Voici maintenant deux semaines que la guerre en Iran a été déclenchée, et il n'y a pas de fin en vue. Les Etats-Unis et Israël continuent de frapper l'Iran depuis les airs, tandis que Téhéran lance des missiles et des drones en ciblant des sites situés dans les Etats arabes du Golfe persique et sur Israël. Le blocage du détroit d'Ormuz a fait bondir les prix de pétrole de par le monde. Les commentateurs tâchent d'analyser la visibilité des objectifs et de la stratégie de l'administration américaine.
Depuis une semaine, l'Internet mobile et les hotspots wifi publics ont été désactivés dans le centre de Moscou. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a justifié la mesure en évoquant de vagues impératifs de sécurité. Jusqu'à ce jour, les coupures d'Internet dans la métropole russe ont été provisoires, à l'occasion de grands événements ou suite à la détection de drones ukrainiens dans l'espace aérien.
René Redzepi, cofondateur et chef cuisinier de l'établissement Noma à Copenhague, plusieurs fois sacré "meilleur restaurant au monde", a fait savoir qu'il quittait ses fonctions. Cette annonce fait suite aux révélations du New York Times sur les pratiques violentes et humiliantes qu'il faisait subir depuis plusieurs années à ses employés. Les médias danois dépeignent l'envers du décors du secteur de la gastronomie.
L'UE entend à nouveau augmenter la part du nucléaire dans son mix énergétique. C'est ce qu'a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant des représentants d'une quarantaine de pays, lors d'un sommet consacré à l'énergie nucléaire organisé à Boulogne-Billancourt. VdL a qualifié l'abandon du nucléaire "d'erreur stratégique". Le développement de petits réacteurs modulaires (PRM) était notamment à l'ordre du jour. Echo partagé dans la presse européenne.
L'UE n'a toujours pas trouvé de position commune sur la question de la guerre en Iran. Des divergences existent entre les dirigeants des différents pays, mais aussi au sein du leadership européen : si la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a affirmé lundi que "l'ancien ordre mondial" n'existait plus, le président du Conseil, António Costa, a rétorqué mardi que l'Europe devait "veiller à ce que le monde reste régi par des règles".
En réaction au blocage de fait du détroit d'Ormuz, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) veut libérer des stocks stratégiques de pétrole à hauteur de 400 millions de barils de brut. Jamais par le passé les pays membres de l'AIE n'avaient débloqué une quantité aussi importante de leurs réserves d'urgence. Il s'agit d'une action concertée visant à stabiliser le marché de l'énergie. Selon les commentaires des médias, ce n'est pas une solution probante.
Difficile de dire combien de temps dureront les combats en Iran : le président américain Donald Trump a laissé entendre, lundi, qu'il comptait mettre fin à l'opération militaire "très bientôt". Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a quant à lui affirmé que la guerre n'était pas terminée. Les frappes sur l'Iran se sont intensifiées mardi, tandis que Téhéran a poursuivi ses attaques contre Israël et les Etats du Golfe. La presse européenne tente de savoir s'il existe de scénarios de sortie viables.
"Je déclare ce soir au peuple iranien, admirable et fier : l'heure de votre liberté est enfin venue". Voilà la promesse faite par le président américain, Donald Trump, lors de son allocution au début de la guerre contre l'Iran. Après l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, le régime a nommé son fils pour lui succéder. De l'avis des éditorialistes, la base de pouvoir des mollahs reste globalement intacte.
La colère grandit à Chypre pour contester la présence de bases militaires britanniques sur l'île. Lors d'une manifestation, samedi, devant le palais présidentiel à Nicosie, les participants ont demandé leur fermeture. A l'origine de la mobilisation, un drone tiré depuis le Liban qui a frappé Akrotiri, le 1er mars. Depuis 1960, le Royaume-Uni compte deux bases souveraines à Chypre, Akrotiri et Dhekelia, actuellement utilisés par l'armée américaine dans la guerre en Iran.
L'embrasement au Proche-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz entraînent dans le monde entier une hausse des prix de l'énergie. Même après les propos de Donald Trump, lundi, évoquant une fin rapide de la guerre, et les discussions des pays du G7 en vue de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole, les prix sont nettement supérieurs à ceux observés fin février. La presse européenne se penche sur les causes, les répercussions, et les solutions possibles.
Mojtaba Khamenei a été nommé nouveau guide suprême de l'Iran. Son père et prédécesseur, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué le 28 février lors de frappes américano-israéliennes. Et Tsahal menace désormais d'éliminer le fils. Le président américain, Donald Trump, avait auparavant indiqué que la nomination de Mojtaba Khamenei était "inacceptable", et qu'un dirigeant désigné sans l'aval de Washington ne resterait "pas longtemps en poste".
Selon la législation en vigueur, l'importation, la fabrication, la détention et la détonation de charges nucléaires sont interdites en Finlande, même en cas de guerre. Trois ans après l'adhésion du pays à l'OTAN, le ministre de la Défense, Antti Häkkänen, a indiqué vouloir lever ces restrictions pour "tirer pleinement parti de la dissuasion et de la défense collective de l'OTAN". Helsinki n'envisage toutefois pas de stationner des armes nucléaires sur son territoire.











