvernement d'un pays de l'UE à se rendre en Russie depuis le début de la guerre, il s'est entretenu avec Vladimir Poutine lundi. Le chancelier a demandé des explications au président russe pour les crimes de guerre de Boutcha. Les éditorialistes se demandent si cette visite peut changer quelque chose à la situation actuelle.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a tenu un discours par visioconférence jeudi au Parlement grec. A également été diffusé le message vidéo d'un membre de la minorité grecque d'Ukraine, qui combat actuellement à Marioupol. L'appartenance de ce soldat au régiment ultranationaliste Azov provoque un vif débat dans les médias grecs.

La guerre en Ukraine relance le débat sur le rôle et l'efficacité des Nations unies. En raison des veto répétés de la Russie, Kiev - notamment - critique l'impuissance du Conseil de sécurité et réclame une réforme globale de l'ONU. Le Conseil des droits de l'homme est lui aussi sous le feu des critiques, même si Moscou en a été suspendu.

Les exactions commises à Boutcha, près de Kiev, niées en bloc par Moscou, ont suscité une forte émotion. Tandis que les pays occidentaux décident de nouvelles sanctions et que les appels se multiplient pour instruire des procès pour crimes de guerre, l'Ukraine évoque de nombreuses autres victimes civiles dans d'autres localités dont l'armée russe s'est retirée. Quelle est la marge de manœuvre de l'UE pour mettre fin à ces agissements ?

Propagande, censure et journalistes tués : la guerre se joue à différents niveaux et cible également l'opinion publique. Chacun y va de sa propre interprétation de l'actualité et du passé. La presse européenne se fait l'écho de ce débat sur la lecture de l'histoire.

Le paiement de gaz russe devra dorénavant se faire sur un compte de la banque Gazprom. C'est ce que prévoit un décret russe entrant en vigueur ce vendredi. Moscou exige que les paiements se fassent désormais en roubles, une injonction que d'importants acheteurs, notamment l'Allemagne et la France, continuent de rejeter catégoriquement. A qui ce décret nuit le plus ? Dans la presse européenne, les avis divergent.

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) tire la sonnette d'alarme : la guerre en Ukraine est synonyme de souffrance dans les zones des combats, mais constitue également un risque aigu de crise alimentaire mondiale. L'Ukraine et la Russie sont notamment d'importants producteurs et exportateurs de blé. Dans ce contexte fort préoccupant, la presse européenne évoque des pistes.

Il est logique que les pourparlers entre l'Ukraine et la Russie se tiennent en Turquie, riverain de la mer Noire comme les deux parties belligérantes. Elle fait partie de l'OTAN et a soutenu les opposants à la Russie en Syrie et dans le Haut-Karabakh, mais elle est aussi régulièrement en conflit avec l'UE sur les questions du gaz, de Chypre et des réfugiés. Ce nouveau rôle de médiateur lui confère un poids supplémentaire, ce qui ne réjouit pas forcément les journalistes.

A l'issue de la session de négociations sur la guerre en Ukraine, mardi à Istanbul, les positions des deux camps se sont sensiblement rapprochées. Selon ses propres déclarations, la Russie veut réduire ses attaques sur Kiev et se concentrer sur l'Ukraine orientale. L'Ukraine serait prête à accepter un statut neutre, moyennant des garanties pour sa sécurité, dont un groupe de plusieurs Etats se porterait garant. Dans la presse européenne, le scepticisme prévaut.

Après trois semaines, les délégations ukrainiennes et russes entament un second round de négociations en présentiel. L'Ukraine a cité comme objectif minimal l'amélioration de la situation humanitaire dans les villes assiégées. Mais elle s'est également montrée encline au dialogue sur la neutralité du pays. Certains commentateurs se demandent si ces négociations vont pouvoir rapidement déboucher sur un cessez-le-feu. D'autres pensent que l'Ukraine ne devrait pas précipiter les choses.

Sur fond de guerre russe en Ukraine, l'Allemagne, la Pologne, le Danemark et la Suède ont notamment annoncé une hausse de leur budget militaire respectif. Berlin compte ainsi allouer 100 milliards d'euros supplémentaires à son budget de défense cette année. Mais en matière de défense, l'argent ne fait pas tout, commente la presse européenne.

L'Allemagne est la cible de critiques en raison de sa politique trop arrangeante envers la Russie, à plus forte raison depuis le début de la guerre en Ukraine. Entre temps, le projet de gazoduc Nordstream 2, longtemps controversé, a été suspendu, ce qui n'empêche pas l'Allemagne de continuer d'acheter du gaz à la Russie et de rejeter, pour des raisons économiques, un arrêt immédiat des importations. Une attitude qui lui vaut les critiques acerbes des commentateurs.

Lors de son discours en Pologne, Joe Biden a souligné que l'alliance militaire occidentale défendrait chaque centimètre du territoire de l'OTAN. Dans son allocution, deux remarques ont fait couler beaucoup d'encre : Biden y a qualifié Poutine de "boucher" et déclaré que cet homme ne pouvait "pas rester au pouvoir". La presse européenne se penche sur les conséquences de ces propos.

Depuis le 24 février, la Russie essaie de prendre l'Ukraine. Jusqu'ici, elle n'y est pas parvenue et a provoqué une catastrophe humanitaire. Alors que la Russie et l'Ukraine débattent à Istanbul des modalités d'un éventuel cessez-le-feu, la presse européenne esquisse différents scénarios d'après-guerre.

Dans une visioconférence devant la Knesset, le président ukrainien Wolodymyr Zelensky a évoqué les desseins de Moscou qu'il a comparés à la "solution finale". Depuis le début de cette guerre, le président de la Russie Poutine est régulièrement comparé à Hitler ou à Staline. Les parallèles sont-ils judicieux ou dangereux ? Les avis divergent dans la presse européenne.

La guerre en Ukraine pousse sur les routes des millions de civils ukrainiens qui fuient les bombardements, mais déclenche également un exode depuis la Russie. Illustre exemple, la première ballerine du ballet du Bolchoï, Olga Smirnova, qui a rejoint le Dutch National Ballet. Selon les statistiques de Thrivemyway, les mots clés “Quitter la Russie en 2022” auraient été tapés des millions de fois depuis fin février dans des moteurs de recherche. Quel accueil l'Europe va-t-elle leur réserver ?

Bombardements et attaques d'hôpitaux, de zones d'habitation, de civils : en temps de guerre, ces actes sont officiellement définis comme autant de crimes de guerre. A ce titre, la Cour pénale internationale a ouvert dès le 3 mars une enquête sur les attaques de la Russie contre l'Ukraine. Mercredi dernier, le président américain a qualifié Poutine de criminel de guerre. Les éditorialistes s'interrogent sur le qualificatif et sur ce que pourrait apporter un procès.

Trois semaines après l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes, le chef de Kremlin a répété, dans une allocution télévisée, ce qui justifiait la guerre selon lui. Il a réitéré que la Russie devait se défendre contre les attaques de l'Occident et que l'"opération spéciale de démilitarisation" se déroulait comme prévu. Une répétition de mensonges qui trahirait une forme d'impuissance, selon l'analyse des commentateurs.

Depuis le début de la guerre, Zelensky multiplie les prises de parole devant les parlements des pays occidentaux. Aux eurodéputés, il a rappelé que l'Ukraine faisait partie de la famille européenne. Au Congrès américain, il a évoqué le souvenir de Pearl Harbor et du 11-Septembre. Devant la Chambre des communes britannique, il a cité Churchill, et au Bundestag, il a parlé d'un nouveau mur divisant l'Europe. Une stratégie payante ?

Les négociations entre les représentants de l'Ukraine et de la Russie sur la guerre en Ukraine n'ayant pas abouti jusqu'ici, le président ukrainien Zelensky a réaffirmé lundi la nécessité de discuter directement avec son homologue russe Vladimir Poutine. L'Ukraine se dit prête à renoncer à une adhésion à l'OTAN si elle obtient en contrepartie des garanties équivalentes pour sa sécurité. La presse européenne pointe beaucoup d'obstacles.

Lundi soir, Marina Ovsiannikova, journaliste de la chaîne de télévision d'Etat russe Pervy Kanal, a fait irruption sur le plateau du programme d'information du soir, brandissant une pancarte contre la guerre en Ukraine et la propagande. Une action qui n'a duré que quelques secondes, mais visionnée par des millions de téléspectateurs. Ovsiannikova a été arrêtée ; elle a été relâchée ensuite mais devra payer une amende. La presse salue son initiative.

Le président ukrainien, Volodymyr Zélensky, a jugé les négociations avec la délégation russe "plus réalistes désormais". Dans le même temps, les attaques de l'armée russe en Ukraine se sont multipliées. Les chroniqueurs évoquent la forme que peut prendre le soutien européen.

Les chefs de gouvernement polonais, tchèque et slovène se sont rendus mardi à Kiev pour témoigner leur solidarité et leur soutien au président ukrainien, Volodymyr Zelensky. 'Nous assistons ici au combat de la liberté contre la tyrannie', a déclaré le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. Ils n'avaient pas de mandat officiel de l'UE, mais se seraient concertés préalablement avec Bruxelles et l'ONU. Zelensky a évoqué un signal fort. Du côté de la presse européenne, les avis sont partagés.

La guerre en Ukraine provoque une envolée des prix de l'énergie, partout dans le monde. C'est pourquoi l'Europe cherche à s'émanciper des combustibles fossiles russes, le plus rapidement possible. De plus, les gouvernements essaient de mettre en place des stratégies pour amortir rapidement les hausses de prix et atténuer une perte de pouvoir d'achat. La presse européenne aborde les différentes approches.

S'appuyant sur des sources gouvernementales, plusieurs quotidiens, parmi lesquels The New York Times et Financial Times, ont indiqué que Moscou avait demandé une aide militaire à Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a indiqué que les Etats-Unis diffusaient de fausses informations. La presse s'interroge sur les conséquences d'un soutien potentiel de la Chine à la Russie.

Pour la première fois, un journaliste étranger est mort dimanche à Irpin, petite ville de la banlieue nord-ouest de Kiev. Le reporter américain Brent Renaud, âgé de 50 ans, a été tué par des tirs sur la voiture qui le transportait. Son collègue et leur chauffeur ukrainien s'en sont tirés avec des blessures. Face à cette situation de plus en plus critique pour couvrir la guerre, les journalistes s'interrogent sur le rôle qui est le leur.

Depuis la guerre en Ukraine, les relations entre la Russie et le reste de l'Europe sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide. Les pays membres de l'UE, qui ont adopté des sanctions contre la Russie, ont tous été placés sur une liste de 'pays hostiles' par Poutine. La presse européenne replonge dans l'Histoire du continent et tente d'en tirer des enseignements pour son avenir.

Le gouvernement britannique vient d'imposer des sanctions à sept oligarques russes considérés comme des proches du président Poutine. Parmi eux, le propriétaire de FC Chelsea, Roman Abramovitch. Leurs avoirs doivent être gelés et l'accès au territoire doit leur être interdit. Ils n'auront plus le droit de faire des affaires avec des entreprises ou des particuliers britanniques. Pareilles mesures sont-elles justifiées ?

Déjà élevés avant la guerre en Ukraine, les prix de l'énergie continuent d'augmenter, et l'inflation est désormais de l'ordre de sept pour cent dans plusieurs pays d'Europe. Les aliments - blé et huile de tournesol notamment, dont la Russie et l'Ukraine sont d'importants producteurs - sont de plus en plus chers. Les chroniqueurs redoutent une grave crise économique, même si certains sont plus alarmistes que d'autres.

La rencontre entre le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kouleba, et son homologue russe Sergueï Lavrov à Antalya n'a abouti à aucun résultat concret. Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu, n'en reste pas moins prudemment optimiste : 'personne ne s'attendait à ce que cette rencontre résolve tous les problèmes, mais il fallait bien commencer quelque part.' Une analyse que partagent les commentateurs.

Les sanctions prises contre la Russie privent les Russes de l'accès aux produits occidentaux, mais aussi de programmes de formation et d'échanges culturels avec l'étranger. Beaucoup de Russes critiques du gouvernement ont du mal à sortir du territoire. La presse se demande si le but des sanctions ne devrait pas être autre..

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, rencontrera ce jeudi en Turquie son homologue russe, Sergueï Lavrov. Il s'agit de la première rencontre entre de hauts représentants des deux pays depuis le début de la guerre. Les éditorialistes européens se font cependant peu d'illusions sur l'issue des discussions.

La Pologne souhaite mettre à la disposition de l'Ukraine 28 avions de combat de type soviétique, bien connus des pilotes ukrainiens. Selon le plan de Varsovie, les MiG-29 devaient être livrés à une base aérienne des Etats-Unis, lesquels se seraient chargés d'en effacer les insignes d'appartenance et de les faire parvenir à l'Ukraine. Refus catégorique de Washington, pour ne pas entraîner l'OTAN dans la guerre. Faut-il y voir une occasion ratée d'aider l'Ukraine ? Ou bien un moyen d'éviter l'escalade ?

En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, les pays européens non-membres de l'OTAN s'inquiètent pour leur sécurité. En Finlande et en Suède notamment, l'opinion se dit de plus en plus favorable à une adhésion à l'alliance atlantique. Le président finlandais, Sauli Niinistö, table que le Parlement sera largement en faveur d'une demande d'adhésion. Les éditorialistes rappellent toutefois que la sécurité ne s'arrête pas au seul volet militaire.

Les Etats-Unis veulent stopper toute importation d'énergie provenant de Russie. L'UE n'emboîte pas le pas à l'embargo américain mais entend réduire de deux tiers ses importations de gaz russe d'ici la fin de l'année et s'émanciper des combustibles fossiles russes bien avant 2030. Si certains commentateurs appellent à mettre les bouchées doubles, d'autres croient que cela ne pourra pas déboulonner Poutine.

La guerre en Ukraine contraint l'Europe à agir rapidement. Ceci entraîne une révision radicale des principes qui prévalaient jusqu'à présent, notamment en matière de politique de défense. Quelles sont les implications pour l'avenir de l'Europe ?

La Russie et la Chine ont accru leur coopération ces dernières années. Après la rupture ouverte avec l'Ouest, Moscou semble davantage tributaire de Pékin, jusqu'ici neutre sur la question ukrainienne. Les commentateurs se demandent à qui profiterait un nouvel axe Chine-Russie.

Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, tente une médiation dans la guerre en Ukraine. Après avoir rendu visite à Poutine à Moscou, il s'est rendu à Berlin. La Chine est elle aussi pressentie pour jouer ce rôle. La presse européenne passe à la loupe les candidats qui proposent leur entremise, à la lumière des intérêts poursuivis par les Etats en question.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, demande à l'OTAN d'instaurer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine afin de mettre fin aux bombardements russes. Les membres de l'alliance excluent catégoriquement cette option pour le moment. Le président russe, Vladimir Poutine, affirme de son côté qu'une telle mesure serait perçue comme une déclaration de guerre par la Russie et quelle riposterait en fonction. La presse est divisée.

Le conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis, Jake Sullivan, a annoncé pour jeudi un nouveau train de sanctions que prendront les Etats-Unis et d'autres pays à l'encontre de la Russie, pour contraindre celle-ci à mettre fin à son invasion de l'Ukraine. La presse européenne s'interroge sur la volonté de certains Etats de continuer à présenter un front uni contre la Russie.

Dans la guerre contre l'Ukraine, le président russe ne montre aucun signe de fléchissement. Après lui avoir parlé au téléphone, Emmanuel Macron craint que 'le pire soit à venir'. Suite au bombardement de la centrale nucléaire de Zaporijia, Kiev dénonce un 'terrorisme nucléaire' et implore le monde de lui fournir davantage d'armes. Les commentateurs européens se demandent s'il est possible de l'arrêter.

L'Assemblée générale des Nations unies a condamné à une large majorité l'invasion russe en Ukraine et réclamé le retrait immédiat des troupes. 141 Etats membres ont voté en faveur de la résolution, 5 ont voté contre et 35 se sont abstenus. Auparavant, une résolution contraignante au sein du Conseil de sécurité s'était heurtée au veto de la Russie. De quelle influence Poutine dispose-t-il encore ?

Au bout d'une semaine de guerre, la situation se fait de plus en plus dramatique pour la population ukrainienne. Les violentes attaques aériennes sur de grandes villes se sont multipliées, la ville de Kherson, au sud du pays, a été prise. Dans ce contexte, l'Ukraine et la Russie envisagent un nouveau round de négociations au Bélarus. La presse européenne se demande si Poutine est le dos au mur.

Depuis des jours, les médias européens couvrent la guerre en Ukraine 24 heures sur 24. Le fait que la guerre se déroule au coeur de l'Europe est souvent mis en avant. Certains commentateurs déplorent que des conflits plus éloignés attirent moins d'attention et que les réfugiés d'autres régions en crise bénéficient de moins de solidarité.

Alors que les attaques russes sur les villes ukrainiennes s'intensifient, des délégations des deux pays entendent poursuivre les négociations en visioconférence. Le président Zelensky espère que le cycle de pourparlers ouvrira la voie à une rencontre avec son homologue russe, Vladimir Poutine. La presse européenne doute qu'une reprise des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine puisse faire avancer la situation.

La guerre en Ukraine gagne la vie culturelle internationale : le grand chef d'orchestre russe Valéri Guergiev, qui refuse de prendre publiquement ses distances de son ami Vladimir Poutine, a été congédié par l'orchestre philharmonique de Munich. La soprano Anna Netrebko, qui avait déclaré ce week-end qu'elle était opposée à ce que l'on contraigne les artistes à dévoiler leurs convictions politiques, a connu le même sort. Les commentaires de la presse sont contrastés.

L'Ukraine souhaite devenir sans délai membre de l'Union européenne grâce à une procédure spéciale. Dans une interview accordée dimanche, Ursula von der Leyen avait souligné les relations particulières de l'UE avec les Ukrainiens : "Avec le temps, ils ont vraiment leur place parmi nous, ils sont des nôtres et nous voulons les avoir dans l'Union." Une adhésion en procédure accélérée est-elle possible et judicieuse ? La presse européenne débat de la question.

L'UE entend livrer à l'Ukraine des armes et des équipements militaires d'une valeur d'un demi milliard d'euros. Elle a également adopté, rapidement et à l'unanimité, des sanctions très dures contre la Russie. Les éditorialistes se disent impressionnés par la réactivité inhabituelle de Bruxelles.

Wolodymyr Zelensky, 44 ans, est président de l'Ukraine depuis mai 2019. Juriste de formation, il s'était illustré comme comédien et humoriste. Par son courage et son adresse à démasquer la brutalité de Poutine et à solliciter la solidarité de l'Occident, il se signale comme un leader pour son propre peuple, mais force aussi le respect au-delà, lit-on dans la presse européenne.

Suite à l'invasion russe, des centaines de milliers d'Ukrainiens fuient leur pays, en direction notamment des Etats voisins de l'UE les plus proches, qui comptent déjà une importante diaspora ukrainienne, voire plus loin. Les éditorialistes appellent les Européens à soutenir ces personnes du mieux possible, tout en détaillant les défis que pose cet exode.

Les citoyens russes protestent de diverses façons contre la guerre : rassemblements et manifestations, signature de pétitions, grèves dans les établissements culturels publics. La majorité de la population continue néanmoins de soutenir la guerre. Les chroniqueurs discutent de l'impact que peuvent avoir les différents protagonistes et des perspectives de réussite de la contestation.

Suite au durcissement des sanctions contre son pays, le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné la mise en alerte de la force de dissuasion nucléaire du pays. Une mesure qu'il a justifiée en invoquant des "déclarations agressives" de l'Occident. Les Etats-Unis y voient un nouveau signe d'escalade de la part du Kremlin, tandis que le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, souligne la gravité de la situation. Dans la presse européenne, l'inquiétude domine.

L'armée russe a attaqué l'Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi. La capitale, Kiev, et d'autres villes ont été bombardées. Les troupes terrestres sont entrées sur le territoire ukrainien en plusieurs points du pays. Poutine a mis en garde les Etats qui s'opposeraient à l'invasion russe. La presse fait part de son indignation et réclame des conséquences.

A l'heure où Moscou déclare la guerre à Kiev, faut-il s'inquiéter pour l'Europe de l'Est ? Les chars pourraient-ils envahir l'Estonie ou la Pologne, les hostilités prendre d'autres formes ? Les commentateurs évoquent les changements auxquels l'Europe devra faire face.

Le ministère russe des Finances a annoncé jeudi avoir effectué le paiement d'intérêts liés à des emprunts russes, pour un montant de 117 millions de dollars. Jusqu'au dernier moment, on ignorait si Moscou pourrait honorer ses obligations contractuelles compte tenu des sanctions. Les chroniqueurs discutent de la possibilité d'une faillite de l'Etat russe, et se demandent comment tient encore le pays.

L'armée russe a continué jeudi et vendredi sa grande offensive contre l'Ukraine. Les autorités ukrainiennes font état d'au moins 137 morts jeudi. Des missiles ont également touché des habitations. Il semblerait que des chars se dirigent vers la capitale. Selon l'ONU, plus de 100 000 personnes seraient sur les routes. La presse européenne réfléchit aux moyens d'action de l'UE et de l'OTAN.

Alors que les Ukrainiens se sont réfugiés dans des abris antiaériens et des stations de métro, qu'ils préparent leur défense ou quittent leur pays, le reste de l'Europe s'interroge sur les répercussions de la guerre de Poutine à nos portes, dans un avenir proche et à long terme. Un point semble clair pour les commentateurs : il s'agit d'une césure, après laquelle rien ne sera plus comme avant.