Le philosophe allemand de renommée mondiale Jürgen Habermas est décédé à l'âge de 96 ans. Habermas ne se contentait pas de prôner la communication respectueuse sur le plan théorique, il aimait aussi prendre part aux débats publics. Lors de la "querelle des historiens", il avait défendu avec véhémence la singularité de l'Holocauste dans l'Histoire allemande. Son patriotisme constitutionnel repose sur l'idée moderne selon laquelle l'appartenance ne se définit pas par l’ethnie ou un mythe culturel, mais par l’adhésion à des valeurs constitutionnelles.
Quatre semaines avant les législatives en Hongrie, le camp gouvernemental et l'opposition ont tous deux organisé de grandes manifestations à Budapest. Le Parti Tisza de Péter Magyar est en tête dans la plupart des sondages indépendants. En cas de victoire, le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, et son parti, le Fidesz, devraient renoncer au pouvoir pour la première fois en 16 ans. Pour les éditorialistes néanmoins, les jeux ne sont pas encore faits.
La semaine passée, les forces de sécurité hongroises ont intercepté deux fourgons blindés en provenance d'Autriche et à destination de l'Ukraine. Les employés de la banque d'Etat ukrainienne (Oschadbank) ont été provisoirement placés en garde à vue et neuf lingots d'or ainsi que des billets d'une valeur d'environ 69 millions d'euros ont été saisis. Si Budapest invoque une opération de lutte contre le blanchiment d'argent, la presse européenne y voit plutôt un lien avec le différend sur l'oléoduc Droujba et la campagne électorale hongroise.
Voici maintenant deux semaines que la guerre en Iran a été déclenchée, et il n'y a pas de fin en vue. Les Etats-Unis et Israël continuent de frapper l'Iran depuis les airs, tandis que Téhéran lance des missiles et des drones en ciblant des sites situés dans les Etats arabes du Golfe persique et sur Israël. Le blocage du détroit d'Ormuz a fait bondir les prix de pétrole de par le monde. Les commentateurs tâchent d'analyser la visibilité des objectifs et de la stratégie de l'administration américaine.
Depuis une semaine, l'Internet mobile et les hotspots wifi publics ont été désactivés dans le centre de Moscou. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a justifié la mesure en évoquant de vagues impératifs de sécurité. Jusqu'à ce jour, les coupures d'Internet dans la métropole russe ont été provisoires, à l'occasion de grands événements ou suite à la détection de drones ukrainiens dans l'espace aérien.
René Redzepi, cofondateur et chef cuisinier de l'établissement Noma à Copenhague, plusieurs fois sacré "meilleur restaurant au monde", a fait savoir qu'il quittait ses fonctions. Cette annonce fait suite aux révélations du New York Times sur les pratiques violentes et humiliantes qu'il faisait subir depuis plusieurs années à ses employés. Les médias danois dépeignent l'envers du décors du secteur de la gastronomie.
L'UE entend à nouveau augmenter la part du nucléaire dans son mix énergétique. C'est ce qu'a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant des représentants d'une quarantaine de pays, lors d'un sommet consacré à l'énergie nucléaire organisé à Boulogne-Billancourt. VdL a qualifié l'abandon du nucléaire "d'erreur stratégique". Le développement de petits réacteurs modulaires (PRM) était notamment à l'ordre du jour. Echo partagé dans la presse européenne.
L'UE n'a toujours pas trouvé de position commune sur la question de la guerre en Iran. Des divergences existent entre les dirigeants des différents pays, mais aussi au sein du leadership européen : si la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a affirmé lundi que "l'ancien ordre mondial" n'existait plus, le président du Conseil, António Costa, a rétorqué mardi que l'Europe devait "veiller à ce que le monde reste régi par des règles".
En réaction au blocage de fait du détroit d'Ormuz, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) veut libérer des stocks stratégiques de pétrole à hauteur de 400 millions de barils de brut. Jamais par le passé les pays membres de l'AIE n'avaient débloqué une quantité aussi importante de leurs réserves d'urgence. Il s'agit d'une action concertée visant à stabiliser le marché de l'énergie. Selon les commentaires des médias, ce n'est pas une solution probante.
Difficile de dire combien de temps dureront les combats en Iran : le président américain Donald Trump a laissé entendre, lundi, qu'il comptait mettre fin à l'opération militaire "très bientôt". Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a quant à lui affirmé que la guerre n'était pas terminée. Les frappes sur l'Iran se sont intensifiées mardi, tandis que Téhéran a poursuivi ses attaques contre Israël et les Etats du Golfe. La presse européenne tente de savoir s'il existe de scénarios de sortie viables.
"Je déclare ce soir au peuple iranien, admirable et fier : l'heure de votre liberté est enfin venue". Voilà la promesse faite par le président américain, Donald Trump, lors de son allocution au début de la guerre contre l'Iran. Après l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, le régime a nommé son fils pour lui succéder. De l'avis des éditorialistes, la base de pouvoir des mollahs reste globalement intacte.
La colère grandit à Chypre pour contester la présence de bases militaires britanniques sur l'île. Lors d'une manifestation, samedi, devant le palais présidentiel à Nicosie, les participants ont demandé leur fermeture. A l'origine de la mobilisation, un drone tiré depuis le Liban qui a frappé Akrotiri, le 1er mars. Depuis 1960, le Royaume-Uni compte deux bases souveraines à Chypre, Akrotiri et Dhekelia, actuellement utilisés par l'armée américaine dans la guerre en Iran.











